« Souvent aperçus aux abords des écoles, aux événements rassemblant du public, les médiateurs de Saint-Quentin ont un panel de missions bien plus larges. Conflits intrafamiliaux, de voisinages, insécurité… Récit d’une journée à leur côté. » (Extrait de aisnenouvelle.fr du 15/12/2023)
« Lorsque la séparation ou le divorce sont difficiles, et que le conflit familial s’installe, que la communication se durcit entre les parents, la médiation familiale s’impose. Dans ce film, des personnes ayant vécu l’expérience de la médiation familiale avec notre association témoignent. Pour mieux comprendre la médiation familiale et ses enjeux. » (Extrait YouTube 11/12/2023)
« Il y a les désillusionnés de la médiation familiale ou autre, les pires “clients” pour un médiateur : Ceux qui “enfilent” les médiations quelquefois tous les ans, à chaque recours judiciaire, avant procédure, première instance, appel, incidents, etc. Leurs litiges ressortent plutôt de la médiation selon les Juges qui leur infligent une nouvelle médiation.
« Sabrina Agresti-Roubache, Secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté et de la Ville, annonce le lancement d’une consultation pour la professionnalisation et la simplification du dispositif de médiation des adultes-relais, ainsi que la prolongation du dispositif des Bataillons de la prévention en 2024, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.
La politique de la ville repose notamment sur une stratégie d’aller-vers et de médiation envers les habitants des quartiers défavorisés, permettant par exemple de renforcer l’accès aux services publics ou de favoriser les liens sociaux. Créés en 1999, les adultes-relais représentent un pivot essentiel dans cette stratégie, agissant à la fois comme facilitateur dans l’insertion professionnelle pour les habitants des quartiers et comme médiateurs sociaux. Près de 5.000 adultes-relais interviennent dans les quartiers, représentant un appui financier de 100M€ de l’Etat auprès des employeurs, associations et collectivités.
Lors du Comité Interministériel des Villes (CIV) du 27 octobre 2023 présidée par la Première ministre, a été annoncé le renforcement de la présence humaine dans les quartiers en simplifiant et en accompagnant la professionnalisation des adultes-relais, projet porté par Sabrina Agresti-Roubache, Secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté et de la Ville. Pour concrétiser cette ambition, la Secrétaire d’État met en place une consultation approfondie, impliquant tous les acteurs concernés, pour repenser et professionnaliser les adultes-relais.
Afin d’initier cette réflexion, un groupe de travail dédié et une mission d’inspection seront lancés pour faire des propositions concertées avec les élus, les associations et tous les acteurs concernés. Ils permettront de revoir le cadre juridique et financier des adultes-relais, en mettant l’accent sur la simplification administrative et le renforcement de leur formation. Par ailleurs, Sabrina Agresti-Roubache souligne l’importance d’une coordination optimale entre les médiateurs sociaux et d’autres professionnels financés par la politique de la ville intervenant sur le terrain.
Tirant les enseignements des observations conduites par les services préfectoraux pendant les violences urbaines de juillet 2023, elle prolonge à titre exceptionnel en 2024, pour une année supplémentaire, le dispositif des bataillons de la prévention, binômes d’adultes-relais et d’éducateurs spécialisés, lancé en 2021 pour une durée initiale de 3 ans. D’autres dispositifs expérimentaux, tels les Gilets Roses, également lancés en 2021 pour 2 ans et qui avaient pris fin en 2022, parfois poursuivis au niveau local en 2023, font l’objet d’une évaluation et d’un accompagnement permettant de mieux coordonner l’ensemble des dispositifs.
La Secrétaire d’Etat invite l’ensemble des acteurs impliqués à contribuer activement à cette démarche, permettant de renforcer la présence de professionnels dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. (Extrait de ecologie.gouv.fr du 5/12/20203)
« L’Association des Ombudsman et Médiateurs Africains (AOMA) a tenu sa 7ème Assemblée Générale du 28 au 29 novembre 2023 à Kigali, au Rwanda. Cet événement important a réuni des représentants de divers pays africains, ainsi que des experts du domaine de la médiation et de la résolution des conflits.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par madame Judith UWIZEYE, Ministre à la présidence de la République. Cette dernière a souligné l’importance du rôle des médiateurs et des ombudsmans dans la société africaine, ainsi que la nécessité de naviguer avec succès dans les dilemmes éthiques auxquels ils sont confrontés.
La première journée de l’assemblée a été marquée par une conférence thématique sur le sujet “Naviguer dans les dilemmes éthiques dans les rôles de médiateur et d’ombudsman”. Cette conférence a permis aux participants de discuter des défis éthiques auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que des meilleures pratiques pour les surmonter.
Parallèlement à la conférence, des réunions ont eu lieu pour les zones régionales de l’AOMA. Cela a permis aux représentants de chaque région d’échanger sur les défis spécifiques auxquels ils font face et de trouver des solutions adaptées à leurs contextes particuliers.
La deuxième journée de l’assemblée a été consacrée à l’examen et à l’approbation des bilans de la Présidente, de la Secrétaire Générale et de la Coordonnatrice du CROA (Centre de Résolution des Ombudsmans et Médiateurs Africains). Ces bilans ont permis de faire le point sur les réalisations de l’association au cours des deux dernières années.
Après cette étape, un nouveau Comité Exécutif a été élu pour un mandat de deux ans. L’Ombudsman de l’Angola a été élu à la présidence de ce comité. Les représentants du Bénin, du Burkina Faso et du Nigéria ont été nommés pour représenter la zone Afrique de l’Ouest, dans les fonctions respectives de Trésorier, de Coordonnateur Régional et de Secrétaire Général Adjoint.
L’Assemblée Générale s’est conclue par l’adoption de la Déclaration de Kigali. Cette déclaration contient des résolutions visant à renforcer l’application des règles éthiques au sein des institutions de médiation africaines. Il s’agit d’un pas important vers l’amélioration de la qualité et de l’intégrité des processus de médiation en Afrique.
Dûment formés ou en cours de formation à La Rochelle, en DU Médiation et règlement des conflits, les six médiateurs se réunissent tous les quinze jours. Ils sont médecins, paramédicaux, directeurs de service… « Cette diversité permet une approche un peu nuancée, c’est une richesse, constate Laurette Blommaert, directrice des affaires juridiques et médiatrice de la première heure. De plus le fait d’être intégrés à l’institution encourage les salariés à venir plus facilement vers nous. » Le Pr Laurent Montaz, chef du service des soins palliatifs, acquiesce. « C’est l’une des clefs pour que les gens se sentent en sécurité. » La stricte confidentialité du dispositif en est une autre, comme sa totale indépendance vis-à-vis de la hiérarchie ou encore la méthode de la co-médiation. « Nous intervenons toujours à deux, parfois à trois, afin d’avoir une approche plurielle de la situation, donc une écoute et un regard différents », glisse Valérie Neveu, cadre supérieur de santé.
32 situations en deux ans
En deux ans, la cellule médiation s’est penchée sur 32 situations conflictuelles, majoritairement entre médecins -chez qui le dispositif est sans doute plus connu- et essentiellement sur le site de la Milétrie, pour la même raison. » – C. Brugier – (Extrait de le7.info du 12/12/2023)
« Dans le cours d’une médiation, je tente généralement de retarder le plus tard possible le moment où les parties, ou leurs procureurs, formulent, et s’échangent, des offres et des contre-offres?
Pourquoi?
Est-ce pour prolonger la durée de la médiation plus longtemps que nécessaire afin d’engranger plus d’honoraires?
Évidemment, non!
Dans la quasi-totalité des cas, la décision de faire appel à la médiation pour rechercher une solution à un différend est prise après que des négociations se sont avérées impossibles ou infructueuses.
Lors de ces négociations, les parties et leurs avocats ont souvent déjà échangé des offres et des contre-offres qui ne leur ont pas permis d’en arriver à une entente.
Si, une fois rendus en médiation, les parties et les avocats ne font que répéter la façon de négocier qui, jusque-là, ne leur a pas réussi, comment peuvent-ils espérer en arriver à un résultat différent?
Albert Einstein a d’ailleurs déjà écrit avec justesse : « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. »
Pour maximiser les chances de succès lors d’une médiation, je tente donc d’amener les parties à négocier d’une tout autre manière.
À cette fin, je guide les parties à cheminer dans diverses étapes destinées à faciliter la recherche de la meilleure solution possible à leurs différends.
Ces étapes préalables revêtent chacune une grande importance puisque, souvent pour la première fois, elles amèneront progressivement les parties à vraiment s’écouter et se comprendre (sans pour autant être nécessairement d’accord), à bien identifier leurs véritables points d’accord et de désaccord (qui peuvent être différents de ceux annoncés au départ) et à entreprendre ensemble un véritable travail de recherche d’alternatives et de choix de la meilleure voie pour résoudre leurs différends.
Dans la phase de recherche d’alternatives de ce processus, il m’apparaît important d’amener les parties, et leurs avocats, à rechercher et à envisager un éventail le plus large possible d’avenues, d’options et solutions possibles, donc à éviter de se limiter à quelque cadre particulier (ce qui se produit souvent lorsque l’attention des parties est déjà portée sur des demandes, des offres et des contre-offres).
Ce processus de recherche peut donc être résumé dans en quelques étapes distinctes (dont chacune est cruciale et doit être bien complétée avant de passer à la suivante) (Extrait de inkedin.com du 5/12/2023)