« Les conflits font partie de la réalité de nombreuses copropriétés. Qu’ils concernent la gestion, les charges communes, les travaux, les usages ou les relations de voisinage, ils peuvent rapidement dégénérer et mener à des procédures longues, coûteuses et éprouvantes. La médiation apparaît aujourd’hui comme une solution de plus en plus pertinente pour désamorcer les tensions et favoriser des règlements durables.
C’est précisément à ce sujet que portera la prochaine webradio Condolegal du mercredi 11 mars 2026, animée comme à l’habitude par Valéry Couture, gestionnaire de copropriété et PDG de Condo Stratégis.
Pour en discuter, nous réunissons trois experts reconnus en droit de la copropriété et en modes alternatifs de résolution des différends :
En mai 2026 s’ouvrira une nouvelle session du parcours “DEVENIR MÉDIATEUR CNV” proposé par l’Institut Emergence. ✔️ 22 jours pour intégrer une posture. ✔️ 6 mois pour laisser mûrir une transformation (Extrait)
« Vous êtes de plus en plus nombreux à lire nos chroniques et nous vous en remercions. Dans les nouveautés 2026, notre centre Hermès Médiation a le plaisir de vous annoncer la naissance de la gazette juridique. Elle sera bimestrielle et sera axée sur la médiation, bien sûr !
Commençons dès à présent avec le numéro 1 qui correspond à la veille juridique des mois de janvier et de février 2026.
EN BREF
Litiges aériens : entrée en vigueur au 7 février 2026 du décret n° 2025-772 du 5 août 2025 relatif à la procédure applicable au contentieux de l’indemnisation des passagers en cas de refus d’embarquement, d’annulation ou de retard important d’un vol
Le décret prévoit des dispositions de procédure civile afin d’améliorer le traitement des demandes d’indemnisation liées aux retards et annulations de vols en privilégiant leur règlement extrajudiciaire. Le présent décret impose la saisine du tribunal par voie d’assignation et limite le nombre de demandeurs par assignation aux membres d’une même famille. Il impose également une tentative préalable amiable devant le médiateur de la consommation, qui sera en pratique le médiateur du tourisme et du voyage, à peine d’irrecevabilité de la saisine de la juridiction.
Conditions d’intervention du médiateur à la demande de la justice : deux jurisprudences
La cour d’appel de Lyon dans une décision n°25/09870 en date du 21 janvier 2026 ordonne une médiation dans un litige prud’homal, précisant que « le médiateur ne peut commencer ses opérations de médiation qu’après réception de la provision à valoir sur sa rémunération », que la durée initiale de la médiation est de cinq mois, renouvelable une fois pour trois mois et que « le médiateur devra informer le juge de l’accord intervenu entre les parties ou de l’échec de la mesure ». La décision rappelle la possibilité d’homologation de l’accord et le contrôle du juge sur le déroulement de la médiation.
Le tribunal judiciaire de Nice dans une décision n°24/02018 du 28 janvier 2026 fixe la provision à valoir sur la rémunération du médiateur, précise la répartition des frais et rappelle que « le médiateur devra immédiatement aviser le juge de l’absence de mise en œuvre de cette mesure, ou de son interruption, et tenir le juge informé des difficultés éventuellement rencontrées dans l’exercice de sa mission ». » (Extrait de hermes-mediation.fr du 1/03/2026)