Témoignage : « Venise – Mai 2012: la rencontre des grands-mères de la médiation familiale » par Annie Babu (13 août 2012)


« Elles se racontent et témoignent:

Ce matin-là, nous étions réunies à Venise, Annie Babu la Française, Linda Bérubé la Québécoise, Coztanza Marzotto l’Italienne et Lisa Parkinson l’Anglaise, toutes les quatre collaboratrices au sein de l’Institut européen de médiation familiale (IEMF)[1] au et pionnières de la médiation familiale dans nos pays respectifs. Nous avions longtemps rêvé de cette rencontre amicale, sans savoir que la vie nous en donnerait l’opportunité au printemps 2012. Paola Farinacci, juriste et médiatrice familiale italienne, digne représentante de tous ceux et celles que nous avons formés au fil des ans, nous accueillait dans son joli appartement situé près de la Piazza San-Marco.

Nous avons pris plaisir, en ce matin d’avril, à nous remémorer ensemble le chemin parcouru et nous avons pensé laisser une trace écrite de ces échanges. Pour qui écrire? Pourquoi écrire? Pour se relier avec tous ceux et celles qui ont œuvré, comme nous, pour que la médiation familiale puisse devenir ce qu’elle est devenue aujourd’hui et pour encourager la relève à ne rien tenir pour acquis et à poursuivre le travail, car il reste encore beaucoup à faire.

Au cours des 25 dernières années, nous avons eu, toutes les quatre, le grand bonheur d’évoluer dans l’univers de la médiation familiale et de contribuer, avec plusieurs autres, au développement de cette approche qui allait permettre aux parents séparés de vivre la rupture de leur couple tout en maintenant leur lien parental pour leur plus grand bénéfice et surtout celui de leurs enfants.

Nous nous sommes demandé pourquoi, dans les années 80, la médiation familiale s’est répandue de façon quasi simultanée à travers l’Angleterre, les États-Unis, le Canada et l’Europe? On dit que lorsqu’une idée est mûre et qu’elle correspond à un véritable besoin, elle peut germer à plusieurs endroits à la fois sur la planète. C’est bien ce qui est arrivé en médiation familiale. Il est aussi nécessaire, pour que le germe de l’idée prenne racine, que des personnes qui observent les besoins à combler acceptent, sans en imaginer l’ampleur, de se mettre au service de cette idée plus grande qu’eux. Nous nous sommes rappelées que, toutes les quatre assistantes sociales dans nos pays respectifs nous avons pris conscience que les services offerts aux familles étaient insuffisants pour répondre aux nouveaux besoins. Nous avons commencé avec nos seules ressources professionnelles et financières, à vouloir « faire autrement », à imaginer et à bricoler des approches novatrices pour faire face aux réalités des familles en rupture. Cet investissement qui allait colorer toute notre vie professionnelle nous a beaucoup enrichies au plan personnel et nous a permis de tisser, au fil des ans, des complicités amicales profondes que la rencontre de Venise est venue raviver.

Nous avons été parmi ces pionniers qui se sont investis pour jeter les bases de ce que la médiation familiale est devenue aujourd’hui et nous aimons aujourd’hui nous appeler, en tant qu’aînées, des « grand-mères de la médiation ». Comme les grand-mères aiment parler de leur jeunesse et de leurs souvenirs, c’est ce que nous avons fait, ce matin-là à Venise. À bâtons rompus, nous avons évoqué ce qui avait été, pour chacune de nous, l’étincelle qui avait déclenché son intérêt pour la médiation. Nous avons aussi repensé à tout ce qui a dû être mis en place pour répondre aux besoins des parents qui se séparaient alors que rien n’était prévu pour les soutenir dans cette difficile expérience de vie. Pour que la médiation familiale devienne réalité, il aura fallu observer, ressentir l’impuissance, imaginer, convaincre, surmonter des obstacles, se battre, créer et diffuser.

D’abord, il a fallu la conviction que les enfants avaient besoin de l’apport de leurs deux parents pour bien se développer. Il fallait avoir l’espoir qu’il était possible de trouver des moyens d’aider les familles à se transformer tout en conservant le lien parental. Il fallait aussi croire en la capacité des parents de s’entendre, au-delà du conflit conjugal, pour demeurer parents.

Nous nous sommes souvenues de tout ce qu’il avait fallu faire pour que la médiation familiale puisse germer, se maintenir et grandir :

– Constater que les contacts avec le père étaient souvent rompus après la séparation.

– Constater la souffrance des enfants et aussi celle des parents.

– Faire comprendre aux juges et aux avocats et aux parents que les enfants ont besoin des deux parents pour se développer harmonieusement.

– Intéresser les autorités des services sociaux et la magistrature à la problématique sociale du divorce et à la nécessité de mettre en place de nouveaux services.

– S’inspirer de ce qui faisait dans d’autres pays pour développer des approches capables de soutenir les parents en situation de rupture.

– Former des professionnels à cette nouvelle pratique

– Informer la population de l’existence de la médiation : conférences, vidéos, soirées débats, etc.

– Développer des centres publics et privés de médiation.

– Se rassembler en association pour mieux se développer et se donner un code de déontologie et des critères de pratique.

– Écrire des ouvrages et des articles pour décrire nos pratiques.

– Participer à des réunions, des discussions et au développement de la législation.

– Perdurer malgré les longues années où rien ne semblait avancer du côté des changements législatifs et malgré des conditions financières difficiles.

– Faire face aux résistances de plusieurs avocats et parfois des magistrats.

– Créer des complicités avec plusieurs avocats et magistrats,

– Continuer d’apprendre de nos erreurs et garder confiance dans le bien-fondé de la médiation familiale.

Bien que la médiation se soit développée de façon différente dans chacun de nos pays, nous avons retrouvé beaucoup de similitude dans nos parcours :

– Nous étions toutes les quatre des assistantes sociales

– Nous parlions anglais, français et italien et chacune de nous parlait au moins deux langues ce qui a permis des échanges directs entre nous.

– Nous étions directement en contact avec les besoins des familles qui vivaient la séparation des conjoints.

– Nous étions, nous-mêmes en transition de carrière.

– Nous étions en périphérie de nos systèmes et de nos ordres professionnels et avons inspiré des juges et des avocats aussi en périphérie du leur et qui percevaient les mêmes besoins.

– Nous avons fédéré des personnes qui, comme nous, étaient en recherche de façons différentes d’aborder les questions autour de la rupture du couple.

– Nous avons été à l’initiative d’associations de médiation familiale et trois d’entre nous en ont été les présidentes fondatrices dans leur pays d’origine.

– Nous avons imaginé et réalisé des programmes de formation à la médiation familiale.

– Nous avons contribué à l’élaboration des codes de déontologie et aux lois qui ont entouré cette pratique de médiation familiale pour l’inscrire solidement dans nos sociétés.

Nous pouvons dire aussi qu’à nous quatre, ensemble ou séparément, nous avons formé et supervisé plusieurs centaines de médiateurs familiaux de toutes les disciplines et dans plusieurs pays : Angleterre, Québec, France, Italie, Sicile, Belgique, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse, Allemagne, Danemark, Écosse, Espagne, Finlande, Lituanie, Pologne, Russie, Slovénie, Ukraine et encore en Guadeloupe, Martinique, Ile de la Réunion, Nouvelle-Calédonie et Afrique du Sud,

Pour avoir envie de nous retrouver ensemble à Venise, il fallait la profondeur du lien, le sentiment d’un enrichissement mutuel, la complicité, la vivacité des souvenirs et enfin le sentiment de partager un destin commun chacune à notre mesure.

La médiation nous a ouvert sur le monde et nous a permis de croiser des personnes qui partageaient nos valeurs et nos espoirs. Nous sommes aujourd’hui, toutes les quatre, de vraies grand-mères dans notre vie personnelle, voilà venu pour nous le temps de transmettre le relais à ceux et celles qui, comme nous, se sont engagés dans cette voie de la médiation familiale.

La médiation familiale est née à la fois des nouveaux besoins « des familles en transition » et des professionnels qui étaient à la recherche « d’autres façons d’agir » et elle a requis la contribution de centaines de personnes qui y ont vu une « autre manière de s’entendre ». Nous avons tracé la route, mis des repères et aujourd’hui l’histoire continue avec de nouveaux acteurs qui devront relever d’autres défis dans un monde ou tout bouge très vite et ou rien n’est jamais acquis.

Ce texte se veut  un « un petit clin d’œil amical » à tous ceux et à toutes celles que nous avons rencontrés pendant ces 25 années. Pour conclure, nous souhaitons que ces quelques lignes permettent à nos lecteurs de continuer à faire grandir l’esprit et la pratique de la médiation familiale et qu’ils y trouvent le même bonheur qui a su nous combler tout au long de notre parcours.

Si vous souhaitez savoir ce que deviennent aujourd’hui les « grand-mères » de la médiation, vous pouvez aller :

–       Pour Linda Bérubé : http://www.agire.ca/apropos_lindaberube.php

–       Pour Lisa Parkinson : http://www.themediationspecialists.co.uk/our-mediation-services/family-mediation/lisa-parkinson/

–       Pour Annie Babu : wikipédia Annie Babu                

[1] L’Institut Européen de médiation familiale (I.E.M.F.) a formé à Paris plusieurs centaines de médiateurs familiaux entre 1990 et 2004. (Extrait de anniebabu.over-blog.com juin 2012)

En savoir plus sur http://anniebabu.over-blog.com/

Formation : recrutement en cours Diplôme d’Etat Médiateur Familial 2016-18 à l’Institut Catholique de Paris


logo-Institut Catholique de Paris

« La prochaine session de formation se déroulera du 28 septembre 2016 à juin 2018.

Au cours du programme, les compétences suivantes sont développées :

  • analyser la demande des personnes et la situation familiale dans toutes leurs dimensions psychologiques, sociologiques, juridiques et financières.
  • mettre en œuvre un processus de médiation familiale : comment conduire les entretiens de médiation familiale, accueillir les difficultés relationnelles et les conflits interpersonnels, aider à établir les différents budgets de la famille et à rédiger un projet d’entente pouvant être soumis à l’autorité judiciaire.
  • développer des activités de promotion et de développement de la médiation familiale, métier en développement, encouragé par la nouvelle législation sur la famille et le divorce, la famille et les enfants. » (Extrait de icp.fr)

En savoir plus sur http://www.icp.fr/a-propos-de-l-icp/actualites/recrutement-en-cours-diplome-d-etat-mediateur-familial-39214.kjsp

Emploi Québec : médiateurs/médiatrices familiaux à Gatineau


 

Centre de thérapie pour couples et familles de l'Outaouais (CTCFO)

« Nous recherchons des médiateurs/médiatrices familiaux.

Joignez-vous à notre équipe multidisciplinaire.

Le poste offert est un emploi contractuel avec un statut de travailleur autonome.

Le nombre d’heures varie selon la disponibilité du professionnel et selon la demande.

Le CTCFO assume tout ce qui a trait à la promotion, publicité, vous n’avez qu’à rencontrer les clients. Vous pourrez aussi participer à des groupes de discussions de cas et de formation à l’interne, favorisant la formation continue des professionnels. Il vous est aussi possible d’offrir des conférences, des ateliers et/ou des groupes.

À titre de travailleur autonome, le médiateur familial recherché peut offrir le nombre d’heures qui lui convient, au minimum 5 heures par semaines.

  • Être membre en règle de son Ordre professionnel et être accrédité par son Ordre à offrir de la médiation;
  • Capacité à travailler de façon autonome au sein d’une équipe multidisciplinaire;
  • Bilinguisme un atout. » (Extrait de sitedemploi.com du 17/06/2016)

En savoir plus sur http://www.sitedemploi.com/fr-ca/emploi/mediateur-mediatrice/

Publication du n°14- juin 2016 de la LA LETTRE DE LA FENAMEF


Au sommaire : Temps forts / Actualités / Vie de la Fédération / Vie des adhérents / À lire, à voir, à faire / Offres d’emploi et de stage 

« TEMPS FORTS

Mai 2016, la Fenamef sur les écrans et sur les ondes !

La Fenamef, représentée par sa Secrétaire générale Sophie Lassalle, était invitée, le 26 mai, sur le plateau de l’émission « Normandie Matin » de France 3 Normandie

La Fenamef et la médiation familiale sur France 3
Pour regarder la vidéo : www.fenamef.asso.fr rubrique « Médiation familiale / Actualités »

La Fenamef, représentée par son Président Pierre-Jean Blard, était invitée, le 2 juin, à participer à l’émission « Le téléphone sonne » de France Inter intitulée : « Divorcer sans juge, une bonne idée ? ». Pour réécouter l’émission : La Fenamef sur France Inter » (Extrait de fenamef.asso.fr du 17/06/2016)

Pour en savoir plus http://www.fenamef.asso.fr/

Saint-Quentin : la médiation familiale au service des seniors


 L’association, créée en 2003, a tenu vendredi matin son assemblée générale. Photo Gaël HERISSE

« Confrontée de plus en plus à des conflits intergénérationnels, l’association Famille toujours songe à développer la médiation familiale autour des personnes âgées.

Habituée à traiter des cas de divorces et séparations, Famille toujours observe, depuis quelques mois, un changement de la nature des demandes qui lui parviennent. « On voit que les conflits parents-jeunes sont de plus en plus évoqués lors des séances », note Catherine Junion, présidente de l’association, spécialisée dans la médiation familiale. Mais pas seulement… « On est aussi confrontés à des problèmes intergénérationnels », souligne Cendrine Boulanger, médiatrice familiale. Organiser la fin de vie d’un père ou d’une mère peut parfois créer des tensions au sein d’une fratrie. « On va avoir par exemple le cas d’un enfant qui veut placer le parent dans un établissement, tandis que ses frères et sœurs s’y opposent », cite notamment Muriel Benedito, la seconde médiatrice de Famille toujours.

Pour les aider à trouver des solutions, à régler leurs conflits, la médiation familiale pourrait être une nouvelle forme de recours. C’est pourquoi l’association souhaite développer rapidement de nouvelles permanences autour des personnes âgées. « On va refaire les plaquettes ciblées pour pouvoir communiquer là-dessus à partir de septembre », assure Catherine Junion.

En 2015, l’association – qui peut être saisie spontanément ou à la demande d’un interlocuteur du monde judiciaire – a traité 163 dossiers, dont 60 sur Saint-Quentin, 16 sur Bohain et le reste réparti entre Hirson et La Fère. La médiation se déroule sur plusieurs entretiens d’une heure trente à deux heures. » (Extrait de aisnenouvelle.fr du  3/06/2016)

En savoir plus sur http://www.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentin-la-mediation-au-service-des-seniors-ia16b108n377248

Communiqué de l’APMF relatif à l’amendement n°CL186 sur le divorce par consentement mutel par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d’un notaire.


la photo de profil de APMF

« Par un amendement déposé le 30 avril dernier auprès de la commission des lois de l’Assemblée Nationale, Monsieur Jean-Jacques URVOAS, Ministre de la Justice, propose un divorce par consentement mutuel sans contrôle du juge, passé par actes d’avocats, enregistré par les notaires, officiers ministériels ayant compétence pour authentifier avec force exécutoire les actes sous-seing privés. Le notaire aura donc dans ce cadre une mission d’authentification.
La volonté de cet amendement s’inscrit dans une logique de simplification de la procédure de divorce. Nous pouvons comprendre cette louable intention.
En même temps, nous, médiateurs familiaux de l’APMF, considérons, aussi l’importance que les personnes attribuent à la place et à la fonction du juge dans la procédure actuelle de divorce par consentement mutuel. Elles attendent que le juge soit garant de l’équilibre des places de chacun, de la possibilité d’entendre l’enfant, et également garant en matière d’ordre public et de droit des personnes.
De plus, « le consentement mutuel » est un terme qui s’applique à un choix de procédure, or, nous constatons que nombre de personnes qui se séparent vivent cette étape de manière douloureuse et rarement dans un climat apaisé. Dans ce sens la médiation familiale a toute sa place pour accompagner la recherche d’équilibre par les personnes elles-mêmes et entre elles.
De notre place de médiateurs familiaux, attachés aux valeurs de liberté du consentement, d’équité et d’équilibre des places des adultes et des enfants, nous nous interrogeons quant au contenu et aux enjeux de cet amendement sur :
 Le contrôle de : o L’équité des conventions, o La liberté du consentement des époux dans leur volonté de divorcer, o L’acceptation par les époux des conséquences du divorce sur le plan familial (les enfants) et patrimonial (la prestation compensatoire, le partage des biens),
 La place qui serait réservée à la médiation familiale, qui n’est pas évoquée dans cet amendement et qui, pourtant, et eu égard à ses spécificités, a un rôle essentiel parce qu’elle permet une transition et la transformation du conflit qui peut naitre de cette étape souvent douloureuse qu’est la séparation dans cette procédure sans juge.
C’est pour continuer de faire valoir ses valeurs que l’APMF continuera d’être vigilante aux suites qui pourraient être données à cet amendement.
Audrey RINGOT, Présidente de l’APMF

En savoir plus sur http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3204/CION_LOIS/CL186.asp

Québec : « La médiation familiale met les femmes victimes de violence conjugale en danger » par Simon Lapierre et Isabelle Côté


Isabelle Côté HeadshotSimon Lapierre Headshot

« La Journée québécoise de la médiation familiale vise à «sensibiliser la population à la médiation familiale et à l’informer des bienfaits de l’utilisation de ce mode amiable de résolution des conflits» (Justice Québec).

Nous nous interrogeons sur la pertinence et la nécessité d’une telle journée, considérant que la médiation familiale est maintenant devenue une pratique incontournable, obligatoire. Il semble néanmoins important de souligner, en cette journée, que cette pratique présente aussi certains dangers, notamment pour les femmes victimes de violence conjugale. Ces dangers sont généralement passés sous silence…

Un contexte qui n’est pas sécuritaire

Pour les femmes qui vivent dans un contexte de violence conjugale, la rupture est une période où il y a un risque accru de violence sévère et d’homicides. Durant cette période, les agresseurs peuvent continuer d’avoir recours au harcèlement et aux menaces pour maintenir leur contrôle et leur pouvoir sur leur ex-conjointe. De plus, les femmes qui ont vécu dans un climat de peur et de terreur pendant plusieurs années peuvent avoir compris qu’il est préférable d’éviter de contredire ou de contrarier leur conjoint, qu’il faut acquiescer à toutes ses demandes.

De toute évidence, la médiation familiale ne peut pas être un espace sécuritaire pour ces femmes, qui se retrouvent dans une position où elles ne peuvent exprimer librement leur point de vue. En effet, les inégalités de pouvoir et la domination que ces hommes exercent sur leur conjointe rendent impossibles la notion de consentement libre, la communication ouverte, la transparence, etc.

Plusieurs médiateurs se disent conscients de cette problématique et affirment prendre les précautions nécessaires pour ne pas mettre les femmes en danger, mais cela n’est malheureusement pas suffisant pour nous rassurer… » (Extrait de quebec.huffingtonpost.ca du 03/02/2016)

En savoir plus http://quebec.huffingtonpost.ca/simon-lapierre/mediation-familiale_b_9142810.html

AMENDEMENT N°CL358 (Rect) qui vise à généraliser la tentative préalable de médiation familiale avant la saisine du juge par les parents aux fins de modification d’une décision fixant les modalités de l’exercice de l’autorité parentale ou la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant


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« L’article 373‑2‑13 du code civil est ainsi rédigé :

« Art. 373‑2‑13. – Les décisions fixant les modalités de l’exercice de l’autorité parentale ou la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant ainsi que les dispositions contenues dans la convention homologuée peuvent être modifiées ou complétées à tout moment par le juge, à la demande du ou des parents ou du ministère public, qui peut lui-même être saisi par un tiers, parent ou non.

« Toutefois, à peine d’irrecevabilité que le juge peut soulever d’office, la saisine du juge par le ou les parents doit être précédée d’une tentative de médiation familiale, sauf :

« 1° Si la demande émane conjointement des deux parents afin de solliciter l’homologation d’une convention selon les modalités fixées à l’ article 373‑2‑7 du code civil ;

« 2° Si l’absence de recours à la médiation est justifiée par un motif légitime.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement vise à généraliser l’expérimentation prévue par l’article 15 de la loi n° 2011-1862 du 13 décembre 2011 qui avait prévu que la saisine du juge par les parents aux fins de modification d’une décision fixant les modalités de l’exercice de l’autorité parentale ou la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, devait être précédée, sous peine d’irrecevabilité, d’une tentative de médiation familiale sauf dans deux cas :

– Si la demande émane conjointement des deux parents afin de solliciter l’homologation d’une convention selon les modalités fixées à l’ article 373‑2‑7 du code civil ;
– Si l’absence de recours à la médiation est justifiée par un motif légitime : tel peut notamment être le cas lorsque cette tentative de médiation préalable risque, compte tenu des délais dans lesquels elle est susceptible d’intervenir, de porter atteinte au droit des intéressés d’avoir accès au juge dans un délai raisonnable.

Cette expérimentation menée dans deux tribunaux de grande instance (Arras et Bordeaux) entre 2012 et 2014 a montré que cette tentative de médiation préalable obligatoire était très efficace puisqu’elle a abouti à près de 77 % d’accord. Il est donc proposé de la généraliser. » (Extrait de ssemblee-nationale.fr )

Pour en savoir plus sur http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3204/CION_LOIS/CL358.asp

Emploi :MEDIATEUR FAMILIAL / MEDIATRICE FAMILIALE H/F


« Description du poste

« Dans le cadre du développement de notre agence, nous recherchons des médiateur(trices) familial(e)s au sein de structures sociales (associations, centres de visites médiatisées…)

Postes à pourvoir en CDD, CDI ou intérim dans toute l’Ile de France.

Votre expérience et votre formation vous permettent:

– De réaliser des entretiens d’informations préalables à la médiation,
– D’assurer des médiations familiales, conventionnelles et judiciaires,
– De promouvoir la médiation familiale auprès des partenaires et du public,
– D’établir le suivi administratif et statistique, et de rédiger les bilans et rapports d’activité.

L’objectif est de favoriser le maintien de la relation parents/enfant en vue d’instaurer une organisation autonome de leurs relation.

Rémunération selon CCN 66 ou 51 en fonction des établissements

La société

Taga Social – République

Agence de placement et de travail temporaire spécialisée dans le secteur social, notre champ d’action s’étend sur l’ensemble des établissements privés et publics situés en région Ile-de-France. » (Extrait de taga-medical.fr)

En savoir plus sur http://www.taga-medical.fr/emploi-mediateur-familial-mediatrice-familiale-h-f-ile-de-france-12711.html

Algérie : création d’une cellule de médiation pour le maintien dans la famille de personnes âgées


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« Un décret exécutif fixant les modalités d’organisation de cette médiation familiale et sociale a ainsi été publié au Journal officiel, daté du 17 février dernier,

 afin d’apporter des solutions aux situations conflictuelles qui mènent à «l’abandon» de milliers de personnes âgées. «La médiation familiale et sociale est un processus de règlement des situations de conflits qui peuvent surgir au sein de la famille, entre les ascendants et descendants, pour le maintien de la personne âgée dans son milieu familial», indique le texte de loi.

Ces dispositions s’appliquent à toutes les situations conflictuelles, notamment celles qui peuvent entraîner la maltraitance, la marginalisation, l’exclusion ou l’abandon des personnes âgées. Cette médiation peut survenir à la demande des enfants, des parents ou encore, plus largement, des familles. (…)

Pour ce qui est des séances de médiation, elles se déroulent sous la présidence du directeur de l’action sociale et de solidarité de wilaya ou de son représentant, assisté des membres du bureau, en présence des ascendants et des descendants et, le cas échéant, de toute personne concernée. De même, les séances de médiation, dont le nombre est limité à cinq, peuvent également se dérouler au domicile de l’une des parties en situation de conflit. Les présents seront convoqués, par courrier, à cette séance, qui doit se tenir dans les huit jours qui suivent la date de dépôt de la demande, du signalement ou de la proposition. (Extrait de elwatan.com du 13/03/2016)

En savoir plus sur http://www./actualite/une-cellule-de-mediation-pour-le-maintien-dans-la-famille-12-03-2016-316342_109.php

 

Canada : LA MÉDIATION POUR LA SÉPARATION DU CELEBRE COUPLE JULIE SNYDER ET PIERRE KARL PÉLADEAU


 

« Les deux personnalités se sont pourtant mariées le 15 août dernier, en grande pompe, dans un événement qui avait fait beaucoup de bruit. La nouvelle a été confirmée par le biais d’un communiqué émis par Snyder et Péladeau.

« Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau annoncent, à regret, qu’ils ont décidé de mettre un terme à leur union. Nous sommes conscients que notre vie familiale est publique, nous respectons et comprenons que les médias et le public puissent avoir des questions face à ce que nous vivons. Nous ne pourrons toutefois pas commenter parce que nous entreprendrons un processus de médiation, c’est-à-dire un mode privé de prévention et de règlement des différends afin de trouver des solutions dans le meilleur intérêt de notre famille. Ceci dans le but de mettre toutes les chances de succès en place afin d’assurer l’émergence de la meilleure solution au bénéfice de nos enfants. » » (Extrait de showbizz.net du 26/01/2016)

Pour en savoir plus : http://showbizz.net/2016/01/26/divorce-pour-julie-snyder-et-pierre-karl-peladeau/