Livre : « (Re)Pensar a Formação em Mediação: Contributos Nacionais e Internacionais », Ana Maria Costa Silva, Patrícia Guiomar, Sílvia Cunha, Isabel Macedo (coord.), Uminho Editora, Ata, 2023, 244p.


Synopsis : Le débat sur la qualité de la médiation et la reconnaissance des médiateurs s’est intensifié sur différents continents et a suscité un intérêt et un investissement particuliers, tant de la part des professionnels et des associations de médiateurs que des universitaires, des chercheurs et des enseignants. « (Re)Pensar a Formação em Mediação: Contributos Nacionais e Internacionais » est le titre du livre des actes issus d’un congrès international organisé dans le cadre du projet européen LIMEdiat. Cet ouvrage élargit et actualise le débat sur la médiation et la formation des médiateurs, en proposant des réflexions et des pratiques engagées dans la construction d’une formation de qualité. L’ouvrage est structuré autour de trois axes, chacun axé sur des thématiques spécifiques et complémentaires. Le premier axe porte sur la formation, la qualité et l’éthique de la médiation ; le deuxième axe réfléchit sur la formation et les compétences des médiateurs au 21e siècle ; et le troisième axe se concentre sur la médiation, l’éducation et la transformation sociale. Cet ouvrage offre de larges perspectives et des contributions multidisciplinaires actuelles sur la formation des médiateurs dans le contexte national et international, confirmant la pluralité des approches et des points de vue sur l’importance de la médiation, la qualité de la formation des médiateurs et leur reconnaissance professionnelle dans les sociétés d’aujourd’hui. (traduction Google)

Sinopse : O debate sobre a qualidade da mediação e o reconhecimento dos mediadores tem aumentado nos vários continentes e gerado um particular interesse e investimento, tanto por parte de profissionais e associações de mediadores, como por académicos, investigadores e professores. (Re)Pensar a Formação em Mediação: Contributos Nacionais e Internacionais é o título do livro de atas que resulta de um Congresso Internacional realizado no âmbito do projeto europeu LIMEdiat. Este livro amplia e atualiza a discussão sobre a mediação e a formação dos mediadores, oferecendo reflexões e práticas comprometidas com a construção de uma formação de qualidade.
O livro estrutura-se em três eixos, cada um deles focados em temáticas específicas e complementares. O primeiro eixo centra-se na formação, qualidade e ética na mediação; o segundo eixo reflete sobre a formação e as competências dos mediadores no século XXI; e o terceiro eixo incide na mediação, educação e transformação social.
Este livro oferece perspetivas amplas e contributos multidisciplinares atuais sobre a formação dos mediadores no contexto nacional e internacional, confirmando a pluralidade de abordagens e visões sobre a importância da mediação, da formação de qualidade dos mediadores e do seu reconhecimento profissional nas sociedades atuais.

Sommaire

Livre à consulter sur https://ebooks.uminho.pt/index.php/uminho/catalog/view/78/173/2828

Article : «La médiation scolaire par les pairs : une alternative à la violence à l’école» BONAFÉ-SCHMITT Jean-Pierre, Spirale 37, N° 37, 2006 (pp.173-182)


Résumé : La médiation scolaire par les pairs en France est un phénomène récent et l’article reprend les résultats d’une recherche-action visant à vérifier si cette nouvelle forme d’agir pouvait contribuer à modifier les représentations et les comportements des élèves médiateurs, notamment ceux dits à « problèmes ». Il ressort de cette évaluation à trois ans que la dimension éducative de la médiation varie d’une manière importante en fonction de l’age des élèves. C’est parmi les élèves des écoles primaires et du collège que l’on mesure le mieux les changements intervenus chez les médiateurs avec l’amélioration de l’estime de soi, le développement de capacités personnelles (esprit d’ouverture, tolérance…), mais aussi, l’amélioration du comportement, notamment chez les élèves dits à « problèmes ».
Mots-clés : Médiation scolaire, violence, socialisation, éducation, citoyenneté, communication.

Abstract : The school mediation by the peers in France, is a recent phenomenon and the article shows the results of an research-action aiming at checking if this new form to act could contribute to modify the representations and the behaviors of the pupils mediators, in particular those called to « problems ». It comes out from this evaluation at three years that the educational dimension of the mediation varies in an important way according to the age of the pupils. It is among the pupils of the primary schools and the college that one measures best the changes intervened at the mediators with the improvement of the regard of oneself, the development of personal capacities (spirit of opening, tolerance…), but also, the improvement of the behavior, in particular at the pupils called to « problems ».

Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/spira_0994-3722_2006_num_37_1_1307

Article : « La médiation pénale et la question de la domination », par Christophe Béal, Archives de philosophie du droit 2019/1 (Tome 61), Editions Dalloz, pages 21 à 31


Résumé : La médiation pénale fait partie des procédures qui peuvent être proposées comme alternatives aux poursuites. Elle permet aux personnes de se réapproprier la résolution des conflits qui les concernent, en suivant une procédure plus souple et en favorisant à la fois la réparation, la responsabilisation et la resocialisation. L’article vise à analyser le sens et la portée de cette pratique à partir de la théorie pénale républicaine tirée des travaux de Philip Pettit et John Braithwaite. Une telle approche permet de saisir les effets de la médiation sur la domination en lien avec l’infraction ainsi que ses vertus restauratives. Mais elle met également en lumière des formes de soumission et de dépendance qui peuvent altérer le processus de médiation. Si, dans une perspective républicaine, la médiation s’avère plus juste que la répression, elle peut aussi, dans certains cas, reproduire des rapports de domination auxquels l’institution judiciaire doit accorder une vigilance particulière.

Criminal Mediation and the Issue of Domination

Criminal mediation is one of the procedures that can be proposed as an alternative to prosecution. It allows the persons to re-appropriate the resolution of conflicts that concern them through a more flexible procedure that promotes reparation, empowerment and resocialization. The article aims to analyse the meaning and scope of this practice based on a republican criminal theory derived from the work of Philip Pettit and John Braithwaite. Such an approach makes it possible to understand the effects of mediation on domination and its restorative virtues. But it also highlights forms of submission and dependence that can alter the mediation process. While, from a republican perspective, mediation is fairer than repression, it can also, in some cases, reproduce domination to which the judicial institution must pay particular attention.

LL’introduction de procédures de médiation dans la sphère pénale témoigne de la volonté de promouvoir une alternative aux sanctions pénales classiques ainsi qu’une autre manière de rendre justice qui privilégie la réparation des dommages, la responsabilisation des auteurs d’infraction et la restauration du lien social. Elle est ainsi le signe d’une transformation progressive de l’institution pénale et d’une évolution du cadre éthique et juridique qui sous-tend la résolution des contentieux et des conflits. Parler de la médiation pénale de manière abstraite peut sembler trompeur dans la mesure où elle se décline sous une multiplicité de variantes et de modèles. On le sait, l’univers de la médiation est pluriel et la médiation pénale renvoie à une diversité de pratiques et de procédures plus ou moins déjudiciarisées. Si les programmes de réconciliation entre victime et auteur d’infraction (VORP ou VOM) mis en place aux États-Unis dans les années soixante-dix ont été pionniers d’autres modèles ont progressivement été institués à travers le monde, dont il est impossible de dresser ici un inventaire. En France, la loi du 4 janvier 1993 marque la consécration de la médiation pénale. Elle permet au procureur de la République, préalablement à sa décision sur l’action publique, et lorsqu’il estime « qu’une telle mesure est susceptible d’assurer la réparation du dommage causé à la victime, de mettre fin au trouble résultant de l’infraction ou de contribuer au reclassement de l’auteur des faits », de « faire procéder, à la demande ou avec l’accord de la victime, à une mission de médiation entre l’auteur des faits et la victime » . La médiation consiste, « sous l’égide d’un tiers, à mettre en relation l’auteur et la victime afin de trouver un accord sur les modalités de réparation mais aussi de rétablir un lien et de favoriser, autant que possible, les conditions de non-réitération de l’infraction alors même que les parties sont appelées à se revoir » (Extrait)

Article : « La formation des médiateurs » par Valérie L ASSERRE, professeur, Université du Mans, Archives de philosophie du droit Archives de philosophie du droit 2019/1 (Tome 61)2019/1 (Tome 61), Éditions Dalloz, pages 117 à 127



RESUME . — On parle beaucoup aujourd’hui de la nécessité d’imposer une formation aux médiateurs.
Cette obligation n’existe pas encore mais elle impliquerait de déterminer précisément selon quel modèle
on désire professionaliser la fonction de médiateur.

Une fonction ? Un métier ? Une profession réglementée ?

La médiation, est-ce une fonction ou un métier ? La souplesse que permet la mission de
médiateur dans des contextes extrêmement diversifiés (qu’ils soient politiques, sociaux,
judiciaires, familiaux, économiques, environnementaux, de quartier ou de proximité…) justifie
ce questionnement. Après la décennie de la médiation dans les années quatre-vingt 1 (du côté
des médias, de la culture, de la famille, du social, du travail, de la justice, de la politique), ce
point a été l’objet, dans les années quatre-vingt-dix, de vifs débats qui, trente ans après, sont
devenus évanescents. L’idée de profession était surtout défendue par les lobbies des médiateurs
familiaux. Le diplôme d’État de médiateur familial institué en 2003 a certainement répondu à
certaines des revendications, tout au moins dans le domaine de la famille 2
. Aujourd’hui, au
contraire, la professionnalisation fait craindre un encadrement excessif, notamment dans le
cadre d’une profession réglementée qui n’est pas appelée de leurs vœux par la majorité des
médiateurs. En d’autres termes, si la profession de médiateur est largement souhaitée pour la
reconnaissance qu’elle apporte, et surtout les marchés qu’elle pourrait garantir, une réglemen-
tation stricte l’est beaucoup moins. (Extrait)

Article à consulter sur https://www.cairn.info/revue-archives-de-philosophie-du-droit-2019-1.htm


Présentation du livre : « GEMME : 20 ans de promotion de la médiation en Europe » et débat « Contributions de la philosophie grecque aux médiateurs d’aujourd’hui » – Athènes 10 Nov 2023


Le vendredi 10 novembre à l’amphithéâtre « Lambros Margaritis » du Ministère grec de la Justice à Athènes (rue Leof. Mesogeion, 96), un événement institutionnel aura lieu pour célébrer le 20ème anniversaire de GEMME, au cours duquel la publication « GEMME : 20 ans de promotion de la médiation en Europe » sera présentée, suivie d’un intéressant débat intitulé « Contributions de la philosophie grecque aux médiateurs d’aujourd’hui ».

L’événement est ouvert aux juges et aux autres professions juridiques, aux médiateurs et au grand public qui s’intéressent à la médiation en tant que forme pacifique de résolution des conflits. La participation est gratuite et l’inscription préalable via le formulaire ci-dessous est obligatoire.

Les activités seront présidées par le vice-ministre de la justice (Grèce), Ioannis D. Bougas, la présidente du GEMME, la magistrate espagnole Rosalía Fernández, et le président de la section grecque, GEMME Hellas, Miltiadis Chatzigeorgiou, qui est vice-président émérite de l’Areios Pagos (Cour suprême grecque).

L’événement, qui se déroulera de 9h à 12h30, vise à célébrer les 20 ans d’histoire de GEMME depuis sa création le 19 décembre 2003.

AGENDA

9:00h – Table d’ouverture :
Ioannis D. Bougas, Vice-ministre de la Justice
Rosalía Fernández, Présidente de GEMME
Miltiadis Chatzigeorgiou, Président de GEMME Hellas

9:30h – Présentation du rapport numérique « GEMME 20 ans de promotion de la médiation en Europe » par Myriam Rius, GEMME Communication Manager.
Introduction par les vice-présidents de GEMME : Monika Włodarczyk (GEMME Pologne), Eric Van Engelen (GEMME Pays-Bas).

10:15h – Pause café

10:30h – Présentation du Comité national d’accréditation des médiateurs par Ioanna Stratsiani (Juge, Cour d’appel d’Athènes et Secrétaire général de Gemme Hellas).

10:45h – Table ronde « L’influence de la philosophie grecque sur les médiateurs d’aujourd’hui » modérée par Tomi Kimiskidou (Juge, Cour d’appel d’Athènes et membre du conseil d’administration de GEMME Hellas)
Jean A. Mirimanoff (juge honoraire et médiateur accrédité, fondateur de GEMME Suisse).
George Papageorgiou (Juge à la Cour Suprême et médiateur accrédité, Vice-président de GEMME Hellas)
Poly Tsitsoni (Avocat-médiateur)

12:30h Fin de l’événement

L’événement sera présenté par Georgia Angelidaki (avocate-médiatrice, membre du conseil d’administration de GEMME HELLAS) et se déroulera uniquement en anglais. (Extrait)

Inscription sur https://gemmeeurope.org/20ans

Livre : « Genève et la médiation – Essor des modes amiables de prévention et de résolution des différents et d’autres approches de pacification sociale. » Sous la direction de Jean A. Mirimanoff, Editions Slatkine, Genève, 2023, 528p.


GENÈVE ET LA MÉDIATION

Essor des modes amiables de prévention et de résolution des différents et d’autres approches de pacification sociale.


Sous la direction de Jean A. Mirimanoff

Préface de Mauro Poggia, Ancien Président du Conseil d’Etat.

«L’Etat encourage la médiation et les autres modes de résolution extrajudiciaire des litiges » (art. 120 Cst).

Cet ouvrage montre qu’un développement des approches  amiables de règlement des différends est en mouvement dans notre canton et au-delà. Leur essor au quotidien est donc possible et  nécessaire, au fur et à mesure que chacun acquiert la  sensibilisation puis le réflexe de penser et d’agir, par leur usage,  selon l’intérêt supérieur des parties en conflit et de notre population.

Il éclaire les divers champs du règlement à l’amiable sur le plan  interne, avec un coup d’oeil sur l’international, champs où  s’activent tant de personnes déterminées et courageuses qui réaffirment et développent notre contrat social ou s’enrôlent  dans des démarches de pacification sociale.

Il mentionne également aux praticiens comme aux étudiants les  outils dont ils peuvent se servir pour s’adapter au changement de  paradigme qu’introduit l’article 120 Cst — en particulier les  instruments élaborés par la Commission Européenne pour  l’Efficacité de la Justice (CEPEJ) à l’intention du monde judiciaire.

Ainsi, pour répondre de manière effective et efficace aux besoins  de notre population comme des parties au conflit, tous les acteurs de notre canton vont prendre conscience de leurs nouveaux rôles  en recourant de manière prioritaire et appropriée à la médiation  et aux autres modes amiables. (Extrait)

En savoir plus sur https://www.slatkine.com/fr/editions-slatkine/76030-book-07211266-9782832112663.html

LES 60 PROPOSITIONS ISSUES DU 2ème CONGRÈS INTERNATIONAL DE TOUTES LES MEDIATIONS, ANGERS 5-7 octobre 2022


Document à consulter sur https://5dbf7b38-a700-451f-9029-4e72e302f317.usrfiles.com/ugd/5dbf7b_3b77b924f5d44fc3a5e4bc396ef6f0cb.pdf

Carta Academica : « La médiation, emblème d’un mode alternatif de résolution des conflits » par Yves Cartuyvels, UCLouvain site Saint-Louis – Bruxelles (lesoir.be)


« Depuis les années 1980, la médiation connaît un engouement certain dans le monde occidental. A l’époque, certains estimaient que nous étions entrés dans « le temps des médiateurs » (1) et, de fait, la médiation s’est développée dans divers domaines de la vie sociale : médiation familiale, médiation civile et commerciale, médiation pénale et réparatrice, médiation locale, médiation hospitalière, on ne compte plus les scènes sur lesquelles on croise aujourd’hui des médiateurs chargés d’aider à résoudre des litiges.

D’où vient ce mouvement et pourquoi cet engouement (plus marqué dans le discours que dans les pratiques, il est vrai) pour un « mode alternatif de résolution des conflits » ? Quelles en sont les sources et les caractéristiques, les difficultés mais aussi les limites ?

Aux origines de la médiation : un traité hollandais

La médiation est parfois considérée comme le « plus vieux métier du monde » (2), tant le modèle de règlement des conflits qu’elle incarne est associé dans notre imaginaire à des pratiques ancestrales fondées sur la « palabre » ou l’échange langagier informel. Pour autant, la paternité d’une première conceptualisation de la médiation est attribuée à un auteur hollandais de la fin du XVIIe siècle, Abraham de Wicquefort. » (extrait de lesoir.be du 23/09/2023)

En savoir plus sur https://www.lesoir.be/539008/article/2023-09-23/carta-academica-la-mediation-embleme-dun-mode-alternatif-de-resolution-des

Rapport annuel de la médiation nationale de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf)


« 21 636. C’est le nombre de demandes de médiation adressées aux caisses d’allocations familiales (CAF) en 2022, soit une hausse de 10 % par rapport à 2021, selon le rapport annuel de la médiation nationale de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) publié le 14 septembre dernier.

« Face à la complexité de la législation et à la diversité des situations des allocataires, la médiation nationale garantit un second regard lorsque les échanges avec la CAF n’aboutissent pas », rappelle la Cnaf dans un communiqué. Sur l’ensemble du territoire national, 149 médiateurs administratifs, répartis dans les 101 CAF, sont ainsi chargés d’examiner les demandes déposées par les allocataires ou encore la Défenseure des droits et d’y apporter une réponse, si le dossier est recevable. L’an dernier, un peu plus de 5 000 demandes ont été réorientées vers d’autres services. » (Extrait de mercipourlinfo.fr du 19/09/2023)

En savoir plus surhttps://www.mercipourlinfo.fr/actualites/aides-et-allocations/litige-avec-la-caf-vous-pourrez-saisir-plus-facilement-le-mediateur-en-2024-1032447

Bilan de « Toutes et tous à l’école ! » : un dispositif de médiation scolaire pour les enfants vivant en bidonvilles qui fait ses preuves (gouvernement.fr/bilan)


« 180 personnes venues de toute la France étaient réunies le 22 juin, à l’occasion du bilan des 3 ans du programme « Toutes et tous à l’école ! » 2021-2023 piloté par la Dihal et élaboré en lien étroit avec les autorités académiques et la Délégation interministérielle à la prévention et lutte contre la pauvreté

Programme d’accompagnement vers l’école dans le cadre de la résorption des bidonvilles : quel bilan?

L’accès à l’école des 7 000 enfants résidant en squats et bidonvilles fait partie des interventions participant à la résorption des bidonvilles. Parmi eux, 70% n’ont jamais été à l’école ou sont en décrochage scolaire. Depuis la rentrée 2020, des actions de médiation scolaire portées par la Dihal ont été mises en place en lien étroit avec les autorités académiques.

40 médiateurs financés à hauteur de 1,6 M€, participent à un changement de paradigme dans la prise en charge de cette question et à l’instauration de liens de confiance entre parents, enfants et institution scolaire.

(Extrait de gouvernement.fr/bilan du 23/06/2023)

Rapport à consulter sur https://www.gouvernement.fr/bilan-de-toutes-et-tous-a-l-ecole-un-dispositif-de-mediation-scolaire-pour-les-enfants-vivant-en

Article : « La prise en considération des émotions en médiation : une intervention essentielle et délicate » par Pierre-Claude Lafond, Les Cahiers de droit, Volume 61, numéro 4, décembre 2020


Résumé de l’article
Tout conflit étant émotif, l’expression des émotions dans le contexte d’une
médiation constitue une étape cruciale dans ce mode amiable de règlement des
conflits. Les émotions peuvent, en effet, favoriser le processus de règlement en
procurant un meilleur éclairage à la nature du conflit, autant qu’elles peuvent
le freiner en empêchant le dialogue entre les parties. Dans son intervention, le
médiateur est appelé à les prendre en considération, à en favoriser
l’expression constructive et à les gérer. À cet égard, il doit faire preuve d’une
grande intelligence émotionnelle et préserver la neutralité de son rôle
complexe. Cette forme d’intelligence mérite d’être développée dès les études de
droit où les émotions sont étonnamment évacuées des programmes
universitaires et de l’école professionnelle. Pareille approche implique rien de
moins qu’une redéfinition du rôle de l’avocat, intervenant sensible aux
émotions, à l’écoute de l’autre et recentré sur la relation d’aide dans une
perspective non adversative. (Extrait)

Article à consulter sur https://www.erudit.org/fr/revues/cd1/2020-v61-n4-cd05752/1073841ar/