« L’amiable obligatoire : oxymore juridique ? Essai critique sur la pacification normative du procès civil et l’État de droit conditionnel » par Françoise Balaguer, avocat (village-justice.com)


Extrait de village-justice.com du 11/01/2026)

En savoir plus https://www.village-justice.com/articles/amiable-obligatoire-oxymore-juridique-essai-critique-sur-pacification-normative,55688.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS_Linkedin&utm_campaign=RSS_Reseaux

« Le décret du 18 juillet 2025 portant recodification du livre V du CPC : l’amiable en scène, la médiation murmure en coulisses » par F. Housty et P. Aufiere, Les Petites Affiches, Novembre 2025


En savoir plus sur https://www.kiosque-lextenso.fr/reader/preview/4dbc99cf-03fe-4d3d-8c12-686ea7f31245

Communique de l’Unions Syndicale des Magistrats (USM) sur le projet de décret RIVAGE


« L’USM a été consultée par la DACS sur le projet de décret visant à « réguler les instances en voie d’appel pour en garantir l’effectivité », dit RIVAGE, portant diverses modifications de la procédure civile, dont notamment :

  • l’élévation du taux du ressort de 5 000 à 10 000 euros ;  
  • la suppression du droit d’appel contre certaines décisions du juge aux affaires familiales et certaines décisions du juge de l’exécution ;  
  • la création d’un mécanisme de « filtrage » des appels jugés manifestement irrecevables par le président de la chambre à laquelle l’affaire a été distribuée ; 
  • l’obligation de justifier d’une tentative de règlement amiable préalable dans les affaires tendant au paiement d’une somme n’excédant pas 10 000 euros (élévation du seuil de 5 000 à 10 000 euros).  

De manière générale, nous sommes opposés à ces mesures qui restreignent le droit d’accès à la voie de l’appel, faute de moyens humains et matériels suffisants. Renforcer l’efficacité de la justice civile passe avant tout par la poursuite de recrutements massifs de magistrats et de greffiers, ainsi qu’une amélioration notable des outils informatiques. 

Sur les modifications proposées, l’USM a notamment fait valoir : 

  • son opposition à l’augmentation du taux du ressort rappelant qu’il est fréquent dans ce type d’affaires que les justiciables se présentent en personne voire ne se présentent pas du tout, ne cernant pas nécessairement l’objet de leur convocation ; nous avons également rappelé que la collégialité est de plus en plus souvent absente en première instance ce qui légitime d’autant plus le droit d’appel ; 
  • s’agissant du filtrage des appels par le président de chambre en cas d’irrecevabilité manifeste, si nous avons indiqué n’y être pas formellement opposé, nous avons néanmoins relevé que cela devait nécessairement s’inscrire dans le respect des principes fondamentaux de la procédure civile et notamment celui du contradictoire mais également que la décision du président de chambre devait pouvoir faire l’objet d’un déféré ; 
  • nous avons mis en évidence les risques et difficultés liés à la mention de la date de notification de la décision attaquée et la production d’une copie de la notification et ceux liés à la sécurité juridique des procédures : 
  • nous avons souligné les écueils liés à l’augmentation de l’obligation de justifier d’une tentative de règlement amiable préalable rappelant l’insuffisance du nombre de conciliateurs de justice et leur inégale répartition sur le territoire national, outre le risque de développer un contentieux supplémentaire pour les juges de la mise en état notamment lorsqu’une partie estime qu’aucune tentative de règlement amiable préalable réelle n’a été tentée ou quant aux cas de dispense ;  (Extrait de union-syndicale-magistrats.org du 19/11/2025)

En savoir plus sur https://www.union-syndicale-magistrats.org/projet-de-decret-rivage/

Tribune : « La paix sociale ne se décrète pas du haut du prétoire, elle se construit par le dialogue entre citoyens responsables » par Elsa Costa, médiatrice de conflit et Ludovic Pessot, Médiateur de projet (lemonde.fr)


« Les médiateurs Elsa Costa et Ludovic Pessot se réjouissent, dans une tribune au « Monde », qu’un récent décret ait placé l’accord amiable au cœur du procès civil. Loin des critiques, qui y voient une « privatisation » de la justice, cette décision est pour eux l’espoir d’une République du dialogue, où la médiation devient un véritable instrument de confiance démocratique. » (Extrait de lemonde.fr du 11/11/205)

Article à consulter sur https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/11/la-paix-sociale-ne-se-decrete-pas-du-haut-du-pretoire-elle-se-construit-par-le-dialogue-entre-citoyens-responsables_6653019_3232.html

La médiation est-elle une forme de justice privée ne protégeant pas suffisamment les intérêts de la « partie faible » ? par Maïyadah Bashmilah, avocat et Rim Souissi, médiateure (village-justice.com)


« À l’heure où les incitations au recours aux modes amiables sont de plus en plus fortes, avec encore récemment le décret du 18 juillet 2025, il nous a semblé d’autant plus important d’essayer d’apporter notre réflexion au questionnement suivant qui apparaît souvent, notamment en matière sociale.

Il est commun de parler de la “partie faible” comme de celle qui se sent en position de faiblesse dans un conflit.

La médiation est parfois perçue comme une forme de justice privée, qui serait susceptible de fragiliser la protection de la « partie faible » dans un conflit.

Le droit du travail a en effet été créé à l’origine dans un objectif de protection des salariés vis-à-vis de leurs employeurs, jugés tous puissants. En raison du lien de subordination inhérent au contrat de travail, le salarié tend à se considérer comme la partie vulnérable. C’est ce qui peut induire chez le salarié la perception d’être la partie faible.

Le juge prud’homal de son côté est perçu comme le garant du respect des règles protectrices.

C’est dans ce contexte qu’apparaît la crainte que la médiation puisse priver la partie supposée faible, de la protection judiciaire.

Il nous semble que c’est toutefois méconnaître le processus de médiation qui présente des garanties propres, susceptibles de renforcer l’autonomie du salarié. » (Extrait de village-justice.com du 20/10/2025)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/vous-vous-etes-peut-etre-deja-dit-que-mediation-etait-une-forme-justice-privee,54881.html

Convention Aeras : le refus d’assurance dans 64% des demandes de médiation (.magnolia.fr)


« La (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) vise à faciliter l’accès au crédit immobilier ou professionnel des personnes présentant un risque de santé. Pourtant, le rapport annuel 2024 de sa Commission de médiation, publié en mai 2025, révèle une réalité préoccupante : dans près de deux tiers des cas, les demandes recevables concernaient un refus d’assurance de prêt. Retour en détail sur ce bilan, les chiffres clés et les enjeux. » (Extrait de magnolia.fr du 9/10/2025)

En savoir plus sur https://www.magnolia.fr/actualites/assurance-emprunteur/convention-aeras-refus-assurance-dans-soixante-quatre-pourcents-demandes-de-mediation

« Litiges civils : avant de passer devant un juge, est-on désormais obligé de payer un médiateur ? » par Elsa de La Roche Saint-André (liberation.fr)


« «Une justice plus chère, plus lente, moins accessible.» C’est ce qui découlerait d’un décret signé par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, le 18 juillet, et passé relativement inaperçu. A part sur les réseaux sociaux, où des internautes dénoncent «un recul du droit pour tous», comme cette membre du groupe Facebook «Peuple de gauche».

En cause : des dispositions du décret concernant les «modes amiables de résolution des différends». Qu’un avocat très actif sur X, Maître Eolas (de son pseudonyme), résume ainsi : «Pour faire des économies, l’Etat pourra vous obliger à recourir à un arbitre privé à vos frais plutôt que juger votre affaire et vous sanctionner si vous refusez.» La réforme en question concerne les procès civils, ceux qui règlent les différends entre deux personnes (divorce, conflit de voisinage, litige sur un contrat…) Les modifications entreront en vigueur au 1er septembre. » (Extrait de liberation.fr du 26/07/2025)

En savoir plus sur https://www.liberation.fr/checknews/litiges-civils-avant-de-passer-devant-un-juge-est-on-desormais-oblige-de-payer-un-mediateur-20250728_U23QR5KATBCC7J5LARZIC24QEU/

Litiges : pourquoi la médiation est-elle si compliquée ? (60millions-mag.com)


« Lors d’un litige avec une entreprise, recourir à un médiateur conso peut résoudre le problème. Mais ce processus s’avère parfois bien complexe !

(…)

Un processus qui peut s’avérer kafkaïen

Mais cet engouement ne doit pas occulter une réalité moins glorieuse : depuis des années, sur l’ensemble des dossiers déposés, plus de la moitié passent à la trappe ! La raison principale ? De nombreux consommateurs ne respectent pas la procédure de saisine, selon la CECMC.

Il faut dire que le processus peut s’avérer kafkaïen : délais d’attente, documents à fournir, formulaires à rallonge… « Quand les gens sont déjà épuisés par un litige en cours depuis des mois et qu’ils tombent sur une porte de prison au moment de la médiation, certains baissent les bras », constate Elsa Cohen, juriste à la fédération nationale de l’association Familles rurales. Et ce n’est pas le seul problème : quantité d’avis sont rendus par les médiateurs bien après les 90 jours réglementaires, quand ils ne sont pas balayés par l’entreprise, qui peut les refuser.  » – Adrian de San Isidoro -(Extrait de 60millions-mag.com du 25/06/2025

En savoir plus sur https://www.60millions-mag.com/2025/06/25/litiges-pourquoi-la-mediation-est-elle-si-compliquee-24396

« Après Maslow, Karpman, la fin des mystifications » par Jean Louis Lascoux, médiateur, CPMN (linkedin.com)


« Après avoir mis en lumière la pyramide des besoins comme mythe psychologisant, héritée d’un schéma de pensée hiérarchique et rigide, j’ouvre aujourd’hui un nouveau chantier symbolique : le triangle dramatique de Karpman.

Oui, les critiques fusent. Maslow, comme Karpman, sont devenus des repères culturels internalisés, enseignés, reproduits, rarement questionnés. Pourtant, il s’agit bien de fictions intellectuelles. Simplifications séduisantes. Schémas narratifs puissants. Mais aussi pièges conceptuels.

Ce triangle dramatique – Victime, Persécuteur, Sauveur – joue les notes les plus disqualifiantes de notre culture relationnelle. Il fige, soupçonne, enferme. Il a assigné des millions de personnes à des rôles aussi théâtraux que toxiques.

Il est temps d’en sortir. De repenser nos modèles. De passer de la représentation à l’ajustement. De l’interprétation figée à la co-régulation vivante.

#triangledramatique #karpman #maslow #psychologie #TAG #médiation #systémique #changementdeparadigme #mediationprofessionnelle

Sortir du triangle dramatique : au-delà du modèle victimaire

  1. Introduction
  2. Un modèle interprété comme dramatisation et dissuasion
  3. Un outil capté par les institutions : entre prévention, suspicion et disqualification … à sortir de la culture managériale !
  4. Une médiation instrumentalisée et dépolitisée
  5. La logique victimaire dans la loi française
  6. L’Ingénierie Systémique Relationnelle® : un apport ajustatif, systémique et contributif
  7. Conclusion : dépasser les modèles hérités des croyances pour penser l’ajustement

Extrait de linkedin.com du 7/05/2025)

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Tribune : « Lever les freins au recours à l’amiable : dépasser l’entre-soi des professionnels du droit pour penser la médiation comme bien commun » par Sandra Gallissot, médiatrice (village-justice.com)


« L’objet de cette tribune est d’inviter à la réflexion sur les freins au recours à l’amiable. Cela passe par le dépassement de l’entre-soi des professionnels du droit pour penser la médiation comme bien commun. Repensée comme un outil de justice sociale, la médiation doit intégrer divers acteurs et réflexions citoyennes » (Extrait de village-justice.com du 9/05/2025)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/lever-les-freins-recours-amiable-depasser-entre-soi-des-professionnels-droit,53292.html

Webinaire : « Les évolutions de la médiation contemporaine » – le JEUDI 6 MARS 2025 – 18h à 19h30 (heure de Paris) organisé par la Revue des Médiations


Inscription gratuite sur https://forms.gle/yAF7CUvcyf5aJ87g6

L’objet de ce premier webinaire organisé par la Revue des Médiations (RDM) est d’organiser un débat entre les auteurs d’articles de la RDM et les participants au webinaire à partir des numéros :

N°3 – Évolution contemporaine de la médiation (1970-2023) : du militantisme au professionnalisme https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-160_No-01.pdf

N°4-Évolution contemporaine de la médiation (1970-2023) : formation et pratiques professionnelles https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-163_No-01.pdf

Le but de ce webinaire est d’engager une réflexion et un débat sur l’évolution contemporaine de la médiation (1970-2023) principalement dans l’espace francophone et européen mais aussi en lien avec ce qui passe en Amérique du nord et du sud.

Le webinaire se déroulera sur 1h30 avec deux séquences de 45 mn reprenant les thèmes des numéros 3 et 4 de la RDM :