Liban – La médiation : outil de prévention et de gestion des conflits


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« La direction régionale Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie lance avec le Centre professionnel de médiation de l’Université Saint-Joseph un appel à manifestations d’intérêt qui a pour finalité d’identifier les établissements universitaires intéressés à accueillir un atelier d’initiation à la médiation dans leurs locaux au profit de leur public estudiantin et aussi au profit du corps professoral et des cadres administratifs. Ces ateliers permettront aux inscrits de découvrir la médiation comme moyen de résolution des différends à l’amiable, de développer une écoute active et une capacité à mieux communiquer mais aussi de diffuser une culture de paix et de dialogue dans les universités. Le contenu de la session peut être donné en français, en anglais comme en arabe. Il revient à l’université de choisir la langue selon son public. Les ateliers peuvent se tenir entre mars et décembre 2020. La date limite pour s’inscrire est fixée au lundi 10 février. Pour tout complément de renseignements ou pour s’inscrire, écrire à : mediation@lb.auf.org (Extrait de lorientlejour.com du 1/02/2020)

En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1204761/la-mediation-outil-de-prevention-et-de-gestion-des-conflits.html

Belgique : la médiation communale à la recherche du modèle idéal en Wallonie


Le Soir Plus

En Wallonie, seules les communes de Charleroi et de Courcelles ont des médiateurs locaux. Une vingtaine d’autres confient le traitement des plaintes de seconde ligne au médiateur wallon.

En Wallonie, c’est en 1993 que la médiation communale fait son apparition. Sur le modèle d’Anvers dans le nord du pays, la ville de Charleroi installe un « ombudsman ». Mission : améliorer le fonctionnement de l’administration et le service public au travers du traitement de réclamations de seconde ligne, quand les départements de la ville, du CPAS, de la police, des pompiers ou des régies locales n’ont pas répondu aux attentes. Le médiateur communal s’impose ainsi comme le « service après-vente » de sa ville : instance de recours, il intervient à la demande d’usagers – personnes physiques ou morales – dont les démarches n’ont pas abouti. Il peut aussi émettre des recommandations pour éviter la répétition de dysfonctionnements. (Extrait de lesoir.be du 31/01/2020)

En savoir plus sur https://plus.lesoir.be/276781/article/2020-01-31/wallonie-la-mediation-communale-la-recherche-du-modele-ideal

« Le médiateur est un arbitre, un pacificateur de conflits » par Nicolas Fantauzzi propos recueillis par Chloé Rossignol (JDD.fr)


Nicolas Fantauzzi, notaire en Corse et membre du bureau du CSN (Conseil supérieur du notariat), chargé des affaires juridiques, de l'arbitrage et de la médiation, décrit la médiation comme "le symbole d’une volonté manifeste de sortir des tribunaux".

Nicolas Fantauzzi, notaire en Corse et membre du bureau du CSN (Conseil supérieur du notariat)

Comment définirez-vous la médiation?

Cst un règlement amiable des conflits entre particuliers, un gain de temps, d’argent, et de tranquillité d’esprit. Elle prend deux formes, la médiation conventionnelle, celle que les notaires pratiquent, et la médiation judiciaire, ordonnée par un juge. La médiation notariale se développe fortement, avec des centres sur la quasi-totalité du territoire français, qui fonctionnent en autonomie et ont des caractéristiques différentes. Rennes est par exemple axé sur la médiation conventionnelle, alors qu’Amiens est davantage orienté vers la judiciaire.

Quels sont les enjeux à venir de la médiation notariale?

Nous réalisons en ce moment un grand état des lieux. Nous avons écrit à tous les centres pour connaître leurs statistiques et leurs besoins. L’argent est comme souvent le nerf de la guerre, certains centres en manquent, d’autres manquent de médiateurs. C’est à cette fin que le Conseil supérieur du notariat lance cette année une grande campagne d’information à destination des notaires : nous nous rendons dans les Régions pour inciter les notaires à prescrire la médiation à leurs clients.

Y a-t-il une formation spécifique pour devenir médiateur?

Il y a pour l’instant autant de formations que d’églises ! Le centre de Paris dispense une formation de quatre-vingts heures qui donne le statut de médiateur auprès des tribunaux et cours d’appel. D’autres centres proposent des formations plus ou moins longues, il n’y a pas d’unicité. Et dans chaque étude, les notaires font de la médiation en permanence, sans forcément s’en rendre compte. Notre objectif est souvent de réconcilier les gens, dans des dossiers de succession, de divorce, de conflits de voisinage.

Quelles sont les caractéristiques d’une bonne médiation notariale?

Quand les parties se serrent la main et sont d’accord, pour nous, c’est réussi ! Et au préalable, si elles acceptent d’entrer en médiation, c’est déjà une bonne partie du chemin qui est faite. Quant au médiateur, il doit être à l’écoute et ne pas faire jouer ses connaissances juridiques. C’est un arbitre, un pacificateur de conflits. La médiation est aussi le symbole d’une volonté manifeste de sortir des tribunaux, c’est le sens de la réforme en cours de la justice. Le justiciable devient presque un justicier, il a la maîtrise de son avenir. » (Extrait de msn.com du 30/01/2020)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-médiateur-est-un-arbitre-un-pacificateur-de-conflits/ar-BBZtmDt

Les notaires et la médiation : de la culture du conflit à celle du compromis


Les notaires et la médiation : de la culture du conflit à celle du compromis

« Arbitrages, conciliations médiation : le vocabulaire et les pratiques juridiques s’assouplissent et s’adaptent à une société de consommation tournée vers l’efficacité et l’instantanéité.

« Un mauvais accord vaut mieux qu’un bon procès. » C’est avec ce vieil adage que Diana Villegas, sociologue, juriste et enseignante en ­institutions judiciaires, ouvre la session de débat au Conseil supérieur du notariat. Cette fine connaisseuse de la culture juridique française explique qu’en Amérique latine, les avocats privilégient depuis ­longtemps le compromis, même s’il n’est pas idéal, à la procédure judiciaire. Ce modèle a mis des années à traverser l’Atlantique, mais fait désormais ses preuves en France et à l’échelle européenne malgré un culte bien français du juge et un attachement viscéral à la certitude qu’un litige sera tranché dans un cadre juridique précis. La ­médiation creuse néanmoins ­doucement son sillon, si bien qu’elle a été rendue obligatoire pour les professionnels en 2016.

Les notaires, officiers ministériels publics et garants d’accords ­solennels en dehors des ­tribunaux, se voient confier de plus en plus d’affaires déjudiciarisées, et intègrent à cette fin le développement de la médiation dans leurs champs d’action. Ces ­dernières années, 18 centres de médiation notariale ont fleuri sur le territoire français, trois sont en cours de création, et 2020 signe le lancement d’une grande campagne de formation de tous les notaires à la prescription de la médiation.

Jean-François Humbert, ­président du CSN, est convaincu de la pertinence de la démocratisation de la médiation, mais ­s’interroge cependant sur les ­raisons profondes de ce changement de paradigme : l’État n’a-t‑il tout simplement plus les moyens de rendre la justice? Ou doit-on désormais composer avec un besoin d’autonomie et de liberté pour le justiciable?

Un palliatif à une justice en crise

Pour Diana Villegas, la déjudiciarisation est en premier lieu un remède contre un engorgement de la justice, une méthode pour rationaliser ses critères économiques mais aussi sa lenteur, sa complexité, son formalisme. La docteure en droit cite en exemple le récent documentaire de ­Robert Salis Rendre la justice, dans ­lequel l’ancienne présidente de la chambre correctionnelle de Paris dit : « Je conseille à toute personne, si elle a le choix, d’éviter l’institution judiciaire. Cela peut paraître paradoxal, mais il faut réfléchir à deux fois avant de saisir la justice. » Henri Nallet, garde des Sceaux sous François Mitterrand, raconte une anecdote similaire : à son arrivée au ministère, l’un de ses prédécesseurs, Albin Chalandon, lui assène : « Il ne faut jamais avoir affaire avec la justice ! » Un ­magistrat et un ministre qui parlent d’éviter la justice, voilà en effet la preuve criante d’une ­institution en crise.

Diana Villegas abonde dans son sens, d’autant plus que pour la ­juriste l’encadrement des parties est essentiel avant toute ­médiation, pour assurer un équilibre. À ce titre, le notaire, magistrat ­volontaire et choisi par les clients, est le garant d’une culture juridique plus « thérapeutique », d’une logique de coopération qui respecte les intérêts mutuels des parties engagées dans une négociation. Henri Nallet estime que le notaire remplace le juge de paix, fonction supprimée en 1958, qui changeait la vie des gens en arbitrant des petits conflits locaux ou patrimoniaux.

Une recommandation partagée par Jean-François Humbert : « La justice alternative ne doit pas être uniquement une solution palliative à de mauvaises raisons – budgétaire ou d’efficacité. Il faut que son recours réponde à une demande et qu’un véritable choix soit laissé aux justiciables entre justice ordinaire et mode alternatif de résolution des conflits. » -C. Rossignol-  (Extrait de lejdd.fr du 30/01/2020)

En savoir plus sur https://www.lejdd.fr/Economie/les-notaires-et-la-mediation-de-la-culture-du-conflit-a-celle-du-compromis-3946459

Accord de médiation : un avenant peut-il valoir un accord transactionnel ?


Un avenant peut-il valoir un accord transactionnel ?

Sur le modèle du code civil, le code de la commande publique autorise à ce que des parties, par des concessions réciproques, préviennent un litige futur ou en résolvent un déjà présent en effectuant une transaction. Cette dernière peut être présentée sous forme d’avenant et soumise au contrôle d’un juge d’administration. Mais cela n’est possible que sous certaines conditions.

L’avenant transactionnel : des dispositions appelées à être sur le modèle des transactions en code civil

Dans les faits, des difficultés étaient survenues durant l’exécution d’un marché relatif à la construction d’un pont, difficultés qui donnèrent naissance à un différend. Les parties, pour résoudre ce différend sollicitèrent un médiateur. À l’issue des négociations, les parties se mirent d’accord de mettre fin à leur litige en concluant un avenant au marché, avenant qui serait soumis à l’homologation d’un juge administratif.

La Cour administrative d’appel, se prononçant sur cette question, précisa de prime abord qu’un avenant pouvait valoir un accord transactionnel et en donna ensuite les conditions de validité. Selon la cour administrative d’appel, lorsqu’un avenant transactionnel naît d’un accord de médiation, il doit être soumis à un juge administratif pour homologation. Ce dernier est pour cette homologation, tenu de prime abord d’appliquer les dispositions du Code de la justice administrative relatives à ce type d’accord. Il devra ensuite s’assurer du consentement mutuel de toutes les parties, de la non-atteinte à des droits dont elles n’auraient pas eu la libre disposition, du respect par cet avenant de l’ordre public et de sa licéité. Il vérifiera enfin si l’avenant transactionnel en cause suit les exigences fixées par le Code civil et le Code des relations entre le public et l’administration.

Les concessions aboutissant à un avenant transactionnel doivent être équilibrées

Outre l’obligation de vérification par le juge administratif de la précision sans amalgame possible par l’avenant du différend que l’on entend y résoudre et la définition de son applicabilité dans le temps, le rendant ainsi conforme aux dispositions de l’article 2048 du Code civil, subsiste encore celle du contrôle de l’étendue des concessions réciproques afin de s’assurer de leur équilibre.

Dans l’affaire en cause, cet équilibre s’était manifesté par la renonciation à toute action contentieuse par le groupement attributaire alors même qu’il pouvait en la circonstance réclamer l’application des stipulations financières applicables en cas de résiliation du marché, réclamation qui aurait pu avoir pour issue le versement à son profit d’une somme importante. Le juge administratif, estimant que les concessions n’étaient pas disproportionnées dans cette affaire, procéda par conséquent à l’homologation de l’avenant transactionnel. (Extrait de marchespublicspme.com du 29/01/2020)

En savoir plus sur http://www.marchespublicspme.com/avant-la-reponse/le-code-des-marches-publics/actualites/2020/01/29/un-avenant-peut-il-valoir-un-accord-transactionnel_15015.html

Mali : Communiqué de la Médiation Internationale


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Sous la présidence de S.E.M Rachid BLADEHANE, Secrétaire d’Etat Chargé de la Communauté Nationale
et des Compétences à l’Etranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Chef de file de la Médiation Internationale,  S.E.M Rachid BLADEHANE, Secrétaire d’Etat Chargé de la Communauté Nationale

Cette réunion, qui a regroupé les Parties maliennes signataires de l’Accord et les membres de la Médiation
internationale, a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les voies et moyens à même de donner
une nouvelle impulsion au processus de mise en oeuvre de l’Accord. Aussi, a-t-elle permis de faire le point
sur les derniers développements intervenus depuis la 3e consultation de haut niveau du 17 juin 2019 et de
mobiliser davantage de soutien afin d’accélérer le rythme de la mise en oeuvre de l’Accord.
Les participants :
1. Se réjouissent de la qualité et la forte participation des Parties maliennes ainsi que de la Médiation internationale, avec notamment la présence des Ministres des Affaires Etrangères du Burkina Faso, de la République Islamique de Mauritanie et de la République du Niger, du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, du Représentant Spécial de l’Union Européenne pour le Sahel, de l’Envoyé Spécial de la France pour le Sahel et du Représentant de l’OCI. Cette mobilisation illustre la détermination du Mali et de ses partenaires internationaux à marquer une nouvelle étape stratégique dans leurs efforts de stabilisation au Mali.
2. Notent avec grande satisfaction, la bonne atmosphère de travail retrouvée entre les Parties maliennes ; ce qui marque la relance effective du processus du suivi et d’accompagnement de la mise en oeuvre de l’Accord.
3. Félicitent le Gouvernement malien pour la bonne tenue du Dialogue national inclusif, prennent note de ses recommandations et résolutions et appellent à leur mise en oeuvre dans un esprit d’inclusivité, traduisant par la même la détermination des Maliens à privilégier, à l’unisson, le dialogue et l’esprit de compromis pour surmonter les défis auxquels leur pays est confronté.
4. Saluent les avancées de la mise en oeuvre du DDR-intégration accéléré et appellent avec insistance à finaliser et parachever le déploiement des premières unités de l’Armée nationale reconstituée à brève échéance à Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka, avec le soutien de la Communauté internationale. Entérinent, à cet égard, les recommandations de la Commission Technique de Sécurité (CTS) endossées par le sous-comité chargé des questions de Défense et de Sécurité, notamment le Plan de Redéploiement des unités reconstituées et les arrangements sécuritaires sur les mouvements des convois et la circulation des armes. La réunion extraordinaire du 21 janvier 2020 de la CTS en finalisera les détails techniques.
5. Se félicitent de la décision d’opérationnaliser à titre prioritaire et d’urgence le Fonds de Développement Durable (FDD) en vue de favoriser le retour rapide et effectif de l’Administration dans les régions du Nord du Mali et les services sociaux de base au profit des populations. Saluent l’annonce par le gouvernement malien de la tenue du comité de pilotage dudit Fonds le 30 janvier prochain et se réjouissent de l’annonce par la France d’une contribution
de 2 millions d’euros à ce Fonds pour financer des projets de développement.
6. Prennent note de la tenue des congrès des différents mouvements impliqués dans le processus de paix ainsi que des annonces concernant la volonté exprimée pour une mutation en mouvements politiques et lancent un appel pressant à davantage de cohésion au sein des parties signataires. Ils exhortent toutes les parties prenantes à apporter leur contribution effective à cette cohésion dans l’esprit de la réconciliation nationale prôné par l’Accord.
7. Toujours concernant la gouvernance de l’Accord, les Parties maliennes conviennent de se retrouver dans les tous prochains jours, avec l’accompagnement de la Médiation internationale, en vue d’insuffler une nouvelle dynamique au cadre de concertation inter-malien pour le rendre plus efficace, plus réactif, plus consensuel et plus décisionnel.
8. Saluent la tenue prochaine de l’atelier national de réflexion sur la participation des femmes à la mise en oeuvre de l’Accord et espèrent que l’atelier aboutisse à des recommandations qui permettraient le plus rapidement possible aux femmes d’apporter leurs contributions effectives au processus de paix. Saluent la disponibilité manifestée par plusieurs partenaires internationaux pour appuyer financièrement les initiatives à envisager en la matière.
9. Appellent à la reprise des travaux de suivi et d’accompagnement de la mise en oeuvre de l’Accord selon un calendrier assurant la régularité et l’efficacité des réunions du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) et exhortent toutes les parties prenantes à y apporter leurs contributions dans un esprit d’ouverture et d’engagement à l’objectif de la paix et de la réconciliation au Mali.
10. Exhortent la Communauté internationale à poursuivre son appui politique, technique et financier à la mise en oeuvre de l’Accord, en particulier aux actions prioritaires ci-dessus mentionnées.
11. Évoquant la situation sécuritaire au Mali à la lumière des références régionales et internationales y afférentes notamment à l’occasion du Sommet de Pau du 13 janvier 2020 et de la présentation du dernier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur le Mali le 15 janvier 2020, les participants condamnent les attaques terroristes qui continuent à endeuiller les peuples malien, burkinabé et nigérien et expriment leur solidarité aux victimes et aux forces armées des trois pays ainsi qu’aux forces internationales qui les appuient.
12. Réitèrent, enfin, leur appel à la Communauté internationale à continuer d’apporter son soutien au Gouvernement malien, à travers une approche coordonnée et multidimensionnelle, comprenant les aspects sécuritaires, sociaux et humanitaires et basée sur une meilleure gouvernance et la promotion du développement économique, dans le strict respect des droits de l’homme.
Bamako, le 19 janvier 2020 (Extrait de maliactu.net du 22/01/2020)

25 pays proposent un focus sur la médiation internationale à Milan (lemonde du droit.fr)


 

« Milan se transforme, aujourd’hui et demain, en capitale mondiale de la médiation à l’occasion de la tenue du Forum mondial des Centres de médiation organisé par l’Union Internationale des Avocats (UIA). La médiation est un moyen utile pour les entreprises de résoudre – d’une manière alternative au tribunal ordinaire – les litiges nationaux et internationaux. Cette 27e édition du Forum, organisée avec l’appui de la Chambre d’arbitrage de Milan, une entreprise de la Chambre de commerce de Milan Monza Brianza Lodi, qui l’héberge proposera plusieurs focus, parmi lesquels un panel consacré à l’Afrique avec l’approche OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires).

Le Forum, qui se tient tous les 9 mois aux quatre coins du globe, revient à Milan après 11 ans d’absence. Au fil des ans, le Forum est devenu un espace d’échange de pratiques entre professionnels et centres ADR (modes alternatifs de résolution des conflits) dans le monde entier. L’objectif est de comparer, de discuter et de s’ouvrir à de nouvelles perspectives pour améliorer les pratiques de médiation partout dans le monde. Cette année, une forte participation des pays de l’Europe de l’est motivée par une ouverture à ces pratiques est à noter.

Au total, plus de 40 centres internationaux et 100 avocats et médiateurs de 25 pays (tels que l’Afrique, la Russie, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande) se réunissent donc pour discuter des procédures et règlements de médiation pour résoudre les litiges dans leurs pays respectifs.

La nouveauté du Forum réside dans l’analyse d’impact de la “Convention de Singapour”, outil central pour réglementer l’exécution des accords de médiation entre parties de différents pays. À Milan, après une première phase expérimentale, le « Fast Track » est officiellement devenu, un service de solution alternatif, avec des avantages en termes de flexibilité et d’adaptabilité aux besoins des parties, de confidentialité et de rapidité.

Fabienne van der Vleugel, Présidente du Forum mondial des centres de médiation de l’UIA a déclaré: « Cette année, le Forum Mondial des Centres de Médiation permet aux professionnels de développer et d’améliorer leurs pratiques professionnelles. Les questions qui sont analysées au cours du Forum alimentent le débat et soutiennent la promotion de la médiation en tous ses aspects. En tant que Présidente du Forum de médiation de l’UIA, je suis heureuse de constater la présence de plus de 90 participants représentant 25 pays de tous les continents. Le Forum de Milan est un grand succès ».

« Pendant deux jours, Milan, grâce au Forum que nous soutenons – a déclaré Marco Dettori, président de la Chambre d’arbitrage de Milan, une entreprise de la Chambre de commerce de Milan Monza Brianza Lodi – met en lumière l’importance de la médiation, appréciée et de plus en plus utilisée par les entreprises et les citoyens pour résoudre les litiges ».

« La médiation – a déclaré Stefano Azzali, directeur général de la Chambre d’arbitrage de Milan, société de la Chambre de commerce de Milan Monza Brianza Lodi – est en train d’être repensée en Italie et nous espérons la relancer. Les résultats obtenus en près de dix ans depuis l’introduction de la législation sur la médiation dans notre pays ont donné des résultats indéniables dont les échos se retrouvent dans les interventions réglementaires ultérieures d’autres pays européens ».

« Le fonctionnement de la justice joue un rôle central dans la dynamique positive du développement économique d’un territoire – a déclaré Marina Tavassi, Présidente de la Cour d’appel de Milan – La diffusion de la conciliation et de l’arbitrage est un stimulant pour augmenter l’attractivité et la réputation de notre pays aux yeux des investisseurs étrangers. L’expérience vertueuse de la Chambre d’arbitrage de Milan, point de référence pour l’ADR en Italie, en est un exemple ». » (Extrait de lemondedudroit.fr du 22/01/2020)

En savoir plus sur https://www.lemondedudroit.fr/institutions/68017-25-pays-proposent-focus-mediation-internationale-milan.html

Justice.cool parie sur la médiation en ligne


Capture.PNG124.PNG« Après l’arbitrage, c’est au tour de la médiation d’attirer l’attention des legaltechs. Justice.cool compte rendre la justice plus accessible en facilitant l’accès à ce règlement alternatif des conflits pour les litiges de moins de 5.000 euros.

Petit nouveau sur  le marché français des legaltechs , la plate-forme Justice.cool propose, comme d’autres avant lui, de simplifier l’accès du justiciable à la médiation. La start-up s’engage ainsi dans la brèche ouverte depuis le 1er janvier par la loi de programmation de la justice 2018-2022. Le  texte législatif du 23 mars 2019 rend obligatoire le recours à la médiation ou à la conciliation pour les litiges inférieurs à 5.000 euros avant de pouvoir saisir un juge. L’idée de la jeune pousse est donc d’aider ses clients à trouver un accord amiable en soixante jours pour un forfait de 36 euros. Pour le moment, seuls les litiges en droit du travail et en  droit aérien – deux domaines prisés par les legaltechs car très réglementés – sont concernés.

Concrètement, l’utilisateur décrit d’abord sa situation, guidé par un formulaire en ligne. A son issue, le moteur de recherche, couplé à une technologie de « machine learning », lui indique gratuitement le taux potentiel de réussite d’une médiation dans le domaine. Si le demandeur accepte le principe d’un accord amiable, la plate-forme se charge alors de prendre contact avec l’autre partie. « Le fait de se poser comme un intermédiaire permet de garantir la confidentialité des échanges et de filtrer les propos trop agressifs », développe Romain Drosne, cofondateur du site. L’opposant peut ensuite exposer sa propre version des faits par le biais d’un questionnaire similaire.

Les émotions filtrées au profit des faits

Une fois les faits définis, la phase de négociation s’engage avec des « formulaires ping-pong ». « L’un des éléments les plus importants d’une médiation est d’enlever le côté émotionnel. Il est indispensable de se concentrer uniquement sur les éléments factuels », continue le serial entrepreneur, ancien cofondateur de la start-up française RefundMyTicket. Si les échanges sont considérés comme trop émotionnels par le système d’analyse des sentiments de la plate-forme, ils sont renvoyés à leurs auteurs afin d’être modifiés. Aucun médiateur n’intervient donc durant ce processus, mais des juristes le surveillent. « L’idée est d’aider les parties à échanger en les guidant dans la façon dont il faut dialoguer grâce à un cadre préétabli par la machine », insiste Romain Drosne, lui-même médiateur agréé.

En cas d’accord, un contrat est envoyé aux deux parties qui le  signent électroniquement . Si aucune solution n’est trouvée, la legaltech établit une preuve de tentative de médiation. Les parties peuvent-elles opposer cette tentative à un juge si le litige est porté devant lui ? Le cofondateur de Justice.cool rappelle que pour le moment, la loi n’exige aucune certification de médiation. Le juge est donc libre d’accepter ou non cette preuve. « – D. Iwens-(Extrait de business.lesechos.fr du 20/01/2020)

En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/actu/0602548210833-justice-cool-parie-sur-la-mediation-en-ligne-334419.php

« Conflit, règles, médiation » entretien avec Mark Hunyadi par Vanessa El-Matribi-Trüb, Autres Temps. Cahiers d’éthique sociale et politique, n°53, 1997 pp. 43-48


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« Mark Hunyadi* se penche sur les pratiques humaines pour établir un point de vue moral à la fois universel et respectueux de la diversité de celles-ci. En analysant les règles suivies par les acteurs sociaux, il montre que c’est le conflit qui met en évidence leur normativité spécifique, en révélant un désaccord à leur sujet. Mark Hunyadi nous invite alors à entrer dans une morale de la médiation où toutes les conditions sont requises pour la prise en commun de justes décisions2. » (Extrait de persee.fr)

Article à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=138

ou sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-138_No-01.pdf

Séminaire de formation sur la médiation dans l’Espace OHADA, le 23 janvier 2020 à Aix-en-Provence


La médiation dans l'Espace OHADA

« Le Club OHADA Provence vous invite à un séminaire de formation sur la médiation en droit de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique.

Ce séminaire se tient le jeudi 23 janvier 2020, de 15h30 à 18h00, salle 105 du Bâtiment POUILLON, de la Faculté de Droit et Science Politique de l’Université d’Aix-en-Provence, 3 avenue Robert SCHUMAN, 13626 Aix-en-Provence Cedex 1.

Le 23 novembre 2017, le droit OHADA s’est doté d’un nouvel Acte uniforme sur la médiation. Cet Acte uniforme OHADA consacra officiellement une pratique coutumière ancrée dans la tradition africaine.

La consécration d’un tel mode de règlement des différends par le législateur OHADA interroge non seulement sur ses aspects théoriques, mais aussi pratiques. Par ailleurs, quel regard croisé pouvons-nous porter sur la médiation dans l’espace OHADA et celle en droit français ?

En voilà des interrogations qui méritent d’être au centre d’échanges.

C’est dans cette optique que le Club OHADA Provence organise un séminaire de formation portant sur le thème : « La médiation, regard croisé du droit OHADA et le droit Français : aspects théorique et pratique ».

Ce séminaire sera animé par Monsieur Septime Dah, Directeur de l’Institut Africain de la Médiation et Négociation (IAMN).

Lien d’inscription : Inscription Séminaire OHADA 23-01-2020

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

Tidiane BALDE
Président du Club OHADA Provence
Doctorant Contractuel à Aix- Marseille Université
Tél. : +33 (0)7 69 44 49 67
Email : ohadaprovence@gmail.com

Adama ZOROME
Secrétaire Général du Club OHADA Provence
Etudiant en Master 2, Droit économique à Aix-Marseille Université
Tél. : +33 (0)7 53 97 52 62
Email : ohadaprovence@gmail.com

(Extrait de ohada.com/actualite du 23/01/2020)

En savoir plus sur : http://www.ohada.com/actualite/5284/seminaire-de-formation-sur-la-mediation-dans-l-espace-ohada-le-23-janvier-2020-a-aix-en-provence.html

Côte d’Ivoire – Médiation et gestion de conflit : des cadres des entreprises publiques et privées en formation à Abidjan


Médiation

« Maîtriser les attributions et l’organisation de l’Institution « Le Médiateur de la République » ; les procédures de gestion des requêtes ; les techniques de gestion pacifique des conflits, tels sont les objectifs spécifiques de la formation d’un atelier qui s’est ouvert ce vendredi 17 janvier 2020 au siège de l’Institution « Le Médiateur de la République », Abidjan Cocody.

Ouvert autour du thème « médiation et gestion de conflit » cet atelier qui réunit 23 participants entend selon Jean-Calvin Ethien, directeur exécutif d’un Institut de formation spécialisé dans le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des cadres dirigeants, permettre aux participants de maîtriser les fondamentaux de la gestion des conflits et de la médiation. Jean-Calvin Ethien a expliqué que cet atelier constitue la phase présentielle des apprenants qui ont eu accès à un dispositif d’apprentissage en ligne. Issus des entreprises publiques et privées de Côte d’Ivoire, les participants devraient aux sorties de cet atelier être en mesure de régler et gérer les conflits sociaux qui minent la société ivoirienne. « Les participants devraient pouvoir apporter leur pierre à l’édifice dans la construction d’une nation avec moins de conflits. Mieux, amener les parties belligérantes à privilégier la médiation quel qu’en soit l’ampleur du conflit » a-t-il expliqué.
Cette formation qui dure 3 mois, sera sanctionnée d’un certificat d’aptitude aux fonctions de médiateur professionnel à l’endroit de l’apprenant.

Solliciter pour apporter son appui à cette formation, le Médiateur de la République à travers sa secrétaire générale, madame Haddad Suzanne épouse N’Guessan-Zekre, a dit son engagement apporter son expertise pour le bon déroulement de cette formation.

Faut-il le noter, ETHSUN INSTITUTE, est un Institut de formation spécialisé dans le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des cadres dirigeants. Il offre aux professionnels et aux entreprises, des solutions capables d’accélérer leurs performances à l’échelle mondiale. Pour la réalisation de ses objectifs, ETHSUN INSTITUTE déploie un ensemble de formation en Blended Learning, c’est-à-dire des formations multimodales qui combinent des cours en ligne et des sessions présentielles. » -Cyprien K.- (Extrait de news.abidjan.net du 17/01/2020)

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