Article : « La médiation de dettes : une solution au surendettement ? » par Renaud Vivien , Alexis Martinet , Youssef Benhoui, CADTM , 3/8/2017


 

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« L’objectif de la médiation de dettes est de trouver une solution « durable » au surendettement individuel pour permettre à la personne de mener une vie digne et, dans la mesure du possible, de payer les dettes que les créanciers lui réclament. Selon cette définition communément admise, les droits fondamentaux des personnes priment donc sur ceux du créancier. C’est ce que dit également le droit international à propos des États : leurs obligations à l’égard de la population sont prioritaires par rapport au remboursement de leurs dettes. Mais qu’en est-il dans la pratique ? Pour le savoir, nous avons interviewé Youssef Benbouih, médiateur de dettes en Belgique depuis sept années. Il travaille à Bruxelles Laïque avec Alexis Martinet, juriste et membre de la cellule socio-politique.

Quand est apparue la médiation de dettes en Belgique et quelles sont les conditions pour bénéficier de ce service ?

Alexis Martinet (AM) : La médiation de dettes date du début des années 1990 et a été renforcée suite à l’adoption de la loi du 5 juillet 1998 sur le règlement collectif de dettes. Cette loi a été adoptée sous la pression des travailleurs sociaux des CPAS (Centres publics d’action sociale) qui étaient confrontés de plus en plus à des cas de surendettement mais aussi d’organisations de la « société civile ». Notre service est gratuit et ouvert à toutes les personnes endettées qui ne reçoivent pas d’allocation des CPAS, vu que ces derniers ont leurs propres services de médiation.

Youssef Benbouih (YB) : J’ajouterai une autre condition fondamentale qui est que la personne s’engage à coopérer avec le médiateur de dettes. Pour cela, la priorité est de créer une relation de travail et de confiance avec cette personne. La médiation de dettes est un processus qui s’inscrit dans le temps. La première chose que je fais c’est de bien les informer en leur indiquant les démarches à faire, les documents utiles qu’ils doivent réunir, notre marge de manoeuvre face aux créanciers, etc. C’est très important pour moi que ces hommes et ces femmes puissent reprendre le contrôle de leur vie, qu’ils retrouvent l’estime d’eux-mêmes. En effet, les personnes ont souvent honte de leur situation et sont réticentes à dévoiler leurs dettes. Du coup, elles viennent parfois nous voir assez tard, lorsqu’une saisie de leurs biens est déjà programmée. Or, si le créancier a déjà un jugement et un titre exécutoire |1| dans les mains, lui permettant d’ordonner des saisies, nous ne sommes plus en phase amiable mais judiciaire, ce qui réduit notre marge de manoeuvre face aux créanciers.


Une fois que la relation de confiance est établie, quelle est votre stratégie face aux créanciers ?

YB : La première chose est de vérifier la légalité et la légitimité des dettes. On fait un audit de la dette en quelque sorte. Le b.a.-ba est de vérifier qu’il n’y a pas d’anomalie. Parmi les vices de forme pouvant entraîner la réduction ou la nullité de la dette, on trouve souvent la prescription. Passé un certain délai, le créancier ne peut plus légalement exiger le remboursement. On examine aussi les conditions générales du contrat pour s’assurer qu’il n’y ait pas de clause abusive, comme des frais excessifs à payer en cas de retard de paiement et que la clause de réciprocité est bien présente. En effet, le débiteur n’est pas le seul à avoir des obligations. Les conditions générales du contrat doivent dès lors prévoir explicitement les obligations du créancier dans le respect de la législation en vigueur. Dans le cas contraire, des sanctions sont prévues. Rappelons par exemple qu’un organisme de crédit à l’obligation de s’assurer de la solvabilité de l’emprunteur au moment de conclure le contrat. D’où l’importance de l’enquête de solvabilité, si elle n’est pas réalisée correctement, en cas de défaut de paiement, le prêteur assume le risque qu’il a pris. L’étape suivante c’est d’établir un budget avec la personne sur base de ses revenus et de ses dépenses incompressibles pour vivre, telles que le paiement du loyer, de l’eau, du gaz, de l’électricité, de la nourriture, des vêtements, des frais scolaires, des soins médicaux, etc. Sur cette base, nous regardons s’il existe une somme disponible pour payer les dettes qui sont valides. C’est seulement après toutes ces étapes que je contacte les créanciers pour entamer les négociations.

EVOLUTIONS
Avant la crise (fin 2007) Aujourd’hui (fin 2016)
Endettement total des ménages sous forme de crédits 165 milliards € 255 milliards €
Taux d’endettement moyen des ménages (par rapport à leurs revenus) 75 % 100 %
Part de la population majeure endettée en crédits 56 % 70 %
Procédures de règlement collectif de dettes en cours 65.000 96.000
1. On ne connaît pas les chiffres concernant les autres types de dette (dettes envers d’autres particuliers, l’État, l’école, les compagnies d’assurance, d’électricité, du téléphone, les fournisseurs d’accès à internet…)
2. Cette augmentation ne s’explique pas uniquement pas la crise et l’austérité mais également par le fait que depuis 2011, la Centrale des crédits aux particuliers intègre dans ses chiffres de petits crédits qu’elle n’intégrait pas auparavant.
3. Il faut garder à l’esprit qu’une partie très importante des personnes endettées n’ont pas recours au réglement collectif de dettes (par exemple, seules 10 % des personnes en défaut de paiment y ont recours)Sources : Centrale des crédits aux particuliers, Observatoire du crédit et de l’endettement


Et si le créancier refuse de négocier ?

YB : En phase amiable, le créancier comme le débiteur auront toujours intérêt à négocier. À ce stade, le créancier ne dispose pas de titre exécutoire , il préfère recevoir un paiement même si ce n’est pas la totalité du montant exigible plutôt que rien du tout. En règle générale, si un plan échelonné est en place, un créancier hésitera avant d’aller en justice car qui dit « jugement » dit « jurisprudence » et celle-ci risque de ne pas lui donner entièrement raison. De plus, il devra engager des frais de justice pour un résultat incertain. Si le débiteur n’est pas solvable, il ne le sera pas davantage une fois l’action en justice lancée. C’est même le contraire. Je pars donc du principe que quand il n’est pas trop tard, le créancier acceptera de négocier. Ma stratégie est d’y aller crescendo car en recouvrement amiable, les débiteurs disposent d’un peu de temps. Il y a une partie « négociation » et une partie « mise en place ». En effet, si le créancier refuse de négocier ou s’il propose un plan qui n’est pas tenable, cela ne nous empêche pas de prendre les devants et de mettre en place notre propre plan de paiement. C’est important car cela prouve la bonne foi de la personne endettée et jouera donc en sa faveur si le créancier décide de passer par les tribunaux.


Mais les huissiers ne peuvent-ils pas saisir les biens et les revenus de la personne pour faire pression ?

AM : S’il n’y a pas de titre exécutoire, ils n’ont pas le droit. C’est vrai qu’on constate plusieurs abus de certains huissiers comme des lettres dans lesquelles ils menacent de saisir pour des montants qui excèdent les sommes réellement dues et dans lesquelles ils incluent des frais abusifs comme des frais de sommation, etc. Les huissiers ont l’obligation de justifier les montants. Si ce n’est pas le cas, ils commettent un abus de droit et s’exposent donc à des sanctions.

YB : Même si un jugement a déjà été rendu en faveur du créancier, il est possible d’éviter les saisies. Les revenus inférieurs à 1085 euros par mois |2| auxquels il faudrait additionner 67 euros par enfant à charge sont immunisés, sauf pour les arriérés de créancesalimentaires (pensions alimentaires à verser à son ex-conjoint-e et ses enfants). D’autre part, certains meubles de 1re nécessité sont protégés. Ensuite, il ne faut pas perdre de vue que l’huissier doit engager des frais pour la mise en vente publique du mobilier. Si l’huissier programme une vente publique et que le produit de la vente ne permet même pas le remboursement des frais engagés par l’huissier dans cette action, alors cela pourrait être qualifié comme un abus de droit par le juge. Dans ce cas, d’un point de vue économique, toute l’opération se révèle inutile et contre-productive.


Quels sont les types de dettes que vous rencontrez et quel est le profil des personnes qui font appel à votre service de médiation ?

YB : Les dettes sont multiples. Je traite en priorité les dettes alimentaires, de logement, liées à l’énergie et la santé. Car ce sont les dettes qui ont les répercussions les plus graves sur la vie des personnes si on ne réagit pas à temps. Si on te coupe le gaz et l’électricité, l’eau, si on t’expulse, si tu ne manges pas, est-ce que tu peux encore vivre ? Si après ces dépenses prioritaires, il apparaît qu’il n’y a pas de somme disponible suffisante pour payer de manière durable ses dettes, alors on s’oriente vers soit vers une déclaration d’insolvabilité, soit vers une règlement collectif de dettes (une procédure judiciaire du type « faillite personnelle ») qui est l’ultime recours pour espérer une remise de dettes sur le capital, les intérêts et les frais. Concernant le profil des personnes avec qui je travaille, je dirais simplement qu’il n’existe pas un seul profil. Ce que j’observe ces dernières années c’est que de plus en plus de personnes sont surendettées alors qu’elles ont un salaire ou qu’elles sont propriétaires de leur logement. Ce sont des nouvelles catégories sociales que je ne voyais pas avant. Je vois aussi de plus en plus d’étudiants qui parfois arrêtent leurs études car ils doivent tout de suite travailler pour payer leurs dettes liées au coût du logement et des études.

De plus en plus de personnes sont surendettées alors qu’elles ont un salaire ou qu’elles sont propriétaires de leur logement

AM : Ce sont les effets directs de la crise économique de 2007 et des politiques d’austérité qui ont suivi. Ces politiques génèrent un surendettement structurel qui peut entraîner une destructuration de la personne au niveau individuel et familial avec des impacts sur la santé mentale. Vu que les salaires et les allocations sociales diminuent, que les loyers et le prix des services « publics » (transport, éducation, santé, énergie) augmentent, les personnes sont contraintes de s’endetter pour faire face à des dépenses vitales. L’image véhiculée dans les médias présentant la personne surendettée comme quelqu’un d’irresponsable qui dépense sans compter, consomme à outrance, n’est qu’un cliché. Comme l’indiquent les statistiques officielles de la Banque nationale, une partie de plus en plus importante des personnes surendettées n’ont même pas de dettes liées à des crédits ! [NDLR : Un tiers des personnes en règlement collectif de dettes l’est pour des dettes qui ne sont pas liées à des crédits |3| ]. Plus les revenus des ménages surendettés sont faibles, plus l’endettement non lié au crédit est fréquent.

- Le 5e le plus riche de la population détient plus de 60 % du patrimoine total en Belgique alors que le 5e le plus pauvre en détient environ 0,20 %. Les 10 % les plus riches en détiennent presque 50 % et le 1 % le plus riche +- 18 %.
- 1 Belge sur 2 s’est déjà retrouvé dans l’incapacité de payer ses dettes.
- 1/4 de la population ne peut pas faire face à une dépense imprévue.
- 50 % des travailleurs avec emploi gagnent moins que le salaire moyen.
- 6 % de la population est en situation de privation matérielle sévère.

Pour Bruxelles Laïque, la négociation et l’utilisation des outils juridiques que les médiateurs de dette ont à leur disposition sont nécessaires mais insuffisants pour lutter contre le surendettement. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec les autres services de médiations de dette et des organisations de la « société civile » pour améliorer les lois sur ce thème et proposer des solutions plus globales liées à la lutte contre la pauvreté qui touchent aussi bien aux politiques liées au revenu, au logement, à l’enseignement qu’à la santé.

NDLR  : Le CADTM pense que les solutions à l’endettement des ménages se situent principalement à l’échelle collective : augmentation des salaires (sécurité sociale incluse), renforcement des services publics, annulation des dettes privées illégales et/ou illégitimes, socialisation des banques pour des crédits à la population dans de meilleures conditions, etc.

Une grève des loyers inspiranteEn mai 2016, des locataires et les Équipes populaires ont mené une action au slogan « Si le logement est cher et indécent, le bailleur n’est pas innocent ». Cela a permis de faire diminuer leurs loyers de respectivement 100 et 200 euros, en utilisant le droit de grève du loyer.

Source : Le Soir


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

Notes

|1| Un titre exécutoire est un acte juridique reconnaissant une créance et permettant au créancier d’en exécuter le paiement forcé sur les biens de son débiteur.

|2| Ce montant est majoré de 67 € par enfant à charge.

|3Ibid., page 14.

(Extrait de .cadtm.org/ du 3/08/2017)

Article à consulter sur http://www.cadtm.org/spip.php?page=imprimer&id_article=15074

Belgique : Le conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi en matière de justice visant à privilégier la médiation


Sudinfo

« Le conseil des ministres a approuvé vendredi un avant-projet de loi en matière de justice. Le texte vise notamment à favoriser le recours à la médiation puisque les juges pourront contraindre les parties à un litige à tenter d’abord cette procédure. Les médiateurs devront être reconnus et à cette fin passer un examen et une épreuve d’aptitude. De leur côté, les huissiers et avocats devront informer les justiciables des possibilités de médiation.

Actuellement, le nombre de médiations tourne autour des 5.000 par an alors que plus d’un million de jugements et d’arrêts sont rendus chaque année. Le règlement d’un litige de cette manière prend en moyenne 83 jours.  » (Extrait de sudinfo.be du 22/12/2017)

En savoir plus sur http://www.sudinfo.be/2020695/article/2017-12-22/justice-privilegier-la-mediation-et-diverses-dispositions

Belgique : Diminution des plaintes chez le médiateur communal de Charleroi


 

Les plaintes ont diminué chez le médiateur communal carolo

« De moins en moins de plaintes ont été traitées par le médiateur communal de Charleroi. C’est en tous cas ce qui ressort de son rapport de l’année 2016 qui a enregistré 15% de plaintes en moins avec 271 dossiers ouverts.

La plupart des dossiers traités par Jean-Luc Labbé concerne la zone de police de Charleroi pour des questions relatives aux domiciliations, aux voiries ou aux services de l’état civil et de l’urbanisme.

Pour Jean-Luc Labbé, si les plaintes diminuent, c’est aussi parce que la fonction de médiateur n’est pas fort mise en avant par les autorités communales: « C’est un peu le sentiment que j’ai depuis quelques années. Je suis seul depuis fin 2015. Je n’ai pas de secrétariat et je n’ai plus de collaborateur. Le budget dont je pouvais disposer a vraiment fondu comme neige au soleil. Maintenant je n’ignore pas qu’il y a des efforts de gestion qui s’appliquent à tous les services. Je ne demande pas grand-chose. Je demande un peu de renfort humain. Un peu de soutien moral et psychologique. Encore un nombre important de citoyens ne savent pas que ça existe ou identifient mal mon rôle. Parfois on me confond avec les médiateurs de quartiers qui traitent les litiges de voisinage. Il ne faut pas avoir une perception négative du médiateur, penser que c’est une sorte de police de l’administration mais voir, derrière chaque plainte, une possibilité, une opportunité d’amélioration du service au citoyen. » (Extrait de rtbf.be du 20/12/2017)

En savoir plus sur https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_diminution-des-plaintes-chez-le-mediateur-communal-de-charleroi-qui-s-estime-peu-mis-en-valeur?id=9794509

Belgique : La médiation de dettes, une piste sérieuse et concrète pour surmonter le surendettement


 

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Les familles précarisées ne connaissent pas toujours leurs droits. C’est par exemple le cas des personnes confrontées au surendettement.

Face aux créances et aux lettres de huissier, certains ne savent plus comment sortir la tête de l’eau. Le manque de repères et d’informations s’ajoutent parfois au sentiment de perdre pied, à la panique ou à la dépression.

Pourtant, les personnes surendettées ont le droit de faire appel à des services de médiation de dettes.

Un témoin à la médiation de dettes du CPAS de Namur raconte

Un parcours difficile, la maladie, la mutuelle, le CPAS, un revenu modeste, trois enfants à charge… l’habitante que nous avons rencontrée (qui souhaite rester anonyme) n’a pas eu une vie facile. Il y a un an, elle ne parvient plus à rembourser deux prêts.

Recommandés, huissier de justice, la pression augmente. Notre témoin craque. « J’étais perdue… Il fallait que je fasse quelque chose parce que je perdais vraiment pied ! »

Malgré la peur d’être stigmatisée, la Namuroise frappe à nouveau à la porte du CPAS. « Il fallait bouger ! C’était ça où on prenait tous mes meubles, je n’avais plus rien. A la base, je ne connaissais pas le service de médiation de dettes. C’est quand je suis venue ici au CPAS que j’ai vu qu’il y avait un service de médiation. »

« Ils nous aident dans tout »

Après l’écoute, l’analyse de la situation, les contacts avec les créanciers, le service de médiation de dettes propose des pistes de solution, comme un plan d’apurement, avec des conseils et un suivi.

« Beaucoup de personnes ignorent ou ont une méconnaissance de leurs droits autant de leurs obligations, explique Lucie Devillé, responsable du service. Donc, le regard à la fois juridique et social d’un service de médiation de dettes comme le nôtre apporte une vision complète qui est nécessaire. »

Des informations et un accompagnement souvent indispensables. « Ils nous aident dans tout en fait, poursuit notre témoin. C’est très important. La médiation m’aide par exemple à gérer justement mon budget. »

Enfin, dans certains cas, le médiateur de dettes peut aiguiller le surendetté vers d’autres services sociaux, car le surendettement peut entraîner d’autres problèmes.

En 2016, plus d’1% de la population belge suivait une médiation de dettes judiciaire, également appelée « règlement collectif de dettes ». Ce type de médiation est plus contraignant que la médiation « amiable » évoquée dans le témoignage ci-dessus. » J-C Hennuy (Extrait de rtbf.be du 11/12/2017)

En savoir plus sur https://www.rtbf.be/info/regions/namur/detail_la-mediation-de-dettes-une-piste-serieuse-et-concrete-pour-surmonter-le-surendettement?id=9786153

Belgique : Publication de Info Université de paix -décembre 2017


 

Capture.PNG26.PNGEn savoir plus sur http://www.universitedepaix.org/newsletter/newsletters/20171201/

Belgique : La Région bruxelloise sera très prochainement dotée d’un service de médiation en matière de prix de l’eau


« La Région bruxelloise sera très prochainement dotée d’un organe indépendant en mesure d’effectuer un contrôle complet du tarif de l’eau à partir de 2020. Elle proposera également un service de médiation à la population. Pour ce faire, la commission de l’Environnement du parlement régional a donné mardi son feu vert à un projet d’ordonnance de la ministre de l’Environnement Céline Fremault (cdH) qui vise à modifier plusieurs réglementations. Le tout s’inscrit dans le contexte plus large de la réforme et de la rationalisation de ce secteur voulues par le gouvernement bruxellois.

(…) Le débat en commission a été marqué par l’adoption d’un amendement déposé par les écologistes prévoyant la création d’un service de médiation de l’eau. Pour Arnaud Pinxteren (Ecolo), un tel service aurait toute son utilité pour éviter de judiciariser des litiges de paiement et d’en arriver à couper la fourniture d’eau. Il pourrait être également saisi pour connaître de problèmes de surconsommation indépendantes de la volonté du consommateur comme dans le cas de fuites sur des canalisations enterrées ou en sortie de compteurs, ou encore en cas de souci concernant la qualité de l’eau.  » (Extrait de .7sur7.be du 5/12/2017)

En savoir plus sur http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/3322180/2017/12/05/Un-service-independant-de-controle-du-prix-de-l-eau-a-Bruxelles.dhtml

Publication du N°6-2017 de la Lettre de l’UBMP – Union Belge des Médiateurs Professionnels


 

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Lettre à consulter sur http://ubmp-bupb.org/fr/membres/news/

Formation : La médiation familiale avec les enfants et les adolescents à Namur (Belgique) 10 modules – octobre 2017-janvier 2018


Présentation – introduction

Le travail en médiation familiale avec les enfants est très délicat et nécessite une formation spéciale assez poussée afin d’éviter les dérapages destructeurs et afin de favoriser l’harmonisation des relations au sein de la famille.

Cette formation permettra aux médiateurs et autres intervenants auprès des familles avec enfants d’acquérir le savoir, le savoir-être et le savoir-faire pour mener à bien la rencontre avec les enfants sans devoir mettre à mal la médiation ou l’interrompre par insuffisance de compétence spécifique et professionnelle dans ce domaine.

Depuis la loi de 2013 qui instaurait le Tribunal de la Famille, dès septembre 2014, sont privilégiés les modes alternatifs de règlement des conflits notamment par la mise en place d’une chambre spécifique.

Dès 2014, les magistrats seront formés spécialement à une meilleure approche de la famille et des enfants. Ils seront en outre sensibilisés à la médiation avec les enfants.

Durée

10 modules de 3 heures, soit 30 heures.

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La formation spécialisée complète s’adresse aux médiateurs déjà agréés qui recevront une attestation de formation complète.

Les modules peuvent être suivis séparément (sauf le module 10) par tout autre intervenant auprès des enfants et adolescents (avocats, magistrats, juristes, psychologues, assistants sociaux, policiers, enseignants, médiateurs, éducateurs, …). (Extrait de amf.be )

Programme sur http://www.amf.be/index.php/activites-et-formations

Formation : Spécialisation en médiation civile et commerciale 2017-2018 à l’université de Liège (Belgique)


Logo ULiege

Formation pour médiateur familial ou social qui souhaite se spécialiser en médiation civile et commerciale.

Vous devrez pour obtenir l’attestation de compétences réussir la session d’examen en fin de parcours.

Objectifs généraux:

Présentation du programme – 38,5 heures :

  • Négociation raisonnée
  • Loi 2005
  • Médiation en droit des bien / droit civil
  • Protocoles de médiation
  • Rôle de l’avocat
  • Droit des contrats
  • Rôle du droit
  • Déontologie
  • Rôle des experts
  • Rôle des conseils
  • Exercices à blanc processus de médiation 3 phases + débriefing

EXAMEN

  • Examen écrit
  • Évaluation sur le processus de médiation

Le parcours de formation s’achève par une session d’examens.

Contact:

Myrto Munoz : T. +32(0)4/232.74.05 | m.munoz@ulg.ac.b (Extrait de hecexecutiveschool.be )

En savoir plus sur http://www.hecexecutiveschool.be/parcours/specialisation-mediation-civile-commerciale-2017-2018/

Belgique : SEMAINE DE LA MEDIATION (16 – 21 octobre 2017)


Commission fédérale de médiation

« La Commission fédérale de médiation souhaite organiser en collaboration avec de divers partenaires lors de la troisième semaine d’octobre 2017 une semaine de la médiation,  durant laquelle la promotion pour le recours à cette méthode de résolution de conflit sera soulignée par de nombreuses initiatives tant locales que nationales et ceci dans les différentes matières. (Extrait de cfm-fbc.be )

Programme à consulter sur : http://www.cfm-fbc.be/fr/news/mediation-week-16-21-octobre-2017

Article : « L’ambiguïté de la médiation. Le cas de la médiation scolaire » Baptiste Dethier, Christophe Dubois, université de Liège, 2017


« Parmi les études de sciences sociales ayant pris pour objet les pratiques de
médiation dans différents champs, citons notamment les contributions récentes
d’Élisabeth Volckrick (2015) sur l’enlèvement parental international d’enfants (voir
également sa contribution au présent colloque), de Fabrizio Cantelli (2015) sur la
médiation en milieu hospitalier et de Christophe Dubois (2008 et 2012) sur la justice
réparatrice en milieu carcéral. Ces auteurs ont en commun d’étudier des pratiques et
des dispositifs s’étant développés comme alternatives ou compléments aux modalités
juridiques traditionnelles de prise en charge des droits de l’enfant, des droits du patient
et du droit pénal notamment.
L’entrée empirique que nous proposons pour cette contribution est celle de la
politique de médiation scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), dont le
Service de Médiation Scolaire (SMS) est le dispositif central. Composé de 86 médiateurs
scolaires, les missions de ce service consistent à prévenir la violence et le décrochage
scolaire et à rétablir un climat de confiance entre les acteurs scolaires au sein des
établissements. Cet objet va nous permettre d’analyser l’ambiguïté des discours
politiques, le travail d’interprétation des médiateurs et la polyphonie qui en résulte,
ainsi que les liens entre la médiation scolaire et le droit. L’ambiguïté caractérise en effet
la politique de médiation scolaire dès son origine, les objectifs de celle-ci étant non
seulement peu définis et consistant tout à la fois à introduire la médiation dans les
écoles, prévenir les situation de violence, lutter contre le décrochage ou encore
favoriser un climat de confiance.  » (Extrait de la Version pré-définitive du chapitre Dethier, B., & Dubois, C. (2017). L’ambiguïté de la médiation. Le cas
de la médiation scolaire. La médiation: littéralement et dans tous les sens, Bruxelles, EME Editions)

Texte à consulter sur https://orbi.ulg.ac.be/bitstream/2268/210324/1/DethierDubois%202017%20La%20m%C3%A9diation%20lit%C3%A9ralement%20et%20dans%20tous%20les%20sens.pdf

ou sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=54