Le tribunal de commerce de Narbonne se lance dans la médiation


Cette convention a été signée, hier, en présence du président du tribunal de commerce, Jean-Paul Fourneau, du bâtonnier, Pierre Gouiry, et des greffiers Christian Marty et Sophie Heurley.

« La justice du XXIe siècle, réforme qui vise à la moderniser, fait son entrée petit à petit dans les juridictions. C’est une première dans le ressort de la cour d’appel de Montpellier, le tribunal de commerce de Narbonne vient de signer une convention avec le barreau de Narbonne pour permettre les règlements à l’amiable des différends

.« C’est une nouveauté, un juge conciliateur et un médiateur vont siéger ensemble pour régler des dossiers qui n’iront pas jusqu’au procès », a expliqué le président du Tribunal de commerce, Jean-Paul Fourneau. Ce genre d’affaires peut concerner des litiges entre associés quand ils sont à 50/50 dans une société, ou bien des sempiternels problèmes de famille qui bloquent des situations.

De son côté, Me Brigitte Basile-Jauvin, présidente de la commission des modes amiables de règlement des différends, a expliqué que « ce règlement des conflits était plus rapide et moins coûteux. Les avocats n’y sont pas exclus et sont là pour y accompagner leur client ». Une audience spéciale mensuelle se réunira au tribunal de commerce pour déterminer les dossiers qui pourront bénéficier de ce traitement qui « permet de maintenir les relations entre les parties, de gérer les aspects humains et surtout qui est confidentiel ».

Pour l’heure, la juridiction narbonnaise n’a pas encore de recul sur ce nouveau règlement des conflits. En revanche, la Chancellerie a indiqué, qu’au niveau national, ce sont 60 % des dossiers du commerce qui trouvent une issue par le biais de la conciliation et la médiation. Cette nouvelle procédure, qui est pourtant en vigueur dans les textes depuis 20 ans, permet aux parties d’éviter de s’affronter lors d’un procès, où l’un est gagnant et l’autre perdant. Aussi, la « solution » apportée par le juge conciliateur et le médiateur sera scellée par un « contrat d’accord ». S’il est homologué, il aura force exécutoire au même titre qu’un jugement.

Aujourd’hui, le tribunal de commerce comprend 4 médiateurs. Le barreau de Narbonne a été associé à cette convention, « car les avocats sont force de proposition », a ajouté l’ancien bâtonnier, Charles-Etienne Sanconie. » (Extrait de independant.fr du 15/12/2016)

En savoir plus sur http://www.lindependant.fr/2016/12/14/le-tribunal-de-commerce-de-narbonne-se-lance-dans-la-mediation,2281815.php

Belgique : le ministre de la Justice Koen Geens souhaite que la médiation judiciaire en matière commerciale se développe


Plutôt qu’un long et coûteux procès, la médiation permet souvent d’arriver à un compromis satisfaisant.

« Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) souhaite que la médiation judiciaire se développe parce qu’elle serait mieux adaptée à la résolution de certains conflits, plus adaptée en tout cas qu’un long et coûteux procès.

La médiation est déjà pas mal pratiquée dans le droit familial, mais elle peut aussi offrir une alternative intéressante dans les conflits de type commercial.

Au Tribunal de Commerce à Namur, une fois par mois, le juge convoque des justiciables pour leur proposer cette procédure alternative, particulièrement indiquée lorsque les conflits sont chargés d’émotion.

Un acheteur mécontent, des associés qui se disputent, un propriétaire qui poursuit l’entrepreneur de sa maison… quelle que soit la matière, le juge du Tribunal de Commerce peut estimer que le procès n’est pas la meilleure voie pour résoudre un conflit.

« Je les convoque pour leur donner les premiers éléments d’information sur la possibilité d’en terminer amiablement par le jeu d’une médiation, explique Etienne Hody. Il y a simplement des conflits dans lesquels les éléments les plus affectifs peuvent éventuellement intervenir, et dans lesquels alors il y a place pour une médiation.« 

Marielle Schumacker, avocate et médiatrice, se souvient avoir réglé un conflit après avoir compris que l’épouse d’une des parties étaient gravement malade, ce qui a priori n’avait rien à voir avec le dossier. Et, selon elle, la médiation permettrait souvent d’éviter de longues et coûteuses procédures.

« En droit de la construction, on constate aussi que, au bout de 7, 8, 9 ans de procédure, l’entrepreneur est en faillite. Celui-ci reçoit le jugement et sait ce qu’il va devoir payer. Il dépose le bilan parce que sa société n’a pas les moyens de faire face« , développe-t-elle.

Au Tribunal de Commerce de Namur, cette procédure de médiation est proposée dans environ 10% des cas. « Le chiffre que je trouve le plus intéressant, c’est qu’en réalité, une fois qu’on convainc les gens d’entrer en médiation, on est à un taux de réussite de 75 à 80%« , poursuit Etienne Hody. » (Extrait de rtbf.be du 21/10/2016)

En savoir plus sur https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-mediation-commerciale-a-namur-on-y-a-deja-recours-avec-un-certain-succes?id=9436218

Colloque (Maroc) : La médiation commerciale, un mode alternatif et pacificateur des relations commerciales


 

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‘’LA MEDIATION UN MODE ALTERNATIF ET PACIFICATEUR DES RELATIONS COMMERCIALES’’
A la Chambre de Commerce d’Industrie et de Services de Casablanca-Settat /annexe Settat

Jeudi 31 Mars 2016, de 15h à 17h, le Centre de médiation et d’Arbitrage de Casablanca et ses partenaires, Chambre de Commerce d’Industrie et de Services de Casablanca-Settat et l’Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation (IFOMENE), organisent, une conférence-débat à la Chambre de Commerce et d’Industrie et de Services de Casablanca-Settat/annexe Settat (7, Bd Hassan II 26000 – Settat). (Extrait de lemag.ma du 21/03/2016)

En savoir plus sur http://www.lemag.ma/La-mediation-commerciale-un-mode-alternatif-et-pacificateur-des-relations-commerciales_a97011.html