Vidéo : « quand des médiateurs sont appelés au secours dans les conflits de voisinage » (France 2 – E.Huin, A.Forveille, B.Blanc, A.Tranchant)


Vidéo à consulter sur https://www.francetvinfo.fr/societe/societe-quand-des-mediateurs-sont-appeles-au-secours-dans-les-conflits-de-voisinage_5988158.html

DIPLÔME D’UNIVERSITÉ DE MÉDIATION : DROIT ET PRATIQUES DE LA MÉDIATION EN MATIÈRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE (FORMATION CONTINUE), 2023-2024, Université de Toulouse


Programme et inscription sur https://www.ut-capitole.fr/accueil/formations/se-former-autrement/formation-continue/diplome-duniversite-de-mediation-droit-et-pratiques-de-la-mediation-en-matiere-civile-commerciale-et-sociale-formation-continue

UNIVERSITE D’ETE – MASTERCLASS DU 23 AU 26 AOUT 2023 A AIX EN PROVENCE organisée par l’Institut des Hautes Etudes en Médiation et Négociation (IHEMN)-23 au 26 Août 2023 à Aix-en-Provence


renseignement et / ou inscription :
ihemn10@yahoo.fr
📞 06 87 98 14 63

Coup d’État au Niger: qui sont le sultan de Sokoto et Abdulsalami Abubakar, médiateurs de la Cédéao? (rfi.fr)


« Une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est attendue au Niger pour « négocier » avec les putschistes, a indiqué ce 2 août 2023 l’un des responsables de la Cédéao à l’ouverture d’une réunion des chefs d’état-major ouest-africains à Abuja. Cette délégation à Niamey est conduite par l’ex-président nigérian Abdulsalami Abubakar, avec dans ses rangs le sultan de Sokoto, un leader traditionnel et religieux de premier plan.

(…)

Abdulsalami Abubakar, artisan d’une transition démocratique

Après une longue carrière militaire débutée dans les années 1960, cet ancien chef des armées a succédé au général Sani Abacha, à la tête du pays, en 1998. Moins d’un an plus tard, Abdulsalami Abubakar organise des élections multipartites et transfert le pouvoir au président Olusegun Obasanjo, élu démocratiquement en 1999.

À 81 ans, Abdulsalami Abubakar préside toujours le Comité national pour la paix, un organe qui est notamment chargé de veiller au bon déroulement des élections nigérianes.

Muhammad Sa’as Abubakar III, des atouts de taille

Le sultan de Sokoto est lui aussi passé par une carrière militaire. Avant de monter sur le trône du califat de Sokoto, Muhammad Sa’ad Abubakar III, 66 ans, a participé à de nombreuses opérations militaires avec l’armée nigériane, notamment au Tchad ou en Sierra Leone.

Dès le milieu des années 1990, il occupe aussi le poste d’officier de liaison pour la Cédéao. Après la disparition tragique de son frère en 2006, Muhammad Sa’ad Abubakar devient sultan de Sokoto. » (Extrait de rfi.fr du 2/08/2023)

En savoir plus sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230802-coup-d-%C3%A9tat-au-niger-qui-sont-le-sultan-de-sokoto-et-abdulsalami-abubakar-m%C3%A9diateurs-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao

Angelina Jolie et Brad Pitt acceptent une médiation pour régler le sort de leur propriété viticole en France


« La bataille juridique à laquelle se livrent depuis juillet 2021 Brad Pitt et Angelina Jolie à propos de Château Miraval, leur domaine viticole en Provence, semble toucher à sa fin. Les deux acteurs américains ont accepté une médiation pour régler définitivement le sort de leur propriété, estimée à 164 millions de dollars, révèle le «Daily Mail». Une solution qui leur évite de porter l’affaire devant les tribunaux. » (Extrait de lessentiel.lu du 28/07/2023)

En savoir plus sur https://www.lessentiel.lu/fr/story/brad-angelina-857844748584

Québec : « Éviter le divorce entre l’État et les médiateurs » par Philippe Mercure (lapresse.ca)


Il y a toutefois quelque chose qui baisse en flèche : le nombre d’ex-conjoints qui se déchirent en Cour à propos de la garde de leurs enfants, de la séparation de leurs biens ou de la pension alimentaire à verser.

Depuis 1997, le nombre de dossiers ouverts à la Cour supérieure en matière familiale a chuté de moitié, passant de 38 703 à 19 268 en 2022.

C’est une excellente nouvelle. En plus d’être hautement émotifs pour les gens impliqués, ces procès sont coûteux pour la société et contribuent à engorger un système de justice déjà débordé.

Cette baisse n’est pas due au hasard. Elle correspond au moment où Québec a offert la médiation gratuite aux ex-amoureux qui ne parviennent pas à s’entendre.

Or, ces belles avancées sont actuellement remises en question parce que les médiateurs boudent le métier, s’estimant mal payés.

Alors que le ministère de la Justice prétend disposer de 1100 médiateurs, l’Association des médiateurs familiaux du Québec affirme qu’il n’en reste plus qu’environ la moitié, soit 600. Et même cette liste réduite est à prendre avec un bémol. En appelant les médiateurs qui s’y trouvent, notre collègue Louise Leduc est tombée sur plusieurs d’entre eux qui n’acceptent plus de nouveaux clients1.(Extrait de lapresse.ca du 29/07/2023)

En savoir plus sur https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/2023-07-29/eviter-le-divorce-entre-l-etat-et-les-mediateurs.php

« La médiation préalable obligatoire, un dispositif apprécié mais peu utilisé » par Gabriel Zignani (lagazettedescommunes.com)


« Malgré tous ces avantages, la MPO est peu utilisée depuis sa pérennisation par le décret du 25 mars. Il n’y a qu’à voir la situation au CDG 59. Durant l’expérimentation, il y a eu 30 saisines, pour 15 MPO instruites et terminées avec accord. Depuis le 1er janvier 2022, seules 3 MPO ont été menées. Cela s’explique par le fait que durant l’expérimentation, 237 collectivités avaient adhéré, contre 16 depuis début 2022, soit « seulement » environ 2000 agents couverts.

Pour Cindy Mortreux, coordinatrice du réseau médiation préalable obligatoire du CDG 59, c’est tout à fait compréhensible : « La grande majorité des collectivités n’ont pas eu à utiliser le dispositif durant l’expérimentation. Seules 5 collectivités ont été concernées sur les 237 adhérentes. Forcément, les collectivités se demandent si cela vaut le coup. » De plus, « les efforts du CDG ont été portés sur la médiation professionnelle plutôt que sur la MPO. Nous préférons travailler en amont, avant d’en arriver au contentieux. La MPO est un révélateur de conflit, nous nous souhaitons plutôt travailler sur les causes du conflit », précise-t-elle. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 31/07/2023)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/880945/la-mediation-prealable-obligatoire-un-dispositif-apprecie-mais-peu-utilise/

Afrique : formation à la médiation et à la gestion des conflits de 40 femmes venues de 4 pays Africains ( Mozambique, Mali, RCA et la RDC).


« L’ONG Femmes main dans la main pour le développement Intégral (FMMDI) participe depuis le 17 juillet 2023 à Kinshasa à la formation de médiation et gestion des conflits organisée par la Fondation Pélagie MUHIRIKUA avec le financement des pays espagnols.

Cette formation regroupe environ 40 femmes venues de 4 pays Africains entre autres le Mozambique, Mali, RCA et la RDC.

L’objectif de cette formation est de renforcer les capacités des femmes leaders engagées pour l’implémentation de l’agenda Femme Paix Sécurité qui est une exigence sinequanone de la résolution 1325. » (Extrait de mediaprotelevision.com du 19/07/2023)

En savoir plus sur https://mediaprotelevision.com/index.php/2023/07/19/rdc-afrique-fmmdi-participe-a-la-formation-de-mediation-et-gestion-des-conflits/

2e édition des Journées africaines de l’arbitrage et de la médiation : l’Ohada et la Zlecaf font l’état des lieux (linfodrome.com)


« Du 27 au 28 juillet 2023, s’est tenue à Abidjan-Plateau la deuxième édition des Journées africaines de l’arbitrage et de la médiation, présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Jean Sansan Kambilé. » -J-L Kouassi -(Extrait de linfodrome.com du 29/07/2023)

En savoir plus sur https://www.linfodrome.com/economie/88896-2e-edition-des-journees-africaines-de-l-arbitrage-et-de-la-mediation-l-ohada-et-la-zlecaf-font-l-etat-des-lieux

Coup d’État au Niger: la Cédéao prend des sanctions, le président tchadien à Niamey pour une médiation (rfi.fr)


« Après une réunion au Nigeria, les chefs d’État de la Cédéao ont lancé un ultimatum aux putschistes et ont décidé de sanctions financières. Mahamat Idriss Déby est à Niamey pour une médiation.

Le chef de l’État tchadien Mahamat Idriss Déby est arrivé ce dimanche 30 juillet à Niamey pour une médiation après avoir rencontré le président nigérian Bola Tinubu, également président en exercice de la Cédéao. Le président tchadien, dont le pays est voisin du Niger mais n’est pas membre de l’organisation ouest-africaine, « n’a pas un mandat spécial acté de la Cédéao », a précisé le porte-parole du gouvernement tchadien. D’après les informations de notre correspondant régional, Serge Daniel, à Niamey Mahamat Idriss Déby a rencontré la junte, le président Mohamed Bazoum et l’ancien président Mahamadou Issoufou

Un peu plus tôt, l’organisation ouest-africaine s’était rassemblée à huis clos à Abuja pour décider des mesures à prendre, quatre jours après le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum. À l’issue de cette réunion, les chefs d’État ont annoncé un ultimatum d’une semaine pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger, rapporte notre correspondant à Abuja, Moïse Gomis. Ils n’excluent pas le « recours à la force » si nécessaire. En attendant, des sanctions ont été décidées avec effet immédiat : fermeture des frontières puis des vols en direction du Niger, plus de transactions commerciales avec le Niger, plus de transactions énergétiques avec le Niger, gel des avoirs bancaires. » (Extrait de rfi.fr du 30/07/2023)

En savoir plus sur https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20230730-info-rfi-coup-d-%C3%A9tat-au-niger-le-pr%C3%A9sident-tchadien-mahamat-idriss-d%C3%A9by-en-route-pour-niamey-pour-une-m%C3%A9diation?ref=tw_i&s=09

APPEL A “FAIRE MÉDIATION(S)“ (RE)FAIRE SOCIÉTÉ


Nous n’avons plus le choix : il y a urgence à “faire médiation”. Les fractures sociales deviennent des failles, creusant des antagonismes devenant irréductibles. Elles mettent en danger notre capacité à “faire société”. Les passions et les conflits prennent le pas sur le goût, le plaisir et la volonté de notre “vivre ensemble”. Des vents mauvais soufflent sur les blessures et les rancœurs alimentées par les difficultés économiques et sociales, diffusant une culture de la haine de l’autre.

Nous n’avons plus le choix : il nous faut développer cette culture de dialogue et de paix fondée sur la tolérance, l’écoute et l’ouverture à l’autre. Les soubresauts de la société civile et les blocages qui s’en suivent – des “gilets jaunes” jusqu’aux nouvelles émeutes, en passant par le mouvement social des retraites – deviennent de plus en plus fréquents et violents. Notre société perd sa capacité à trouver ses modes de régulation.

Nous n’avons plus le choix : il nous faut réinvestir tous les lieux et espaces de vie où les tensions et les conflits minent la vie quotidienne des citoyens et la bonne coopération entre tous les acteurs et institutions pour y installer des modes de résolution pacifiés.

Nous n’avons plus le choix : il nous faut garantir à chacune et à chacun sa qualité de citoyen et sa place dans la Cité. La révolte récente des jeunes est symptomatique à cet égard de la faillite des institutions à construire des modes de régulation dans l’intercompréhension de tous les acteurs.

Nous n’avons plus le choix : la menace sur notre planète oblige et nous obligera à prendre des mesures de limitation grandissante de notre consommation et de l’usage des biens collectifs, heurtant nos intérêts particuliers. Pour être acceptées, les contraintes de plus en plus fortes doivent être le moins coercitives et faire l’objet de concertation collective.

Nous n’avons plus le choix.

Aussi, les premiers signataires de cet appel (médiateurs de terrain et universitaires engagés dans la construction de la médiation depuis de longues années) appellent acteurs, institutions, collectifs, individus à “faire médiation”. Elle n’est pas le seul fait des médiateurs : la médiation exige des professionnels, mais ils ne peuvent réussir qu’à la demande et la coopération de tous.

La médiation, sous toutes ses formes et quel que soit le lieu, oppose la pratique du tiers neutre et impartial permettant d’anticiper et de résoudre ces conflits qui minent le quotidien des personnes et nuisent à la coopération avec les institutions et entre elles-mêmes. La médiation, c’est le droit, comme fondement du « vivre ensemble » – et le lien, que le droit seul ne peut assurer. Plus qu’une technique, davantage qu’un dispositif, elle s’appuie sur des méthodes éprouvées, une déontologie qui préserve la confidentialié des personnes et surtout une vision positive de l’Homme : sa capacité à dépasser l’étroitesse de ses propres intérêts et représentations pour construire du commun.

Aussi, nous appelons à promouvoir un droit d’accès pour tous à la médiation. Toute personne, tout acteur, doit pouvoir trouver, dans son environnement proche et quel que soit l’espace social, un espace où il (elle) peut être accueilli(e), écouté(e), protégé(e) par la confidentialité, reconnu(e) dans toutes ses dimensions, y compris émotionnelles.

Ces espaces de médiation doivent se développer :

  •  Dans les quartiers : les médiateurs sociaux, qui ont montré leur efficacité, doivent associer des médiateurs citoyens pour gérer les conflits de voisinage et du quotidien et créer de nouvelles solidarités dans les quartiers.
  •  Dans les territoires, pour faire le lien entre habitants, services publics et institutions locales et raviver la participation démocratique mise à mal par la multiplicité des strates de gouvernance.
  •  Dans les entreprises, pour anticiper, prévenir et gérer les nouvelles conflictualités au travail
  •  Dans les famillies, par la médiation familiale pour gérer les conflits qui dépassent largement ceux de la vie de couple.
  •  Dans le domaine de la santé et les maisons de retraite… pour rétablir la confiance entre soignants, soignés et familles.
  •  Dans les établissements scolaires, l’avenir de notre pays, par la convergence des les fractures scolaires en développant les différentes formes de médiation à l’intérieur et à l’extérieur des les établissements scolaires des et en faisant des établissements une école de la citoyenneté..
  •  Pour les questions environnementales, pour accompagner la transition écologique, réguler les conflits liés à l’environnement : comme ceux relatifs aux aménagements routiers et ferroviaires, à l’exploitation des resourcesressources naturelles, aux conflits d’usages des biens communs comme l’eau, les espaces naturels…
  •  Pour l’accueil et l’accompagnement des réfugiés en permettant qu’ils soient acteurs de leur insertion et de leur destin, comme le font nos collègues médiateurs espagnols, portugais et italiens, pour être fidèles aux valeurs européennes d’ouverture à l’autre, socle de notre « vivre ensemble ».

Pour renforcer et développer ces médiations, nous appelons au développement de “villes et territoires de médiation” qui proposent une vision et une politique globale de l’insertion de la médiation dans toutes les dimensions de la vie des habitants et s’engagent à leur assurer l’accès à la médiation.

Nous en appelons à la constitution d’un véritable Pacte de Médiation pour progresser vers une société plus inclusive et respectueuse de son environnement.

Les premiers signataires

·      André MOISAN, Président de l’association européenne de médiation sociale, CreE.A

·      Hibat TABIB, fondateur de la première « Ville européenne de médiation » à Pierrefitte sur/Seine en 2005

·      Jean-Pierre BONAFE-SCHMITT, responsable de la ”Lettre des médiations” et de la “Revue des médiations”

·      Michèle GUILLAUME-HOFNUNG, auteur du “Que sais-je” : « La médiation »

·      Jimmy FAKOUROU, responsable du service de médiation de la ville de Saint-Quentin

·      Sylvie ROUXEL, promotrice d’une Licence européenne de médiation

·      Hamid GHOBRINI, médiateur à Limoges

Pétitions à signer sur https://chng.it/9TR8fMTMYh

et sur la plate-forme du Conseil Economique, Social et Environnemental pour qu il se saisisse de la question https://petitions.lecese.fr/initiatives/i-76