Côte d’Ivoire : une Baisse du taux de requêtes traitées par la médiature enregistrée en 2016


« Au total 159 requêtes ont été traitées en 2016 contre de 180 en 2015, a annoncé le médiateur de la République, N’Golo Coulibaly, lors de la cérémonie de présentation de vœux organisée au siège de l’institution à Cocody. Selon le Médiateur, cette baisse de 21 requêtes s’explique par le fait que les « grandes rencontres du Médiateur » de l’année 2016 ont été consacrées essentiellement à la résolution du conflit intercommunautaire de Bouna et non aux autres villes de l’intérieur. » (Extrait de aip.ci du 6/01/2017)

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Le 3 janvier 1973 : Loi instituant un Médiateur de la République


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 « La fonction de Médiateur de la République est instituée par le gouvernement Messmer sous la présidence de Georges Pompidou, le 3 janvier 1973. Un an après, à l’occasion de la publication de son premier rapport annuel, Antoine Pinay, premier Médiateur de la République, fait le point sur cette institution nouvelle dans une plaquette d’information préfacée par lui, que l’on aperçoit ici.

Mais qu’est-ce que le Médiateur ?

Inspiré de l’“Ombudsman” (“protecteur du citoyen”) suédois, le Médiateur de la République constitue une novation dans le droit français. Autorité publique indépendante “ne recevant d’instruction d’aucune autorité”, il intervient gratuitement à la demande des usagers pour les aider à régler leurs différends avec l’administration et les services publics. Mais son rôle est entièrement distinct des juridictions. Il reçoit les réclamations des usagers, précisément “contre des décisions ou même des comportements qui, sans être contraires au droit, n’en sont pas moins critiquables du point de vue de l’équité ou de l’humanité”.

La réclamation est adressée à un député ou un sénateur. Au vu des réclamations qui lui parviennent, le Médiateur a alors pour mission, par le dialogue et des “recommandations adressées à l’autorité responsable”, d’inciter l’organisme mis en cause à reconsidérer son attitude ou à remettre en cause des règles, des pratiques ou des décisions qui gagneraient à être modifiées. “À défaut de réponse satisfaisante, ces recommandations peuvent être rendues publiques.” Par ailleurs, au vu des dysfonctionnements constatés, le Médiateur peut faire des propositions de réforme au gouvernement.

Depuis la loi du 29 mars 2011, les compétences du Médiateur de la République sont exercées par le Défenseur des droits, autorité constitutionnelle indépendante née de la réunion de quatre institutions : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Le Défenseur des droits a pour double mission de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés, et de permettre l’égalité de toutes et de tous dans l’accès aux droits. » (Extrait archivesgouv.tumblr.com )

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Bénin : un médiateur fiscal est institué par le ministre de l’économie et des finances


« Il vient d’être institué en République du Bénin un Médiateur fiscal. Cette institution est compétente pour les litiges opposant l’administration fiscale aux micros et petites entreprises adhérents aux Centres de gestion agréés (CGA).
Le Médiateur fiscal a été créé par un arrêté du ministre de l’économie et des finances Romuald Wadagni, en date du 12 décembre 2016. » (Extrait de 24haubenin.info )

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Belgique : Paul De Maeyer, nouveau médiateur francophone du secteur postal


« Paul De Maeyer est, depuis le 1er novembre, le nouveau médiateur francophone dans le secteur postal. Depuis cinq ans et le départ à la pension de son prédécesseur, cette fonction n’était plus occupée et la médiatrice flamande Truus Lostrie, en poste depuis 18 ans, comblait le vide. Cette dernière a d’ailleurs profité vendredi d’un drink d’adieu pour également présenter Katelijne Exelmans, nouvelle médiatrice pour le nord du pays. Tous deux entament un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Le service de médiation dans le secteur postal existe depuis 1993 et a, depuis lors, reçu 233.912 plaintes. En 2016, plus de 18.200 doléances ont déjà été recensées et on devrait être proche du cap des 20.000 pour l’ensemble de l’année.

Paul De Maeyer pointe parmi ses défis à venir la modification « fondamentale » actuelle du secteur postal, qui doit traiter beaucoup moins de courrier mais davantage de colis et où l’e-commerce se développe de façon importante, notamment chez bpost.

Cela marque une évolution dans le type de plaintes que reçoit le service de médiation, qui concernent de plus en plus les colis.

Pour le nouveau médiateur, sélectionné au bout d’une procédure qu’il qualifie de « laborieuse », le cadre législatif doit évoluer, la loi ayant créé son service datant d’il y a 25 ans. « Le monde politique doit davantage tenir compte de notre expérience et du contenu de nos rapports annuels », estime-t-il, ajoutant que le financement de cette médiation doit être garanti de façon plus concrète à l’avenir. » (Extrait de lalibre.be du 25/11/2016)

En savoir plus sur http://www.lalibre.be/actu/belgique/paul-de-maeyer-nouveau-mediateur-francophone-du-secteur-postal-apres-cinq-ans-de-vacance-58383691cd70356130769ce8

Tunisie : Abdessattar Ben Moussa nommé médiateur administratif


« Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mardi 3 janvier 2017 au palais de Carthage, l’ancien président de la LTDH, Abdessattar Ben Moussa, à l’occasion de sa nomination en tant que médiateur administratif.

A l’issue de cette rencontre, M. Ben Moussa a affirmé que la mission que lui a confié le chef d l’Etat est une responsabilité qui allie dialogue et défense des droits de l’Homme, soulignant qu’il fera tout son possible pour service la nation et les citoyen » (Extrait de businessnews.com.tn du 3/01/2017)

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Journée d’étude : Quelles perspectives pour la médiation en droit public ? vendredi 27 janvier 2017 à la Faculté de Droit de Lille


Quelles perspectives pour la médiation en droit public ?

Programme

Les contours de la médiation dans la procédure administrative

Sous la présidence de M. Bernard Foucher, Conseiller d’État

Les dispositifs de médiation opérationnels en droit privé : quels enseignements en tirer ? 

Mme Paule Dambry Voisin, Présidente de l’IXAD, école des avocats Nord Ouest

La place des dispositifs de médiation institués par le Code de justice administrative et leur singularité par rapport aux modes de résolution des conflits
M. Xavier Libert, Président honoraire des tribunaux administratifs et référent médiation pour la juridiction administrative

Les périmètres de la médiation en droit public
Mme Georgina Benard-Vincent, Doctorante, ERDP, CRDP, Université de Lille Droit et Santé

La perception de la médiation par les acteurs des procès : avocats, élus locaux, administrateurs de l’État territorial, magistrats administratifs.

11h00 : Table ronde avec :

M. Manuel Gros, Avocat au barreau de Lille, Professeur à l’Université de Lille Droit et Santé
Mme Joëlle Adda, Présidente du Tribunal administratif de Lille
M. Benjamin Dumortier, Maire de Cysoing, membre du bureau del’association des maires du Nord

Débats avec la salle

12h30 : Pause déjeuner libre

La recherche des modalités financières concrètes de médiation en droit public

Sous la présidence de M. Pierre André Lecocq, professeur émérite de l’Université de Lille Droit et Santé, membre de la Commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux Nord Pas de Calais

L’adaptation des techniques de médiation aux spécificités du droit public

14h00 : Table ronde avec :

M. Stephen Bensimon, Directeur de l’institut universitaire de formation à la médiation et à la négociation (IFOMENE)

Maître Hirbod Dehghani Azar, Président de l’Association des médiateurs européens

Mme Dominique Lopez-Eychenie, Déléguée régionale des Hauts de France de l’Association nationale des médiateurs

Retour d’expériences sur le règlement non juridictionnel des litiges en droit public

14h45 : La mise en place d’outils pour favoriser la médiation : l’expérience d’un chef de juridiction
M. Étienne Quencez, Conseiller d’État, Président de la Cour administrative d’appel de Doua

Les pratiques de transaction et de conciliation : les exemples de l’Agent judiciaire de l’État et le domaine particulier de la commande publique
Mme. Céline Frackowiak, Chef de bureau à la réglementation générale de la commande publique
Mme Jocelyne Amouroux, Sous-directrice du droit privé et du droit pénal, de la Direction des affaires juridiques des ministères économiques et financiers

Les commissions de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux
M. Pierre André Lecocq, Professeur émérite de l’Université de Lille Droit et Santé, Membre de la Commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux Nord Pas de Calais

Les profils de médiateurs : quelles réalités professionnelles ?

15h45 : Table ronde avec :

M. Jean Jacques Treels, Directeur général du Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Nord
M. Jean Jacques Fiems, Délégué du Défenseur des droits
Mme Anne Ratayzyk, Médiatrice régionale des entreprises (DIRECCTE Nord Pas de Calais)
M. Jean Pierre Polvant, Médiateur de l’Académie de Lille Hauts de France
M. Cyril Suquet, Médiateur de Pôle Emploi, Direction régionale des Hauts de France

Débats avec la salle

16h30 : Propos conclusifs sur la pratique de la médiation en droit belge
M. Ivan Verougstraete, Président honoraire de la Cour de cassation belge, ancien Président du Groupe Européen des Magistrats pour la Médiation (GEMME)

L’inscription préalable est obligatoire avant le vendredi 20 janvier 2017
Pour les avocats s’adresser à l’IXAD, école des avocats du Nord Ouest
Pour les autres publics : inscriptions auprès de Mme Agnès Pakosz, secrétariat de l’équipe de recherches en droit public au 03.20.90.75.62

En savoir plus sur http://univ-droit.fr/actualites-de-la-recherche/manifestations/22014-quelles-perspectives-pour-la-mediation-en-droit-public

10ème anniversaire de la création du médiateur national de l’énergie


Début décembre c’était le 10ème anniversaire de la création du médiateur national de l’énergie. Depuis sa mise en place, le médiateur a informé plus de 10 millions de personnes sur le fonctionnement du marché de l’énergie. Il est intervenu dans la résolution amiable de 115 000 litiges en orientant les consommateurs dans leurs démarches ou en proposant des solutions en médiation. Il a émis près de 15 000 recommandations de solutions qui, bien que non contraignantes, sont suivies par les opérateurs dans la grande majorité des cas. Enfin, le médiateur a émis près de 300 recommandations dites « génériques », incitant les fournisseurs et distributeurs d’énergie à améliorer leurs pratiques.

Les 10 avancées auxquelles le médiateur a contribué

Le médiateur national de l’énergie est une autorité publique indépendante instituée par la loi n°2006-1537 du 7 décembre 2006 relative au secteur de l’énergie. Depuis sa création, en complément de la résolution de litiges individuels, il a porté et soutenu auprès des pouvoirs publics des mesures fortes pour renforcer la protection et les droits des consommateurs d’énergie, parmi lesquelles :

1. Le principe de réversibilité : depuis décembre 2010, les consommateurs d’électricité et de gaz naturel peuvent revenir à tout moment et sans délais aux tarifs réglementés après avoir souscrit une offre de marché.

2. La clarification de la présentation des factures et la facturation au plus juste grâce aux auto-relevés : les préconisations faites par le médiateur au ministre en charge de l’énergie dans son « Rapport sur la facturation des fournisseurs, l’information des consommateurs et le traitement des réclamations » ont été reprises dans un arrêté d’avril 2012 relatif aux factures d’énergie.

3. Le remboursement automatique des trop-perçus de facturation : depuis le même arrêté d’avril 2012, les fournisseurs d’énergie ont l’obligation de rembourser rapidement et automatiquement les trop-perçus.

4. L’amélioration des pratiques des opérateurs d’énergie : les recommandations du médiateur incitent les entreprises du secteur de l’énergie à mieux traiter les réclamations de leurs clients, ce qui a contribué à faire baisser le nombre de litiges dont le médiateur a été saisi (-20% entre 2011 et 2015).

5. Le renforcement de la protection des consommateurs d’énergie en cas de litige : le champ de compétences du médiateur a été élargi à plusieurs reprises : depuis 2013, il peut intervenir dans la résolution des litiges avec les gestionnaires de réseaux de distribution. Et depuis août 2015, il est compétent pour toutes les énergies domestiques (y compris le fioul, le GPL, le bois…).

6. Le droit à l’énergie pendant l’hiver, avec la trêve hivernale des coupures d’électricité et de gaz : depuis la loi dite « Brottes » du 15 avril 2013, entre novembre et mars, les fournisseurs d’énergie n’ont plus le droit d’interrompre la fourniture d’électricité ou de gaz naturel des particuliers pour non-paiement des factures.

7. L’élargissement du nombre de foyers éligibles aux tarifs sociaux : le médiateur par ses propositions a contribué à l’amélioration du système d’attribution des tarifs sociaux. Le législateur en a tenu compte en l’automatisant, en permettant à tous les fournisseurs d’électricité d’en faire bénéficier leurs clients et en modifiant les conditions de ressources pour y être éligible.

8. La mise en place du chèque énergie : Testé dans 4 départements, le chèque énergie se substituera aux tarifs sociaux, qui ne concernent que l’électricité et le gaz naturel, à partir du 1er janvier 2018. Le médiateur est de ceux qui plaident depuis l’origine pour ce nouveau dispositif d’aide au paiement des factures d’énergie, plus simple, plus juste et plus équitable.

9. L’interdiction, en l’absence de faute du consommateur, de facturer des consommations d’électricité ou de gaz naturel remontant à plus de quatorze mois : cette mesure légale, dont le médiateur est à l’initiative, est entrée en vigueur le 17 août 2016.

10. L’accès au suivi des consommations facilité avec les compteurs communicants : le médiateur s’est engagé pour que les intérêts des consommateurs ne soient pas oubliés des projets de compteurs communicants. (Extrait de newspress.fr du 26/12/2016)

En savoir plus sur http://www.newspress.fr/Communique_FR_300293_6900.aspx

 

Maroc : Le Médiateur du Royaume met à nu les défaillances de l’Administration


« Quelques mois après sa présentation au Souverain, le rapport annuel de l’institution du Médiateur a été rendu public hier à Rabat. Au-delà des statistiques relatives au nombre et à la nature des plaintes reçues, Abdelaziz Benzakour, le Médiateur du Royaume, a mis à nu les difficultés qui risquent de vider les attributions de cet organisme de leur sens. Il a pointé «la lenteur du rythme de mise en œuvre des recommandations adressées aux différents départements». Surtout que «l’efficience de la médiation institutionnelle est liée au niveau de réactivité par rapport à ses propositions», a-t-il indiqué. Plusieurs dysfonctionnements sont déplorés par Benzakour. Il a estimé qu’il y a urgence de changer les mentalités et les comportements au niveau de l’Administration, afin de garantir l’efficacité des services publics. Aujourd’hui, plusieurs maux sont décriés. C’est le cas notamment de «la lenteur ou l’absence de réponse, dans les délais, de la part des administrations aux plaintes transférées par le Médiateur». Plusieurs départements «ne communiquent pas à cet organisme les données et documents nécessaires à l’examen approfondi de certaines plaintes». Abdelaziz Benzakour a aussi déploré que «certains interlocuteurs permanents au niveau de l’Administration ne déposent pas du pouvoir de décision». Désormais, le Médiateur compte renforcer sa présence territoriale, notamment en étoffant son réseau au niveau local. Après les représentations régionales à Tanger, Fès, Casablanca et Laâyoune, cette institution lancera de nouveaux bureaux de contact, aujourd’hui à Agadir et vendredi à Marrakech.

Après un pic les premières années, les plaintes en baisse
Après le pic de 2012, avec 11.291 dossiers, le nombre de plaintes adressées au Médiateur s’est inscrit dans une tendance baissière, selon Abdelaziz Benzakour. Il a avancé que «les citoyens commencent à mieux assimiler le rôle de cet organisme». Il faut dire que sur les 5 années d’activité, 80% des plaintes reçues par les services du Médiateur n’entrent pas dans son domaine de compétence. Elles concernent notamment «des demandes d’emploi, des requêtes pour obtenir des avantages administratifs, ou portent sur des affaires soumises à la justice», a-t-il expliqué. En 2015, l’année couverte par ce rapport, le Médiateur a été saisi de 8.442 plaintes, en baisse de 14,2% par rapport à l’année précédente. Seuls 2.236 dossiers relèvent de sa compétence. Sur les dossiers traités, cet organisme a adressé 1.726 correspondances aux administrations concernées et a invité 388 plaignants à lui fournir des données complémentaires. Résultat: 42 dossiers ont été classés faute de raison suffisante justifiant son intervention directe. 41 autres dossiers ont été orientés aux CNDH, directement concerné par ces affaires. Benzakour a précisé que sur l’ensemble des plaintes reçues en 2015, 43,7% sont encore en cours d’examen. » (Extrait de leconomiste.com du 21/12/2016)

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En savoir plus sur http://www.leconomiste.com/article/1006231-le-mediateur-met-nu-les-defaillances-de-l-administration

Le droit au logement opposable (DALO) : un rapport préconise la réforme du fonctionnement des COMED (commissions de médiation)


Ministère du Logement et de l'Habitat durable

« Marie-Arlette Carlotti, présidente du Haut Comité pour le Logement des Personnes Défavorisées (HCLPD) et du Comité de suivi de la loi Droit au logement opposable (Dalo) a remis, le 13 décembre 2016, un rapport de mission sur l’effectivité du droit au logement opposable à la ministre en charge du logement. L’objectif de la mission était d’obtenir une vision d’ensemble du fonctionnement des commissions de médiation, ainsi que de dresser le bilan de l’accès au logement des ménages reconnus au titre du Dalo en particulier à travers l’utilisation du contingent préfectoral. (…)

Pour assurer un respect effectif du Dalo, le rapport formule 40 propositions parmi lesquelles la réforme du fonctionnement des COMED, la simplification des modalités d’attribution et d’appréciation des critères de priorité, la fiabilisation de l’identification du contingent de logement préfectoral et le développement d’une politique de construction de logement par l’État. (Extrait de vie-publique.fr )

« comed : un mode de nomination des membres  et une composition ne permettant pas de garantir l’impartialité

La mission Carlotti a constaté un certain déséquilibre dans la composition des commissions de médiation : La majorité des membres y siégeant se trouvent impliqués dans le futur accès au logement des ménages qu’ils seraient amenés à reconnaître. Même en toute bonne volonté, le risque de restreindre l’accès au Dalo  est amplifié du fait de ce déséquilibre. L’usager n’étant ni présent ni représenté, la garantie d’un vrai débat contradictoire n’est pas toujours assurée. De plus la nomination par le préfet du département de l’ensemble des membres, dont le président, crée un rapport de dépendance pouvant nuire à l’impartialité de la commission.  » (Extrait du rapport)

Rapport à télécharger sur http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/dalo-40-propositions-pour-ameliorer-son-application-20161216.html?xtor=EPR-56

Suisse : liste des médiateurs et ombudsmans parlementaires suisses


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« Les citoyens et citoyennes qui ne se sentent pas bien traités par l’administration de leur canton ou de leur commune ou qui n’arrivent pas à comprendre les prescriptions et procédures administratives souvent compliquées peuvent saisir le bureau de médiation ou se faire conseiller par lui.

Les bureaux de médiation travaillent de façon indépendante de l’administration et ils sont neutres sur le plan politique. Leur service est gratuit pour les citoyennes et citoyens qui leur demandent conseil. Leur tâche consiste aussi à trouver une entente entre les citoyennes et les citoyens et l’administration et à contribuer ainsi à régler de façon pacifique les différends.

Des bureaux de médiation ont été crées à ce jour dans les cantons de Zurich, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud et Zoug ainsi que dans le villes de Zurich, Winterthour, Berne et Saint-Gall. » (Extrait de ombudsman-ch )

Médiateur du canton Bâle-Campagne

En savoir plus http://www.ombudsman-ch.ch/content-fr/adresses.html

Médiation administrative : La loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIème siècle facilite le recours à la médiation par le juge administratif


Notre engagement solidaire en faveur de l’emploi s’intensifie

« La loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIème siècle, dite loi J21 facilite le recours à la médiation par le juge administratif

  • La médiation est désormais possible dans toutes les branches du droit administratif

Avant la loi, la médiation (non conventionnelle, c’est-à-dire ordonnée par le juge administratif) était circonscrite en matière administrative aux différends transfrontaliers (non régaliens).

La loi J21 rend la médiation possible dans toutes les branches du droit administratif ; il est probable que certains contentieux administratifs se prêteront davantage que d’autres à la médiation tels que « le contentieux des décisions individuelles d’urbanisme (permis de construire notamment), les dommages de travaux publics ou la responsabilité hospitalière et surtout le contentieux social (aide personnalisée au logement, aide sociale à l’enfance, carte de stationnement pour adulte handicapé, reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé…)….. De la même manière, le contentieux des contrats publics (marchés publics, délégations de service public, les contrats de partenariat) pourrait voir se développer ces procédures » (Etude d’impact sur le projet de loi réalisée en juillet 2015 (paragraphe 4.1.3).

La loi prévoit qu’à « titre expérimental et pour une durée de quatre ans les recours contentieux formés par certains agents soumis aux dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires à l’encontre d’actes relatifs à leur situation personnelle et les requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l’aide ou de l’action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d’emploi peuvent faire l’objet d’une médiation préalable obligatoire, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ».

  • La conciliation disparaît en droit administratif au profit de la médiation

Contrairement à la médiation, la conciliation était possible sans restriction avant la loi J21.

L’article 5.VI de la loi prévoit qu’à compter de sa publication, « les missions de conciliation confiées à un tiers dans la rédaction antérieure du CJA, se poursuivent avec l’accord des parties, selon le régime de la médiation administrative…résultant de la présente loi».

Il existe donc une spécificité propre aux litiges relevant de l’ordre administratif par rapport à l’ordre judiciaire où les conciliateurs de justice subsistent.

  • La loi définit le régime juridique de la médiation administrative

La médiation est définie comme « un processus structuré par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord en vue de la résolution amiable de leurs différends, avec l’aide d’un tiers, le médiateur, choisi par elles ou désigné, avec leur accord, par le juge saisi du litige. »

La loi J21 reprend ainsi la définition de la médiation donnée par l’article 1 de l’ordonnance n°2011-1540 du 16 novembre 2011 transposant la directive 2008/52/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 sur certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale.

La médiation peut être conventionnelle ou juridictionnelle.

Les parties peuvent en dehors de tout contentieux, organiser une médiation et désigner elles-mêmes ou demander au Président de la juridiction administrative compétente de désigner la ou les personnes qui en seront chargées.

La médiation peut être ordonnée par le juge qui est saisi d’un litige après avoir obtenu l’accord des parties.

Le tiers médiateur doit accomplir sa mission avec impartialité, compétence et diligence.

Des dispositions spécifiques, telle que l’homologation de l’accord issu de la médiation, doivent permettre d’assurer le caractère exécutoire du processus de médiation.

Ces nouvelles dispositions devraient faciliter la tâche du juge administratif qui aspirait depuis très longtemps à cette réforme (Etude adoptée par l’assemblée générale du Conseil d’Etat (1993). Régler les conflits autrement : conciliation, transaction, arbitrage en matière administrative)  » (Extrait de sartorio.fr 5/12/2016)

En savoir plus sur http://www.sartorio.fr/actualites/flash-info-juridique/746-cabinet-avocat-droit-public-enfin-une-reforme-de-la-mediation-en-droit-administratif.html