Recension : CONDETTE-CASTELAIN Sylvie, HUE-NONIN Corinne, La médiation par les élèves- Enjeux et perspectives pour la vie scolaire, Ressources Formation, Canopé Editions, 2014, 181p.


Il existe quelques ouvrages sur la médiation scolaire et celui-ci est remarquable, car il présente la particularité d’associer d’une manière pertinente la théorie et la pratique en matière de médiation scolaire. Il est vrai qu’il est écrit à la fois par une universitaire et une praticienne de la médiation, ce qui donne une valeur ajoutée à cet ouvrage qui ne se limite pas à un simple exposé de théories ou description de techniques de médiation. C’est un véritable ouvrage portant sur ce que j’ai appelé l’ingénierie de la médiation, c’est-à-dire la présentation d’une méthode d’intervention pour mettre en place un dispositif de médiation dans une organisation, en l’espèce, un établissement scolaire. En effet, les différents chapitres permettent non seulement de s’initier aux différentes étapes de la mise en place d’un projet de médiation par les pairs, mais aussi de s’interroger sur les enjeux qui se profilent autour du développement de la médiation scolaire par les pairs.

Le premier chapitre intitulé « la montée en puissance de la médiation » aborde les définitions de la médiation scolaire en mettant l’accent sur les dimensions communicationnelles et de responsabilisation des acteurs. Il fait aussi le point sur le développement de la médiation dans bon nombre de pays à partir de résultats de recherche portant sur les différentes formes de régulation de la violence scolaire en soulignant qu’il existe « un développement différencié des pratiques de médiation » (p.34) selon les pays. Les auteurs rappellent que « c’est à partir des années 1970 que la médiation s’est développée aux Etat-Unis, puis en Australie (Astor, Chinkin, 2001), au Canada (Johnson 1996) et en Nouvelle Zélande (Camerons, Dupuis, 1991) avant de faire son entrée sur le continent européen ». (p.34). Si la médiation scolaire se développe dans les pays anglosaxons il en est tout autrement en France ou elle bénéficie d’une « faible légitimité » dans le système scolaire. Pour les auteurs, cela s’expliquerait essentiellement pour « des raisons culturelles qui sont spécifiques au contexte français et qui privilégient d’autres formes d’intervention » (p.37) comme le recours au conseil de discipline, à la commission de vie scolaire, la commission éducative… En effet, la médiation ne serait envisagée que comme « ultime recours » dans des établissements scolaires connaissant de grandes difficultés en raison d’actes d’incivilité et de violence.

Après ce cadrage sur la notion de médiation, les auteurs abordent dans un deuxième chapitre « les enjeux de la médiation par les élèves » que ce soit sur un plan personnel pour les élèves et plus généralement pour la communauté scolaire. En effet, les auteurs soulignent que dans le cadre scolaire, la médiation ne peut être réduite à un simple outil de pacification des relations, mais doit être considérée comme un processus d’apprentissage qui « contribue à conduire vers une plus grande autonomie » et permet de « s’initier à la prise de responsabilités » aussi bien pour les élèves médiateurs que pour les médiés dans la recherche d’une solution à leur conflit. Ce processus d’apprentissage favorise aussi la construction de compétences, notamment émotionnelles, qui se manifestent par « le développement d’une capacité à comprendre ses émotions et à reconnaître leur incidence sur les actions » (p.57). La médiation ne revêt pas simplement des enjeux pour les élèves, elle a aussi « des effets sur le fonctionnement et l’organisation de l’établissement » (p.61). En effet, l’introduction de la médiation modifie le fonctionnement des établissements dans la mesure où elle passe par la reconnaissance de nouveaux acteurs dans la gestion des conflits, les élèves et le développement d’une approche plus négociée et participative des modes de gestion des conflits. Les auteurs abordent la question souvent soulevée par les opposants à la médiation, de la coexistence de la médiation avec l’autorité, comme si celle-ci comportait un risque, « celui du partage de pouvoir » (p.64). L’accent est aussi mis sur l’influence de la médiation sur le climat scolaire, car, comme le souligne les auteurs, la pacification des relations interindividuelles, favorise « la réalisation d’un climat relationnel paisible et serein » au sein de l’établissement (p.67). Un autre point majeur de l’effet de la médiation sur le fonctionnement des établissements, c’est la reconnaissance du conflit et surtout son institutionnalisation à travers le processus de médiation, ce qui représente une véritable révolution silencieuse tant le conflit est le plus souvent nié dans les établissements scolaires. Les auteurs relèvent aussi que la médiation permet la reconnaissance des élèves, comme des acteurs à part entière, en leur permettant de se réapproprier la gestion de leur action à travers, ce que les américains, appellent l’empowerment, un terme difficilement traduisible en français.

Avec le troisième chapitre ayant pour titre « une proposition de formation à la médiation », on rentre dans ce que j’appelle l’ingénierie de la médiation avec la présentation de la méthodologie et notamment les différentes phases, de la mise en place d’un projet de médiation dans un établissement scolaire. Il s’agit d’une présentation très pratique, illustrée par de nombreux outils utilisés par une des auteurs, Corinne Hue-Nonin, qui appartient à l’AROEVEN, dans la mise en place de projets de médiation dans l’académie de Rouen. La méthodologie présentée se décompose en 5 étapes avec pour chacune d’entre-elles l’insertion de fiches pratiques expliquant dans le détail le déroulement et le contenu de l’intervention pour la mise en place du projet.

La première étape consiste à « informer la communauté scolaire » et c’est une phase importante de ce processus d’ingénierie, car elle ne vise pas simplement à informer, mais surtout à obtenir l’adhésion de la communauté scolaire. Une des conditions de la faisabilité du projet, et la plus importante, est d’obtenir au préalable l’accord de la direction de l’établissement, puis vient ensuite l’adhésion au projet des adultes et plus précisément des enseignants. Cette double adhésion est nécessaire, car comme le soulignent les auteurs, « une trop forte résistance des adultes à la construction du projet entrave l’action des élèves et voue le dispositif à l’échec » (p.87). Sur un plan pratique, pour surmonter ces résistances et favoriser le développement d’une culture de la médiation, les auteurs proposent un « copilotage » du projet par une ou deux personnes de l’établissement et surtout une politique de communications auprès des enseignants mais aussi des parents d’élèves pour les informer régulièrement du déroulement du projet.

La seconde étape est centrée sur « la formation des adultes accompagnateurs » du projet, car les auteurs soulignent que la constitution « d’une équipe d’adultes motivés et volontaires sera indispensable pour assurer une formation de qualité des élèves et un bon accompagnement » (p.86). Le contenu de la formation porte sur « les représentations du rôle du médiateur », « les attitudes dans la médiation » et surtout « une simulation de médiation », c’est-à-dire un exercice pratique de médiation où les participants jouent le rôle de médiateurs afin d’appréhender toutes les phases du processus de médiation, les règles de communications verbales et non verbales… L’ouvrage comporte une série de fiches qui représentent autant d’outils de formation, comme par exemple, « Comment bien communiquer en médiation », « Exercices sur les attitudes dans la communication », mais aussi la « Charte des adultes accompagnateurs », le « Code de bonne conduite de l’élèves médiateurs »… La formation se termine par la phase d’ «opérationnalisation du dispositif, c’est-àdire la sensibilisation des élèves à la médiation dans les classes, l’appel à candidatures et la formation des élèves médiateurs.

Une fois les adultes formés, les auteurs proposent de passer à l’étape 3 qui consiste à « sensibiliser les élèves et recruter les élèves médiateurs ». La phase de sensibilisation à la notion de médiation des élèves se fait essentiellement sous la forme d’exercices pratiques de simulation de médiation visant à les faire travailler sur la notion de conflits, sur le rôle du médiateur, sur les différentes étapes du processus de médiation… Pour aider à la réalisation de cette étape, les auteurs donnent une série de fiches pratiques dont celle relative au recrutement des élèves médiateurs qui donne un nombre de critères de choix pour s’assurer des motivations, des qualités des candidats… mais aussi pour prendre en compte la diversité des élèves présents dans l’établissement. Et sans oublier de permettre à des « élèves en difficulté par rapport au travail scolaire ou en difficulté par rapport au respect de la discipline de devenir médiateur » (p.107), ce qui peut poser des problèmes, comme j’ai pu le constater dans mes propres expériences (1). Les auteurs proposent de limiter le recrutement à une douzaine de médiateurs pour favoriser un bon apprentissage de cette fonction lors de la formation.

Après le recrutement des candidats, on passe à l’étape 4 « former les élèves médiateurs », une formation qui se déroule sur 2 journées. La première est consacrée à un travail sur « les représentations du rôle de médiateur » et sur « les attitudes dans la communication » à partir de travaux de groupe et la deuxième porte sur des « simulations de médiation » pour acquérir, d’une manière pratique, les compétences nécessaires à la gestion d’un processus de médiation. Pour aider à la réalisation de cette formation, les auteurs donnent une série de fiches pratiques en distinguant les niveaux scolaires : collèges et lycées.

Un des intérêts de cet ouvrage, c’est l’incorporation d’une phase de « suivi du dispositif » qui en constitue l’étape 5 ce qui est assez rare, car il n’existe pratiquement pas de culture de l’évaluation en France, contrairement à d’autre pays comme ceux du monde anglo-saxon. Pour la réalisation de ce suivi, les auteurs donnent un certain nombre d’‘outils méthodologiques, comme des fiches d’évaluation quantitative et qualitative du dispositif. Le dernier chapitre est consacré à la présentation d’une expérimentation menée dans un collège, c’est-à-dire la mise en œuvre en 2006 des outils présentés dans l’ouvrage, dans un collège situé en zone semi-rurale de plus de 400 élèves et avec un effectif de 35 enseignants. Il s’agit d’une parfaite illustration de cette ingénierie de la médiation avec la présentation des différentes étapes de la mise en place du projet de médiation dans l’établissement. Le projet a démarré lors de l’année scolaire 2006-2007 avec 16 médiateurs formés et 8 autres l’année suivante et de 6 à 8 les autres années. Au cours de la première année, il y a eu 37 médiations et 50 en 2011-12, ce qui peut représenter un résultat encourageant, mais ce faible nombre démontre aussi que la médiation est loin de constituer un réflexe naturel en matière de gestion des conflits et que, malgré les actions de sensibilisation, elle demeure encore une contre-culture dans nos sociétés. En effet, l’évaluation du dispositif montre que c’est surtout la conseillère principale d’éducation qui renvoie les affaires en médiation et qu’un faible nombre d’élèves saisissent directement les médiateurs pour gérer leur conflit. L’analyse des résultats montre que ce sont les plus jeunes, c’est-à-dire ceux des classes 6èmes et dans une moindre mesure de 5èmes, qui sont les plus gros pourvoyeurs de médiations ce qui démontre l’intérêt de commencer cet apprentissage à la médiation au niveau du primaire pour que se développe une véritable culture de médiation.

Un autre enseignement de l’évaluation réside dans les résultats de la médiation avec la création d’une normativité reposant sur des catégories tirées, de ce que J. Habermas appelle le « monde vécu » et permettant une pacification des relations scolaires comme « ne plus se croiser », « s’ignorer », « ne plus se parler »… (p.160). Enfin, les auteurs soulignent l’intérêt de la médiation comme expérience personnelle pour les médiateurs, car « outre l’estime de soi qui s’en trouve améliorée, la médiation permet également de construire des compétences sociales et civiques, et offre aux élèves des moyens originaux de prendre des responsabilités dans la vie du collège. » (p.163). Au-delà des évaluations purement quantitatives sur le nombre d’affaires gérées par les élèves, ce sont ces résultats plus qualitatifs qui montrent que la médiation représente un véritable apprentissage à la citoyenneté et aux règles de la vie en commun qui font cruellement défaut dans nos sociétés actuelles.

Jean-Pierre Bonafé-Schmitt

(1)  Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, « La médiation scolaire par les élèves », ESF Editeur,
2000

Extrait de la lettre des médiations : lettre-des-mediations-numero-1v4

Suisse : Les 3 minutes de GENEVACCORD ADR n°18 Juin 2016


« Découvrez ce mois :

  • Les Journées Suisses de Médiation FSM-SDM : bilan d’un grand succès,
  • 18 juin 2016 : la Journée de la Médiation,
  • SWEET JUSTICE en tournée à Liège, Thionville et Lausanne,
  • Inauguration de la Fédération Genevoise MédiationS,
  • Ouverture d’un Organe de Médiation de la Police à Genève,
  • Guy A. Bottequin invité au Colloque de Cabourg le 1er juillet 2016,
  • Le 9e International Summer Academy de l’ICP,
  • Le spectacle SWEET JUSTICE en vente sur clé USB, » (Extrait de geneve-accord.com juin 2016)

 

En savoir plus sur http://geneve-accord.com/templates/newsletter_select.php?itemid=61&iframe=true&width=800&height=500

Rapport 2015 du médiateur de la SNCF


Bernard Cieutat est le médiaeur de la SNCF depuis 2006. © SNCF/Bertrand Jacquot

« Le médiateur de la SNCF, Bernard Cieutat, tire deux grands enseignements de son rapport 2015. Le premier porte sur l’augmentation du nombre de personnes qui ont fait appel au médiateur, 5984, soit une hausse de 8% par rapport à 2014.
L’autre enseignement vient du mode de saisine : 57% ont été réalisées via Internet (la barre des 60% a même été franchie sur la première moitié de 2016) contre 47% en 2014. Bernard Cieutat indique d’ailleurs que le site internet vient d’être amélioré « pour le rendre à la fois plus visible et plus simple ».

Celui-ci se félicite des résultats obtenus : les clients se disent satisfaits par ses avis dans 57% des cas (contre 52% en 2014), et leur satisfaction est même totale dans 30% des cas. 98,5% des saisines sont réalisées directement par les clients ; 1% par le défenseur des droits et ses délégués ; 0,5% par une association de consommateur.

En 2015, le délai moyen de traitement des dossiers est de 52 jours, inférieur au délai prescrit par le protocole de médiation en vigueur en 2015. 60 % des clients ont reçu un avis en moins de 2 mois (contre 53 % en 2014), 39 % en moins de 4 mois et 1 % en plus de 4 mois (dossiers nécessitant une enquête plus longue). » (Extrait de mobilicites.com du 23/06/2016)

En savoir plus sur http://www.mobilicites.com/011-5201-Le-mediateur-de-la-SNCF-a-enregistre-pres-de-6000-reclamations-en-2015.html

Québec : un outil pour se préparer à une médiation suite au dépôt d’une plainte aux normes du travail


 

« Le Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es (CANOS) a développé un nouvel outil pour soutenir les travailleurs ayant déposé une plainte aux normes du travail et désirant participer à une médiation avec leur employeur à la CNESST. Il s’agit du Guide de préparation à la médiation.

Le guide préparé en 2015, par Janie Cossette, une étudiante en relations industrielles à l’Université, est maintenant disponible en format pdf à toutes les personnes qui en feront la demande. Pour obtenir une copie du guide, il suffit d’adresser une demande par courriel à canos@canosmauricie.org, le guide est gratuit. » (Extrait de lhebdojournal.com du 25/06/2016)

En savoir plus sur http://www.lhebdojournal.com/Actualites/Societe/2016-06-25/article-4565598/Un-outil-pour-se-preparer-a-une-mediation-suite-au-depot-d%26rsquo%3Bune-plainte-aux-normes-du-travail/1

Publication du n°14- juin 2016 de la LA LETTRE DE LA FENAMEF


Au sommaire : Temps forts / Actualités / Vie de la Fédération / Vie des adhérents / À lire, à voir, à faire / Offres d’emploi et de stage 

« TEMPS FORTS

Mai 2016, la Fenamef sur les écrans et sur les ondes !

La Fenamef, représentée par sa Secrétaire générale Sophie Lassalle, était invitée, le 26 mai, sur le plateau de l’émission « Normandie Matin » de France 3 Normandie

La Fenamef et la médiation familiale sur France 3
Pour regarder la vidéo : www.fenamef.asso.fr rubrique « Médiation familiale / Actualités »

La Fenamef, représentée par son Président Pierre-Jean Blard, était invitée, le 2 juin, à participer à l’émission « Le téléphone sonne » de France Inter intitulée : « Divorcer sans juge, une bonne idée ? ». Pour réécouter l’émission : La Fenamef sur France Inter » (Extrait de fenamef.asso.fr du 17/06/2016)

Pour en savoir plus http://www.fenamef.asso.fr/

Publication du N° 49 de Flash Info Médiation (juin 2016)


Je vous annonce la publication du N° 49 de Flash Info Médiation (juin 2016)  réalisé par Serge ROY et qui contient de nombreuses informations sur la médiation.

FLASH INFO MEDIATION (et autres modes amiables)
– No 49 – Juin 2016

« 2/ Formations universitaires (par ordre alphabétique des villes)DU de Médiation et Négociation à Aix-Marseille « Droit et pratique de la médiation et de la négociation en matière commerciale, économique et sociale ». C’est un DESU de 200h sous la direction de Catherine Poli et Alexis Albarian.

DU Formation aux fonctions de médiateur : à Béziers DU en formation continue à l’Université Paul-Valéry de Béziers. Responsable : Anne-Valérie Mazoyer. Date limite d’envoi des dossiers de candidature : vendredi 27 mai 2016.

Master 2 « Modes alternatifs de règlement des conflits » : octobre 2016 à Bordeaux Ouverture d’un Master 2 en formation continue à l’Université de Bordeaux en octobre 2016.

DU Médiation de l’Ecole de Droit- UDA à Clermont – Ferrand http://droit.u-clermont1.fr/mediation.html

DU Médiation et Règlement des conflits à La Rochelle 3ème promotion lancée à La Rochelle pour ce DU créé en 2014 par l’Université de La Rochelle en partenariat avec la Maison de la Communication. Ouvert à tous professionnels souhaitant s’appuyer sur la médiation dans leur activité professionnelle et suivre une formation pratique à la communication et à la médiation.

DU Médiation de la Faculté de Droit de l’Université Lyon 2 à Lyon Module 1 : Initiation 56h, module 2 : Approfondissement 48h, module 3 Spécialisation 48h. http://fdsp.univ-lyon2.fr/du-mediation-595932.kjsp?RH=1397193534368

Master 2 Médiation de l’Université Lyon 2 à Lyon http://www.univ-lyon2.fr/master-2-mediation-264027.kjsp

Certificat de compétence : Les pratiques de médiation : à Montpellier Formation initiale du CNAM de Montpellier : 4 jours par mois à partir de février, modules 1 puis 2-3. http://www.cnam-lr.fr/bin/download/formation/pole-sante/CNAM_PlaquetteMediation_2013_WEB.pdf

DU Médiation en santé à Montpellier Créé par le Centre Européen d’Etudes et de Recherche en Droit et Santé (CEERDS) de la Faculté de Droit et de Science politique, en partenariat avec le Défenseur des Droits et le CHRU de Montpellier. http://www.droitetsante.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=119&Itemid=146

Certificat de spécialisation à la médiation : à Nantes Formation initiale du CNAM- Pays de la Loire, sur 6 modules de 3 jours. http://www.cnam-paysdelaloire.fr/negociation-mediation-et-transaction-cs33p-1–942.kjsp

DU de médiation et négociation à Nimes / Aix-en-Provence L’Institut des Hautes Etudes en Médiation et en Négociation (IHEMN) et l’Université de Nîmes organisent en partenariat une formation à la médiation, la négociation et la procédure participative. La prochaine session débutera à Aix en novembre 2016.

DEMF de Médiation Familiale à Paris/Nanterre Diplôme d’État de Médiateur Familial de l’Université Paris 10, en partenariat avec APME Formation.
FLASH INFO MEDIATION No 49 JUIN 2016

DU de médiation de l’Université Paris II – Assas : à Paris http://cfp.u-paris2.fr/36163832/0/fiche___formation/&RH=ACCUEIL_FR
Certificat du CNAM « Pratiques de médiation » : à Paris Formation initiale du CNAM Paris, 360h. Inscriptions : mwandasj@cnam.fr Tel 01 58 80 86 62. http://cnam-developpement.cnam.fr/management-gestion/pratiques-de-mediation-coaching/certificat-decompetence-pratiques-de-mediation-249634.kjsp?RH=1366183913272

DU1 de Médiation de l’IFOMENE à Paris 40h sur 4 week-ends : cours les vendredi 17h-20h + ateliers pratique les samedi 10h-18h + mini-mémoire.

DU2 de Médiation de l’IFOMENE à Paris Formation de 100 heures sur 10 week-ends, avec des options spécialisées.

Master 2 Communication et Médiation d’Entreprise à Paris Formation de l’Ifomene, pour le titre de Consultant en communication de crise et médiation.

Certificat Gestion de conflits & médiation en entreprise à Paris Formation en partenariat entre l’ICP/Ifomene et l’Université Paris-Dauphine.

Diplôme d’état de médiateur familial à Paris Formation de l’Ifomene sur 18 mois (une semaine par mois).

DU Gestion et résolution de conflits (négociation, médiation) : à Paris DU de l’Université Paris Descartes : 150 h en 12 séminaires de 2 jours (vendredi et samedi) http://www.scfc.parisdescartes.fr/index.php/descartes/formations/psychologie/du-gestion-et-resolution-de-conflits-negociation-mediation

DU Modes amiables de résolution des différends : octobre 2016 à Pau DU de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour : 211h = 161 h sur 9 mois (vendredi et samedi) + mémoire 50h. Trois options à choisir parmi 5. Inscriptions jusqu’à septembre pour la session octobre 2016 – juin 2017.

DU Médiation : à Toulouse http://www.ut-capitole.fr/formations/se-former-autrement/formation-continue/diplome-d-universite-de-mediation-droit-et-pratiques-de-lamediation-en-matiere-civile-commerciale-et-sociale-formation-continue–304291.kjsp

DU Médiation & gestion des conflits : à Tours http://formation-continue.univ-tours.fr/offre-de-formation/mediation-et-gestion-des-conflits-du–223830.kjsp » (Extrait du N° 49 de Flash Info Médiation)

Pour consulter l’intégralité du N° 49 de Flash Info Médiation :

http://www.medias-mediations.fr/flash-info-médiation ;

https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=22

 

 

 

 

 

Québec : « La médiation familiale met les femmes victimes de violence conjugale en danger » par Simon Lapierre et Isabelle Côté


Isabelle Côté HeadshotSimon Lapierre Headshot

« La Journée québécoise de la médiation familiale vise à «sensibiliser la population à la médiation familiale et à l’informer des bienfaits de l’utilisation de ce mode amiable de résolution des conflits» (Justice Québec).

Nous nous interrogeons sur la pertinence et la nécessité d’une telle journée, considérant que la médiation familiale est maintenant devenue une pratique incontournable, obligatoire. Il semble néanmoins important de souligner, en cette journée, que cette pratique présente aussi certains dangers, notamment pour les femmes victimes de violence conjugale. Ces dangers sont généralement passés sous silence…

Un contexte qui n’est pas sécuritaire

Pour les femmes qui vivent dans un contexte de violence conjugale, la rupture est une période où il y a un risque accru de violence sévère et d’homicides. Durant cette période, les agresseurs peuvent continuer d’avoir recours au harcèlement et aux menaces pour maintenir leur contrôle et leur pouvoir sur leur ex-conjointe. De plus, les femmes qui ont vécu dans un climat de peur et de terreur pendant plusieurs années peuvent avoir compris qu’il est préférable d’éviter de contredire ou de contrarier leur conjoint, qu’il faut acquiescer à toutes ses demandes.

De toute évidence, la médiation familiale ne peut pas être un espace sécuritaire pour ces femmes, qui se retrouvent dans une position où elles ne peuvent exprimer librement leur point de vue. En effet, les inégalités de pouvoir et la domination que ces hommes exercent sur leur conjointe rendent impossibles la notion de consentement libre, la communication ouverte, la transparence, etc.

Plusieurs médiateurs se disent conscients de cette problématique et affirment prendre les précautions nécessaires pour ne pas mettre les femmes en danger, mais cela n’est malheureusement pas suffisant pour nous rassurer… » (Extrait de quebec.huffingtonpost.ca du 03/02/2016)

En savoir plus http://quebec.huffingtonpost.ca/simon-lapierre/mediation-familiale_b_9142810.html

Suisse : GENEVACCORD ADR n°17 Avril 2016


« Découvrez ce mois :

  • « La médiation, un art qui s’apprend » par GENEVACCORD ADR et la HEPL,
  • La Présidente de l’ANM décorée de la Légion d’Honneur,
  • La 11ème Fête de la Médiation,
  • Un article sur la médiation en Suisse dans la Tribune de Genève,
  • MasterClass par l’IMEF et l’OMA,
  • L’événement « Thionville fait son cinéma« ,
  • Le spectacle SWEET JUSTICE en vente sur clé USB,
  • L’écho poétique du mois. (Extrait de genevaccord.com )

En savoir plus sur http://genevaccord.com/fr/newsletter?utm_source=Newsletter&utm_medium=Email&utm_content=FR&utm_campaign=LES+3+MINUTES+DE+GENEVACCORD+ADR+-+N%C2%B017

1er numéro de « la lettre des médiations » – revue électronique de langue française


lettre-des-mediations-numero-1v4-page-001Lettre des médiation à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/coreWeb/docReader/myReader.php?fID=refBibliography_ID-51_No-01.pdf

Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du premier numéro de la lettre des médiations consacré à la médiation scolaire : Cette « lettre des médiations » est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique et la Suisse.

Si vous voulez la consulter et donner votre avis suivre le lien………….http://www.calameo.com/read/0045967062de1627b5319?authid=7VH3k7JE5mCO

Si vous désirez la télécharger suivre le lien………https://www.observatoiredesmediations.org/coreWeb/docReader/myReader.php?fID=refBibliography_ID-51_No-01.pdf

Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et nous cherchons des correspondants d’autres pays.

Si vous êtes intéressés merci de nous contacter à letmed@numericable.fr

Fondateurs de la lettre des médiations : Jean-Pierre BONAFE-SCHMITT, Sheila GUYOT-SUTHERLAND, Christiane WICKY, Denis PICON, Jean-Louis RIVAUX.

Publication : FLASH INFO MEDIATION N° 48, Avril 2016


« Cette lettre électronique mensuelle a été créée et est rédigée par Alain ROY, qui est seul responsable des informations qu’elle contient.  Son but est d’apporter en temps utile les nouvelles « périssables » du monde de la médiation à tous les médiateurs qui le souhaitent.  » (Extrait de Flash Info Médiation n°48)

Publication à consulter sur http://www.medias-mediations.fr/l-actualité-de-la-médiation/flash-info-médiation/

FASO :le rapport 2014 du médiateur du Faso remis au Conseil constitutionnel