Publication du Numéro 2 de la Lettre des Médiations : Les médiations sociales


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Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du deuxième numéro de la lettre des médiations consacré à la médiation sociale : Cette « lettre des médiations » est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés merci de nous contacter à letmed@numericable.fr

Le comité de rédaction

Lettre des Médiations N° 2 sur les médiations sociales à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-40_No-01.pdf

Lettre des Médiations N° 1 sur les médiation scolairesà télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/coreWeb/docReader/myReader.php?fID=refBibliography_ID-51_No-01.pdf

Si vous voulez la consulter la lettre N 1 suivre le lien http://fr.calameo.com/read/0045967064326a9c06a7?authid=q0vpJNw5RCDP

Livre : BRET Jean-Marc, La médiation. Un mode innovant de gestion des risques psychosociaux, Médias et Médiations, 2016, 144p.


BRET J-M, La médiation. Un mode innovant de gestion des risques psychosociaux, Médias et Médiations, 2016, 144p.

C’est le second ouvrage publié par Jean-Marc Bret chez l’éditeur Médias et Médiations, le premier s’intitulait « Le processus juridique de la médiation » et avait été publié en 2014. Ce sont des ouvrages courts à l’image de la collection des « Que sais-je » publiés par les PUF et qui font le point sur une question d’une manière pédagogique. Son dernier ouvrage porte sur le thème de la médiation et des risques psycho-sociaux, et il est écrit dans un langage clair et avec une approche axée sur la pratique avec l’insertion de cas de médiations, de textes juridiques, d’adresses d’organisation de médiateurs… La publication de ce type d’ouvrage est un bon choix de la part des éditions Médias et Médiations, car ils permettent une diffusion de l’idée de médiation auprès d’un plus large public que celui des médiateurs. De plus, la création récente de cette maison d’édition marque aussi d’une manière symbolique l’autonomisation de plus en grande de la médiation parmi les autres modes de gestion des conflits ; elle est aussi un pari sur le développement d’un marché autour de la littérature liée à la médiation qui ne se limite pas seulement aux seuls médiateurs.

Pour revenir à l’ouvrage de J-M Bret, il porte sur une question d’actualité celle des risques psychosociaux (Rps) et plus largement de la souffrance au travail qui suscite de nombreux commentaires ou réactions, comme celles sur le harcèlement moral, sexuel, le stress… L’intérêt de l’opuscule de J-M Bret, c’est qu’au-delà de l’analyse de ce phénomène, il propose des solutions, à travers la médiation, non seulement pour gérer ces risques psychosociaux mais aussi pour les prévenir. En effet, J-M Bret est médiateur, mais aussi avocat, ce qui donne une certaine tonalité à ses ouvrages, car on retrouve son « habitus juridique » dans l’analyse du phénomène de la médiation. Cette double compétence de médiateur et de juriste se révèle particulièrement judicieuse dans des domaines très techniques, comme celui du droit du travail, pour rendre compréhensibles par tous, l’ensemble des textes à la fois européen ou nationaux qui enserrent le cadre juridique des Rps (p.35).

Dans une première partie, intitulée « Les risques psychosociaux : de quoi parle-t-on » J-M Bret rappelle que l’utilisation de la terminologie même de risques psychosociaux est relativement récente et elle est aussi assez floue, car il n’y a pas de définition unique de ceux-ci. A l’instar d’autres auteurs, il considère qu’ils recouvrent « des risques professionnels qui portent atteinte à l’intégrité physique et psychique des salariés » (p.23). Ils se déclineraient le plus souvent en « stress au travail, harcèlement moral, incivilités, agressions physiques ou verbales et violence, sentiment de mal être au travail et souffrance au travail, burn out » (p.23). Ce flou dans la définition de ces risques explique qu’il existe une multiplicité de textes aussi bien européens, comme la directive européenne du 12/06/1989 sur l’amélioration de la sécurité et de la santé des salariés, que nationaux comme l’accord national interprofessionnel du 2/07/2008 sur le stress au travail.  En effet, le médiateur, même si ce n’est pas un professionnel du droit, se doit de les connaître, pour gérer le processus de médiation et de les prendre en compte dans la rédaction du contenu de l’accord de médiation.

C’est la deuxième partie ayant pour titre « La médiation, un dispositif innovant de gestion des conflits » qui m’a le plus intéressé, car elle démontre, non seulement, l’intérêt de la médiation dans la gestion de ces Rps dans les entreprises, mais elle constitue aussi une excellente illustration de ce que j’appelle « l’ingénierie de médiation, c’est-à-dire la mise en place de dispositifs de médiation dans les entreprises. C’est le cas notamment du chapitre intitulé « La médiation : un dispositif simple et rapide à mettre en œuvre » (p.70), car l’auteur souligne, par exemple que « l’entreprise qui a pris soin de sensibiliser, voire de former ses équipes à la médiation et travaille régulièrement avec des médiateurs, peut mettre en place le processus sans délai.» (p.72). Il en est de même du chapitre suivant, un peu plus technique, sur « l’obligation de sécurité, obligation de résultat ou obligation de moyens renforcée » (p.90). En effet, la connaissance de ces textes et leur interprétation, par les tribunaux s’imposent à tous ceux qui s’intéressent à l’ingénierie de la médiation. Ces « ingénieurs » ou « consultants » en médiation pourraient utiliser ces textes, qui fixent aux employeurs une obligation de garantir la sécurité au travail de ses salariés, comme un argumentaire pour promouvoir la mise en place de dispositif de médiation.

Enfin, J-P Bret, dans une dernière partie, propose une « modélisation des médiations liées à la souffrance au travail » en partant du modèle proposé par Thomas Fiutak (p.98). Tout en reconnaissant cet effort de modélisation, on peut regretter cet engouement de nombreux auteurs, autour des modèles, issus de ce que l’on appelle la « négociation raisonnée » de l’université de Harvard.  Il est un fait que l’ouvrage d’Ury et Fisher « Getting to yes » publié en 1981, a longtemps constitué la Bible de tous les médiateurs. Mais, ces modèles reposent sur un postulat, celui de l’existence d’acteurs rationnels animés par des logiques reposant sur des notions d’intérêts ou de besoins et que le rôle du médiateur serait de les faire émerger pour amener les médiés à trouver un éventuel accord. Il est vrai que la « roue » de Fiutak ou celle d’Ury et Fisher, représentent des modèles séduisants pour mener une médiation et une négociation, mais depuis cette date, d’autres modèles comme celui de l’approche « transformative » ou encore « narrative ont illustré la complexité du phénomène de la médiation qui ne peut se réduire au slogan du « win win ».

Cette critique ne doit pas occulter l’intérêt de lire cet ouvrage qui est un véritable guide pratique pour tous les professionnels, des médiateurs aux responsables RH, qui s’intéressent à la question des Rps.

Jean-Pierre Bonafe-Schmitt

 

Publication : « Média-Lyon » La « newsletter » de la Médiation à Lyon N° 3 Octobre 2016


Alagy Bret - Avocat en médiation et conciliateur de justice Lyon

« AGENDA
 Matinales de la Médiation : lundi 17 Octobre 2016, de 09h30 à 11h00, Hôtel Sofitel Lyon Bellecour. (attention horaire différent de l’horaire habituel : début 09h30 au lieu de 08h30)
Pour la troisième année consécutive, Jean-Marc BRET, Avocat et Médiateur, Tribune de Lyon et le Groupe ALDES vous proposent les Matinales de la Médiation.
Expert Invité : Pierre PELOUZET, Médiateur des entreprises (BERCY)
Thème de l’intervention : « La médiation : pour recréer de la confiance entre les acteurs de l’économie ».
Pour toute information : Jean-Marc BRET – 04.78.42.42.21 – avocats@alagybret.com

 Journée de la Médiation à Lyon : 20.10.2016 à 16h00 locaux Crédit Agricole Place Bellecour
A l’occasion de la journée nationale de la médiation, la Chambre Nationale des Praticiens de
la Médiation (CNPM) organise un colloque sur le thème : « La médiation : sa place dans le
droit positif »
Pour toute information Céline DOUCHE – CNPM – 04 77 49 45 89

 Réunion Délégation Auvergne Rhône Alpes de l’ANM : 21 Octobre 2016, 14h, à l’Institut des Sciences de la Famille 10 Place des Archives, 69002 Lyon Attention une erreur de date figurait dans le Média Lyon de Juillet où une inversion avait été commise entre la réunion des présidents et celle de la délégation Auvergne Rhône Alpes de l’ANM
Pour toute information : Jacques REVOL – 06.85.52.13.88 – revoljb@wanadoo.fr

 Colloque sur la Médiation à Chambéry : Vendredi 21 Octobre 2016, de 09h00 à 17h00. Organisé par la Cour d’Appel de Chambery
Salle Coeur de MERANDE, 6 avenue du Docteur Desfrançois, 73000 CHAMBÉRY. Pour toute information : Jean-Marc BRET – 04.78.42.42.21 – avocats@alagybret.com

 Grand Café de la Médiation : 03 Novembre 2016, de 17h30 à 21h00, Université Lyon II, 69007 Lyon 2 Rue de l’Université
Thème : La place de la médiation dans le processus judiciaire : quelles pratiques et quelles attentes ? échanges, débats et élaboration.
Pour les Avocats, Magistrats, Médiateurs, Greffiers, Étudiants, et tout autre acteur de la vie sociale ou économique.
Organisé par Médiation du Rhône (en relation avec les différentes structures de médiation à Lyon) et la Faculté de Droit de Lyon 2
Des tables rondes magistrats-avocats-médiateurs sur les thèmes
• Quand et comment orienter un dossier en médiation ?
• Le choix du médiateur
• La conciliation et la médiation
Pour toute information :
Gaëlle WALKER Tél : 06 76 60 61 29
Marine MARTINET tél : 06 59 53 17 45 (Extrait de mediation.alagybret.com)

En savoir plus sur http://mediation.alagybret.com/details-mediation+les+faits+marquants+a+lyon-2183.html

article : « Lorsque le coaching rejoint la médiation » par Stephane Seiracq


L'Officiel de la Médiation

« Dans un précédent billet (ici officiel de la médiation) j’évoquais les différences entre ces deux métiers que sont le coaching et la médiation.

Beaucoup de coachs aujourd’hui se déclarent médiateur pour peu qu’ils aient eu à traiter quelques conflits, comme hier des consultants se déclaraient coach pour peu qu’ils aient eu à accompagner des clients dans un changement.

Pourtant nous parlons bien de métiers de l’accompagnement dans les deux cas mais avec une finalité  et des processus différents. La caractérisation des différences n’est donc pas aisée pour tout le monde. D’autant qu’il existe un moment où le coaching rejoint la posture du médiateur. C’est le moment de la réunion tripartite.

Cette réunion existe lors d’un coaching dans la mesure où le coach est en relation avec deux clients. Lorsque celui qui paie la prestation est distinct de celui qui profite de l’accompagnement.

C’est le cas notamment en coaching d’entreprise où le dirigeant ou le RH commande un coaching pour un de ses salariés, le cas le plus courant. Mais c’est aussi le cas lorsqu’un parent demande l’accompagnement de son adolescent ou jeune adulte. C’est en fait le cas chaque fois qu’un tiers vient inviter,  ou enjoindre une personne à se faire accompagner par un coach, et qu’il a lui-même un intérêt propre à ce que cette personne produise un changement. C’est ce que nous nommons le coaching prescrit.

Dans ce cas là le coach va devoir composer avec des regards différents, des opinions différentes sur les raisons, la finalité  et le contenu de l’accompagnement.

Et c’est lors de la réunion tripartite que le coaching va flirter avec la médiation.

En effet, le coach aura comme objectif non plus de faire réfléchir une mais deux parties dans un même espace temps pour qu’ils trouvent par eux même un accord sur l’orientation du coaching, les objectifs et les moyens de mesure. Sans cela la mission peut s’avérer périlleuse et les résultats pas à la hauteur ni des attendus du prescripteur ni  de la personne accompagnée.

Il y a donc ici une posture différente de l’accompagnement type coaching qui a lieu au cours d’entretiens confidentiels entre un professionnel et son client. » (Extrait de officieldelamediation.fr du 3/10/2016)

En savoir plus sur http://www.officieldelamediation.fr/2016/10/03/lorsque-le-coaching-rejoint-la-mediation/

Publication de La Voix des PIMMS N° 99 – Septembre 2016


 

 

article : « Les drôles de « médiations » du médiateur de Radio France » par Sarah Bourdaire publié dans ACRIMED


Les drôles de « médiations » du médiateur de Radio France

« Pour prendre en compte les réactions de leurs lecteurs, spectateurs et auditeurs, nombre de médias mettent en place divers canaux d’expression, parmi lesquels « le médiateur ». Comme son nom l’indique, celui-ci est censé recueillir en toute impartialité les réactions et critiques du public, solliciter les explications des journalistes et in fine instaurer un (semblant de) dialogue avec les rédactions.

Sur les antennes de Radio France, on compte ainsi pas moins de trois « Rendez-vous » avec le médiateur, Bruno Denaes, qui intervient chaque semaine sur France Info, tous les 15 jours sur France Culture, et une fois par mois sur France Inter. Un médiateur qui semble donc particulièrement sollicité – ce qui se conçoit aisément sur le service public –, mais qui semble parfois avoir une curieuse conception de sa mission.

À de multiples reprises ces derniers mois, et sur les sujets les plus divers (compteurs électriques Linky, mobilisations contre la loi travail, terrorisme, Brexit), Bruno Denaes s’est livré à une critique en règle des auditeurs eux-mêmes, évacuant de ce fait toute critique à l’égard du travail des journalistes [1].

1. Haro sur les auditeurs « irrationnels » et « complotistes »

Sur le site de Radio France, c’est en ces termes que le rôle du médiateur est résumé : « Le poste de médiateur a été créé pour offrir aux auditeurs/internautes de Radio France la possibilité de se référer à une instance impartiale ».

Une impartialité que les auditeurs de France Inter ont pu apprécier dans le « rendez-vous » du 22 avril, finement intitulée « Linky le compteur qui rend fou »… La présentation de l’émission sur le site de France interrésume bien l’état d’esprit du médiateur et des journalistes présents :

Une présentation dont l’impartialité saute aux yeux et que Bruno Denaes reprendra mot pour mot à l’antenne :

– Sonia Devillers (s’adressant au médiateur) : « Vous vouliez pour commencer interroger Bruno Duvic avec les questions de Mélanie. »
– Bruno Denaes : « Exactement, Mélanie et puis quelques autres militants qu’on peut considérer peut-être un peu aveuglés par leur combat, qui demandent : “Comment… combien avez-vous été payé par ERDF pour faire votre émission et la promo de ce compteur ?” »

Après avoir sélectionné et mis en exergue les critiques outrancières de quelques auditeurs, les journalistes, encouragées sur cette voie par le médiateur, ramènent celles des autres à des peurs irrationnelles ou à du complotisme. Ce sont d’abord les réseaux sociaux, et singulièrement Youtube, qui sont mis en cause :

– Sonia Devillers : « Alors pour que tout le monde comprenne bien, il faut aussi savoir que derrière il y a les réseaux sociaux, qu’il y a le web, que ce sujet est devenu extrêmement épineux et qu’il y a d’autres relais d’influence que les journalistes, que les médias traditionnels, je vous propose d’écouter une youtubeuse très, très regardée. »
– Extrait sonore de la vidéo (voix de femme en pleurs) : « L’obligation a été votée d’installer pour tout le monde des compteurs Linky et il y a des gens qui essayent de prévenir que c’est hyper dangereux, ils le savent depuis le début ceux qui ont déployé tout ça. On est face à un crime contre l’humanité ».
– Sonia Devillers : « Alors, il faut bien qu’on vous précise que ceci n’est pas un sketch, ce n’est pas un numéro d’humoriste sur Youtube. Bruno Denaes, vous vouliez interroger à ce sujet Anne Brunel. »
– Bruno Denaes : « Exactement, c’est d’ailleurs Anne Brunel qui l’a découverte en quelque sorte sur Youtube. Qui est cette personne, c’est une spécialiste de Linky ? »

À ce moment de l’émission, on ne sait trop pourquoi la journaliste choisit de présenter une vidéo (outrancière) vue moins de 40 000 fois, comme l’inspiratrice des auditeurs ayant interpellé la rédaction de France inter… Puis Anne Brunel explique peu ou prou qu’elle a débusqué un complot d’auditeurs complotistes :

– Sonia Devillers : « Et des complotistes il y en a derrière ces réactions sur Linky ? »
– Anne Brunel : « […] Il y a des gens qui sont, je dirais, imprégnés d’un discours complotiste, c’est-à-dire convaincus qu’il y a quelque part, dans la société, au-dessus de ce qu’on appelle « le peuple », donc le grand public, un certain nombre de forces maléfiques, dont les médias, disent-ils, « mainstream » je dirais, les grands médias grand public, mais aussi les grandes institutions mais aussi l’élite dirigeante des pays sont donc l’incarnation de ces pouvoirs maléfiques. Et les personnes qui sont en but à l’institution, les personnes qui craignent les grands forces commerciales par exemple, « Big Pharma », les grands labos pharmaceutiques, donc tous les gens qui vont être très craintifs vis à vis des médicaments, vis-à-vis de l’obligation vaccinale, vis-à-vis de la médecine classique, chimique, vont avoir cette tendance à s’imprégner d’un discours de nature complotiste parce que ça va recouper leurs propres inquiétudes. »

Après une telle série d’amalgames et de généralités, on reste coi, mais pas Bruno Denaes qui estime visiblement sa mission de médiation accomplie et préfère analyser, sans doute en sa qualité d’expert ès « gens », cette tendance généralisée au complotisme : « Se faire peur, on a l’impression que les gens adorent ça ». Oui, car « les gens », renchérit Anne Brunel,« adorent trouver des réponses qui correspondent à ce qui les convainc déjà ».

Quoi que l’on pense de la cause et des arguments des opposants au compteur Linky et des protestations qu’ils ont émises à la suite des émissions de France Inter, on peut se demander si c’est bien le rôle d’un médiateur, qui devrait être un facilitateur de dialogue, d’exposer de la sorte ses parti-pris en faveur du travail de ses collègues, et surtout de disqualifier en bloc et par tous les moyens, voire de tourner en ridicule les auditeurs qui s’adressent à lui.

Une manière de procéder d’autant plus contestable que Bruno Denaes semble coutumier du fait, puisqu’il récidive dès lors que les interpellations se font un peu trop critiques à son goût. » (Extrait de acrimed.org du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://www.acrimed.org/Les-droles-de-mediations-du-mediateur-de-Radio

Publication du N°50 de Flash Info Médiation (août 2016)


Flash Info Médiation

Je vous annonce la publication N°50 de Flash Info Médiation (Août 2016) d’Alain Roy qui est une mine de renseignements pour tous ceux qui s’intéressent à la médiation. Je vous conseille de vous abonner en écrivant à roy.al@wanadoo.fr 

« Le théâtre de la médiation. En ces temps de festivals d’été, tout nous pousse à regarder la médiation comme un théâtre. Après Sweet Justice à Genève, Paris, puis Thionville, « La médiation de Chloé Lambert » a ravi le public parisien. Jacqueline Morineau avait depuis longtemps sa tragédie grecque. Adeline avait son Médiation Studio, qui se transforme en galerie de portraits. Le théâtre-forum, cher à Jacques Salzer, puis récemment à Jean-Marc Bret, et qui prend des formes de médiation collective en Sicile, était à la Fête de la médiation de l’Ifomene, qui propose aussi « Médiation en Acte » et « Médiation en Scène ». Certains parlent d’ailleurs de médi-acteurs et dans les formations on appelle les mises en situation des jeux de rôles. Plus qu’une arène, ce serait une scène ? (d’un théâtre très privé) Un théâtre d’improvisation dont le médiateur serait le metteur en scène. Isabelle Jaoul a fait sa thèse au CNAM sur la neutralité de ce metteur en scène. Sur scène comme en médiation, c’est l’instant présent seul qui compte et qui crée l’énergie de l’échange. Alors, même si la médiation préventive évite les coups de théâtre dans le déroulement des projets, médiation et théâtre partagent le goût de l’énergie vitale ! —————————— N’oubliez pas : forum ouvert ‘Médiation 21’ le 15 sept » (Extrait du N°50 de Flash Info Médiation)

A consulter sur http://www.medias-mediations.fr/actualités/flash-info-médiation/

 

Rapport : « Study for an evaluation and implementation of Directive 2008/52/EC – the ‘Mediation Directive’ », European Commission, Directorate-General for Justice, 2013, 87 p.


European Commission logo

Un rapport intéressant car il porte sur une première évaluation de la mise en ouvre de la Directive européenne de 2008. Il est anglais mais un résumé en français est disponible et je vous en donne un extrait :

« Cette étude a été élaborée sur la base de recherches documentées et de consultations avec les acteurs concernés au niveau européen (voir Annexes I et II de ce rapport). En outre, 28 rapporteurs nationaux ont contribué à ce travail par le biais de recherches et de consultations avec les parties concernées au niveau national. Jusqu’à cinq entités par État membre ont été consultées, dont les Ministères de la Justice, ainsi que des médiateurs, formateurs de médiateurs, parties à des médiations et des juges. Dans la mesure du possible, ce rapport fournit des exemples basés sur des données quantitatives afin d’illustrer les idées présentées. Cette évaluation de la mise en œuvre de la Directive s’est faite sur la base d’indicateurs précis (pertinence, cohérence et complémentarité, efficacité, efficience et utilité) définis par le Secrétariat Général de la Commission européenne. »

Rapport à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=37&Op=rU

Article : « La médiation et ses humbles tisserands du dialogue » par Michèle Guillaume-Hofnung


Michèle Guillaume-Hofnung Headshot

« Face aux terribles évènements que nous vivons, la mobilisation de tous les moyens propres à rétablir le dialogue est d’une extrême urgence. Il s’agit de ne pas subir l’avenir mais de le créer. Les moyens classiques de l’Etat régalien tels que l’arsenal juridique, judiciaire, le renseignement, la police, l’armée restent évidemment indispensables.La médiation se place à un autre niveau car, issue du peuple elle ne se soucie pas des querelles électoralistes subalternes.

Qu’est ce que la médiation ?

C’est une « subversion positive » qui trouve son origine dans le peuple. Alors qu’aujourd’hui les pouvoirs publics, sous l’emprise intellectuelle anglo-saxonne, la réduisent à une formule chimique de désengorgement des contentieux ou des réclamations, et labellisent ses contrefaçons tant dans les textes français qu’européens, il faut renouer avec son potentiel civique d’origine .

La médiation contemporaine a surgi de la société civile dans les années 80. Nouvelle liberté publique elle a été portée par des pionniers issus du monde associatif, (Droits de l’Homme et Solidarité (DHS) ou Femmes inter associations, Inter services Migrants (FIA-ISM) etc.). Très tôt ces pionniers se sont formés, se sont dotés d’une déontologie spécifique pour faire « brèche » dans les murs d’incompréhension et établir des passerelles entre les membres d’une société déjà menacée de fracturations à risques.

La médiation : Une maieutique

La médiation est un processus de communication éthique qui repose sur la liberté et la responsabilité des personnes, avec pour fonctions premières de créer ou recréer le lien social. Sa nature n’est ni judiciaire, ni arbitrale.Son processus est proche de la « maïeutique », accouchement de soi dans le dialogue avec l’autre.

Le médiateur est un tiers totalement extérieur au système que forment, volontairement ou involontairement, les participants. Cette extériorité doit garantir son impartialité. Il ne témoigne ni sympathie, ni antipathie aux participants. Il alterne au fil de l’écoute les séquences d’empathies successives. En utilisant les mots de chacun, il aide les participants à envisager le monde avec les yeux de l’autre. Il doit aussi savoir rester neutre, c’est à dire exempt de tout pouvoir, direct ou induit, pour favoriser l’émergence de la solution entre les partenaires.

La médiation opère son travail très en amont des conflits. En créant ou recréant le lien social elle les prévient souvent. Quand elle sert à les régler elle le fait par une pédagogie de la relation à l’autre. D’où son urgence dans la situation actuelle.

L’impérieuse nécessité de la médiation

Nous sommes tous concernés par la dégradation du tissu social et nous sommes tous concernés par sa réparation. Le « vivre ensemble » se tisse et hélas se détisse d’abord entre les individus. L’unité nationale ne se décrète pas elle se tisse humblement quotidiennement, patiemment, continûment, horizontalement.

Il nous revient à nous médiateurs, humbles tisserands du dialogue de nous mobiliser. L’aggravation de la fracture sociale pourrait se transformer en guerre civile, ce que souhaitent nos ennemis.

Un peuple retrouve la confiance s’il trouve en lui le moyen d’agir. La médiation vecteur de résilience inter individuelle et collective lui donne cette possibilité.

Il serait bien arrogant de présenter la médiation comme « la » solution, permettant à coup sûr de nous prémunir des passages à l’acte d’ « Erostrates », manipulés ou dégoupillés.

Le tueur de Nice en « fonçant dans le tas », a unis des victimes de toutes origines ou religions dans un destin tragique. A cette communauté de destin, subie, dessinée par la violence d’un soir, il faut répondre par le désir d’ acquérir un destin commun durable et d’écarter la surinfection de la haine.

La médiation est consubstantielle aux valeurs de la République : Liberté, égalité, fraternité :

Liberté : La médiation ne peut réussir que si la participation au processus est libre. « Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté » enseignait Alain. La médiation aussi ressortit de la volonté. Un premier « accouchement » libère la parole, même véhémente vis-à-vis d’autrui. Dans un deuxième temps le processus accouche d’une solution pour vivre ensemble ou régler le conflit. Par la seule pertinence de ses questions le médiateur libère les partenaires des incompréhensions qui les ligotaient, entravaient leur confiance et leur créativité

Egalité : Le processus fonctionne de manière totalement horizontale. Toute la puissance de la médiation réside dans l’absence de pouvoir du médiateur. Il ne donne ni conseil ni avis, il ne rend pas de décision. Formé à respecter la liberté des participants, il les grandit, ce qui est la définition même de l’autorité. Il ne la tient que de la libre reconnaissance des participants. Ceux-ci vont, le temps de la médiation construire ensemble une issue  » par le haut. »

Fraternité : L’altérité a constitué le moteur des pionniers.  » La Charte de l’Autre » élaborée par Jean-François Six, inspire durablement l’action des médiateurs. Elle demeure au cœur de ce qui peut nous sauver face aux projets de guerre civile que nourrissent les auteurs des attentats sanglants. Le pessimisme se donne trop facilement le masque du réalisme. Oh comme ils sont touchants et naïfs ceux qui se croient réalistes! Mais comme ils sont dangereux aussi, car ils ratifient sans la passer à la preuve du dialogue, la croyance en la médiocrité et la noirceur humaine. Faute de dialogue ils contribuent à les faire advenir.

Alors nous appelons à une mobilisation générale :

Nous médiateurs, nous devons nous saisir des fils pour nouer un nouveau dialogue. Il faut que les médiateurs se lèvent en masse, mais pas dans l’impréparation générale.

LES CONDITIONS DU SUCCES

Le « Vivre ensemble » ne peut être une injonction incantatoire venue du sommet, . Il doit provenir d’une expérience de vie.Il doit résulter de ce que la société vous veut comme membre, qui que vous soyez, et vous le manifeste tout au long de votre parcours social.

La médiation n’est ni laxiste ni angélique, elle demande un effort lucide. Le médiateur est un réaliste. Responsable du cadre de la médiation il n’a rien d’un « Bisounours. C’est grâce à la solidité du cadre qu’il a élaboré qu’il permet aux participants d’exprimer leurs griefs et de faire surgir le « meilleur », qui est en chacun d’eux.

L’impérieuse nécessité de la médiation, telle que ses pionniers l’ont forgée, mérite qu’une démarche-qualité soit enfin respectée.. La médiation est issue de la base, elle ne nécessite aucun appareil règlementaire au contraire. Le « sommet » doit arrêter de la paralyser par ses contrefaçons législatives létales. Elle repose sur les principes suivants :

Bien nommer pour bien faire : que le sommet cesse d’appeler médiation tout et n’importe quoi (le négociateur des taxis, les conciliateurs de la consommation)

Assurer un régime juridique qui respecte sa nature: ne pas la couler dans le béton d’un régime juridique sclérosant.

S’appuyer sur une formation, préalable spécifique et continue : Les pionnier(e)s de la médiation avaient perçu, l’importance primordiale de la formation. C’est un art difficile qu’on ne peut exercer ou enseigner sans formation solide.

En conclusion, j’en appelle à la mobilisation civique. J’en appelle aussi aux pouvoirs publics pour qu’ils libèrent la médiation, qu’ils cessent de la récupérer et de la dénaturer, pour qu’ils procèdent d’urgence à un moratoire législatif. Car quand ils l’auront tué par leurs contrefaçons létales, nos sociétés n’auront pas de deuxième chance.  » (Extrait de huffingtonpost.fr du : 1/08/2016)

Article à consulter sur http://www.huffingtonpost.fr/michele-guillaumehofnung/mediation-dialogue_b_11292626.html

La Lettre de la Fenamef n°15 juin juillet 2016


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« Médiation Familiale dans les situations de vieillissement
La commission qui suit cette question a décidé de proposer aux adhérents de la Fédération une journée de travail sur cette démarche de développement des services. A la fois journée d’information et d’échanges, elle sera ouverte aux administrateurs des associations gestionnaires afin de les sensibiliser à cette question et de leur permettre de se positionner sur l’ouverture de la médiation à ces questions. Cette journée est prévue le 10 Octobre 2016.

10 octobre
Journée de sensibilisation : « L’ouverture de la médiation familiale aux situations de vieillissement » (Paris)
Public : adhérents FENAMEF

17-18 novembre
Journée de formation : « Découverte de la démarche de médiation en situation de vieillissement » (Paris)
Public : travailleurs sociaux, médicaux, personnels des services gérontologiques, aides à domiciles… amenés à intervenir auprès des personnes âgées et de leurs familles  » (Extrait de La Lettre de la Fenamef n°15)

En savoir plus sur http://www.fenamef.asso.fr/component/users/?view=login

Barreau du Québec : Guide de normes de pratique en médiation civile et commerciale


 

« Le Guide de normes de pratique en médiation civile et commerciale vise les objectifs suivants :

  • établir les normes de conduite et les devoirs que doivent respecter les médiateurs envers leurs clients et le public, peu importe l’approche choisie;
  • fournir des outils permettant au médiateur d’effectuer son travail de façon consciencieuse, diligente et efficace;
  • préciser au public, et aux avocats, les modalités applicables aux fonctions et aux tâches d’un médiateur en matière civile et commerciale;
  • optimiser la qualité des services offerts par les médiateurs. » (Extrait de barreau.qc.ca )

En savoir plus sur http://www.barreau.qc.ca/fr/publications/avocats/guide-normes-pratique-med-civ-comm/index.html