« L’activité des conciliateurs en forte hausse depuis 2015 » Matthieu BELAROUCI, Université de Rennes, Infostat justice – n°201 août 2025


« L’activité des conciliateurs de justice a connu un essor sans précédent consécutif à l’introduction, en 2016, de l’article 750-1 au Code de procédure civile en application de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle. Entre 2015 et 2023, le volume d’affaires a augmenté de 34 % et le nombre de conciliateurs de 50 % pour atteindre 190 000 affaires et près de 2 900 conciliateurs. Cette croissance s’est accompagnée d’un renouvellement de la population des conciliateurs marqué par la féminisation progressive de la fonction. Si la nature des affaires reste relativement stable, les saisines déléguées, qui représentent en moyenne 10 % de l’activité, reculent nettement depuis 2022. Une baisse tendancielle des taux de résolution est aussi observée. » (Extrait de justice.gouv.fr du 28/08/2025)

Article à consulter sur https://www.justice.gouv.fr/documentation/etudes-et-statistiques/lactivite-conciliateurs-forte-hausse-2015

Belgique -Programmes universitaires en médiation : 4 certificats de médiation organisés par l’UC Louvain et l’université de Namur




✅ Certificat en Médiation générale, pour acquérir les bases théoriques et pratiques essentielles
✅Certificat en Médiation civile, commerciale et sociale, pour se concentrer sur les conflits entre particuliers, entre entreprises et associations, ainsi que les relations de travail
✅Certificat en Médiation familiale, pour aborder les enjeux conjugaux, intergénérationnels et successoraux
✅Certificat en Médiation locale, scolaire, pénale et soins de santé, pour s’adapter à des contextes institutionnels

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/formation-continue-ucl_dernieres-places-disponibles-la-m%C3%A9diation-ugcPost-7360658687343960064-d6Sw/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Stage de formation à la médiation humaniste à Paris organisé par l’Institut de la Médiation Humaniste


Extrait de https://www.linkedin.com/posts/alain-deluze-033b4247_stage-de-formation-%C3%A0-la-m%C3%A9diation-humaniste-activity-7366143577933922306-r_2e/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

DU MEDIATION & JUSTICE PARTICIPATIVE INSCRIPTION 2025 / 2026 – Université de Lille


Objectifs de la formation

Le DU Médiation & justice participative a pour objectif d’une part : l’enseignement des fondamentaux du droit de la médiation, des différents Modes Alternatifs de Règlement des Différends et de l’Arbitrage appliqués au champ de la consommation, des affaires économiques et l’industrie immobilière.
Il permet la découverte de la psychologie et des sciences humaine et l’initiation à la pratique des modes alternatifs de règlement des conflits, par la négociation, la gestion ou la compréhension des conflits.  
Familiariser les professionnels du droit et du chiffre en leurs exposant l’intérêt et l’efficacité de la justice participative.  
Former les participants à la connaissance générale des outils de la médiation et des modes alternatifs de règlement des différends, et notamment de favoriser la connaissance des statuts de médiateur ou conciliateur de justice.  
Cet apprentissage des techniques de médiation, de négociation et d’arbitrage est complémentaire de la formation traditionnelle des juristes intéressés par le contentieux, quel qu’il soit.  
La formation s’adresse aux candidats statut de médiateur de justice, à tous professionnels du droit et du chiffre (avocat, expert-comptable, expert de justice etc.), aux professionnels de l’entreprise ainsi qu’aux étudiants, dans le domaine des sciences économiques, juridiques, humaines, sociales ou techniques. 

Compétences visées

–    Connaître les règles fondamentales de la médiation ;
–    Savoir choisir le mode adapté de règlement des conflits par rapport à une situation donnée ;
–    Savoir rédiger une clause de règlement amiable ;
–    Maîtriser les conséquences procédurales et les effets des clauses de règlement amiable ;
–    Maîtriser les procédures conventionnelles, institutionnelles et judiciaires de médiation ;
–    Gérer la période post-médiation ;
–    Maîtriser les règles gouvernant l’activité de médiateur ;
–    Savoir mettre en pratique les techniques de négociation raisonnée propres à la médiation.

En savoir plus sur https://www.univ-lille.fr/formations/fr-00181953

Livre : Jacques Salzer et Eric Basso, « Vingt médiations à suivre pas à pas » Médias et Médiations, 2025, 170p


Dans la littérature consacrée à la médiation, l’ouvrage de Jacques Salzer et d’Eric Basso se distingue en ce qu’il adopte la forme d’un « livre dialogue » (p.3). À ma connaissance, il s’agit du premier ouvrage à retracer un échange entre un pionnier de la médiation, Jacques Salzer, et un praticien issu d’une génération plus récente, Eric Basso, conférant ainsi à l’ensemble une tonalité particulière. Les auteurs proposent une auto-analyse approfondie de leur pratique de médiateur, faisant preuve d’un esprit critique peu commun, en n’hésitant pas à évoquer les difficultés rencontrées lors de la gestion de certaines situations.

La présentation des vingt cas, dont la majorité émane d’Eric Basso, s’appuie sur une grille d’analyse qui laisse une large place aux « questionnements du médiateur », mais aussi sur « ce qui a fonctionné » et sur « ce qui aurait pu être fait différemment ».  Les développements intitulés « pour aller plus loin » à la fin de chaque analyse s’avèrent particulièrement pertinents ; ils permettent aux deux auteurs d’approfondir le débat sur des questions centrales et parfois controversées, telles que les apartés, la visioconférence ou le rôle de l’avocat.

Si la majeure partie des cas s’inscrit dans le cadre des entreprises et organisations du secteur de la santé, les auteurs prennent soin de ne pas s’enfermer dans ces contextes spécifiques. Ainsi, ils abordent tant les relations interindividuelles, à l’exemple d’un dossier de harcèlement au travail (p.15), que des dynamiques collectives, comme dans le cas d’un conflit entre un directeur d’agence et ses collaborateurs (p.43). La dimension familiale est également explorée à travers des conflits entre associés, opposant une mère à son fils (p.53) ou deux frères (p.62). Pour offrir une typologie plus complète, Salzer et Basso ne s’en tiennent pas à la « médiation  curative », mais abordent également ce que l’on nomme parfois la « médiation préventive » (p.150).

À travers ces études de cas, il convient de souligner que les auteurs ne se limitent pas à une description factuelle, mais proposent une véritable analyse approfondie, exposant non seulement les parties impliquées, mais aussi leur rôle tout au long du processus de médiation. Un soin particulier est apporté aux enjeux de gestion du processus, dans une approche résolument non dogmatique, laissant place au débat et à la réflexion critique. Ainsi, la question du recours ou non à la « médiation navette » pour surmonter les réticences à la rencontre directe (p.101) est évoquée, tout comme l’organisation d’ « apartés » et la gestion de la confidentialité des propos échangés dans ce cadre. La question du respect du principe de confidentialité est également abordée en fin de processus avec le problème de la « communication des éléments de l’accord à l’autorité qui a demandé la médiation » (p.14).

De même, la problématique de la co-médiation fait l’objet d’un examen nuancé, les auteurs proposant un comparatif des avantages et inconvénients de ce mode d’intervention (p.119), et s’interrogent sur l’intérêt d’impliquer « deux ou plusieurs médiateurs de cultures professionnelles différentes », tant pour  la compréhension d’un cas, que sa résolution (p.131). Ils confrontent également leurs perspectives sur l’adoption de nouveaux dispositifs, tels que la visioconférence, notamment depuis la crise de la COVID-19.

Enfin, la dernière partie de l’ouvrage aborde « les freins à la médiation » car comme j’ai pu maintes fois l’écrire, dans nos sociétés la médiation demeure encore une « contre-culture » et les auteurs à partir des cas présentés décrivent ces « freins » comme l’impact des « réseaux sociaux » (p.134), ou encore le refus des médiés de « continuer une médiation » (p.140) ou bien « le commanditaire qui refuse la solution des parties » (p.144).

Toutefois on peut regretter qu’aucune section spécifique ne soit consacrée à une synthèse de ces analyses, visant à dégager, au-delà des particularités, les caractéristiques communes des processus de médiation étudiés laissant présager l’existence d’un rituel commun de médiation quel que soit le champ d’intervention du médiateur ou la nature du conflit. De même, il aurait été judicieux que les auteurs insistent sur la dimension normative de la médiation qui, outre le rétablissement du dialogue entre les personnes concernées, permet d’instaurer, via l’accord final, un nouveau cadre relationnel, voire d’impulser des évolutions organisationnelles dans les institutions ou entreprises.

Malgré ces quelques réserves, , je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage. Fidèle à l’esprit d’ouverture des auteurs, il propose, de façon concrète, des clés de compréhension et d’action pour la gestion des différents cas de médiation, qu’ils se soldent par un succès ou par un échec. Ce livre constitue ainsi une référence précieuse en matière d’analyse des pratiques, les auteurs étant parvenus à extraire de chaque cas des enseignements pertinents pour enrichir les pratiques de médiation.

Jean-Pierre BONAFE-SCHMITT

La lettre de la Médiation

Séminaire : « Accueillir l’enfant en médiation : Pourquoi, Quand et Comment lefaire intervenir au cours de la médiation familiale ? » avec LORRAINE FILION et organisé par l’INSTITUT DES HAUTES ÉTUDES EN MÉDIATION ET EN NÉGOCIATION du 25 au 27/9/2025 à Aix-en- Provence


A consulter sur https://www.ihemn.fr/images/2025/Pg_Sminaire_Lorraine_Filion_Sept_25.pdf

Le Français Laurent Vinatier de l’ONG suisse de médiation Centre pour le dialogue humanitaire emprisonné en Russie fait l’objet d’une nouvelle enquête pour espionnage (msn.com)


« Le chercheur français Laurent Vinatier, qui purge une peine de trois ans dans une prison russe, fait désormais l’objet d’une enquête pour espionnage, selon des documents judiciaires rendus publics ce mercredi 20 août, laissant présager une prolongation de sa peine.

Selon un document consulté par l’AFP, Laurent Vinatier a été convoqué à une nouvelle audience, cette fois pour espionnage, un chef d’accusation passible ‘une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.

« Une audience a été fixée au 25 août 2025 à 14h30 », indique le document. Laurent Vinatier, qui travaillait pour une ONG suisse de médiation dans les conflits, fait partie d’un groupe d’Occidentaux arrêmsn.comtés en Russie alors que les tensions diplomatiques s’intensifiaient autour de l’Ukraine » (Extrait de msn.com du 21/08/2025)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-fran%C3%A7ais-laurent-vinatier-emprisonn%C3%A9-en-russie-fait-lobjet-dune-nouvelle-enqu%C3%AAte-pour-espionnage/ar-AA1KTOoU?ocid=BingNewsVerp

Baromètre CMAP Médiations et Arbitrages réalisés en 2024


A consulter sur https://cmap.fr/wp-content/uploads/Documents/CMAP-Barometre-2024.pdf

Belgique : Rencontre en ligne avec des médiateurs européens et internationaux le 10/10/2025 organisée par la Commission fédérale de Médiation (linkedin.com)


« Le 10 octobre, ne manquez pas une rencontre exceptionnelle avec des médiateurs européens et internationaux. Une occasion unique de comparer les approches, de partager les défis et de s’inspirer des pratiques développées dans les grandes institutions.

𝗣𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲
10h-12h – Table ronde
Avec les médiateurs de la Commission européenne, du Parlement européen, du Conseil de l’Europe, de l’EEAS, de l’OCDE et de l’OIT.
👉 https://lnkd.in/eKjARM_R

14h-16h – Panorama des pays voisins
Avec la Mediatorsfederatie (Pays-Bas), le Conseil National de la Médiation (France) et l’ALMA (Luxembourg).
👉 https://lnkd.in/eWBJSy6H

(Extrait de linkedin.com du 21/08/2025)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/fbc-cfm_mediation-bemiddeling-mediationmaand-activity-7364270575281659906-0o19/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

« La médiation pour mieux vivre ensemble à l’université », Entretien de Virginie Engrand Linder, médiatrice interne CY Cergy Paris Université avec Marie-José GAVA, co-directrice pédagogique du D.U de Médiateur du travail (mediation-interne.fr)


« Depuis 2022, Virginie Engrand Linder, enseignante à CY Cergy Paris Université, occupe également la fonction de médiatrice interne. Elle accompagne les personnels administratifs, les enseignants-chercheurs et les étudiants dans la recherche de solutions pour dépasser leurs différends. Portrait d’une médiatrice engagée en faveur du bien-être au sein de la communauté universitaire.

Comment êtes-vous venue à la médiation ?

« J’ai suivi des études de droit à l’université de Cergy-Pontoise et ai obtenu un doctorat en droit public, portée par une vocation pour l’enseignement. J’ai ensuite intégré la composante de géographie, devenant une juriste parmi les géographes. Je n’ai plus quitté ce département, où j’enseigne le droit public, le droit de l’environnement ou bien encore le droit de l’urbanisme. Cet investissement m’a conduite à assumer progressivement des responsabilités administratives. En 2020, j’ai été élue directrice adjointe de la composante Lettres et Sciences humaines. Forte de cette expérience et de ma connaissance du fonctionnement de l’université, le vice-président délégué à la politique de l’établissement m’a proposé de réfléchir au développement de la médiation, mission vacante depuis la crise COVID. C’est ainsi qu’en 2022, j’ai pris mes fonctions de médiatrice interne au sein de l’université. » (Extrait de mediation-interne.fr du 20/08/2025)

En savoir plus sur https://www.mediation-interne.fr/virginie-engrand-linder/

« La médiation pour régler l’urgence environnementale » par Lyne G. Morissette Ph. D., biologiste marine, médiatrice environnementale accréditée et Louise Otis juge internationale, médiatrice et arbitre (lapresse.ca)


« À Genève, du 6 au 15 août 2025, le monde avait rendez-vous avec l’Histoire : signer enfin un traité mondial contre la pollution plastique. Dix jours plus tard, il a récolté le néant. Pas de texte. Pas d’accord. Pas même un calendrier. Ce naufrage diplomatique n’est pas un incident isolé : c’est la démonstration brutale d’un système qui refuse de se donner les moyens de réussir.

Cette session, INC‑5,2 – le Comité intergouvernemental de négociation de l’ONU – était appelée « la réunion de la dernière chance ». Après les échecs d’Ottawa (INC‑4) et de Busan (INC‑5,1), on espérait enfin un accord, même partiel. Résultat : deux projets rejetés, des délégations campées sur leurs positions e/205=t des lobbies d’influence.

/Le clivage était total. D’un côté, la High Ambition Coalition – Canada, Union européenne, Royaume-Uni, nations insulaires, pays africains – exigeait des plafonds de production plastique, l’interdiction de plastiques toxiques et une gestion du cycle complet, avec financement équitable. En face, le groupe Like-Minded – États producteurs de pétrole (Russie, Arabie saoudite, Iran, etc.), soutenus par d’imposants lobbies – refusait toute contrainte, préférant miser sur le recyclage. » (Extrait lapresse.ca du 19/08/2025)

Article à consulter sur https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2025-08-19/lutte-contre-la-pollution-plastique/la-mediation-pour-regler-l-urgence-environnementale.php