Médiation scolaire : Collégiens et médiateurs au collège Louise-Michel à Chaumont (52)


Le collège Louise-Michel vient d’inaugurer sa salle de ?médiation par les pairs’. Dix-sept collégiens se sont portés volontaires pour devenir médiateurs et aider leurs camarades à gérer des situations conflictuelles. (Extrait de jhm.fr du 10/11/2018)

En savoir plus sur http://www.jhm.fr/communes/Collegiens-et-mediateurs

Un médiateur social pour apaiser le climat scolaire à Méru (Oise)


 

« Julien Tomkow est médiateur social en milieu scolaire. Son rôle est de favoriser le bien-être des enfants à l’école. Au vu des résultats obtenus, son champ d’intervention vient d’être élargi.

Barbe fournie, piercings à l’oreille et casque de musique vissé autour du cou, Julien Tomkow est facilement reconnaissable par les élèves qu’il accompagne. L’homme de 35 ans est médiateur social en milieu scolaire. Depuis trois ans, il intervient auprès du collège du Thelle et l’école élémentaire Bellonte, à Méru. Au vu des bons résultats obtenus, son champ d’action vient d’être élargi à l’école Jean-Moulin. Trois établissements classés Réseau d’éducation prioritaire (REP) et situés dans le quartier populaire de la Nacre.

Son rôle ? Favoriser le bien-être des enfants à l’école. Pour ce faire, le travailleur social accompagne les élèves en souffrance par le biais de médiations. Autrement dit, des temps d’échange durant lequel l’enfant ou l’adolescent peut s’exprimer librement, seul avec le médiateur ou en présence de la personne qui lui cause du tort. « Rien que le fait de parler permet de désamorcer les choses », explique Julien, formé au sein du réseau France Médiation, et membre de l’Association de médiation interculturelle (AMI).

En plus de cet accompagnement, le médiateur propose ponctuellement des interventions en classe, sur le thème du harcèlement. C’est l’un des cas les plus rencontrés par Julien, aux côtés des soucis interpersonnels (bagarres, moqueries…) et du mal-être à la maison.

Cécile Drivière, directrice adjointe Segpa du collège du Thelle, ne tarit pas d’éloges sur le travail de Julien. « Le lien qu’il crée avec les élèves et les familles représente pour les acteurs de la communauté éducative une passerelle dorée entre l’institution scolaire, les familles et l’élève », résume-t-elle.

La directrice adjointe prend l’exemple de cet élève de 6e qui, l’an passé, avait confié à ses camarades sa volonté de mettre fin à ses jours. « La confiance accordée par ces élèves à Julien et la réactivité de celui-ci ont permis de contacter, via la directrice de Segpa, l’assistante sociale qui a évalué la situation et a réactivé le suivi éducatif de l’élève », vante Cécile Rivière.

Même satisfaction du côté de Yann Legrand, directeur de l’école Bellonte, qui décrit un climat scolaire plus apaisé. « L’action de Julien est venue renforcer le travail de résolution des conflits entre élèves, initié par l’équipe pédagogique », explique-t-il. » (Extrait de leparisien.fr du 21/10/2018)

En savoir plus sur http://www.leparisien.fr/oise-60/meru-un-mediateur-pour-apaiser-le-climat-scolaire-21-10-2018-7924314.php

Médiation scolaire : un projet de médiation par les pairs au collège La Chaussonnière à Avranches


photo guy landragin, principal du collège la chaussonnière et murielle hartereau, principale adjointe, à la veille de la rentrée 2018-2019. © ouest-france

Cette année scolaire 2018-2019, le collège La Chaussonnière propose un projet pour « améliorer le climat scolaire ».

La médiation par les pairs a pour but de « former les élèves à gérer les petits conflits entre eux », explique Guy Landragin, principal du collège La Chaussonnière, à Avranches. Les élèves volontaires seront formés à la médiation par un organisme agréé qui va leur « donner un savoir-faire. Un protocole sera mis en place. Une formation de trois jours sera proposée en octobre ou en novembre 2018 pour les élèves souhaitant devenir médiateur. »

« C’est un projet important pour améliorer le climat scolaire » dans un établissement qui bénéficie d’une « forte mixité scolaire » . Le but est de régler les conflits autrement que par la violence, au travers de discussions entre les élèves en conflit et l’élève-médiateur. – Marine DELATOUCHE.  – (Extrait de cherbourg.maville.com du 2/09/2018)

En savoir plus sur https://cherbourg.maville.com/actu/actudet_-un-projet-de-mediation-par-les-pairs-au-college-la-chaussonniere_loc-3520979_actu.Htm

Médiation scolaire : de futurs médiateurs au collège Aragon de Jarny (54)


Pour former les citoyens de demain, l’équipe éducative du collège Louis-Aragon, à Jarny, va continuer à écouter et guider les élèves. Entre aide aux devoirs et incitation à la médiation.

Réunie autour de la principale Christelle Waselinck, l’équipe pédagogique du collège Louis-Aragon affichait un dynamisme communicatif, jeudi matin à Jarny, à quelques jours de la rentrée scolaire. Photo D.V.Photo HDRéunie autour de la principale Christelle Waselinck, l’équipe pédagogique du collège Louis-Aragon affichait un dynamisme communicatif, jeudi matin à Jarny, à quelques jours de la rentrée scolaire. Photo D.V.

Une certaine effervescence règne depuis une dizaine de jours au collège Louis-Aragon de Jarny. « Pour bien préparer la rentrée scolaire, le personnel administratif et de maintenance a déjà repris le travail », annonce Christelle Waselinck, Madame la principale. Tout sourire à l’idée de présenter son équipe et les challenges à mener en 2018-2019 !

Trois nouvelles têtes

Les effectifs augmentent légèrement cette année au sein de l’établissement scolaire jarnysien. « Les inscriptions se font encore. Pour l’heure, nous devrions accueillir 680 élèves venant de toute la campagne autour de Jarny – Doncourt, Batilly, Chambley… – soit une dizaine de plus que l’an dernier. Notre équipe d’enseignants est stable avec une cinquantaine de membres, dont deux nouveaux », chiffre-t-elle. Longtemps enseignante en Segpa, Nathalie Muratori y fait cette fois son entrée en tant que directrice de la Section d’enseignement général et professionnel adapté. Ravie de continuer à œuvrer dans un collège où elle a aussi étudié, gamine, avant d’y être surveillante. Autant dire qu’elle en connaît les moindres recoins !

Après trois ans à Ancemont (Meuse), Élise Liotard est la nouvelle conseillère principale d’éducation. Originaire de la Drôme, elle assumera cette fonction importante aux côtés d’Aurélie Lhuillier, déjà en place. Quant à Sandrine Beck, l’ancienne militaire en reconversion sera un des nouveaux éléments du secrétariat du service “intendance”.

Pour dissiper les conflits

« À retravailler cette année », le projet d’établissement mêlera toujours « culture, pédagogie et éducation », assure Christelle Waselinck. Notamment quand il s’agira de former des élèves médiateurs. « Volontaires, ils seront amenés à gérer, de façon extrêmement encadrée, des conflits mineurs concernant d’autres élèves », dévoile la principale-adjointe Cécile Urban-Choisel. « Cette idée entre dans le projet citoyen de l’adolescent qui pourra le présenter à l’oral au brevet des collèges. En tant qu’adultes, nous serons également formés par l’association nationale Aroven, en lien avec l’Académie. » Comme l’équipe de direction, les jeunes gens vont devoir apprendre à « écouter, argumenter, rester neutre ». Tout un programme !

D’autant que cette année, ceux de cycles 3 et 4 ont été révisés et que le téléphone portable n’aura plus le droit de sonner au collège. « Les jeunes vont à nouveau devoir se parler ! », apprécie Nathalie Muratori tandis que le dispositif “devoirs faits” est reconduit afin d’épauler les collégiens qui en éprouvent le besoin dans l’apprentissage de leurs leçons.

Rentrée en chanson des 6es  !

Les élèves de 6e  effectueront leur rentrée au collège Aragon ce lundi 3 septembre à 8h. À 12h, ils pourront déjeuner dans l’enceinte de leur nouvel établissement avec leurs parents. Ces derniers seront également accueillis de 13h30 à 17h par l’équipe pédagogique avant l’interprétation d’un titre du chanteur Grégoire par ces pré-ados, dans la cour, à 16h. À noter que mardi, les 6es  resteront à la maison, le temps de terminer les derniers préparatifs avant d’attaquer leur année scolaire mercredi.

Les élèves de 5e , 4e  et 3e  reprendront, de leur côté, les cours ce mardi 4 septembre à 8h avant de débuter leur nouvel emploi du temps dès 13h. »- D. V.- (Extrait de republicain-lorrain.fr du 31/08/2018)

En savoir plus sur https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-briey/2018/08/31/au-college-aragon-de-futurs-mediateurs

Audio : la médiation par les pairs à l’école Anne Dacier à Angers (Radio You)


L’Association Graine de Citoyen et les élèves de l’école Anne Dacier à Angers vous proposent de découvrir la médiation !

La médiation est un dispositif qui permet aux enfants le midi de proposer une résolution des conflits et problèmes des autres enfants. Munis de chasubles jaunes, ils sont à l’écoute des autres et sont là pour trouver, avec les médiés, une solution à leur problèmes. » (Extrait de radioyou.radioweb du 17/07/2018)

Médiation scolaire : Au collège de Saint-Aubin-en-Bray, les élèves médiateurs ont pour mission de régler les conflits


Les médiateurs sont intronisés et prêts à entrer en jeu.

Les médiateurs doivent désamorcer le conflit sans l’intervention des adultes. Leur rôle est d’autant plus important que bien souvent ils peuvent constater un problème que nous adultes, ne voyons pas immédiatement

Xavier Sylvain, principal toujours à la pointe de projets innovants ayant validé l’idée, ce sont une quinzaine d’élèves qui ont suivi une formation dispensée par les adultes du collège ayant eux-mêmes été formé par Anne Leraillé, formatrice à la médiation. Ils viennent de recevoir leur diplôme de fin de formation et sont intronisés médiateurs. Mickaël Gurhem, assistant d’éducation et formateur, explique :

Nous avons eu énormément de demandes pour devenir médiateur et il a fallu faire un choix

Responsabiliser les jeunes

Cette solution, régler les problèmes entre jeunes et par les jeunes, mise sur la prévention et la responsabilisation. La formation a pour objectif d’habituer les élèves à régler leurs conflits par le dialogue et sans violence. Benoît Grenu précise :

Les médiateurs formés interviennent dans la cour dès qu’ils s’aperçoivent d’un conflit ou lorsqu’on les informe. Ils essaient alors de trouver la solution en apportant différentes solutions, selon le cas et l’individu, et des réponses sans violence face à une agression verbale ou physique

Cette formation a rencontré un vif succès auprès des élèves pour qui le dialogue devient une habitude, et non plus une règle imposée par les adultes.

« Je veux aider les autres »

La nouvelle médiatrice Leïa raconte :

Il faut éviter que les problèmes passent par la Vie Scolaire. Je veux aider les autres

Et Amandine, Élise, Baptiste et Élise de préciser :

Cela va permettre plus de calme dans la cour

Dans un collège déjà tranquille, la majorité des élèves ne veulent plus de ces petites « embrouilles » quotidiennes qui polluent la vie de certains. Les médiateurs sont là pour les désamorcer. Mickaël Gurhem conclut :

Cette action a aussi une incidence positive sur les résultats scolaires

Extrait de actu.fr du 19/06/2018)

Médiation scolaire : Les élèves-médiateurs, pacificateurs du collège Signoret de Bruay-La-Buissière (62)


Une douzaine d’élèves font parti du dispositif des médiateurs au collège Simone Signoret.

Une douzaine d’élèves font parti du dispositif des médiateurs au collège Simone Signoret.

«  Depuis que nous avons commencé le dispositif des élèves-médiateurs, on a vu une vraie différence sur ce qui se passe dans mais aussi en dehors du collège.  » Ce constat, c’est Corinne Veche, CPE au collège Signoret qui le dresse. L’origine du projet remonte à 3 ans, quand l’assistante d’éducation Betty Staniewski propose l’idée de responsabiliser les élèves en les intégrant totalement dans la démarche de médiation » Antoine Hasbroucq | (Extrait de lavoixdunord.fr du 06:06/2018)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/391745/article/2018-06-06/les-eleves-mediateurs-pacificateurs-du-college-signoret

Luxembourg : un médiateur pour lutter contre le décrochage scolaire


« L’objectif de la réforme est de dissuader davantage les élèves d’interrompre leur parcours scolaire.

Il y a l’Ombudsman, le Médiateur pour les questions de santé et le Médiateur de la consommation. Jeudi après-midi sera voté en commission parlementaire de l’Education, le rapport du projet de loi qui va introduire un médiateur en milieu scolaire. L’objectif est de dissuader les élèves d’interrompre leur parcours scolaire.

Selon les dernières statistiques, chaque année, quelques 1.700 jeunes arrêtent l’école. Le taux de décrochage scolaire est de 11%. Il s’agit d’un problème dont le ministère de l’Education est conscient. Des projets tels que les classes mosaïques, l’Action locale pour jeunes ou l’Ecole de la deuxième chance existent déjà. Le médiateur va venir s’y ajouter, comme un outil que l’on pourra saisir en cas de conflits. Le rapporteur du projet de loi, le député DP Claude Lamberty souligne qu’il sera fait appel à ce médiateur dans des situations qui ne peuvent être résolues autrement.

Tout élève majeur, tout parent ou tout représentant de l’Education nationale pourra adresser ses réclamations par écrit au Médiateur scolaire, qui tentera alors d’aider à trouver une solution. Il ne s’agira pas d’une boîte à récriminations où les élèves iraient se plaindre d’une retenue, par exemple. Le Médiateur scolaire agira à trois niveaux : le décrochage, l’intégration et l’inclusion à l’école. Il pourra notamment émettre des recommandations, accompagner les parents et les élèves ou encore conseiller le ministre. Il s’agit évidemment avant tout que l’élève reste scolarisé et n’interrompe pas son parcours scolaire. » (Extrait de 5minutes.rtl.lu du 3/05/2018)

En savoir plus sur http://5minutes.rtl.lu/grande-region/laune/1174028.html

Médiation scolaire : séance d’information et de sensibilisation à la médiation par les pairs à Lyon -2/05/2018)


 

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« L’Aroéven, association complémentaire de l’Enseignement Public, intervient depuis de nombreuses années dans les établissements scolaire afin de mettre en place un dispositif de « Médiation par les pairs ». Véritable outil de régulation et de prévention des conflits en milieu scolaire, ce dispositif agréé par le ministère de l’Éducation Nationale s’inscrit dans la politique de la lutte contre le harcèlement et la violence à l’école.

Nous vous proposons d’en apprendre plus sur cette formation lors d’une réunion d’information le mercredi 2 mai, de 10h à 11h30, au Lycée Louise Labé, 65 Boulevard Yves Farge, 69007 Lyon. » (Extrait de

Inscription sur https://www.eventbrite.fr/e/billets-sensibilisation-a-la-mediation-par-les-pairs-44327915990?utm-medium=discovery&utm-campaign=social&utm-content=attendeeshare&utm-source=strongmail&utm-term=listing

Médiation sociale en milieu scolaire, une expérimentation qui fait ses preuves


« C’est au collège Maxence Van der Meersch, à Roubaix (62), que France médiation a dévoilé son guide « Médiateur à l’école », le 1er février dernier. Soutenu par le CGET, ce dispositif de médiation sociale en milieu scolaire accompagne la prévention des violences et renforce la citoyenneté à l’école. Joëlle Martichoux, chargée de mission adultes-relais et médiation sociale au CGET, nous présente l’intérêt de la démarche.

Comment est né et fonctionne ce dispositif ?

Le projet de médiation sociale en milieu scolaire a été élaboré pour lutter contre le harcèlement scolaire. Aujourd’hui, ses résultats probants montrent son utilité également dans la lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire.

Pour être efficace, la médiation sociale en milieu scolaire s’élabore en impliquant les équipes éducatives.Cela permet de préparer l’intégration du médiateur au sein de l’équipe, avant même son arrivée dans les écoles. Le médiateur intervient dans un collège et les écoles élémentaires du même secteur pour mener des actions de prévention des violences et de citoyenneté avec les élèves, l’équipe éducative et les parents.

Porté par France médiation, ce dispositif repose sur un encadrement et un suivi par une association locale, une formation de 23 jours avant la prise de poste, des journées régulières de regroupement des médiateurs et le passage d’une certification avec l’organisme de formation Ifomene.

Pourquoi le CGET le soutient-il ?

La médiation sociale est un axe fort du CGET, qui participe à sa reconnaissance comme un véritable métier de l’intervention sociale. Le CGET a soutenu cette expérimentation en milieu scolaire dès 2012, avec le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) et l’Éducation nationale.

En 2015, le CGET a dédié à la médiation sociale en milieu scolaire 50 postes d’adultes-relais, à raison d’environ 19 000 € annuels par convention. Ces médiateurs sociaux interviennent au cœur des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Lors de la remise du rapport, à Roubaix, de nombreux témoignages ont souligné combien la médiation sociale calme les tensions et favorise la reconstruction du lien social.

Si, aujourd’hui, on recense environ 12 000 médiateurs sociaux en France, pour la plupart en contrats aidés, le CGET veille à leur professionnalisation*. C’est pourquoi il soutient, notamment, ce type de travaux (médiateur à l’école, norme, présence d’adultes en horaires décalés, nuit et week-end, etc.) Les bénéfices de cette action sont maintenant reconnus, en particulier en termes de coûts évités.

Quelles sont désormais les perspectives de cette expérimentation ?

Les 50 postes adultes-relais sont maintenus sur les sites qui en ont bénéficié. Plusieurs départements ont décidé d’attribuer des postes supplémentaires pour cette action. La demande est maintenant en augmentation. Nous souhaitons donc poursuivre les discussions avec l’Éducation nationale afin de trouver des financements complémentaires qui permettraient d’étendre ce projet à de nouveaux établissements. À l’heure actuelle, ce programme bénéficie déjà à plus de 28 000 élèves, répartis dans 156 établissements.

* Le projet de France médiation répond à bon nombre d’exigences répertoriées dans la norme Afnor « médiation sociale », garantissant une médiation sociale de qualité, que les employeurs peuvent dès à présent demander afin d’être labellisés. (Re)lire la publication du CGET (janv. 2017) sur ce sujet :En brefn° 32 – Médiateur social, un métier désormais reconnu et encadré.

Enseignements et résultats de l’expérimentation

France Médiation publie Médiateur à l’école, un guide pratiqueponctué, notamment, de nombreux témoignages d’acteurs et de fiches pratiques. L’ouvrage met en lumière les résultats obtenus dans les établissements scolaires participant à l’expérimentation :
– diminution de 11 % du sentiment de harcèlement au collège (jusqu’à 90 % du cyber harcèlement chez les garçons de 6; baisse de 27 % du harcèlement verbal chez les filles de 5e) ;
– amélioration du bien-être psychologique et de la sociabilité des enfants ;
– diminution des absences chez les élèves de 6e et dans les équipes éducatives ;
– baisse des dégradations matérielles ;
– intensification de la relation école-famille (augmentation de 13 % du nombre de parents ayant déjà discuté plusieurs fois avec un enseignant). » (Extrait de cget.gouv.fr du 8/02/2018)

En savoir plus sur http://www.cget.gouv.fr/actualites/mediation-sociale-en-milieu-scolaire-une-experimentation-qui-fait-ses-preuves

Médiation scolaire : Les élèves se font médiateurs au Collège Pensivy de Rosporden (29)


Jean-Paul Aurrière, ici, aux côtés de Peggy Dufour, veut instaurer un climat serein dans l'établissement.  Pour cela, il peut compter désormais sur ses vingt-deux jeunes médiateurs.

« Le projet

Le collège Pensivy a mené un projet éducatif, en lien avec le thème du mieux vivre ensemble au collège. Une action de médiation par les élèves eux-mêmes a été mise en place, afin que des élèves volontaires, de la 6e à la 3e se forment, en tant que médiateurs.

Vingt-deux élèves ont bénéficié de deux journées de formation, animées par Aroéven, association éducative complémentaire de l’école publique. Cette session s’est achevée lundi.

Pour Jean-Paul Aurrière, principal du collège, l’objectif est de maintenir un climat serein dans l’établissement. « Le but est de responsabiliser les élèves, de les épauler pour régler un conflit. Lors de cette formation, ils se sont également interrogés sur l’intérêt de ne pas juger l’autre, mais d’être à l’écoute de ses camarades. Accompagnés par les adultes, qu’ils soient enseignants, agents ou surveillants, ces élèves médiateurs vont apprendre à faire un pas vers l’autre, en prenant en compte la parole de chacun ».

Le dialogue plutôt que les disputes

Le principal rappelle que de nombreux conflits et disputes peuvent être apaisés, lorsque l’on sait reformuler les choses. « Ce sont quelquefois des mots qui blessent. Ces médiateurs vont être chargés d’apaiser la situation. »

Peggy Dufour, la formatrice d’Aroéven, a proposé aux collégiens des jeux de rôles et des mises en situation. « Je suis dans une démarche de pédagogie active. Je les renseigne sur la posture du médiateur, qui est celle de la neutralité. «  (Extrait de ouest-france.fr du 02/02/2018)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/bretagne/rosporden-29140/college-pensivy-les-eleves-se-font-mediateurs-5543123