Pourquoi recourir aux pratiques narratives en médiation de projet ? par Stéphanie SALEN,Mediatrice Coach interne et facilitatrice Responsable de la médiation interne


« Les pratiques narratives font référence aux travaux de Michael White, que notre équipe de médiateurs internes de la Direction générale des Finances publiques propose de mobiliser dans le cadre du processus de médiation de projet.

Mise en oeuvre à l’occasion d’un changement dans l’organisation de travail représentant un enjeu local fort et une situation relationnelle à risque, la médiation de projet offre aux équipes de la DGFIP un cadre structuré d’échange pour s’exprimer et s’écouter.

💡Cheminer dans le paysage de l’action

L’usage des pratiques narratives par les médiateurs internes permet aux personnes concernées de se positionner comme des sujets du changement en élaborant ensemble un plan d’action dans un mode coopératif.

💡Prendre soin du paysage relationnel

La médiation de projet débute en explorant le paysage de la relation : comment chacun perçoit son rôle et sa place dans l’équipe, en élaborant avec les participants une cartographie des relations.

Ce travail narratif, conduit dans une approche progressive, de l’individuel vers le collectif, mobilise des outils métaphoriques (le voyage, la randonnée, la musique…). Il permet de reconnaître les besoins, les émotions, mais aussi les gestes de coopération et de soutien qui existent déjà et qui peuvent servir de points d’appui pour soutenir la confiance et l’engagement collectif.

💡Révéler le paysage de l’identité : ce que le projet dit de “qui nous sommes”

Dans la phase finale du processus, la médiation de projet invite les participants à explorer ce qui fonde l’identité de leur service, en exprimant les valeurs professionnelles partagées, ce à quoi l’équipe tient pour bien faire son travail et ce vers quoi elle tend, ce que signifie pour ce collectif le sens du service public et la qualité du travail bien fait.

En reliant les expériences aux intentions, aux engagements et aux valeurs des personnes, ce travail narratif renforce la robustesse des équipes pour mieux aborder la conflictualité, faire face aux imprévus et à la complexité. » (Extrait .linkedin.com du 22/02/2026)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/stephanie-salen-9a7507124_maezdiationdeprojet-maezdiationinterne-dgfip-share-7431258657570328576-jaR5/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Nouvelle-Calédonie : Au Congrès vers la création d’une instance de résolution des conflits coutumiers kanak


Roch Wamytan, président du Congrès, a déposé une proposition de loi pays ce lundi 19 juillet 2021, relative à la résolution à l’amiable des conflits coutumiers. Le texte propose la création d’une instance nommée “Autorité de Résolution des Conflits Coutumiers Kanak” (ARCCK), en adéquation avec la culture locale, qui permettrait une plus grande efficacité dans la médiation impliquant des problématiques coutumières.

Une instance de médiation permettant “d’intervenir dans des domaines variés : questions foncières, conflits entre chefferies, enjeu nickel, famille », explique le texte n°62 proposé et déposé par Roch Wamytan, évoquant la nécessité d’un “outil de prévention et de résolution de ces litiges qui soit en adéquation avec la culture kanak (…) au regard de l’importance du palabre et plus largement de la recherche d’un consensus par le dialogue dans la société kanak, la médiation est apparue comme le mode de résolution amiable le plus approprié dans le cadre de ce type de litiges”.

L’exemple du dossier de la cession de l’Usine du Sud y est évoqué à titre d’exemple par le président du Congrès, rappelant que la vente de Vale NC “a démontré le caractère essentiel de la médiation. C’est en effet par la discussion, après des mois de tensions, que l’ensemble des acteurs de la Nouvelle-Calédonie, partis politiques, institutions et responsables coutumiers ont pu trouver une issue pacifique au conflit posé par la reprise de l’usine du Sud”.

L’Autorité de Résolution des Conflits Coutumiers Kanak serait donc dans le texte une autorité garante du maintien de la paix sociale, outil de résolution des conflits, médiateur sur tous les dossiers impliquant les coutumiers, évitant le recours systématique aux procédures judiciaires. Dans les faits, en cas de litige, une instruction serait réalisée par un service dédié, à l’issue de laquelle un protocole de médiation serait proposé aux membres du collège de l’ARCCK, décisionnaires dans son application. » – J-T Faatau – (Extrait de outremers360.com du 20/07/2021)

En savoir plus sur https://outremers360.com/bassin-pacifique-appli/nouvelle-caledonie-au-congres-vers-la-creation-dune-instance-de-resolution-des-conflits-coutumiers-kanak