Rapport 2017 de la médiation du Groupe Engie


 

« Il en ressort que les sollicitations sont toujours aussi nombreuses. Néanmoins, pour la première fois depuis quatre ans, le nombre de dossiers éligibles en médiation baisse au sein du Groupe (moins 10 % par rapport à 2017). Le taux d’acceptation des solutions reste très bon, proche de 90 %. Les délais de traitement des dossiers se sont rallongés à 67 jours, ce qui reste une bonne moyenne et s’explique par plusieurs facteurs :

– la mise en place d’une demande d’autorisation sur l’utilisation des données personnelles, pour être en conformité avec le RGPD ;
– le renouvellement d’une grande partie de l’équipe de Médiation ;
– la séparation entre les activités régulées et de marché chez le fournisseur d’énergie, qui implique une identification – supplémentaire pour orienter les saisines non recevables ;
– la complexité de plus en plus importante des dossiers à traiter.

L’objectif de la Médiation reste de traiter les dossiers en deux mois en moyenne, autant que possible.

Autres points à noter : la baisse des litiges sur les sujets liés à la facturation et à la consommation, même si ceux-ci restent majeurs ; un développement de la médiation sur les sujets liés aux services. Par ailleurs, encore près de 48 % des demandes arrivent par courrier, c’est dans la moyenne nationale. La Médiation du Groupe ENGIE regrette de ne pas progresser sur la saisine Internet, c’est un chantier d’amélioration pour 2019.

Le Médiateur Jean-Pierre Hervé a ajouté qu’il exerce désormais sa fonction pour Mes Dépanneurs : il est visible dans leurs conditions générales d’utilisation du service (CGUS), leur site Internet et bientôt les factures adressées aux clients.

Parmi les principales actualités de la Médiation :

– Le nouveau site du Médiateur, plus accessible, conçu pour un parcours simplifié du consommateur.

– Le premier rapport de la commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC) : à fin 2017, 71 médiateurs de la consommation ont été référencés par la CECMC. Ils sont 86 à fin octobre 2018. L’ensemble de ces médiateurs ont reçu 104 000 saisines  avec un taux d’acceptation des parties de 76,5 % et un délai de traitement moyen de 78 jours (versus 90 % et 67 jours pour la Médiation du Groupe ENGIE). Certains secteurs d’activité n’ont pas encore nommé de médiateurs et pourraient endurer des sanctions.

– Le projet de Loi programmation 2018-2022 et de la réforme pour la Justice, adopté en première lecture au Sénat, propose un focus sur les modes alternatifs des règlements amiables des différends, avec un principe de généralisation de ces processus. La Médiation de la consommation est également reconnue dans ce texte, comme une solution adaptée et un gage de qualité.

– La dynamique du Club des Médiateurs de Services au Public (CMSP). En 2017, les médiateurs membres du club ont reçu au total 164 462 saisines. La Médiation du Groupe ENGIE est également membre de l’European Energy Mediators Group (EEMG). (Extrait de mediateur-engie.com du 7/12/2018)

En savoir plus sur https://www.mediateur-engie.com/mediation-groupe-engie-rencontre-prometteuse-2019

Sahara : Le médiateur de l’ONU annonce une nouvelle table ronde pour le début 201


 

 

 

« La table ronde de deux jours sur le conflit du Sahara, tenue à l’invitation de l’émissaire de l’ONU, Horst Köhler s’est achevée ce jeudi 6 décembre, au Palais des Nations à Genève, sur une note d’optimisme de toutes les parties participantes (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario).

Lors d’un point de presse tenu jeudi après-midi, l’envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara a annoncé avoir invité les quatre délégations à une seconde rencontre similaire au courant du premier trimestre de 2019, précisant que toutes “les parties ont convenu de trouver un règlement consensuel au conflit” du Sahara.

Les discussions de cette rencontre ont porté sur «le bilan sur les récents développements» au Sahara, les défis régionaux, ainsi que les prochaines étapes dans le processus de règlement politique du conflit territorial autour du Sahara marocain.

Toutes les délégations, précise un communiqué final dont lecture a été donnée par Köhler, ont reconnu «que la coopération et l’intégration, et non pas la confrontation, constituent les meilleurs moyens de faire face aux défis de la région», admettant que le fait de «résoudre le conflit, permettrait de contribuer à l’amélioration des vies des habitants de la région». -A. Haida – (Extrait de saharanews.org du 7/12/2018)

En savoir plus sur http://saharanews.org/5207-sahara-le-mediateur-de-lonu-annonce-une-nouvelle-table-ronde-pour-le-debut-2019.html

En conflit avec Amazon, les petites entreprises veulent redéfinir les règles du jeu avec la saisine du médiateur des entreprises


Un entrepôt logistique d'Amazon en France.

« Pour Jean-Christophe Caurette, les ennuis ont commencé cet été. Sans aucun préavis, la maison d’édition qu’il dirige en Alsace se retrouve privée de son compte Amazon. Impossible de vendre le moindre livre via la célèbre plateforme d’e-commerce. « Du jour au lendemain, vous perdez 15 % de votre chiffre d’affaires (CA) total, explique le dirigeant à 20 Minutes. Et pour certains pays comme l’Espagne ou l’Italie, les ventes via Amazon représentent jusqu’à 50 % de notre CA ».

Tentant de comprendre la situation, Jean-Christophe Caurette envoie des dizaines de mails et de courriers à la plateforme, sans succès : « Je me suis heurté à un mur. Je n’arrivais à joindre personne ». Son cas n’est pas isolé. Depuis un mois, suite à une initiative lancée par le secrétaire d’État Mounir Mahjoubi, des dizaines de TPE-PME en difficulté avec les plateformes (Amazon, Ali Baba, E Bay, etc) ont saisi le médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet pour tenter de trouver une solution.

« Je suis inquiet de me dire que ça peut arriver à n’importe quel moment »

« Il faut renouer le dialogue, explique ce spécialiste des relations entre entreprises. On essaye de comprendre d’où vient le problème. Il peut y avoir des torts partagés : par exemple, une PME qui se met à vendre sur Amazon et qui n’arrive pas à faire face à l’afflux de commandes peut être sanctionnée. De même, un avis négatif laissé par un client ou un problème de livraison peut entraîner un bannissement. Mais dans tous les cas, on ne peut pas laisser les chefs d’entreprise sans réponse, c’est terrible pour eux ».

La médiatisation de l’opération a déjà fait bouger les lignes. Après une visite de Mounir Mahjoubi fin octobre, Jean-Christophe Caurette a vu sa situation se débloquer comme par miracle. « Un ministre, c’est très efficace, rigole le dirigeant. Je suis content d’avoir retrouvé mon accès à Amazon. Mais en même temps, je suis inquiet de me dire que ça peut arriver à n’importe quel moment, puisque je n’ai jamais eu d’explications sur le blocage ».

« Je crois que les plateformes commencent à comprendre que cette politique peut les desservir, poursuit Pierre Pelouzet. Si vous déréférencez trop d’entreprises, vous risquez d’avoir des dégâts d’image, et vous perdez aussi des fournisseurs potentiels ». De son côté, Amazon se défend de toute entrave aux TPE-PME : « Nous attachons la plus grande importance aux relations avec les petites et moyennes entreprises, qui représentent plus de la moitié des ventes du site », explique un porte-parole à 20 Minutes.

La DGCCRF vise Amazon

Dans tous les cas, les plateformes pourraient bientôt être obligées de revoir en profondeur leurs relations avec leurs entreprises partenaires. « Nous sommes en train de construire une réglementation européenne sur le sujet, rappelle Mounir Mahjoubi. Les plateformes ne devront plus avoir le droit d’agir de façon unilatérale sans informer préalablement la PME concernée. »

En France, Amazon doit également faire face à une assignation en justice lancée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes fin 2017 : l’administration lui reproche d’imposer aux entreprises des clauses qui peuvent les mettre en péril, comme la possibilité de suspendre le contrat à tout moment. Une amende de 10 millions d’euros a été réclamée contre la plateforme » – N. Raffin – (Extrait de 20minutes.fr du 5/12/2018)

En savoir plus sur https://www.20minutes.fr/economie/2387539-20181205-conflit-amazon-petites-entreprises-veulent-redefinir-regles-jeu

Côte d’Ivoire : le médiateur de la République annonce la mise en place d’un comité de veille à Zouan-Hounien


 

Réconciliation durable: Toungara annonce la mise en place d'un comité de veille à Zouan-Hounien

« Après les affrontements survenus entre des communautés dans le département de Zouan-Hounien, le grand médiateur de la République, Adama Toungara, était aux côtés des populations de cette localité et celle de Danané qui ont eu les effets collatéraux pour leur témoigner la compassion de l’État. C’était ce mercredi 5 décembre 2018.

Accompagné d’Albert Mabri Toikeusse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, fils de la région, il a annoncé la mise en place d’un comité de veille.

Pour Adama Toungara, l’objectif est de « garantir la paix, la sécurité et la cohésion sociale entre les différents groupes sociaux qui vivent à Zouan-Hounien ». Le succès de l’initiative, reconnaît l’instigateur, requiert l’implication de tous les acteurs sociaux du département et de la région.

C’est pourquoi il entend s’appuyer sur les têtes couronnées, les présidents de mutuelles et d’associations, et les leaders d’opinions du département. Qui « œuvrent depuis toujours au maintien de la cohésion et de la paix entre les populations ».

Quant au comité de veille, il sera placé sous la tutelle du ministre Mabri Toikeusse, président du Conseil régional du Tonkpi et des autorités préfectorales. Il servira de plateforme d’informations, d’échanges et de rapprochement entre les communautés.

« L’ultime objectif visé, est le pardon de toutes les offenses nées de la grave crise qu’a traversée Zouan-Hounien. Afin que la réconciliation voulue et prônée par le Président de la République Alassane Ouattara soit effective dans cette région », a dit le grand médiateur de la République.

Adama Toungara a condamné les violences et demandé aux populations de tourner résolument le dos à la violence et de privilégier le dialogue comme moyen de règlement des différends. Avant de faire un don d’une valeur de 3,9 millions de F Cfa (2 millions F Cfa aux blessés, 1 million F Cfa aux cinq parents de victimes et 900 mille F Cfa à la population).

Le ministre Albert Mabri Toikeusse a, pour sa part, dit que le grand médiateur de la République qui est le neveu, est la personne la mieux indiquée pour le règlement des litiges dans la région.

Quant au maire Zrakpa Roger, il a souhaité que la région redevienne une terre de paix, de fraternité et de repos pour tous les frères et sœurs.

Il faut noter qu’une équipe du médiateur de la République est sur le terrain depuis quelques jours pour écouter les différents protagonistes. » Saint-Tra   Bi (Extrait de fratmat.info du 5/12/2018)

En savoir plus sur ttps://www.fratmat.info/index.php/nos-unes/reconciliation-durable-toungara-annonce-la-mise-en-place-d-un-comite-de-veille-a-zouan-hounien

Suisse : Le Conseil d’Etat vaudois dénonce dans sa tentative de médiation « le mépris » de Tamedia


 

« Questionné par la socialiste Jessica Jaccoud sur la fin du Matin papier et le sort des « 41 du Matin », le gouvernement a longuement répondu mardi au Grand Conseil. Il est revenu en particulier sur les relations avec l’éditeur du journal lors de la médiation.

Médiation stoppée unilatéralement

En juillet, au plus fort de la crise, le Conseil d’Etat vaudois, d’entente avec celui de Genève, a offert ses bons offices, comme médiateur. A la demande d’un représentant de la direction de Tamedia (éditeur de Bilan), plusieurs rencontres ont eu lieu avec une délégation de l’exécutif, comprenant la présidente du gouvernement vaudois Nuria Gorrite et le conseiller d’Etat Philippe Leuba.

Mais le 19 juillet, Tamedia stoppait unilatéralement cette médiation pour donner la priorité à la négociation d’un plan social. Un plan social qui n’est toujours pas signé en décembre, observe le gouvernement.

Une attitude jamais vue

« De mémoire, le Conseil d’Etat n’a jamais été confronté à une telle attitude », a déclaré Nuria Gorrite devant le plénum. Durant les discussions, le groupe de presse refusait toute proposition s’écartant de son plan initial. Et il a abruptement et unilatéralement écourté les travaux de médiation

Philippe Leuba a expliqué que le Conseil d’Etat s’est engagé à de multiples reprises en faveur du partenariat social. Il a rappelé son intervention pour sauver les emplois chez Novartis à Prangins. Jamais il n’a perçu un tel mépris à l’égard du dialogue social.

Respect mutuel absent

« Chez Novartis, face à un CEO californien empreint de la culture du patronat américain, je n’ai jamais senti le mépris que j’ai senti dans le dossier Tamedia. Cela doit nous interpeller. Il y a des impératifs économiques, c’est une réalité, mais il faut un respect mutuel. Nous n’avons pas senti ce respect mutuel. »

Dans de telles conditions, le gouvernement juge que les conditions « de bonne foi et d’aptitude au dialogue » ne sont pas réunies pour une nouvelle rencontre avec la direction de Tamedia. Dans de telles circonstances, toute discussion est vaine, a relevé Mme Gorrite.

Pour rappel, Le Matin papier a cessé de paraître le 21 juillet dernier, entraînant le licenciement de 41 personnes. Entrés en grève durant trois jours, les employés de Tamedia avaient suspendu leur mouvement au profit d’une médiation sous l’égide du Conseil d’Etat. Deux semaines et quatre séances plus tard, celle-ci était abandonnée. » (Extrait de .bilan.ch  du 5/12/2018)

En savoir plus sur https://www.bilan.ch/entreprises/le-conseil-detat-vaudois-denonce-le-mepris-de-tamedia

MAROC : LE CIMAC SIGNE UN ACCORD AVEC LE CIRDI SUR L’ARBITRAGE ET LA MÉDIATION


CIMAC CIRDI

« Le Centre International de Médiation et d’Arbitrage de Casablanca (CIMAC) a annoncé – la signature d’un mémorandum de coopération avec le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI).

Ce mémorandum prévoit la possibilité d’organiser des audiences d’arbitrages administrés par le CIRDI dans les locaux du CIMAC à Casablanca, de contribuer à la recherche scientifique en matière de règlement des différends ainsi qu’à l’organisation d’évènements et de séminaires conjoints.

« Le choix du CIMAC comme partenaire du CIRDI témoigne de l’intérêt que représentent le Maroc et Casablanca pour les investisseurs mondiaux. Cela en ligne avec l’objectif de Casablanca d’être une place internationale de l’arbitrage », a déclaré Hicham Zegrary, Secrétaire Général du CIMAC.

Créé en 2014 par le CIMAC, les Casablanca Arbitration Days rassemblent chaque année à Casablanca des experts internationaux de l’arbitrage, faisant de la métropole une vitrine continentale avec la présence en moyenne de plus de 300 participants internationaux.

À l’occasion du soixantième anniversaire de la Convention de New York, un texte de référence dans le monde de l’arbitrage, la quatrième édition des Casablanca Arbitration Days 2018 a proposé un regard rétrospectif afin d’évaluer l’impact de la Convention sur l’arbitrage international.

URSSAF : BERCY GÉNÉRALISE LA MÉDIATION EN RÉGIONS


Les Echos

« Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé ce lundi la nomination de 22 médiateurs régionaux pour éviter les contentieux entre l’Urssaf et les entreprises.

« Un Etat au service d’une société de confiance. » C’est le nom que le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a choisi pour baptiser sa loi votée en août. S’il est une administration qui n’inspire pas toujours confiance aux chefs d’entreprise, c’est bien l’Urssaf. C’est une des raisons pour lesquelles cette administration est une des premières à mettre en application les principes votés dans ce texte également appelé  « droit à l’erreur » . »

Le ministre a réuni à cet effet ce lundi à Paris les directeurs des Urssaf pour leur présenter un plan en six points. A commencer par la généralisation des médiateurs dans 22 régions. N’importe quelle entreprise en conflit avec les Urssaf pourra saisir un des 22 médiateurs officiellement nommés au 1er janvier.

La médiation, qui permet d’éviter des contentieux judiciaires, a déjà été expérimentée en Ile-de-France, en Bretagne et en Champagne-Ardennes. En 2017, 385 dossiers ont été étudiés, dont 89 % ont eu une issue favorable. « Les médiateurs s’engagent à répondre sous huit jours et à proposer une solution sous un mois », précise Gérald Darmanin.

Fréquence des contrôles

L’Etat s’engage par ailleurs dans deux régions pilotes, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France, à limiter la fréquence des contrôles. Dans une entreprise, le contrôle ne pourra pas excéder neuf mois sur une période de trois ans. Dans ces deux régions, 820.000 entreprises sont potentiellement concernées. Et selon les chiffres de Bercy, plus de 5.000 entreprises avaient subi des contrôles de plus de neuf mois. Le travail dissimulé, qui relève du pénal, est toutefois exclu de ce dispositif.

Le droit à l’erreur va aussi s’appliquer aux pénalités. En cas d’erreur détectée par l’administration mais commise de bonne foi sur le paiement des cotisations à l’Urssaf, 5 % de pénalités étaient jusqu’à présent réclamés. Ce ne sera plus le cas. L’entreprise aura trente jours pour régulariser sa situation. La pénalité sera appliquée au-delà de ce délai. M. BELLAN, I. FEUERSTEIN (Extrait de lesechos.fr du 3/12/2018)

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0600249522603-comment-le-droit-a-lerreur-sappliquera-dans-les-urssaf-2226729.php

Médiation scolaire : de nouveaux élèves médiateurs au collège Quéral de Pontchâteau.


 

Les élèves nouvellement formés à la médiation avec leur diplôme et les élèves formateurs : Sébastien, Gary, Maria, Jean, Ewan, Lana, Calista, Thomas, Elouan, Jade, Maewenn et Maël Cariou, coordinateur du projet, à gauche.

Dans le cadre du projet d’établissement, un dispositif appelé Médiation par les pairs a été mis en place, en 2014. Sept nouveaux collégiens viennent d’être formés. (Extrait de ouest-france.fr du 01/12/2018)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pontchateau-44160/de-nouveaux-eleves-mediateurs-au-college-queral-6102539

APPEL A LA MEDIATION DANS LE CONFLIT DES GILETS JAUNES AVEC L’ETAT


Le dispositif de sécurité s'est rapidement révélé insuffisant. Les premiers gaz lacrymogènes ont été utilisés dès 9h du matin. <br/>

Le 1/12/2018 : En raison de la situation de blocage actuelle, je propose à tous de relayer dans vos réseaux l’appel ci-dessous fait par le groupe Dialogue Réunionnais en faveur de la création d’un groupe de médiateurs, non seulement pour l’île de La Réunion, mais aussi pour toute la métropole. 

J-P Bonafé-Schmitt 

« Donner des éléments de méthodologie pour retrouver « un dialogue, une parole libre et respectueuse des uns et des autres sans exclusion de personne ». C’est l’objectif que se sont fixées les personnes du groupe Dialogue Réunionnais, qui, au même titre que les différentes personnes qui s’expriment ces derniers jours, proposent la création d’un groupe de médiateurs. En espérant que cette idée « fédère le plus grand nombre de personnes », pour un dialogue « apaisé et constructif ».

« Nous ne nous prétendons pas médiateurs: nous demandons la constitution d’un groupe de médiateurs, avec ou sans nous », lance Willy Técher, de Dialogue Réunionnais. Pour lui, « tant qu’il n’y aura pas une équipe composée de personnes neutres pour gérer cette médiation entre la population et l’Etat, il n’y aura pas de dialogue ». Car selon lui, plus le conflit s’enlisera, moins ce dialogue se fera « dans des conditions de sécurité ». (Extrait de zinfos974.com)

Vidéo à consulter sur https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8F-Dialogue-Reunionnais-souhaite-la-creation-d-un-groupe-de-mediateurs_a134432.html

Médiateur Radio France : Gilets jaunes, neutralité et partialité des journalistes sur franceinfo ? (document audio)


Ces manifestants bretons décrivent la France comme une société divisée entre les riches et les pauvres.&nbsp;\"Champion du monde de la colère\", revendique l\'un d\'eux, le 17 novembre 2018 à Rennes (Ille-et-Vilaine).

 

« La médiatrice des antennes de Radio France revient cette semaine encore sur les nombreux mails des auditeurs au sujet du traitement de l’actualité des gilets jaunes sur franceinfo. Le directeur de la chaîne, Vincent Giret, répond.

Le traitement des sujets d’actualité sur franceinfo avec de nouveau cette semaine la question des gilets jaunes. Pour y répondre Vincent Giret, directeur de franceinfo au micro d’Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes de Radio France

Neutralité et partialité des journalistes ?

Les mails reçus cette semaine sont encore une fois très largement consacrés aux gilets jaunes.
Jacques écrit : « La surexposition par franceinfo du sujet « gilets jaunes » crée une énorme caisse de résonance pour ces personnes et les survalorise de sorte qu’au lieu de transmettre de l’information, vos journalistes créent l’information. L’amplification donnée à tel ou tel événement fait de vous des acteurs, voire des manipulateurs. Où est votre soi-disant neutralité ? »

C’est très important de dialoguer avec nos auditeurs. Nous devons leur expliquer les choses. Cette impartialité que réclame cet auditeur, nous la défendons et la pratiquons au quotidien. Nous avons une éthique, une charte de déontologie, une pratique journalistique qui font que franceinfo n’est pas une radio partisane. Nous faisons du débat contradictoire et du factuel qui permettent d’éclairer par exemple les questions de la fiscalité et bien d’autres sujets.

Valoriser certains angles de l’actualité ?

Dominique, fidèle auditeur de franceinfo s’interroge : « J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi vous ne faites que la promotion des gilets jaunes. Vous feriez bien d’avoir une vraie analyse sur leurs revendications. Vous feriez bien aussi de mettre en évidence tous les dégâts causés par ce mouvement : casses massives/ mise en péril de l’activité économique de nos territoires pour les commerçants et les PME ».

Nous avons le sentiment de le faire, c’est pour cela qu’il est important d’avoir le retour des auditeurs. Un responsable de la police expliquait récemment sur franceinfo, quels ont été les dégâts, quels étaient les dispositifs de sécurité mis en place.

Parti pris, sensationnel, retour sur le traitement journalistique

Sur un plan journalistique : est-il  plus facile d’interviewer ceux qui crient et moins intéressant de donner la parole à ceux qui subissent en silence ?

Bernard lui, est plus nuancé et observe que jeudi 29 novembre donc, la parole a été donnée à des personnes non gilets jaunes et qu’il y a eu des infos sur les radars détruits. Il estime que « prolonger dans ce sens une information plus équilibrée honorerait une radio publique qui devrait être à l’écoute de tous ces citoyens et non être trop souvent le « tam-tam » de ceux qui défendent leurs intérêts particuliers. Si la fonction de journaliste est respectable et utile, elle ne peut rester aussi marquée qu’elle l’est actuellement. »

Je reprendrai la totalité des propos de cet auditeurs, nous ne sommes pas là pour faire du « tam-tam » ; nous sommes là pour faire du factuel, de l’info contradictoire. Nous sommes là pour donner des éléments de compréhension. Quand une actualité comme celle des gilets jaunes « feuilletonne » (jargon de journaliste), mouvement non achevé, qui essaie de s’organiser, et d’obtenir des moments de rencontres avec les politiques etc…Cette actualité n’est pas finie.

Quand on fait du reportage, comme c’est le cas à franceinfo avec son grand service reportage, ça nous permet d’aller voir tout le monde, tous les protagonistes (les contents et les mécontents). Nous prenons notre mission très au sérieux, ne pas faire de « tam-tam », et d’être vigilant pour faire s’exprimer tous les points de vue dans cette actualité.

Cette analyse est partagée par d’autres auditeurs, que leur répondez-vous ?

Une auditrice dit encore : « Je suis saturée, vous hystérisez tellement cette actualité  que vous empêchez ses acteurs d’évoluer vers le dialogue et d’aller de l’avant et sans vous en rendre compte, vous nous amenez doucement vers une gouvernance d’extrême droite où là, il n’y aura plus de liberté d’expression. »

La critique des médias est fondamentale, c’est bien de les critiquer, mais je ne partage pas ce point de vue. Il y a une responsabilité particulière dans l’information, une exigence. Nous avons une responsabilité dans l’organisation du débat public, qui est également celle des politiques. » (Extrait de francetvinfo.fr du 01/12/2018)

Document audio a écouter sur https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-rendez-vous-du-mediateur/le-rendez-vous-du-mediateur-gilets-jaunes-neutralite-et-partialite-des-journalistes-sur-franceinfo_3038249.html

« Les listes de médiateurs des cours d’appel : un agrément fragile » par Marion Manciet de Nervo (SYME)


SYME

« Il y a un an, le décret 2017-1457 du 9 octobre 2017 fixait les modalités d’établissement de la liste des médiateurs en matière civile, commerciale, sociale dans chaque cour d’appel.

Dès la fin 2017, les médiateurs se sont inscrits dans les 6 premières cours d’appel qui avaient ouvert la réception des dossiers. Dans le courant de 2018, ces premières cours d’appel ont publié leurs listes, et certains refus d’inscription ont motivé des recours devant la cour de cassation. Le 28 septembre 2018 la Cour de cassation a rendu quatre arrêts, 2 confirmant les décisions des cours d’appel et 2 les annulant. Puis le 18 octobre 2018, elle en a rendu 7 nouveaux, 3 confirmant les décisions des cours d’appel et 4 les annulant. Enfin deux autres arrêts ont été rendus le 15 novembre 2018, le premier annulant une décision de la Cour d’appel de Caen et le second rejetant le recours du candidat évincé.

La dépêche du 8 février 2018 est venue préciser les conditions d’application du décret 2017-1457. C’est sur la base du décret et de cette circulaire qu’ont été acceptées les inscriptions dans les 30 autres cours d’appel. La seconde série des décisions de ces cours d’appel est attendue pour cette fin d’année.

Comprendre les arrêts de la cour de cassation

L’article 2 du décret 2017-1457 dispose qu’une personne physique ne peut être inscrite sur la liste des médiateurs de la cour d’appel que si elle justifie d’une formation ou d’une expérience attestant l’aptitude à la pratique de la médiation, rejoignant ainsi l’article 131-5 du Code de procédure civile. Ainsi la formation et l’expérience de médiateur ont été laissées à l’appréciation des magistrats. Ceux-ci ont ainsi évalué « l’aptitude à la pratique de la médiation » compte-tenu de la formation et de l’expérience des médiateurs sur la base des dossiers qui leur ont été soumis. Dans certaines cours d’appel, telle formation, telle expérience ont été déclarée recevables, et pas dans d’autres. Ces différences d’évaluation n’ont motivé aucune annulation par la cour de cassation, qui ne les a pas considérées comme entachées d’ « erreur manifeste d’appréciation ».

Les trois situations où la cour de cassation a remis en cause la décision de la cour d’appel concernent l’éloignement géographique du médiateur (5 décisions), son absence de diplôme (1 décision), et l’absence de motivation du refus d’inscription (1 décision). Ces situations seront probablement évitées dans l’établissement des prochaines listes. Les conséquences resteront alors très limitées.

Le décret 2017-1457 organise une forme d’agrément des médiateurs

La clarification des modalités d’établissement des listes de médiateurs était une nécessité. Mais les conséquences de cette action dépassent largement le cadre des cours d’appel. Ces listes sont destinées à être affichées pour l’information du public dans toutes les juridictions, et les listes existantes sont déjà accessibles sur le web. La publication de ces listes va créer deux catégories de médiateurs, les inscrits sur la liste d’une cour d’appel et ceux qui ne le seront pas. Ces listes constituent donc de fait un agrément des médiateurs.

Dire les compétences et qualifications attendues des médiateurs

Un autre souci remis en évidence par ce décret est la limite de la définition des compétences et qualifications du médiateur judiciaire dans la Loi française. Selon l’article 131-5 du Code de procédure civile mentionné ci-dessus, le médiateur doit … « 3° Posséder, par l’exercice présent ou passé d’une activité, la qualification requise eu égard à la nature du litige ; 4° Justifier, selon le cas, d’une formation ou d’une expérience adaptée à la pratique de la médiation ». La dépêche souligne par ailleurs que « l’exercice de l’activité de médiation n’est pas subordonné à la détention d’un quelconque diplôme. Ainsi le diplôme d’Etat de médiateur familial… ne constitue pas un préalable à la pratique de la médiation familiale. »

Aucun texte ne précise davantage à ce jour en quoi consiste la qualification requise, et la formation ou l’expérience adaptée à la pratique de la médiation. Cette situation est dénoncée comme injuste par les titulaires du diplôme d’Etat de médiateur familial, dont les compétences sont, a contrario, parfaitement détaillées dans l’annexe de l’arrêté du 19 mars 2012.

Repartir sur des bases plus solides

En conclusion, le décret 2017-1457 organise ce qui ressemble à un agrément des médiateurs, toutefois en oubliant de clarifier les compétences et qualifications réellement attendues de ces médiateurs. Sur des fondations aussi fragiles, comment rassurer les prescripteurs et les usagers, les encourager à recommander ou à pratiquer la médiation ?

Il serait souhaitable qu’une loi précise rapidement les compétences et comportements professionnels réellement attendus des médiateurs. SYME, le Syndicat professionnel des médiateurs pense que les travaux dans ce domaine ne peuvent être menés que de façon concertée. Nous espérons que cette loi sera le fruit d’une coopération entre les médiateurs, notamment ceux regroupés dans le collectif Médiation 21, les magistrats et le législateur, pour définir les critères de compétence attendus, afin de mettre en place une certification ou un agrément indispensable à la profession. Ce qui sera bénéfique aussi pour les magistrats. » (extrait de syme.eu du 17/11/2018)

 En savoir plus sur https://www.syme.eu/articles/31629