
« DURANT L’ANNÉE 2015, au cours de ses 132 vacations, Francis Bouclet a reçu ou rencontré 136 personnes. D’une année sur l’autre, depuis que l’homme a pris en charge la médiation à la ville (2009) et malgré un déménagement récent de son bureau au CCAS à la Petite Hollande, ce chiffre est à peu près constant. Comme la répartition géographique de ceux qui réclament son aide : les trois quarts habitent la Cité des Princes, le dernier quart l’agglomération. Mais une chose évolue et de manière croissante : le nombre de conflits de voisinage.
Pas dans les banlieues
L’an dernier, comme il l’a exposé récemment devant le conseil municipal, Francis Bouclet a estimé que ces derniers ont représenté 27 % de ses activités totales. Loin devant les litiges avec les administrations et sociétés (15 %) et les problèmes sociaux et financiers (11 %). Fait préoccupant, selon le médiateur -qui n’affiche, tout compris, que trois cas sans du tout de solution : ces conflits entre voisins sont de moins en moins faciles à résoudre.
« Chacune des parties affirme être dans la vérité, aucune n’a tort et ne cause, dit-elle, aucun problème vis-à-vis de son entourage immédiat », raconte Francis Bouclet. « Toutes les tranches d’âge sont concernées, ainsi que tous les quartiers ou résidences, privées et publiques. Les situations restent pour quelques-unes sans effet malgré l’intervention des élus, services de police et des médiateurs de bailleurs ». Une note d’espoir ? « Certains problèmes sont résolus par le déménagement de l’une ou l’autre des parties » !
On pourrait croire que ces litiges sont notablement plus nombreux dans les quartiers dits sensibles. Le médiateur bat en brèche ce cliché : « La plupart proviennent d’un habitat plutôt de standing. Je n’ai pas vraiment d’explications à cela mais ces logements abritent souvent des personnes à la retraite, qui aspirent à une tranquillité bien méritée ». (Extrait de estrepublicain.fr du 23/7/2016)
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