Côte d’Ivoire – Médiation pénale et civile en faveur des enfants : Les bonnes pratiques en examen à Grand-Bassam


« Tanon Daouda, directeur de cabinet représentant le Médiateur de la République a ouvert à Grand-Bassam, le lundi 17 décembre 2018, une table-ronde régionale sur les pratiques de médiation pénale et civile dans la sous-région ouest africaine, en faveur des enfants.

Cette table-ronde est co-organisée par le Médiateur de la République, la Fondation Terre des hommes et l’Institut international des droits de l’enfant. Elle vise, entre autres, à identifier dans les législations nationales des pays participants (Mali, Burkina Faso, Guinée-Conakry), les mécanismes permettant la mise en œuvre de mesures de médiations pénales et familiales en faveur des enfants. À l’ouverture des travaux, Tanon Daouda a indiqué que l’Institution ivoirienne dénommée Le Médiateur de la République comporte en son sein un organisme en faveur des enfants, qui est un domaine très vaste : « Il faut outiller le Médiateur de la République pour qu’il puisse former son personnel sur ces questions. Nous avons en cours l’élaboration d’un projet de loi sur ces questions, et si ce projet de loi est adopté, les questions de l’enfant seront nettement prises en compte par le Médiateur de République « .

« Si nous devons poursuivre ensemble nos réflexions avec les États concernés, nous devons nécessairement travailler sur les décrets d’application pour permettre aux magistrats de prononcer des décisions de méditation, identifier des médiateurs culturellement sensibilisés et formés aux questions des droits de l’enfant. Les acteurs de la Justice traditionnelle ont aussi un rôle à jouer en matière de médiation, parce que les techniques qui rassemblent les auteurs,  les victimes et les communautés, sont des modes ancestraux de gestion des conflits. Nous pensons que la justice traditionnelle, qui avance dans le respect des droits de l’homme a son mot à dire dans les mécanismes futurs de médiation qui seront mis en place dans la sous-région », a estimé pour sa part Yan Coulou, représentant la Fondation Terre des hommes, d’autant plus que les statistiques démontrent que 80% des conflits dans les pays en développement sont gérés au niveau communautaire. Mme Aline Sermet, collaboratrice scientifique au sein de l’Institut international des droits de l’enfant (IDE) a rappelé les zones d’intervention de sa structure, notamment au Sénégal où deux programmes ont été mis en œuvre, au Burkina Faso. » (Extrait de intelligentdabidjan.info du 20/12/2018)

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Traité EU -US Privacy Shield : L’Europe accorde deux mois aux Etats-Unis pour engager un médiateur en confidentialité


L'Europe accorde deux mois aux Etats-Unis pour engager un médiateur en confidentialité

« Dans sa deuxième approche annuelle du traité Privacy Shield, la Commission européenne présente les mêmes remarques que celles formulées l’année dernière: le traité fonctionne, mais peut mieux faire.

Le Privacy Shield se compose d’une série d’accords réglementant le stockage des données de citoyens européens sur des serveurs américains. Il s’agit là d’une suite du précédent traité Safe Harbor, qui avait été jugé non conforme par la Cour européenne de Justice. Tout cela remonte à 2015-2016, une époque où des déballages d’Edward Snowden, il ressortait que les données Safe Harbor étaient utilisées entre autres par les services de renseignements américains.

Mais comme le transfert de données est important pour bon nombre d’entreprises internet, un nouveau traité légèrement amélioré a rapidement vu le jour, à savoir le Privacy Shield, qui est sorti il y a deux ans maintenant. Dans son rapport annuel, l’UE reprend les problèmes qu’elle entend voir solutionnés, et c’est aux Etats-Unis (un pays, où les règles de confidentialité sont nettement plus laxistes) qu’il appartient de réagir progressivement.

L’un des principaux problèmes mentionnés dans le rapport est cependant identique à celui de l’année dernière: les Etats-Unis n’ont pas engagé un médiateur permanent pour traiter les plaintes émanant de l’Europe. Vu la situation politique actuelle des Etats-Unis et les priorités nationalistes plutôt manifestes du président Trump, ce n’est pas une surprise, mais cela met l’UE dans une position difficile. Si le traité est supprimé, il faudra recommencer de zéro, ce qui serait regrettable d’un point de vue économique. Le rapport signale aussi que la Commission européenne observe une amélioration, mais souhaiterait que les Etats-Unis satisfassent à leurs obligations. C’est ainsi que la Commission européenne fixe une date-butoir au 28 février. Si d’ici là, aucun médiateur à temps plein n’est désigné, « la Commission envisagera alors de prendre les mesures qui s’imposent ». Rien n’a cependant filtré sur le type de mesures envisagées.

Le rapport indique bien que les améliorations apportées par les Etats-Unis, qui ont notamment renforcé le processus de certification par de nouvelles procédures pour les entreprises qui doivent demander une autorisation pour stocker les données de citoyens européens. Nombre de ces nouvelles mesures viennent toutefois seulement d’entrer en vigueur et doivent donc, selon le rapport, être encore contrôlées de près. »-(Extrait de datanews.levif.be du 22/12/2018)

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Maroc : quelles seront les missions de Mohamed Benalilou, le nouveau médiateur du royaume ?


« La nomination du nouveau médiateur du royaume, Mohamed Benalilou, jeudi 13 décembre, a donné un nouveau souffle à une institution chargée de promouvoir l’intermédiation entre les citoyens et l’administration. Zoom sur son fonctionnement.

Wilayat Almadalim, Wizarat Achikayate, Bureau de recherche et d’orientation, puis Diwan Al Madalim… L’Institution du médiateur du royaume (IMR) a connu plusieurs vies avant sa nouvelle version de 2011, qui a élargi ses prérogatives aux entreprises et aux organismes soumis au contrôle financier de l’État. » (Extrait de jeuneafrique.com du 19/12/2018)

En savoir plus sur https://www.jeuneafrique.com/691964/politique/maroc-quelles-seront-les-missions-de-mohamed-benalilou-le-nouveau-mediateur-du-royaume/

« Médiation : immersion avec le juge des référés au TGI de Créteil » par Thuy-My Vu (affiches-parisiennes.com)


« Alors que le projet de loi Justice 2018-2022 tend à favoriser le recours aux modes amiables de résolution des différends, le tribunal de grande instance (TGI) de Créteil est une juridiction avant-gardiste. Fabrice Vert, Premier vice-président au TGI et juge des référés, accompagné d’Anne-Lise Le Breton, avocate et médiatrice, reviennent sur les rouages de la médiation.

Nombreux sont les magistrats et les avocats sceptiques ou méfiants par rapport aux modes amiables de résolutions des différends (MARD). Un après-midi aux côtés de Fabrice Vert, juge des référés au TGI de Créteil, permet pourtant de prendre conscience de l’efficacité de la médiation, pour certains litiges de droit civil, de matière sociale ou commerciale.

Les assignations en justice doivent comporter mention des diligences amiables préalables, lorsque les litiges présentent des critères d’éligibilité à une résolution amiable. Pourtant, encore peu de magistrats invitent les parties à la médiation ou à la conciliation. Le projet de loi de réforme de la Justice rendra-t-il les textes plus effectifs ?

Pour Fabrice Vert, c’est avant tout le fait de « singulariser la médiation au regard de l’affaire » qui permet de rétablir le dialogue entre les parties, et de fréquemment parvenir à un accord.

Les parties doivent être convaincues que le processus de médiation est adapté à leur cas, et non pas simplement imposé par le législateur. Le fait d’être contraint à la médiation pourrait donc vider ce processus amiable de tout sens.

Le TGI de Créteil, pionnier des modes amiables

« Tous les juges qui se sont lancés dans la médiation sont des pionniers », souligne Fabrice Vert. Alors que la médiation, et plus généralement les MARD, n’ont pas encore la cote dans les instances françaises, le TGI de Créteil est exemplaire, au regard de l’engagement collectif de ses magistrats dans le développement des processus amiables.

Les magistrats partisans des MARD, en ont fait un « lieu privilégié » de la solution amiable. Les médiateurs y ont donc trouvé une place pérenne, en particulier aux audiences des référés. « Le moment est propice à l’amiable car, souvent, le conflit est récent et les rancœurs ne sont pas encore cristallisées », explique le Premier vice-président du TGI.

Parmi les 1 700 nouvelles affaires traitées chaque année en référé, beaucoup présentent un critère d’éligibilité à la médiation ou à la conciliation. Baux commerciaux, demandes d’expertise en matière de construction, conflits collectifs dans le domaine du travail ou encore copropriété, nombreux sont les litiges susceptibles d’être réglés à l’amiable.

L’UMARD cristolienne, un bilan très encourageant

L’unité dédiée aux modes amiables (UMARD) a été mise en place, dès décembre 2017, par Stéphane Noël, président du TGI de Créteil. Premier TGI à disposer de ce type de structure, l’instance s’inscrit dans une démarche globale entamée par la Cour d’appel de Paris sur l’initiative de la Première présidente Chantal Arens, très investie dans cette problématique.

L’objectif était alors de développer efficacement la médiation, la conciliation de justice, la convention de procédure participative et le droit collaboratif.

« Nous avons fait beaucoup de choses », se réjouit Fabrice Vert. En référé, 11 médiations ont été ordonnées en 2016, 38 en 2017, et 110 médiations ou conciliations entre janvier et novembre 2018.

Fabrice Vert regrette cependant que les outils statistiques nationaux ne prennent pas en compte tous les efforts qui entourent le processus de médiation, comme les invitations à la médiation, les décisions homologuant un accord de médiation, ou encore les décisions de désistement et de radiation consécutives à un tel accord.

Singulariser la médiation au regard de l’affaire.

La nécessité d’apaiser les tensions

Fabrice Vert et Anne-Lise Le Breton s’accordent à dire que la médiation consiste à « traiter la partie immergée de l’iceberg », à savoir la dimension personnelle, souvent peu juridique, du conflit. Ce mode de règlement de conflit a vocation à rétablir le dialogue entre les parties.

Qu’il s’agisse de « simples querelles » ou de contentieux beaucoup plus importants, la médiation peut intervenir dans toutes sortes de domaines, dès lors qu’il est plus avantageux pour les parties de trouver un accord, dans les meilleurs délais. Ce mode amiable de règlement permet en effet de contourner des procédures longues et très coûteuses.

Le temps de la médiation varie selon les différends. Un accord peut ainsi être trouvé à l’issue d’une première réunion, ou après de longues heures de discussion. Parfois, il suffit d’une simple invitation à la médiation, pour que les parties tombent d’accord. Il arrive même que d’anciens associés, en désaccord depuis plusieurs années, parviennent à travailler de nouveau ensemble. À Créteil, les médiateurs et les magistrats font des miracles.

Le plus souvent, qu’elles soient copropriétaires, employeurs et salariés, bailleurs et locataires, les parties n’ont fait aucune démarche amiable. « Parfois, les avocats entrent en relation et se parlent pour la première fois à l’audience et n’ont donc pas pu envisager un processus amiable préalablement à l’audience  », déplore Fabrice Vert.

« Si on est toujours dans le conflit personnel et passionnel, on ne peut pas revenir à la raison pour trouver une solution conforme à ses besoins et ses intérêts. C’est souvent le rôle du médiateur ou du conciliateur de faire en sorte que les parties se reparlent de manière respectueuse et s’écoutent vraiment pour les aider à trouver une solution mutuellement acceptable », explique le juge des référés. D’ailleurs, même si un accord n’est pas toujours trouvé, la médiation s’avère efficace. « La dimension passionnelle tombe, et cela améliore la mise en état du dossier », explique Fabrice Vert.

Le juge des référés, juge prescripteur

Les acteurs de la médiation du TGI de Créteil identifient trois facteurs de réussite d’une médiation : l’engagement en amont du juge, qui prépare et sélectionne le dossier éligible à la médiation ou à la conciliation, la présence des parties en personne et la participation active des avocats au processus. Ayant bien compris cette nouvelle facette de leur métier, ces derniers sont nombreux à se former au processus de médiation pour accompagner leurs clients.

Le juge agit à contre-courant lorsqu’il invite à la médiation. Les parties, qui sont en conflits et souvent sur un pied de guerre attendent de lui qu’il tranche le litige, qu’il rende une décision. Pourtant, l’expérimentation des modes amiables au sein du TGI de Créteil est concluante. « Il est nécessaire de bien connaître le dossier pour déceler tous les aspects du conflit et d’avoir un contact direct avec les parties », souligne Fabrice Vert.

Le juge, en faisant preuve d’une autorité bienveillante en tant que juge prescripteur d’une part, et en portant de l’attention aux justiciables et au cœur des contentieux d’autre part, contribue en effet à rendre efficace sa proposition de médiation. « Nous avons une culture de la justice très guerrière, donc l’amiable étonne », explique-t-il, avant d’ajouter « Parfois les gens sont surpris, ne comprennent pas le fonctionnement de la médiation. C’est aussi pour cette raison que je fais venir un médiateur à l’audience pour leur donner une information personnalisée sur le processus ».

Lorsque l’assignation ne porte pas mention de diligences amiables, le juge des référés peut rendre une ordonnance, sur le fondement de l’article 127 du code de procédure civile, dans laquelle il invite les parties à rencontrer un médiateur ou un conciliateur.

« Ça fonctionne très bien », signale Fabrice Vert. « Il m’arrive d’informer les parties que si elles ne défèrent pas à mon invitation, il pourra en être tenu compte sur les demandes du chef de l’article 700 du code de procédure civile. S’il n’y a pas d’incitation forte, certaines parties auraient tendance à ne pas se rendre à cette information sans motif légitime », ajoute-t-il. Dans de nombreux pays où la médiation est développée, il existe des incitations financières.

Lorsque les parties parviennent à un accord, elles peuvent alors le soumettre à l’homologation du juge. La mise en œuvre de cet accord peut ensuite être immédiate, selon les cas, ou plus longue. Les médiateurs ont la possibilité de la suivre, prolongeant ainsi le processus de règlement amiable.

Le médiateur, figure d’apaisement et non d’autorité

Fabrice Vert débute l’audience par un discours général sur les référés. Il ne manque pas d’indiquer la présence d’un médiateur ou d’une médiatrice. Le juge des référés propose ensuite aux parties de rencontrer le médiateur, pour une première approche. Cette phase, appelée « information à la médiation » est gratuite.

Lorsque seuls les avocats sont présents, ils ont la possibilité de représenter leur client. « Cela dépend surtout de la nature du dossier. Lorsque la problématique est purement juridique ou technique, la présence du client n’est pas forcément utile », précise Fabrice Vert.

Les parties suivent ensuite la médiatrice. Elles quittent alors la salle d’audience, impressionnante, pour rejoindre un espace plus intime. Anne-Lise Le Breton insiste auprès des parties : « je suis un tiers, neutre, indépendant et impartial ». Elle présente la médiation comme un « processus accélérateur », notamment parce que les parties peuvent parler librement. Ce qui est dit dans le cadre de la médiation est confidentiel.

Asseyez-vous, je ne suis pas un juge.

Des formations variées

Le recours à la médiation est donc largement dépendant des acteurs judiciaires (avocats et magistrats). Tout d’abord, le médiateur est désigné par le juge. Le choix du médiateur est adapté au contentieux. Par exemple, pour un litige sans véritable problématique technique, le juge peut désigner un médiateur spécialisé en communication non violente. La formation du médiateur joue donc un rôle central, puisqu’elle atteste de sa qualité.

« On peut comprendre qu’un juge ait des réticences à nommer un médiateur, lorsqu’il n’est pas certain de sa compétence », confirme Fabrice Vert. Les offres sont cependant multiples : journées dédiées à la médiation au sein du TGI de Créteil, diplômes d’université, formations externes pour les avocats, etc. « Il faudrait un conseil national de la médiation, pour labelliser les formations », explique le juge des référés.

Le Conseil national des barreaux (CNB) a créé le Centre national de médiation des avocats (CNMA). Depuis septembre 2017, les avocats ont la possibilité d’être référencés sur « l’annuaire national des avocats médiateurs ». « Ceux qui sont référencés dans cet annuaire ont suivi une formation de 140 ou 200 heures, et ont déjà une expérience significative », explique Anne-Lise Le Breton.

Si un référencement dans l’annuaire des avocats médiateurs peut constituer un gage de qualité, qu’en est-il des médiateurs qui ne sont pas avocats ? En effet, les médiateurs de justice ne sont pas nécessairement des juristes et leurs formation et certification ne sont pas encore centralisées. Dans ces conditions, les résistances perdurent.

L’absence de déontologie commune

Se pose également la question de la déontologie des médiateurs. Il peut arriver, par exemple, que le médiateur ou la médiatrice viole le principe de confidentialité. En cas de manquement à une de ses obligations, le médiateur engage, pour le moment, sa responsabilité civile. Il peut être radié de la liste des médiateurs sur laquelle il est inscrit, mais cette radiation ne l’empêche pas d’exercer la fonction de médiateur.

Malgré l’existence de code de bonne conduite, de charte de déontologie, aucun texte relatif à la déontologie commune des médiateurs n’a de portée normative. Il n’existe pas non plus de mécanisme disciplinaire commun. En février 2017, la commission de déontologie en charge du secret professionnel et de la confidentialité des échanges entre avocats du barreau de Paris a estimé que le bâtonnier n’était pas compétent pour apprécier la violation de la confidentialité alléguée par un médiateur, même lorsque ce dernier est avocat.

Fabrice Vert rappelle que si la Cour d’appel de Paris a, à de nombreuses reprises dans le cadre de ses travaux sur la médiation, appelé à la création d’un conseil national de la médiation capable de créer une déontologie commune de la médiation, de capitaliser les expériences de médiation en France et de rendre compte (quantitativement et qualitativement) de ses résultats, de labelliser les formations à la médiation et les associations de médiateurs, le projet de loi de réforme de la Justice n’apporte pas de réponse à toutes ces problématiques. Le traitement de ces problématiques étant pourtant essentiel pour garantir la qualité du médiateur et du processus de médiation, clé de sa réussite et de son développement.

Enfin Fabrice Vert, sur son investissement dans la médiation, indique que les seules lettres de félicitations qu’il ait reçues en trente ans de carrière émanant d’avocats ou de justiciables, faisaient suite à des médiations ordonnées et réussies. Ce qui démontre tout l’intérêt d’institutionnaliser un service de médiation et de conciliation dans toutes les juridictions, afin de permettre à la justice d’exercer son rôle essentiel de garant de la paix sociale, mission essentielle de la justice dans un monde fracturé, individualiste, et de plus en plus conflictuel. » (Extrait de affiches-parisiennes.com du 18/12/2018)

Article à consulter sur https://www.affiches-parisiennes.com/mediation-immersion-avec-le-juge-des-referes-au-tgi-de-creteil-8589.html

Charente-Maritime : un ancien préfet devient médiateur du conseil départemental


Christian Leyrit aux côtés de Dominique Bussereau

« Ce serait le premier poste de médiateur créé par un Département en Nouvelle-Aquitaine, et le 11e en France. Le 26 octobre dernier, le conseil départemental de la Charente-Maritime avait acté la création d’un poste de médiateur pour régler les conflits d’usage entre le Département et les citoyens, avant d’en arriver aux recours juridiques. C’est Christian Leyrit, ingénieur des ponts , des eaux et forêts, préfet de Région honoraire et ancien préfet de la Charente-Maritime (1999-2004), qui en occupe les fonctions depuis quelques semaines.

Pourquoi créer un poste de médiateur ? « Nous avons un certain nombre de réclamations de la part des particuliers, notamment sur le volet social », explique le président du Département Dominique Bussereau, « nombre d’entre elles peuvent se régler à l’amiable plutôt que de partir au contentieux ». D’où l’intérêt d’avoir une personne dédiée pour expliquer les décisions et/ou trouver des solutions en faisant de la conciliation entre les deux parties. Citoyens, associations, entreprises ou administrations peuvent ainsi saisir le médiateur concernant les domaines de compétences du Département, « et uniquement ses compétences », insiste Dominique Bussereau.

Les problématiques peuvent  inclure l’aide sociale à l’enfance, à la famille, aux personnes âgées ou handicapées. « Ca peut par exemple concerner une réclamation concernant un montant ou un refus d’allocations », explique Christian Leyrit. Le médiateur peut aussi bien être saisi suite à une absence de réponse d’un service du Département, un refus d’agrément pour une assistante maternelle ou encore pour un litige estimé par une activité commerciale dans le cadre de travaux effectués par le Département. Bref, le champ d’actions est vaste, mais il ne s’agit pas non plus de saisir le médiateur à tous propos. « Avant, il faut être passé par toutes les autres tentatives de recours possibles, sans succès », prévient Christian Leyrit. Des pièces justifiants des démarches préalables seront bien évidemment demandées.

Christian Leyrit a identifié plus de 1000 types de recours au contentieux possibles parmi toutes les compétences du Département, sans compter les motifs de procédures juridiques allant au procès. « Ils sont sources de tension et de perte de temps pour tout le monde », constate-t-il. Mais au-delà des enjeux juridiques et financiers pour l’institution, l’enjeu majeur de cette fonction est surtout moral : « Il y a un malaise de plus en plus grand dans la société que je constate déjà depuis quelque temps et qui s’est traduit très concrètement dernièrement ces dernières semaines [ notamment par le mouvement des gilets jaunes] », explique Christian Leyrit, « Il est important aujourd’hui de développer une nouvelle qualité d’écoute, de confiance et de service auprès de nos concitoyens », en « favorisant l’accès au droit » et en « travaillant sur l’équité ». Bref, « remettre de l’humain » et du « lien social » au cœur du service public. » (Extrait de aqui.fr/politiques

En savoir plus sur http://www.aqui.fr/politiques/la-charente-maritime-la-mediation-pour-eviter-les-contentieux,17785.html

PREMIERS RÉSULTATS DE L’OBSERVATOIRE DE LA MÉDIATION par Jérôme Messinguiral (Officiel de la Médiation)


« Dans le cadre de la décennie du droit à la médiation, lancée en 2015, les Médiateurs Professionnels ont affirmé leur nouvelle profession. Ils l’ont distingué des autres formes de médiation. Le cœur de leur métier s’inscrit par-delà toutes conceptions contractuelles liées à la « gestion des conflits et de l’adversité ». Il est ce qui fait le ciment de la vie en Société, c’est-à-dire les relations d’Entente dans la perspective de l’Entente Sociale associée à la qualité relationnelle et à la promotion de l’altérité.

C’est en 1999 que Jean Louis Lascoux a créé une approche fondée sur la rationalité : la médiation professionnelle. Il a sorti l’intervention des médiateurs professionnels des conceptions d’autorité. Il a ainsi écarté l’usage de la morale, du droit et des grilles psycho-sociologiques. Il a ouvert la voie à l’accompagnement de projet relationnel et initier  l’ingénierie relationnelle, une nouvelle discipline pour une nouvelle profession. Un nouveau paradigme d’intervention social. L’éthique, le dialogue social (3 fondamentaux : la gouvernance, le projet et la qualité relationnelle), l’assistance managériale, la sécurisation relationnelle, et le droit à la libre décision sont des thématiques centrales. C’est une réponse au besoin d’amélioration des relations, le regard tourné vers des idéaux, piliers de notre organisation sociale.

Les médiateurs professionnels apportent une contribution professionnelle à la conduite des projets, au rôle formateur des organisations, au mieux vivre ensemble, à la promotion d’un nouveau paradigme sur la manière de prendre et de rendre des décisions.

En 2017, avec les organisations de la médiation professionnelle, à l’occasion de leur événement annuel, le Symposium de la médiation professionnelle, la profession de médiateur est proclamée profession du 21ème siècle.

C’est dans ce contexte que la Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation – CPMN a lancé une enquête nationale sur l’état de la médiation en France.

Les premiers résultats nous donnent quatre axes de réflexion
–          La médiation pour réfléchir versus se conformer
–          La médiation ne se réduit pas la seule résolution des conflits
–          Le droit à la médiation, évolution et transformation
–          Le business du métier de médiateur

Avec plus de 400 répondants à ce jour, nous vous proposons de regarder maintenant le dernier point, celui du business du médiateur, les trois autres points seront traités dans des articles à venir.

Là où hier les professionnels de la gestion des conflits n’y voyaient, paradoxalement, que du bénévolat et de l’amateurisme bienveillant, aujourd’hui la profession s’affirme au travers d’une activité rémunératrice.

L’enquête a été grand public. Elle a permis à des personnes de tous horizons de répondre, quelles que soient sa profession d’origine, qu’elle exerce ou non à plein temps la médiation, et quelle que soit la forme de médiation, dès lors qu’il s’agit de médiation portant sur les aspects relationnels de type conflictuels ou non.

LE STATUT DES MÉDIATEURS : UNE PETITE PRÉFÉRENCE POUR LE STATUT LIBÉRAL

Classiquement, deux statuts sont identifiés pour exercer la profession de médiateur, soit en libéral, soit en tant que salarié d’une organisation. Près de 70% exercent en tant que libéral, ce qui présuppose que les médiateurs ont une capacité et/ou une envie d’être autonome, ou bien que le marché est pour l’instant centré sur un apport externe aux organisations. La montée du salariat est tout de même à noter, d’autant que les médiateurs professionnels ont instauré les conditions de garantie de l’indépendance en proposant aux organisations le DMPI[1].

LE PROFIL DES MÉDIATEURS : MASCULIN SANS PLUS, ET MOINS JEUNE MAIS PAS TROP

La population des médiateurs se répartit équitablement en approchant la parité puisque 55% sont des hommes et 45% des femmes. Être médiateur.e n’est donc pas plus un métier d’homme que de femme.

Par ailleurs la profession de médiateur s’inscrit plutôt en deuxième partie de carrière avec plus de 80% des répondants qui ont plus de 45 ans. En effet être médiateur présuppose d’avoir une expérience dans les relations impersonnelles qui s’acquière avec le temps. Nous noterons donc que la tranche 25-35 ans est très peu représentée avec seulement 2.6%

98% des répondants ont suivi une formation pour se déclarer médiateur. Il parait donc maintenant acquis qu’une formation est indispensable pour envisager d’intervenir en tant que médiateur.

Pour plus de 97% des répondants, la formation suivie était d’une durée supérieure ou égale à 12 jours, ce qui parait être un minimum pour apprendre un métier, considérant que ce sont majoritairement des personnes en deuxième partie de carrière avec une forte expérience dans les relations humaines. Mais le contenu et la durée des formations varient selon les organismes de formation, ce qui laisse la place à différents niveaux de compétences à la sortie des formations. Il s’agit donc de bien vérifier pour les utilisateurs la garantie d’être en face d’un professionnel, la formation n’étant qu’un élément constitutif de la valeur du professionnel. Sa formation continue, sa supervision, son adhésion auprès d’un syndicat professionnel, sont des paramètres à ne pas négliger.

Concernant le regroupement des médiateurs, il apparait bon nombres d’associations de médiateurs (ANM, FENAMEF, FNCM,…) et un seul syndicat représentatif (CPMN) auprès desquels les médiateurs adhèrent. Il est vrai que la CPMN est l’organisation qui a porté le projet de la profession de médiateur et que pour le moment les associations de médiation ont du mal à identifier une spécificité professionnelle à partir des contenus de formation dispensés à leurs membres. A noter que plus de 36% des répondants n’adhérent à aucun groupement.

Il reste donc un champ de travail sur le caractère professionnalisant des médiateurs afin d’offrir des garanties de cohérence aux utilisateurs, notamment comme le propose la CPMN autour d’un code d’éthique et de déontologie (CODEOME[2]) offrant des garanties aux clients en terme de professionnalisme des adhérents.

L’ACTIVITÉ DU MÉDIATEUR :

Avant le développement de la Médiation Professionnelle, la posture de médiateur était associée à une personne expérimentée, désintéressée financièrement, rémunérée par l’Etat, voire bénévole. Il a fallu attendre la fin du 20ème siècle pour que celle-ci soit affirmée comme profession et donc que l’activité devienne rémunératrice.

L’activité de bénévolat perdure encore pour 30% des personnes interrogées contre 69% qui se font rémunérer. Le niveau de rémunération varie selon le coût d’une médiation et le nombre de médiations réalisées par an. La fourchette basse d’une médiation est variable de 0 à 450€, la tranche moyenne s’établissant entre 800 et 2000€ pour une médiation à deux parties.

80% des répondants réalisent plus de 10 médiations par an, quand 4% seulement font plus de 25 médiations par an. Le chiffre d’affaire réalisé sur ce segment porte la médiane à 10000€ de CA par an.  Il en résulte ainsi que les médiateurs sont nombreux à cumuler plusieurs activités notamment sous le statut libéral.

68% DES MÉDIATEURS ONT UNE OU PLUSIEURS AUTRES ACTIVITÉS QUE CELLE DE MÉDIATEUR.

C’est ainsi que les métiers le plus fréquemment associés à celui de médiateur sont :

Le métier de consultant pour 30,6% des médiateurs interrogés, juste derrière c’est le métier de coach pour 20% des médiateurs interrogés, vient ensuite le métier d’expert technique pour 9,3 % des médiateurs interrogés, 8% des médiateurs interrogés travaillent également en RH, 8% des médiateurs exercent également en tant qu’enseignant6,7% exercent en tant que juristes et 5,3% des médiateurs interrogés sont également avocats.

L’étendue des thématiques pris en charge par le médiateur professionnel évoluant, elle ne s’arrête pas à la simple résolution du conflit mais s’étant aussi à la qualité relationnelle. Ceci explique les activités connexes sur lesquelles le médiateur vient se positionner en étant pertinent sur tout ce qui relève de la qualité de la relation, l’entente et l’entente sociale.

Pour 74,9 % des répondants la médiation, dans sa partie résolution des conflits, représente moins de 50% de leur activité.

Dans un prochain article à paraître nous vous parlerons de ce dernier sujet qui concerne l’étendue de l’activité du médiateur, allant de la résolution des conflits jusqu’à l’entente et l’entente sociale, en passant par la qualité relationnelle.

L’observatoire national de la médiation est un dispositif permanent qui permet à chacun de participer, que ce soit en tant que médiateur, utilisateur de la médiation, ou citoyen.

N’’hésitez pas à participer, c’est ici : https://www.cpmn.info/observatoire-national-de-la-mediation/

Rédacteurs : Stéphane SEIRACQ, Patrick JACQUEMART, Charline BASCONES

[1] Le Dispositif de Médiation Professionnelle Internalisé® est un outil fondé sur les meilleures pratiques managériales, en conformité avec les dispositions légales. Il est au service du développement de la Responsabilité Sociétale des Entreprises.

Il instrumente l’engagement éthique interne au moyen de la médiation professionnelle pour promouvoir l’entente, la qualité relationnelle, prévenir sa dégradation et faciliter la résolution des différends. » (Extrait de l’officieldelamediation.fr du 15/12/2018)

En savoir plus sur https://www.officieldelamediation.fr/2018/12/15/premiers-resultats-de-lobservatoire-de-la-mediation/

 

Emploi : Médiateur/trice sociale en milieu scolaire à Châtellerault (86)


Association Médiation86

Médiation 86 recherche un/une Médiateur/trice sociale en milieu scolaire. CDD de 36 mois .

Vous devez être éligible au dispositif adulte relais.

Formation/ expériences en , , éducateur…

Poste à pourvoir immédiatement.

Postulez à mediation86@sfr.fr

(Extrait de witter.com/Assomediation86 )

En savoir plus sur https://twitter.com/Assomediation86/status/1073326716150525952?s=09

Inauguration de la Clinique de la Médiation de l’Université Lyon 2 le 24 janvier à 18 heures.


 

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Nos objectifs

Ce projet est inspiré des Law Clinics ou autres Legal Advice Center développés au sein des universités américaines et, depuis une quinzaine d’années au Royaume-Uni.

Le principe est le même qu’avec l’enseignement clinique instauré pour les études de médecine. Il est de compléter la formation théorique des étudiants par une expérience pratique, en les confrontant à des situations réelles où le recours à la médiation présente un intérêt. Cette formation pratique présente de nombreux avantages pédagogiques et sociaux.

D’une part elle permet aux étudiants de travailler sur des cas concrets où une résolution à l’amiable du litige parait adapté ; d’autre part, grâce à son activité d’information et d’accompagnement à la médiation,  elle répond à des besoins de la population.

 Dans toutes ses interventions, la Clinique de la Médiation a un double objectif

  • Pédagogique car elle permet à des étudiants de l’université de mettre en application leurs connaissances théoriques, en développant notamment les techniques de médiation enseignées, comme l’écoute active, la communication non violente, ….

  • Social car elle répond à une demande de la société de résoudre de manière amiable certains litiges. (Extrait de cliniquedelamediation.com )

En savoir plus sur https://www.cliniquedelamediation.com/nos-objectifs

Postes Canada: Ottawa nomme un autre médiateur pour dénouer l’impasse


« Deux semaines après avoir fait adopter une loi spéciale pour forcer le retour au travail des employés de Postes Canada, le gouvernement fédéral a nommé un autre médiateur pour tenter de régler le conflit.

Elizabeth MacPherson, qui dirigeait auparavant le Conseil canadien des relations industrielles, aura jusqu’à 14 jours pour trouver un terrain d’entente entre la société de la Couronne et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.

Les deux parties ne sont pas retournées à la table de négociations depuis que le gouvernement libéral de Justin Trudeau a déposé un projet de loi spéciale pour mettre fin aux grèves tournantes.

Si l’employeur et le syndicat ne parviennent pas à une entente, le médiateur aura le pouvoir d’imposer un règlement par arbitrage exécutoire.

Les grèves tournantes ont perturbé une bonne partie du système postal au pays et ont provoqué des retards qui devraient perdurer jusqu’au mois de janvier. » (Extrait de journalmetro.com du 10/12/2018)

En savoir plus sur http://journalmetro.com/actualites/national/1975889/postes-canada-un-nouveau-mediateur-nomme/

Quelles articulations entre travail social, médiation sociale et médiation numérique ? (Haut Conseil du Travail Social – Juin 2018)


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Extrait de solidarites-sante.gouv.fr/

En savoir plus sur https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche_articulations_mediation_sociale_numerique_et_travail_social.pdf

Un projet de clinique de droit et de médiation est lancé par l’université de Bourgogne


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« La Clinique a pour objectif de favoriser l’accès gratuit du plus large public possible au Droit et à la Médiation. Pour cela, la Clinique repose sur l’engagement bénévole des étudiants au service de la population. Ce service est donc offert à tous, gratuitement, à la seule exception des personnes déjà représentées ou conseillées par un avocat pour la même situation qui ne peuvent bénéficier alors de l’accès à la Clinique.

Ce service est fondé sur un entretien en présentiel ; la Clinique n’a pas vocation à répondre aux demandes du public par mail, courrier ou téléphone.

 L’ouverture est prévue la semaine du 14 janvier 2019.

Cette clinique est mise en place à titre expérimental et, pour la partie « médiation » s’inspire ce qui est pratiqué au sein des Cliniques de Sherbrooke et Montréal. (Extrait de ufr-dsep.u-bourgogne.fr

En savoir plus sur http://ufr-dsep.u-bourgogne.fr/clinique-droit-et-mediation.html