Congrès International : L’Europe comme espace de dialogue interculturel et de médiation – 26 et 27 Avril 2018 à l’Université du Minho, Braga, Portugal.


Capture.PNG456.PNGLe IIe Colloque International sur la Médiation Sociale se tiendra à l’Université du Minho en association avec le IIe Congrès International de la RESMI et les Journées Européennes de Médiation pour l’Inclusion Sociale. Cet événement aura lieu les 26 et 27 avril 2018 et aura pour thème «L’Europe comme espace de dialogue interculturel et de médiation». Ce sera un débat interdisciplinaire sur les défis contemporains de la société actuelle, abordant des questions telles que la migration, la diversité, la communication interculturelle et la médiation afin d’approfondir la construction de sociétés plus accueillantes, inclusives et pacifiques.

Les propositions peuvent être envoyées pour communication orale et posters.

 Soumission des résumés jusqu’au 4 décembre 2017. (Extrait de lasics.uminho )

 Toutes les informations disponibles en http://www.lasics.uminho.pt/congressodim/

Résolution du Parlement européen du 12 septembre 2017 sur la transposition de la directive 2008/52/CE


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Résolution du Parlement européen du 12 septembre 2017 sur la transposition de la directive 2008/52/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 sur certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale (ci-après dénommée «directive sur la médiation») (2016/2066 (INI))

Le Parlement européen,

–  vu la directive 2008/52/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 sur certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale (1) (ci-après dénommée «directive sur la médiation»),

–  vu le rapport de la Commission au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social européen sur l’application de la directive 2008/52/CE du Parlement européen et du Conseil sur certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale (COM(2016)0542),

–  vu la compilation d’analyses approfondies effectuée par sa Direction générale des politiques internes de l’Union intitulée «The implementation of the Mediation Directive – 29 November 2016»(2) ,

–  vu l’étude menée par la Commission en 2014 intitulée «Study for an evaluation and implementation of Directive 2008/52/EC – the “Mediation Directive”»(3) ,

–  vu l’étude menée par sa Direction générale des politiques internes de l’Union intitulée «Rebooting the Mediation Directive: Assessing the limited impact of its implementation and proposing measures to increase the number of mediations in the EU»(4) ,

–  vu l’évaluation de la mise en œuvre européenne de la directive sur la médiation menée par l’unité d’évaluation de l’impact ex-post du service de recherche du Parlement européen (EPRS)(5) ,

–  vu l’étude menée par sa Direction générale des politiques internes de l’Union intitulée «Quantification du coût du non-recours à la médiation – analyse des données»(6) ,

–  vu l’article 67 et l’article 81, paragraphe 2, point g), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE),

–  vu l’article 52 de son règlement intérieur ainsi que l’article 1, paragraphe 1, point e) et l’annexe 3 de la décision de la Conférence des présidents du 12 décembre 2002 sur la procédure d’autorisation des rapports d’initiative,

–  vu le rapport de la commission des affaires juridiques (A8-0238/2017),

A.  considérant que la directive 2008/52/CE a été d’un secours précieux pour l’introduction et l’application des procédures de médiation dans l’Union européenne; considérant toutefois que sa mise en œuvre a considérablement varié selon les États membres, en fonction de l’existence préalable ou de l’inexistence de systèmes nationaux de médiation, certains États membres ayant opté pour une transposition relativement littérale des dispositions, d’autres ayant choisi de revoir en détail les autres manières de régler les différends (comme, par exemple, l’Italie où le recours à la procédure de médiation est six fois plus fréquent par rapport au reste de l’Europe), d’autres encore estimant que leur législation était déjà conforme à la directive sur la médiation;

B.  considérant que la plupart des États membres ont également étendu le champ d’application de leurs mesures nationales de transposition aux affaires nationales – trois d’entre eux ayant choisi de limiter la transposition de la directive aux litiges transfrontaliers uniquement(7) – ce qui a eu un impact résolument positif sur les législations des États membres et les catégories concernées;

C.  considérant que les difficultés apparues au cours de la phase de transposition de la directive reflètent largement les différences de culture juridique parmi les ordres juridiques nationaux; considérant que la priorité devrait, par conséquent, être accordée au changement des comportements juridiques par le biais du développement d’une culture de la médiation axée sur le règlement à l’amiable des différends – une question qui a été soulevée à diverses reprises par les réseaux européens des professionnels du droit lors de l’introduction de la directive européenne et, ensuite, au cours de sa transposition dans les États membres;

D.  considérant que la transposition de la directive sur la médiation a apporté une valeur ajoutée au niveau de l’Union européenne en sensibilisant les législateurs nationaux aux avantages de la médiation et en instaurant un certain degré d’harmonisation dans le droit procédural des États membres et entre certaines de leurs pratiques;

E.  considérant que la médiation, en tant que procédure extrajudiciaire alternative, volontaire et confidentielle, peut être un instrument utile pour réduire la surcharge de travail des tribunaux dans certains cas et sous réserve des garanties nécessaires, car elle peut permettre aux personnes physiques et morales de procéder au règlement extrajudiciaire de litiges de manière rapide et peu coûteuse – sachant que la durée excessive des procédures est contraire à la charte des droits fondamentaux –, assure un meilleur accès à la justice et contribue à la croissance économique;

F.  considérant que les objectifs mentionnés à l’article 1 de la directive sur la médiation, à savoir encourager le recours à la médiation et, surtout, garantir «une articulation suffisante entre la médiation et les procédures judiciaires», n’ont clairement pas été atteints, étant donné que le recours à la médiation concerne en moyenne moins de 1 % des affaires devant les tribunaux dans la majorité des États membres(8) ;

G.  considérant que la directive sur la médiation n’a pas créé de système européen relatif au règlement extrajudiciaire des litiges au sens le plus strict du terme, exception faite de l’introduction de dispositions spécifiques quant à l’expiration des délais de prescription relatifs aux procédures judiciaires lors d’une tentative de médiation et quant à l’obligation de confidentialité à laquelle sont soumis les médiateurs et leur personnel administratif.

Principales conclusions

1.  accueille favorablement le fait que de nombreux États membres aient récemment changé et révisé leurs systèmes de médiation, et que d’autres envisagent de modifier la législation en vigueur(9) ;

2.  déplore que seuls trois États membres ont choisi de limiter la transposition de la directive aux litiges transfrontaliers uniquement, et constate des difficultés liées au fonctionnement, dans la pratique, des systèmes nationaux de médiation, principalement en raison de la tradition «accusatoire», de l’absence de culture de la médiation dans les États membres, du manque de sensibilisation à la médiation dans la plupart d’entre eux, du manque de connaissance du mode de traitement des litiges transfrontaliers, et du fonctionnement même des mécanismes de contrôle de la qualité pour les médiateurs(10) ;

3.  souligne que tous les États membres prévoient la possibilité, pour les tribunaux, d’inviter les parties à un litige recourir à la médiation ou, à tout le moins, à prendre part à une séance d’information sur la médiation; observe que certains États membres imposent la participation à une telle séance, à l’initiative du juge(11) ou dans certains types de litiges prévus par la loi, notamment dans les affaires familiales(12) ; fait observer également que certains États membres imposent aux avocats d’informer leurs clients de la possibilité de recourir à la médiation ou requièrent que les requêtes soumises aux tribunaux confirment que la médiation a été tentée ou qu’il existe des raisons qui empêchent cette médiation; note toutefois que l’article 8 de la directive relative à la médiation veille à ce que les parties qui optent pour la médiation en vue de résoudre un litige ne soient pas ultérieurement privées de leur droit de se faire entendre par un tribunal en raison du temps qu’ils auront passé en médiation; souligne qu’aucun problème particulier n’a été signalé à ce sujet par les États membres;

4.  note également que de nombreux États membres encouragent financièrement les parties à recourir à la médiation, en réduisant les coûts, en leur offrant une aide judiciaire ou en les sanctionnant en cas de refus non justifié d’envisager la médiation; constate que les résultats obtenus dans ces pays prouvent que la médiation peut apporter une solution extrajudiciaire économique et rapide aux litiges au moyen de procédures adaptées aux besoins des parties;

5.  estime que l’adoption de codes de conduite constitue un outil important pour garantir la qualité de la médiation; observe à cet égard que le code de conduite européen pour les médiateurs est directement utilisé par les parties intéressées ou constitue une référence pour la rédaction de codes nationaux ou sectoriels; fait également observer que la plupart des États membres ont instauré des procédures d’agrément obligatoires pour les médiateurs et/ou des registres des médiateurs;

6.  regrette qu’il soit difficile d’obtenir des statistiques complètes sur la médiation, y compris sur le nombre d’affaires soumises à la médiation, la durée moyenne et les taux de réussite des procédures de médiation; note qu’en l’absence d’une base de données fiable, il est très difficile de continuer à promouvoir la médiation et de renforcer la confiance du public dans son efficacité; relève en revanche le rôle croissant du réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale dans l’amélioration de la collecte des données nationales sur l’application de la directive sur la médiation;

7.  se félicite de l’importance capitale de la médiation dans les affaires familiales (avant tout en ce qui concerne les modalités de garde des enfants, le droit de visite et les enlèvements parentaux d’enfants), car elle peut instaurer un climat de discussion constructive et un traitement équitable entre les parents; constate également que les solutions à l’amiable sont potentiellement durables et servent l’intérêt supérieur de l’enfant car elles permettent de régler, outre le lieu de résidence principale de l’enfant, les modalités de son entretien et du droit de visite; souligne à cet égard le rôle important du réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale en ce qui concerne l’élaboration de recommandations qui visent à accroître le recours à la médiation familiale dans les affaires transfrontalières, en particulier celles relatives à l’enlèvement parental d’enfants;

8.  souligne l’importance de la création et du maintien d’une section distincte consacrée à la médiation transfrontalière dans les affaires familiales sur le portail européen e-Justice, qui fournit des informations sur les systèmes nationaux de médiation;

9.  se félicite donc de l’engagement de la Commission à cofinancer divers projets visant la promotion de la médiation et de la formation des juges et des praticiens du droit dans les États membres;

10.  souligne que, malgré le caractère volontaire de la médiation, de nouvelles mesures doivent être prises afin de garantir l’exécution des accords de médiation, de manière rapide et économique, ainsi que dans le plein respect des droits fondamentaux ainsi que du droit de l’Union et des droits nationaux; rappelle, à cet égard, que la force exécutoire d’un accord atteint par les parties dans un État membre doit, en règle générale, être confirmée par une autorité publique, ce qui donne lieu à des coûts supplémentaires, prend beaucoup de temps pour les parties à l’accord, et peut dès lors affecter la pratique d’accords de médiation extérieurs, en particulier dans le cas de petits litiges;

Recommandations

11.  invite les États membres à redoubler d’efforts pour encourager le recours à la médiation dans les litiges relevant du droit civil et commercial, notamment par le biais de campagnes d’information appropriées fournissant aux citoyens et aux personnes morales des informations complètes et adéquates concernant l’objectif de la procédure et ses avantages en termes d’économie de temps et d’argent, et à garantir une meilleure coopération à cet effet entre les praticiens du droit; souligne à cet égard la nécessité d’un échange de bonnes pratiques entre les différentes juridictions nationales, assorti de mesures adéquates au niveau de l’Union, afin favoriser la prise de conscience des mérites de la médiation;

12.  invite la Commission à évaluer la nécessité d’élaborer des normes de qualité communes à toute l’Union relatives à la prestation de services de médiation, en particulier sous la forme de normes minimales garantissant une certaine cohérence, tout en tenant compte du droit fondamental d’accès à la justice ainsi que des différences locales dans la culture de la médiation, afin de promouvoir davantage le recours à la médiation;

13.  invite la Commission à évaluer également la nécessité, pour les États membres, de créer et d’alimenter des registres nationaux recensant les procédures soumises à la médiation, qui pourraient être une source d’information pour la Commission, mais également être utilisés par les médiateurs nationaux pour bénéficier des meilleures pratiques à travers l’Europe; souligne qu’un tel registre doit être établi en pleine conformité avec le règlement général sur la protection des données (règlement (UE) 2016/679)(13) ;

14.  demande à la Commission de procéder à une étude détaillée des obstacles à la libre pratique au sein de l’Union d’accords de médiation extérieurs et des diverses options visant à promouvoir le recours à la médiation en tant que moyen sain, économique et efficace de résoudre des litiges nationaux et transfrontaliers au sein de l’Union, tout en tenant compte de la primauté du droit et des progrès internationaux actuels en la matière;

15.  demande à la Commission, dans le cadre du réexamen de la réglementation, d’identifier des solutions permettant d’étendre de facto le champ d’application de la médiation également à d’autres affaires civiles ou administratives, dans la mesure du possible; souligne toutefois qu’il convient d’accorder une attention particulière aux implications éventuelles de la médiation pour certaines thématiques sociales, comme le droit de la famille; recommande, à cet égard, que la Commission et les États membres appliquent et mettent en œuvre des sauvegardes appropriées dans les processus de médiation afin de limiter les risques pour les parties vulnérables et de protéger celles-ci contre une éventuelle procédure ou position abusive exercée par des parties plus puissantes, et de fournir des données statistiques détaillées et pertinentes; souligne également qu’il importe d’assurer le respect des critères équitables au niveau des coûts, notamment pour protéger les intérêts des groupes défavorisés; note toutefois que la médiation peut perdre l’attrait et la valeur ajoutée qui en sont à l’origine, si des règles trop strictes sont mises en place pour les parties;

16.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres.

(1) JO L 136 du 24.5.2008, p. 3.
(2) PE 571.395.
(3) http://bookshop.europa.eu/en/study-for-an-evaluation-and-implementation-of-directive-2008-52-ec-the-mediation-directive–pbDS0114825/
(4) PE 493.042.
(5) PE 593.789.
(6) PE 453.180.
(7) Voir COM(2016)0542, p. 5.
(8) PE 571.395, p. 25.
(9) Estonie. Irlande, Grèce, Espagne, Croatie, Italie, Lituanie, Hongrie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie.
(10) Voir COM(2016)0542, p. 4.
(11) Par exemple la République tchèque.
(12) Par exemple la Lituanie, le Luxembourg, l’Angleterre et le pays de Galles.
(13) JO L 119 du 4.5.2016, p. 1.

Texte à consulter sur http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-%2f%2fEP%2f%2fTEXT%2bTA%2bP8-TA-2017-0321%2b0%2bDOC%2bXML%2bV0%2f%2fFR&language=FR

Europe : Résumé de la décision de la Médiatrice européenne formulant des suggestions à la suite de son enquête stratégique OI/6/2016/AB relative aux conseillers spéciaux de la Commission européenne


 

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« La présente enquête stratégique porte sur les règles et pratiques mises en œuvre par la Commission européenne afin de veiller à ce que ses conseillers spéciaux ne se trouvent pas dans des situations de conflits d’intérêts.

La Commission désigne des conseillers spéciaux afin qu’ils prodiguent des conseils stratégiques aux commissaires au titre d’une activité à temps partiel. Étant donné que de nombreux conseillers spéciaux continueront de travailler en dehors de la Commission au cours de leur mandat, des règles et pratiques solides sont nécessaires afin de garantir qu’aucun conflit d’intérêts ne surviendra entre leurs activités externes et leurs travaux en tant que conseillers spéciaux. Cela est d’autant plus important compte tenu de l’accès étendu et de l’influence importante dont jouissent les conseillers spéciaux.

La Médiatrice félicite la Commission pour les améliorations qu’elle a elle-même apportées à ses procédures afin de traiter certains problèmes. Elle se réjouit également du fait que la Commission a répondu de façon positive à plusieurs suggestions qu’elle a formulées au cours de son enquête. Pour clore cette enquête, la Médiatrice conclut que la Commission pourrait encore renforcer ses pratiques à plusieurs égards, notamment: évaluer de manière plus proactive les conflits d’intérêts, avoir recours à des «mesures d’atténuation» plus efficaces pour faire face aux risques qui surgissent, et améliorer l’accès des citoyens aux informations sur les conseillers spéciaux.

La Médiatrice clôt son enquête en formulant 10 suggestions à l’intention de la Commission. »  (Extrait de ombudsman.europa.eu du 17/07/2017)

En savoir plus sur https://www.ombudsman.europa.eu/fr/cases/summary.faces/fr/82023/html.bookmark

Médiation familiale : E. Morin-Chartier, médiatrice du Parlement européen pour les enfants victimes d’enlèvement parental.


Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

« L’eurodéputée PPE vient d’être nommée médiatrice du Parlement européen pour les enfants victimes d’enlèvement parental transfrontalier. Le poste et ses missions existent depuis 30 ans, Elisabeth Morin-Chartier est la sixième députée européenne à l’occuper.

e volume des échanges internationaux s’est accru au fil des années, en lien avec des mobilités professionnelles ou plus tôt grâce à des programmes universitaires comme Erasmus. Mobilité, rencontre, union, descendance, un chemin de vie commune qui se termine parfois par une rupture. Certaines peuvent bien se passer, d’autres moins et les cas d’enlèvements parentaux transfrontaliers existent : depuis 2014, une centaine de cas ont été traités par les services de la médiation.

C’est un droit des enfants d’être défendus

Son rôle est d’aboutir, dans l’intérêt de l’enfant, à un compromis acceptable pour les deux parents, lorsque ces parents sont de nationalité différentes ou qu’ils résident dans des pays différents.
Comme le rappelle Elisabeth Morin-Chartier, la médiation ne se substitue pas à la réponse judiciaire : « c’est une autre technique de négociations quand la procédure judiciaire ne marche pas bien ou quand il y a un enlèvement qui vient contrecarrer une décision judiciaire. La médiation peut aussi déboucher sur une nouvelle décision judiciaire. » (Extrait de france3-regions du 5/05/2017)

En savoir plus sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/e-morin-chartier-mediatrice-du-parlement-europeen-enfants-victimes-enlevement-parental-1247239.html

COMMISSION EUROPÉENNE : rapport sur l’application de la directive 2008/528/CE du Parlement européen et du Conseil sur certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale


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« La directive 2008/52/CE sur certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale 1 , y compris dans le domaine du droit de la famille, vise à faciliter l’accès à des modes alternatifs de règlement des litiges et à favoriser le règlement amiable des litiges en encourageant le recours à la médiation et en veillant à maintenir un rapport équilibré entre médiation et procédures judiciaires. La directive, qui s’applique aux litiges transfrontières relevant du droit civil et du droit commercial, devait être transposée en droit interne au plus tard le 21 mai 2011. La présente évaluation de l’application de la directive est réalisée conformément à l’article 11 de la directive.

L’objectif de garantir un meilleur accès à la justice, qui fait partie de la politique de l’Union européenne visant à instituer un espace de liberté, de sécurité et de justice, comprend l’accès aux modes de règlement des litiges tant judiciaires qu’extrajudiciaires. La médiation permet un règlement extrajudiciaire rapide et peu coûteux des litiges relevant des droits civil et commercial grâce à des procédures adaptées aux besoins des parties. La probabilité est plus grande que les parties respectent volontairement les accords issus de la médiation. Ces avantages sont encore plus patents dans les situations transfrontières.

Si la médiation est généralement fructueuse dans les affaires civiles et commerciales, il convient de souligner son importance particulière dans le domaine du droit de la famille. La médiation peut instaurer un climat constructif, propice à la discussion, et favoriser des échanges équilibrés entre parents. En outre, les solutions à l’amiable sont susceptibles d’être durables et peuvent porter non seulement sur la résidence principale de l’enfant, mais aussi sur les accords concernant les visites ou l’entretien de l’enfant.

1.2.Contexte

La directive a été la première mesure visant à encourager la médiation de façon générale dans les litiges civils et commerciaux. À la suite de l’adoption de la directive, d’autres initiatives ayant trait à la médiation ont été menées au niveau de l’UE:

   depuis 2012, l’amélioration de la qualité, de l’indépendance et de l’efficience des systèmes judiciaires est un thème central du Semestre européen. Le tableau de bord de la justice dans l’UE, qui est une source de données pour le Semestre européen, aide les États membres à améliorer l’efficacité de leurs systèmes judiciaires. Le tableau de bord contient également des données sur les activités entreprises par les États membres pour promouvoir le recours volontaire à des modes alternatifs de règlement des litiges. La Commission encourage la collecte et l’échange d’informations relatives aux pratiques et méthodes visant à promouvoir le recours volontaire aux modes alternatifs de règlement des litiges. La promotion de ces modes de règlement comprend la publicité sur mesure (brochures, séances d’information), la collecte et la publication de données et l’évaluation de l’efficacité des modes alternatifs de règlement des litiges et de la disponibilité de l’aide juridictionnelle pour ces modes de règlement 2 ;

   dans le cadre du réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale, un groupe de travail a formulé un ensemble de recommandations destinées à accroître le recours à la médiation familiale dans un contexte transfrontière, notamment dans les affaires d’enlèvement d’enfant. Une section distincte consacrée à la médiation transfrontière 3 dans les affaires familiales a été créée sur le portail européen e-Justice pour fournir des informations sur les systèmes nationaux de médiation;

   en outre, par son programme «Justice» 4 , la Commission cofinance divers projets ayant trait à la promotion de la médiation et de la formation des juges et des praticiens du droit;

   enfin, la directive 2013/11/UE relative au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation (la «directive relative au RELC) 5 et le règlement (UE) n° 524/2013 relatif au règlement en ligne des litiges de consommation (le «règlement RLLC») 6 veillent à ce que les consommateurs puissent s’adresser à des entités de règlement extrajudiciaire des litiges de bonne qualité pour tout type de litiges contractuels avec des professionnels et mettent en place une plateforme en ligne à l’échelle de l’UE pour les litiges de consommation qui surviennent à la suite de transactions en ligne avec des professionnels ( www.ec.europa.eu/odr ). (Extrait de eur-lex.europa.eu )

En savoir plus sur http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:52016DC0542&from=IT

Suisse : L’AIEP nomme les médiateurs pour les programmes de radio et de télévision privés


Zonebourse.com, le spécialiste de la Bourse

« L’AIEP nomme pour une période de quatre ans les membres des organes de médiation pour les programmes de radio et de télévision privés, la Société suisse de radiodiffusion et télévision SSR nommant elle-même les membres de ses propres organes de médiation.
Guglielmo Bruni (Bâle), médiateur pour les médias privés de Suisse alémanique et de Suisse romanche quitte ses fonctions à la fin de l’année. Pour lui succéder, l’AIEP a nommé Oliver Sidler, avocat à Zoug, chargé d’enseignement à l’université de Fribourg et rédacteur pour la revue Medialex. L’AEIP a nommé comme nouveau suppléant Toni Hess, responsable du service juridique et directeur suppléant de l’administration fiscale du canton des Grisons à Coire. M. Hess est déjà médiateur pour les programmes de la SSR en réto-romanche.

L’AIEP a confirmé les médiateurs actuels pour les deux autres régions linguistiques: Denis Sulliger, avocat à Vevey, reste médiateur pour la Suisse romande tandis que Gianpiero Raveglia, avocat à Roveredo et Locarno, continue de fonctionner comme médiateur pour la Suisse italienne. M. Raveglia a été confirmé suppléant de M. Sulliger, l’AIEP ayant nommé Francesco Galli, avocat à Lugano comme suppléant pour M. Raveglia. M. Galli est déjà médiateur pour les programmes de la SSR en italien. » (Extrait de zonebourse.com du 6/11/2015)

Pour en savoir plus : http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/DETEC-Departement-federal-d–LAIEP-nomme-les-membres-des-organes-de-mediation–21361646/

Belgique : Une médiation judiciaire peut durer six mois (art. 49 LDD)


Kluwer
« Une médiation judiciaire peut désormais durer six mois. Jusqu’à présent, le délai maximum était de trois mois. Mais ce délai était insuffisant dans de nombreux cas.
Dans la majorité des dossiers, le médiateur n’a pas terminé sa mission dans les trois mois. Et même si toutes les parties sont d’accord de poursuivre la médiation, l’affaire doit être à nouveau portée devant le juge. Celui-ci peut alors autoriser la prolongation de la médiation. Une charge inutile tant pour les parties que pour le tribunal.
Pour mettre un terme à cette problématique, il a été décidé d’augmenter le délai maximum de la médiation judiciaire. A six mois. Le tribunal dispose donc d’une plus grande marge de manœuvre pour fixer le délai en fonction de l’ampleur et de la durée escomptée de la mission. Pour les parties, cette prolongation du délai maximum ne comporte pas d’inconvénient. Elles peuvent toujours mettre fin à la mission et le juge demeure saisi.
Naturellement, la médiation judiciaire peut se poursuivre au-delà de ce premier délai. Les parties demandent alors au juge de fixer un nouveau délai de médiation.
L’article 49 de la loi du 19 octobre 2015 entre en vigueur le 1er novembre 2015.
Source:Loi du 19 octobre 2015 modifiant le droit de la procédure civile et portant des dispositions diverses en matière de justice, MB 22 octobre 2015 (art. 49 LDD). (Extrait de .legalworld.be du 3/11/2015)

Migrations : Le médiateur culturel, un nouveau métier humanitaire en Italie ?


« L’une des conséquences de l’essor fulgurant du nombre de migrants et de réfugiés atteignant l’Europe est un envol de la demande pour un métier humanitaire d’un genre relativement nouveau : le médiateur culturel.

En tant que premier contact auquel les réfugiés ont affaire à leur arrivée, les médiateurs culturels jouent un rôle crucial : ils traduisent, informent, et jouent bien souvent les intermédiaires avec les autorités locales. Ils renseignent les migrants sur leurs droits et sur les services auxquels ils ont accès dans leur nouveau pays. Ils leur expliquent également les différences culturelles utiles à connaître pour évoluer en pays étranger, tout en transmettant les informations essentielles aux travailleurs humanitaires.

En Italie, en particulier, les organisations d’aide humanitaire ont sans cesse besoin de davantage de personnes capables de servir de lien avec les migrants et les réfugiés. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, a récemment annoncé des postes en Sicile, et les universités du sud de l’Italie commencent à proposer des masters dans ce domaine.

L’université de Catane décrit son cursus d’un an comme « une formation de conseillers et d’informateurs spécialisés dans le domaine des droits civils, de la migration et de la médiation culturelle et linguistique ». (extrait de irinnews.org du 19/10/2015)

Lire la suite : http://www.irinnews.org/fr/report/102126/le-m%C3%A9diateur-culturel-un-nouveau-m%C3%A9tier-humanitaire-en-plein-essor

Médiation familiale : le Conseil de l’Europe veut donner plus de place aux pères et encourager la médiation, en cas de séparation des parents.


« Le Conseil de l’Europe veut donner plus de place aux pères, et encourager la médiation, en cas de séparation des parents. L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en débattait début octobre à Strasbourg.

C’est une parlementaire luxembourgeoise, Françoise Hetto, qui défendait ce dossier à Strasbourg. Cette ancienne ministre de l’égalité des chances veut par exemple populariser le temps partiel et le congé parental chez les jeunes pères, pour que ces facilités, que les hommes ne se sont pas encore appropriées, ne pénalisent plus les femmes dans leur carrière ». (Extrait de franceinfo.fr du 18/10/2015)

Pour en savoir plus : http://www.franceinfo.fr/emission/en-direct-de-l-europe/2015-2016/en-direct-de-l-europe-2015-2016-du-18-10-2015-18-10-2015-05-35

« 5.9. à encourager et, le cas échéant, développer la médiation dans le cadre des procédures judiciaires en matière familiale impliquant des enfants, notamment en instituant une séance d’information obligatoire ordonnée par un juge, en veillant à ce que les médiateurs reçoivent une formation appropriée et en favorisant une coopération pluridisciplinaire inspirée du modèle dit de Cochem; » (extrait du projet de résolution)

Le texte complet du projet de résolution : http://assembly.coe.int/nw/xml/XRef/Xref-XML2HTML-FR.asp?fileid=22022&lang=FR

Luxembourg : l’Association des banques et banquiers du Luxembourg (ABBL) fait la promotion de la médiation comme outil de prévention des conflits pour les entreprises


« En ce qui concerne les conflits avec des clients, il est de pratique courante de recourir au service de résolution des litiges de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), qui a introduit en 2013 un règlement établissant une procédure spécifique, après tentative de résolution à l’amiable. Le recours à un médiateur peut être une solution alternative souple et rapide, en particulier pour les établissements de petite taille, proches de leur clientèle et soucieux de maintenir de bonnes relations avec leurs clients. La médiation a un objectif consensuel: elle permet aux parties d’éviter les éléments contradictoires d’un procès qui peuvent rendre difficile le rétablissement de la confiance dans les relations futures. Il s’agit d’une philosophie, d’une culture d’entreprise: si l’établissement est prêt à écouter son client et si celui-ci est réceptif aux arguments de l’établissement, une médiation pourra aboutir avec succès. » (extrait de paperjam du 12/10/2015)

Pour en savoir plus : http://paperjam.lu/news/la-mediation-un-outil-de-prevention-de-conflits

Belgique : Semaine mondiale de la Médiation du 19 au 24/10/15


Médiations (Centre Européen) - asbl

« A l’occasion de la SEMAINE MONDIALE DE LA MEDIATION (19 au 24 oct.), l’UNION BELGE DES MEDIATEURS PROFESSIONNELS invite les médiateurs à ouvrir leurs locaux au public afin de répondre aux questions qui concerne la médiation, le médiateur et leurs formations.

« MEDIATION,.… OUVRONS LA PORTE AUX SOLUTIONS »

Les médiateurs, ci-dessous ouvrent leurs portes au public:

à BRUXELLES :
Centre Européen de Médiations (asbl)
mardi 20/10/15 – 12 à 16h
119 rue Hôtel des Monnaies – 1060 Bxl – 0476-261.216
Médiatrice : H. VAN DEN STEEN
– Services de Médiations – Commune Schaerbeek
mer. 21/10/15 – 14 à 16h
Maison des médiations -rue Vanderlinden, 121 – 1030 Bxl Tel. 02-240.63.02 – Médiateurs: M. Tuaux & R. Prévot
– Service de Médiation locale-Commune Molenbeek
ven. 23/10/15 -16 à 18h
rue du Facteur, 4 – 1080 Bxl -Tel. 02-412.01.86.
Médiatrice locale: N. PHILIPPART »

(Extrait du site pro.guidesociale.be)

Pour en savoir plus : http://pro.guidesocial.be/agenda/semaine-mondiale-mediation-un-neuf-deux-quatre-un-dix-un-cinq,17764.html