« En 2025, le Médiateur des entreprises enregistre une progression marquée de son activité, signe des tensions qui traversent l’économie mais aussi d’une évolution plus profonde : la médiation est de mieux en mieux identifiée comme mode de résolution des différends et de solidarité économique. Cette dynamique, particulièrement visible chez les TPE et PME, traduit un changement d’échelle de la culture de la médiation en France. Elle s’accompagne également d’une transformation des pratiques économiques, portée par la responsabilité des entreprises et des acteurs publics, le dialogue, la prévention et les achats responsables.
Une appropriation croissante de la médiation par les entreprises
Avec 2 101 demandes de médiation enregistrées en 2025, soit une progression de +10,5 % par rapport à 2024, l’activité du Médiateur des entreprises atteint son plus haut niveau hors période de crise sanitaire. Cette hausse reflète à la fois les tensions économiques auxquelles les entreprises sont confrontées, mais révèle aussi une évolution plus structurelle : la médiation s’ancre progressivement comme un réflexe de résolution des différends, identifiée par un nombre croissant d’acteurs économiques comme une solution concrète, rapide et confidentielle. Le taux de succès des médiations continue de s’établir à 70 %.
(…)
Une reconnaissance accrue de la médiation par les TPE et PME
Le bilan 2025 confirme aussi la place croissante du Médiateur des entreprises auprès des petites structures. 80 % des saisines émanent d’entreprises de moins de 25 salariés, en hausse de 7 % par rapport à 2024. Les entreprises unipersonnelles représentent, quant à elles, une part croissante des demandes, passant de 29,1 % à 37,4 %.
Cette évolution constitue l’un des marqueurs les plus nets de l’ancrage progressif de la culture de la médiation dans le tissu entrepreneurial. » (Extrait de economie.gouv.fr
« Notre article présente une observation participante réalisée dans le cadre d’une formation à la médiation judiciaire au sein d’une association d’accès au droit. Pendant une semaine, une dizaine de citoyens bénévoles endossent les rôles de médiateurs, d’observateurs et de médiés pour acquérir les compétences nécessaires à la conduite d’une médiation judiciaire (écoute, restitution, positionnement…). Ainsi, à travers l’observation des mises en scène de médiation et les échanges entre les élèves-médiateurs et la formatrice, l’article explore les différents lieux de malentendus ou de difficultés communicationnelles. Il permet de mieux comprendre comment la médiation judiciaire opère pour permettre aux médiateurs d’accompagner les médiés en conflit en créant les conditions favorables de l’entente ». (Extrait)
« Le nombre de demandes de médiations reçues par France Travail a légèrement décru en 2025 après plusieurs années de hausse, selon le rapport annuel du médiateur publié jeudi.
En 2025, 56.235 demandes de médiation ont été enregistrées, contre 58.418 en 2024 et 52.464 en 2023.
France Travail attribue cette baisse à « la généralisation du conseiller référent indemnisation depuis fin 2021 », ainsi qu’à « l’évolution des règles de gestion et de contrôle des chercheurs d’emploi », selon une réponse au rapport reçue par l’AFP.
Le rapport estime néanmoins qu' »il reste encore du travail à faire, en particulier sur le traitement des réclamations et la simplification des procédures et règlements qui inondent le quotidien des agences ».
« De plus en plus, la durée de la médiation s’allonge, face à l’avalanche de procédures, d’injonctions agressives et parfois d’insultes », regrette le médiateur national Jean-Louis Walter.
Environ la moitié des demandes (49%) concernent l’indemnisation, 15% des trop-perçus, et 14% des radiations ou sanctions.
Ce dernier motif de recours passe de la deuxième à la troisième place, après l’entrée en vigueur d’un nouveau régime de sanctions. » (Extrait de notretemps.com du 26/03/2026)
Résumés Français English Nous repensons ici les situations de communication plurilingue et interculturelle en contexte médical sous l’angle des injustices épistémiques (Fricker, 2007). À l’aide d’entretiens narrativo-explicitatifs portant sur deux situations relevant du rapport à la naissance et à la mort, décrites par deux médiatrices interculturelles, nous analysons les pratiques de ces dernières et mettons en évidence la manière dont elles s’y prennent pour que la parole des personnes allophones soit écoutée et crue. Notre étude contribue, d’une part, à mettre en lumière certains aspects liés aux injustices épistémiques dans la communication interculturelle, et, d’autre part, à repenser de manière critique le rapport entre les ontologies sous-tendant la relation à autrui, au corps et à la santé, mobilisées dans les institutions médicales.
Through this paper, we explore plurilingual and intercultural communication’s situations in a medical context from the point of view of epistemic injustices (Fricker, 2007). Using narrative-explicitative interviews on two situations (concerning birth and death), described by two intercultural mediators, we analyze their practices and highlight what they do to ensure that non-native speakers’ voice is listened to and believed. Our study contributes, on the one hand, to highlighting certain aspects related to epistemic injustices in intercultural communication, and on the other hand, to rethinking critically the relations between the ontologies underlying the relationship to the other, to the body and to health, mobilized in medical institutions (Extrait)
« Qu’est-ce qui réunit ou différencie médiation et coaching ?
En quoi ces deux disciplines peuvent-elles se compléter ?
Les deux auteurs, l’un médiateur, l’autre coach, ont osé confronter leurs idées, leurs convictions, leur éthique, leurs expériences. Chacun a pris la responsabilité de ses écrits. Puis ils ont corédigé la synthèse de leurs apports.
Pour aller plus loin, et aborder les questions jaillissant de leurs échanges, ils ont invité des témoins à faire part de leur expérience et de leurs ressources : une avocate négociatrice, deux psychologues, une synergologue. Et un spécialiste de l’intelligence artificielle, puisque l’IA s’invite désormais dans nos vies.
Thierry GABAUD est médiateur inter-entreprises certifié ESCP, agréé par le Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris, inscrit à la cour d’appel de Paris.
Jean-Marie DÉSABRES est coach professionnel certifié de personnes (managers et dirigeants), d’équipes et d’organisations. Il est également formateur de coach d’équipes. » (Extrait éditeur)
« Troisième partie : Le médiateur chargé des relations avec l’usager (MCRU)
Avantages et risques du MCRU
Lorsqu’un usager de la Justice est mécontent, il n’a actuellement, outre les voies de droit légales qui lui sont ouvertes soit pour contester le fond de l’affaire (appel, opposition, pourvoi en cassation) soit pour dénoncer des dysfonctionnements (plainte devant le CSM, demande d’indemnisation pré-contentieuse. cf. infra) comme seul recours d’écrire aux responsables politiques ou aux chefs de juridictions pour exposer son mécontentement. La réponse à ces courriers est transmise auprès des personnes ayant eu à connaître de l’affaire afin qu’elles donnent des éléments pour permettre au destinataire du courrier de répondre (et il ne peut en être différemment) mais sans qu’une utilisation raisonnée et élaborée de ces réclamations ne soit effectuée et avec souvent des réponses très formelles qui renvoient à l’impossibilité de s’immiscer dans une décision de Justice en raison du principe de séparation des pouvoirs. Par ailleurs, hormis l’hypothèse où l’usager a un avocat, il n’existe aucun espace pour qu’il puisse faire valoir sa difficulté, être écouté et obtenir des éclairages voire être orienté vers le bon service notamment quand une plainte pour dysfonctionnement de la Justice semble nécessaire. La création de ce lieu d’écoute et de considération ne peut qu’être une avancée positive pour les justiciables. La création d’un médiateur, s’appuyant sur un réseau de médiateurs locaux, capable d’une part de restaurer le dialogue et de dénouer des situations complexes pour les justiciables et d’autre part de procéder à l’analyse des réclamations pour en tirer des enseignements serait manifestement un progrès. Le garde des Sceaux a ainsi annoncé dans son discours du 3 décembre 2025 pour l’anniversaire du secrétariat général la création d’un médiateur. Celui-ci sera d’une façon ou d’une autre rattaché à cette direction et il convient d’en dessiner les contours. Si l’instauration d’un tel mécanisme suscite un enthousiasme partagé, il n’est pas sans poser de difficultés. En effet, la Justice n’est pas une administration comme une autre qui donne accès à des prestations ou calcule et recouvre le tribut public. Positionnée en surplomb, troisième pouvoir qui participe à l’équilibre constitutionnel de la démocratie, ses décisions revêtent une autorité particulière et peuvent bénéficier du recours à la force publique pour être exécutées. Personne ne peut s’immiscer dans le processus d’élaboration d’une décision de Justice sans porter atteinte à son intégrité. Ainsi, et contrairement aux médiateurs qui opèrent dans d’autres cadres, est-il en l’espèce totalement inenvisageable qu’un médiateur puisse exiger de magistrats qu’ils revoient leurs décisions. Seules les voies de recours prévues par la loi peuvent le permettre. Dès lors, quelle serait l’utilité d’un médiateur qui contrairement aux autres administrations ou secteurs privés (DGFIP, Education nationale, Assurance etc.) ne pourrait inciter les responsables à revoir leur position ? Il nous semble exister un intérêt et un espace propice à l’instauration d’un réseau de médiateurs capables d’écouter le justiciable, de lui apporter une explication voire de l’orienter vers la bonne voie de réclamation (recours indemnitaire notamment) même si ce dernier ne peut pas influer sur les décisions ni avoir accès à des éléments confidentiels de procédure. Il est à signaler qu’il ne peut en tout état de cause pas en être autrement au regard du principe de séparation des pouvoirs. Ce tiers ne pourra intervenir qu’à titre d’amicus curiae pour aider le justiciable perdu ou mécontent, signaler la difficulté aux personnes compétentes et tirer ensuite les leçons des différentes réclamations pour élaborer des propositions d’amélioration. Il n’est pas envisageable qu’il puisse s’immiscer dans des affaires. » (Extrait )
« Grâce au soutien de Malakoff Humanis, les associations Pimms Médiation mettent en place des actions de repérage et d’accompagnement des seniors isolés afin de garantir leur bien-être et leur accès aux droits. Après deux premières mesures d’impact réalisées en 2021 et 2023, Pimms Médiation poursuit l’évaluation de son action pour en mesurer l’efficacité et rappeler son utilité sociale.
Quelques chiffres clés de l’étude 2025
La dernière étude d’impact, menée fin 2025 par le cabinet ESSEC Impact Unlimited auprès de 213 seniors, parle d’elle-même. Depuis qu’ils ont bénéficié des services Pimms Médiation :
71 % se sentent moins isolés.
41 % ont rencontré de nouvelles personnes.
86 % ont accédé à de nouveaux services.
67 % se sentent en meilleure santé psychologique.
Sept associations Pimms Médiation se sont mobilisées pour cette étude, dans les villes d’Agen, Bordeaux, Brest, Dijon, Laval, Nice et Nîmes. Sur le terrain, les médiateurs sociaux accompagnent chaque senior en lui proposant des solutions adaptées à ses besoins : isolement social, difficultés d’accès aux droits, problèmes de mobilité, obstacles liés au numérique ou encore accès limité aux services de santé.
Les résultats de cette étude confirment l’utilité sociale de notre réseau et l’efficacité de notre accompagnement à 360°, gratuit et ouvert à tous. » (Extrait de pimmsmediation.fr du 23/06/2026)