Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du 3ème numéro de la Revue des Médiations : « Évolution contemporaine de la médiation : du militantisme au professionnalisme (1970-2023) »
Nous voulons améliorer la présentation de la Revue des Médiation pour la rendre plus agréable à lire et augmenter sa diffusion et nous faisons appel à votre soutien en faisant un don ou en adhérant à l’Association Francophone pour le Développement de la Médiation (AFDM) : https://forms.gle/3dSVAsuPShkkjZtc7
Nous vous rappelons que la Revue des Médiations qui remplace la Lettres Médiations, est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés, merci de nous contacter à : revuedesmediations@gmail.com
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Qu’avons-nous fait de la justice pénale ? », s’interrogeait naguère, avec un soupçon de légèreté et de satisfaction, Robert CARIO lors d’un colloque sur la justice alternative 1. L’historien du droit voudrait aujourd’hui lui répondre que nous interrogeons les rationalités du modèle judiciaire altimédiéval, tout en les adaptant aux rouages et aux besoins du droit positif français. Faut-il le craindre ? Non, la justice alternative est, de toute évidence, appelée à se développer2. Elle répond à une dynamique générale qui révise en profondeur les systèmes rétributifs occidentaux. Ainsi que l’écrivait Victor HUGO, « on résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées »3. Depuis le début des années 2000, en effet, se développent, sous l’acronyme MARC, des modes alternatifs de règlement des conflits en droit positif français. Ces modes de résolution, dont on n’a plus voulu se souvenir en France pendant plusieurs siècles, se sont développés dans les pays de common law où l’alternative dispute resolution, courant de pensée américain, défend l’idée selon laquelle une communauté peut gérer un conflit sans ouvrir de procès4. Cette logique, progressivement défendue dans la procédure française, laisse parfois aux praticiens l’impression d’une importation, pertinente au demeurant, d’une pratique américaine5, mais nous avons bien pratiqué en France, et plus largement en Occident, la médiation sous toutes ses formes. (Extrait)
Incarné par des organisations pionnières telles que le Groupement Pro Médiation (GPM) et la FSM FEDERATION SUISSE MEDIATION, le réseau suisse de médiation contribue depuis les années 1980 à structurer et renforcer la qualité des pratiques. Cette brève introduction se propose de mettre en lumière les principaux défis, réalités et perspectives actuelles du développement de la médiation en Suisse.
Médiation et paix sociale en Suisse Aussi symboliquement que concrètement, le développement de la médiation en Suisse résonne avec ses particularités politiques et culturelles. La construction de l’état suisse s’avère même savoureusement indissociable du terme de médiation : dans un épisode – pacifique – de l’histoire napoléonienne, le Premier Consul français imposa en 1803 l’”Acte de Médiation” à une Suisse alors divisée entre fédéralistes et unitaires, au bord de la guerre civile. Si cette intervention étrangère apparait bien distincte du processus de médiation tel qu’on le conçoit dans ces lignes, certains la qualifient d’”acte de sagesse”. Elle établit le principe de l’égalité entre les différents Etats suisses (nommés cantons) ainsi qu’entre les différentes langues, posant ainsi les bases de l’Etat fédéral actuel. Chacun connait plus ou moins bien la suite : la Suisse bénéficie depuis 1815 du statut juridique d’Etat neutre, fonctionne selon un système démocratique basé sur le consensus, offre ses “bons offices” diplomatiques lors de conflits internationaux et accueille de nombreuses négociations et conférences de paix. Voilà pour le décor rouge à croix blanche.
Réseau suisse de médiation A l’échelle de la société suisse, la découverte du concept de médiation en tant que mode de régulation sociale date des années 80. Celles et ceux qui en deviendraient les pionnier.ère.s trouvèrent leur inspiration dans une combinaison de rencontres et influences issues notamment du mouvement communautaire “New Age”, des premiers travaux de Jacqueline Morineau en matière pénale et de l’introduction de la médiation familiale dans la législation américaine. L’élan généré en Suisse par ces diverses sources d’inspiration entraina la création de plusieurs initiatives en faveur du développement de la médiation. Dans la région francophone, plusieurs associations se regroupèrent dès 1996 pour constituer le Groupement Pro Médiation (GPM), dont les deux missions principales sont encore aujourd’hui la formation et la promotion de la médiation. Afin de renforcer le réseau suisse de médiation avec une structure faîtière nationale, l’actuelle FSM FEDERATION SUISSE MEDIATION fut fondée en 2000. (Extrait intermedies-mediation.com du 27/09/2023)
« Depuis les années 1980, la médiation connaît un engouement certain dans le monde occidental. A l’époque, certains estimaient que nous étions entrés dans « le temps des médiateurs » (1) et, de fait, la médiation s’est développée dans divers domaines de la vie sociale : médiation familiale, médiation civile et commerciale, médiation pénale et réparatrice, médiation locale, médiation hospitalière, on ne compte plus les scènes sur lesquelles on croise aujourd’hui des médiateurs chargés d’aider à résoudre des litiges.
D’où vient ce mouvement et pourquoi cet engouement (plus marqué dans le discours que dans les pratiques, il est vrai) pour un « mode alternatif de résolution des conflits » ? Quelles en sont les sources et les caractéristiques, les difficultés mais aussi les limites ?
Aux origines de la médiation : un traité hollandais
La médiation est parfois considérée comme le « plus vieux métier du monde » (2), tant le modèle de règlement des conflits qu’elle incarne est associé dans notre imaginaire à des pratiques ancestrales fondées sur la « palabre » ou l’échange langagier informel. Pour autant, la paternité d’une première conceptualisation de la médiation est attribuée à un auteur hollandais de la fin du XVIIe siècle, Abraham de Wicquefort. » (extrait de lesoir.be du 23/09/2023)