Sénégal : Une médiation dans le conflit qui oppose les ex-salaris de la société de nettoiement Ama-Sénégal à l’Etat.


« Faisant la genèse de ce conflit, qui les oppose à l’Etat du Sénégal, consécutivement à la résiliation, en 2006, à l’initiative de l’Etat, du contrat de prestation d’Ama-Sénégal, les mandataires des ex-travailleurs ont réitéré leur ferme volonté de rentrer dans leurs fonds, et jugent insignifiant le montant de 130 millions de francs que l’Agent judiciaire a récemment viré à leur conseil, Me Massokhna Kane. Ils considèrent que cette somme risque de leur causer plus de problèmes qu’elle est censée en résoudre.

Comme en atteste la zizanie qu’elle a suscitée dans les rangs des 1777 ex-agents, dont la désillusion a été grande en apprenant qu’ils ne recevront, après répartition, pas plus de 60.000 frs chacun ! Alors que les espoirs des familles sont immenses, à quelques encablures de la fête de Tabaski. Aussi, ont-ils tenu à préciser que c’est en parfait accord avec leur avocat qu’ils avaient décidé de restituer cet acompte dérisoire à l’Agent judiciaire de l’Etat.

Dans sa réponse, le médiateur de JAMRA leur a suggéré de privilégier le dialogue, à la place de la stratégie revendicative maximaliste du «tout ou rien», qui est souvent contre-productive. D’autant qu’il est indéniable que l’Etat, au moment de se séparer d’Ama-Sénégal (pour «insuffisance de résultats»), avait convenu avec celle-ci d’une résiliation à l’amiable, par le biais d’un avenant, annexé au protocole, dûment signé par les deux parties, le 22 janvier 2007. Et dans lequel l’Etat s’engage (article 4 du protocole) à payer l’intégralité des droits légaux des travailleurs, qui s’élèvent à 3 milliards 98 millions. En conséquence, le médiateur de JAMRA leur a suggéré de revenir à la table de négociation, dans le mesure surtout qu’ils sont dans leur bon droit. Et que l’Etat n’a jamais fermé ses portes au dialogue. Ce que les délégués d’Ama ont accepté. » (Extrait de sen360.fr du 15/07/2016)

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Burundi : le gouvernement refuse de siéger à la table des négociations à Arusha


« La délégation de Bujumbura a boudé mardi la cérémonie officielle marquant la reprise des pourparlers interburundais à Arusha, en Tanzanie. Elle reproche à la médiation d’avoir invité des putschistes à dialoguer.

Le gouvernement burundais reste intransigeant sur la question : il ne discutera pas avec des responsables politiques et de la société civile qu’il accuse d’être derrière la tentative de putsch de mai 2015 à Bujumbura.

En conséquence, ses délégués ont refusé, le 12 juillet, d’assister à la cérémonie officielle de reprise du dialogue interburundais. En cause : la présence de Jean Minani, président du CNARED, leader de la principale coalition d’opposition mais aussi celle de Pacifique Nininahazwe et Armel Niyongere, deux activistes de la société civile très impliqués dans la campagne contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

À en croire Willy Nyamitwe, conseiller à la présidence de la République du Burundi, ces trois personnalités sont recherchées par la justice et « ne peuvent pas être [conviées] au dialogue à Arusha ». (Extrait de jeuneafrique.com du 12/07/2016)

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Afrique : La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) conjointement avec ACCORD et ses partenaires organisent une formation en médiation à Nairobi


« La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) conjointement avec ACCORD (Centre africain pour la résolution constructive des conflits), NPI-Africa (Nairobi Peace Initiative -Africa), GPAC ( partenariat mondial pour la prévention des conflits armés) et la Coopération Suisse ont organisent une formation de deux jours sur la médiation de haut niveau en faveur des éminentes personnalités des États membres de la CIRGL.

L’objectif global de la formation qui a débuté à Nairobi ce lundi est de contribuer à une médiation plus efficace de la CIRGL par l’approfondissement des connaissances et le renforcement des compétences des participants par la définition des compétences clés en médiation, en encourageant l’échange d’expériences entre les praticiens, la promotion d’une compréhension commune de la médiation et l’approfondissement des connaissances sur les défis inherents à la médiation. » (Extrait de allafrica.com du 27/06/2016)

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Mali : 1er anniversaire de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali


« L’Union européenne (UE) a salué hier le rôle «décisif» joué par l’Algérie à la tête de l’équipe de médiation internationale, pour la conclusion de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, et sa mise en application effective. «L’UE salue le rôle décisif joué par l’Algérie dans le processus de paix au Mali», ont souligné les ministres des Affaires étrangères des 28 États membres de l’Union, dans leurs conclusions sur le Sahel adoptées, à l’issue de leur Conseil tenu au Luxembourg.

Un an, jour pour jour, après la signature le 20 juin 2015 de l’accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, les parties signataires ont procédé, dimanche à Bamako, sous l’impulsion d’Alger, à la signature du document d’entente pour l’installation des autorités intérimaires au Nord du Mali. Après deux reports, la neuvième session ordinaire du comité de suivi de l’accord a eu lieu les 13 et 14 juin. Les trois parties se sont accordées sur les modalités pratiques de la mise en place des autorités au nord du Mali : installation prévue du 15 juillet au 25 août et redéploiement des services de l’Etat du 15 juillet au 15 août. » (Extrait de elmoudjahid.com du 21/06/2016)

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Sénégal : désignation d’un médiateur indépendant des services opérationnels et rattaché directement à la direction général de l’opérateur SONATEL


Un taux de couverture de 90% de la population en 3 ans assigné à la SONATEL (DG ARTP)

« Le renouvellement de la concession de la SONATEL pour 17 ans et pour un coût de 68 milliards FCFA est assorti, entre autres, d’obligations de couverture, avec notamment l’objectif d’une couverture de 90% de la population en trois ans. (…)

Le renouvellement de cette concession inclut pour la première fois la désignation d’un médiateur indépendant des services opérationnels et rattaché directement à la direction général de l’opérateur et dont la mission est de prendre connaissance des réclamations, écrites ou orales, des clients du concessionnaire, a-t-il signalé.
‘’Le médiateur propose à la direction générale du concessionnaire des mesures permettant de mieux prendre en compte les attentes des consommateurs et de traiter efficacement les réclamations‘’, a-t-il ajouté.  » (Extrait de aps.sn du 21/06/2016)

Sénégal : 26.000 DOSSIERS DE MÉDIATION TRAITÉS PAR LES MAISONS DE JUSTICE EN 2015


APS - AGENCE DE PRESSE SENEGALAISE
« Les 18 maisons de justice de proximité que compte le pays ont, durant l’année écoulée, traité 26.000 dossiers de médiation dont plusieurs ont abouti à des règlements de conflits sociaux a récemment indiqué le chargé de ces structures au ministère de la Justice, le magistrat Mademba Guèye.
Mademba Guèye avait fait cette révélation à l’APS en marge de la journée du justiciable organisée par le Bureau d’information du justiciable de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ, sud).

« Nous avons 18 maisons de justice dont six à Dakar et les 12 dans les régions. Elles ont traité plus de 26.000 dossiers de médiation en 2015 », a expliqué M. Guèye qui a tenu une communication sur les modes alternatifs de règlements de conflits lors de cette journée.

Le conseiller technique au ministère de la Justice a fait noter que les « maisons de justice installées un partout dans le pays sont très fréquentées par les populations du fait de leur importance dans le domaine de la médiation sociale ».
Le Procureur de la République près du tribunal de grande instance de Ziguinchor, El Hadji Abdoulaye Alioune Sylla a, quant à lui, insisté sur des « cas pratiques » pour démontrer l’utilité des maisons de justice de proximité.
« Entre 30 à 40% des plaintes que je reçois, je les oriente directement à la maison de la justice de proximité. Et très souvent les problèmes s’y règlent à l’amiable. Pour dire à quel point ces structures sont devenues indispensables et contribuent au désengorgement des commissariats (…) », s’est félicité le Procureur de Ziguinchor. » (Extrait de aps.sn du 17/06/2016)

Sénégal : une tradition de médiation par les marabouts


« Le rôle de médiateur ou pacificateur social s’est manifesté à plusieurs occasions de la vie politique et sociale du Sénégal. A chaque fois qu’une crise commençait à atteindre des proportions inquiétantes, les chefs religieux se sont impliqués pour un dénouement heureux.

Année blanche en 1988, année invalidée en 1994, année presque blanche en 2015…, la crise scolaire est ce que les différents gouvernements sénégalais ont en commun depuis presque 30 ans. La détente amorcée avant-hier par les deux porte-parole, de Touba et de Tivaouane, a permis d’éviter le pire. Les bons offices de Serigne Bass Abdou Khadre et Serigne Abdou Aziz Al amine ne sont pas une première. Selon le professeur Mamadou Fall, historien et enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) le statut des marabouts dans l’histoire du Sénégal a toujours été déterminant.

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« Leur intervention dans l’espace politique date de longtemps en temps qu’arbitres du jeu politique. «  »Nous avons une aristocratie qui a une tradition belliqueuse. Les marabouts sont la seule classe sociale capable d’arbitrer ou de servir de bouclier à la majorité de la population par rapport à la répression ou dérive de l’aristocratie. C’est un phénomène qui n’est pas nouveau. Ils ont été le fer de lance d’une culture de paix. Historiquement ils ont eu un héritage de ce rôle de bouclier depuis le 16ème siècle », explique l’enseignant-chercheur. Pourquoi ces hommes de Dieu sont toujours écoutés par les deux parties en conflit ? «  »Les marabouts ont une légitimité sociale. En l’absence de légitimité traditionnelle des élites, la légitimité politique et sociale a toujours été réservée aux marabouts car ils ont été des champions de la paix, de l’éducation et même de la production », estime l’historien.

Les deux figures de proue dans le domaine de la médiation sociale sont Serigne Fallou Mbacké et Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh. «  »Dans l’histoire récente du Sénégal, nous nous souvenons tous de mai 1968. Au fort de la crise entre le mouvement estudiantin et le président d’alors Léopold Sedar Senghor, les marabouts ont joué un rôle crucial de facilitateur et d’intermédiation. C’était le cas de Serigne Fallou. On se rappelle aussi de la figure de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh qui faisait des sorties récurrentes pour hausser le ton et amener les sénégalais à la paix et à la concorde », rappelle Mamadou Fall. » (Extrait de sen360.fr du 13/06/2016)

En savoir plus sur http://www.sen360.fr/actualite/touba-et-tivaouane-dans-la-crise-scolaire-dans-la-lignee-d-039-une-tradition-de-mediation-511578.html

Sénégal : Règlement de médiation et de conciliation- Les acteurs économiques de Ziguinchor s’imprègnent du nouveau cadre normatif


« L’antenne régionale du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Ziguinchor a organisé samedi dernier, un atelier de partage sur le nouveau dispositif de médiation instauré par le décret 2014-1653 du 24 décembre 2014 qui fixe les nouvelles règles d’organisation de la médiation au Sénégal.

La sensibilisation sur le nouveau dispositif de médiation se poursuit dans les régions. Une délégation du Comité de gestion du Centre d’arbitrage de Dakar était samedi à Ziguinchor, pour un atelier de partage avec les acteurs de cette région sud du Sénégal. L’objectif de cette rencontre était de permettre à ces derniers de comprendre le nouveau dispositif légal qui fixe le nouveau cadre normatif de la médiation au Sénégal. Cela, afin que les acteurs économiques puissent régler de manière alternative leurs différends, leurs conflits.
Pour Pascal Ehemba, président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture (Ccia) de Ziguinchor, les recours aux cours et tribunaux sont certes là, mais les jugements et les verdicts qui en sont issus créent bien souvent, des situations pénibles et préjudiciables au dénouement judicieux et apaisé des contentieux. C’est pourquoi, cette antenne régionale du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation déjà opérationnelle constitue, à ses yeux, une autre voie de secours en cas de contentieux dans les affaires du fait qu’elle est une instance acceptée d’un commun accord et bien imprégnée des réalités des entreprises pour aider à trancher les contentieux. «En fait, la procédure d’arbitrage vient seconder en quelque sorte le dispositif judiciaire ; et de ce point de vue, les deux procédures sont complémentaires», a-t-il soutenu. Pascal Ehemba s’est ainsi réjoui de l’installation et de l’opérationnalité de cette structure qui va permettre d’assainir, croit il savoir, le climat des affaires et les contentieux qui pourraient en surgir sur la base de contrats signés ou sur la base des relations de clients à fournisseurs. A son avis, ces contentieux doivent être réglés dans un cadre qui ne présente pas les pesanteurs d’une procédure judiciaire. » (Extrait de lequotidien.sn du 13/06/2016)

En savoir plus sur http://www.lequotidien.sn/index.php/economie/reglement-de-mediation-et-de-conciliation-les-acteurs-economiques-de-ziguinchor-s-impregnent-du-nouveau-cadre-normatif

Sénégal : des avancées dans la médiation entre gouvernement et les syndicats d’enseignants


Éducation - Médiations réussies de Tivaouane et Touba : Décrisepation - Le Grand cadre et le Cusems acceptent de lever leur mot d’ordre

« Après Tivaouane, les leaders syndicaux se sont rendus à Touba pour y rencontrer le porte-parole du khalife général des mourides et le médiateur de la République. Il souffle un vent de décrispation sur l’école après la multiplication d’actes de défiance.

Dans le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, il fallait l’intervention souterraine de figures responsables. Abdoul Aziz Sy Amine, Serigne Bass Abdou Khadre, porte-paroles des khalifes généraux des tidianes et des mourides et Alioune Badara Cissé, médiateur de la Répu­blique, ont porté leur tenue de pompier pour éteindre ce torchon qui brûlait et allait provoquer un incendie national. Ils ont réussi à dégager les nuages au-dessus de l’école lors d’une rencontre tenue hier à Tivaouane et à Touba en présence de toutes les parties prenantes à la crise et les médiateurs. A Tivaouane, l‘Etat était représenté par le directeur des Examens et concours et l’Inspecteur d’académie de Thiès, les patrons régionaux du Cusems et du Grand cadre et Elène Tine au nom de l’Assemblée nationale, le Forum civil. En s’autoproclamant porte-parole de tous les foyers religieux, Al Amine a promis de s’investir davantage pour que l’école publique retrouve ses lettres de noblesse. Qu’elles n’auraient jamais dû perdre.  » (Extrait de .lequotidien.sn du 13/06/2016)

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Sénégal : les ex-agents d’Ama Sénégal arrêtent leur grève de la faim après la médiation de l’ONG Jamra


Médiation de Jamra : Les ex-agents d’Ama Sénégal arrêtent leur grève de la faim

« Les travailleurs de la défunte société de nettoyage Ama Sénégal qui observaient depuis une dizaine de jours une grève de la faim, ont interrompu ce samedi leur diète, à la suite d’une médiation rondement menée par l’Ong Jamra.

“Suite aux bons offices offerts par JAMRA, pour qu’une issue heureuse soit trouvée au calvaire des ex-agents d’AMA-Sénégal, en grève de la fin depuis une dizaine de jours, la réaction positive de l’Etat, par le biais du Premier ministre Mahammed Boune Abdallah Dionne – qui a joint au téléphone, ce samedi 11 juin à 10h, le vice-président de l’Organisation islamique JAMRA, Mame Mactar Guèye – a été déterminante dans la levée du mot d’ordre de grève des ex-agents de la société de nettoiement, qui courent toujours derrière leurs indemnités de licenciement”, lit-on dans un communiqué que Jamra a envoyée à senego.

Le Premier ministre recevra ce mardi 14 juin 2016, à 11 heures, en présence des médiateurs de JAMRA. » (Extrait de senego.com du 11/06/2016)

En savoir plus sur http://senego.com/2016/06/11/mediation-de-jamra-les-travailleurs-dama-senegal-arretent-leur-greve-de-la-faim_328686.html

Burundi : le médiateur Mkapa rencontre l’opposition à Bruxelles


L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, Nairobi, 7 janvier 2009

« L’ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa, médiateur dans le conflit burundais poursuit vendredi et samedi ses consultations avec la plate-forme Cenared dans la capitale belge.

Après le boycott des dernières consultations d’Arusha entre le 21 et 24 mai 2016 en Tanzanie par la plate-forme Cenared, l’opposition en exil, le facilitateur dans la crise au Burundi Benjamin William Mkapa, ex-président de la République Unie de Tanzanie, s’est rendu à Bruxelles pour rencontrer pendant deux jours, les leaders de l’opposition » (Extrait de oaafrique.com 11/06/2016)

En savoir plus sur http://www.voaafrique.com/a/burundi-le-mediateur-mkapa-rencontre-l-opposition-a-bruxelles-/3370917.html