« Les emplois de médiateurs dans les quartiers difficiles » par Alexandre Biotteau, Journal des Antropologues, N°108-109, 2007, 19 p.


Résumé

Face aux problèmes des quartiers sensibles, des emplois « de médiation » furent officiellement créés pour lutter à la fois contre le chômage et l’insécurité. Ce sont surtout des hommes, jeunes, issus de l’immigration et des quartiers en difficulté qui furent alors envoyés dans les quartiers, auprès des groupes de « jeunes » en particulier. Les appartenances communautaires des médiateurs furent ainsi instrumentalisées pour justifier leurs recrutements et la création de ces emplois entraîna une certaine ethnicisation de l’action publique, consistant à déléguer certaines tâches de contrôle social à des individus issus de la population visée. Mais cette stratégie se heurta aux réticences des autres professionnels et d’une partie du public, et les médiateurs se retrouvèrent souvent cantonnés dans des rôles subalternes et stéréotypés. (Extrait de journals.openedition.org)

Article à consulter sur https://journals.openedition.org/jda/1141

To deal with intractable problems in « sensitive » neighbourhoods, « mediators » were appointed by the authorities to help deal with both unemployment and insecurity. Appointees were young second‑generation immigrants from deprived areas. Most of them were male. Sent into « difficult » neighbourhoods, they were asked in particular to deal with youth groups. They were thus given the jobs on the strength of their links with their own communities. With certain tasks being delegated to individuals drawn from a targeted population group, official activities were given an ethnic basis. This made other social workers and part of the public reticent. As a result, the « mediators » often found themselves confined to stereotyped subaltern roles.

Rennes : Le nouveau président du tribunal administratif milite pour la médiation


« Éric Kolbert, est, depuis le jeudi 1er octobre 2020, le nouveau président du tribunal administratif de Rennes. Parmi ses priorités, la création d’une sixième chambre pour raccourcir les délais de traitement des contentieux et l’augmentation de la médiation.  » (Extrait ouest-france.fr du 16/10/2020)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-le-nouveau-president-du-tribunal-administratif-milite-pour-la-mediation-7017974?RelatedContentIds=Article-BB1a7VS8,Article-BB1ab4Yz,Article-BB1ab7OY

Le médiation, nouveau chantier du Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne


« Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a connu en 2019 un nombre record d’affaires enregistrées -plus de 3170 affaires, un chiffre en hausse de 18%- et malgré le contexte sanitaire, 2020 est l’année d’un gros chantier pour la justice administrative : la mise en place de la médiation« Tous les domaines s’y prêtent, sauf peut-être le contentieux des étrangers », souligne Bruno Lasserre, le vice président du Conseil d’Etat en visite à Châlons-en-Champagne ce lundi 19 octobre. Le contentieux des étrangers qui représente 38,2 % des affaires jugées devant la juridiction. 

(…)A Châlons-en-Champagnele tribunal administratif a été saisi « seulement » trois fois concernant les arrêtés du préfet sur le port obligatoire du masque à Reims. Dont l’une a abouti à une modification de l’arrêté du préfe  » – S. Constanzer -(Extrait de francebleu.fr/ du 20/10/2020)

En savoir plus sur https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-mediation-nouveau-chantier-du-tribunal-administratif-de-chalons-en-champagne-1603207269

Video : (Re) Voir Webinaire Médiations plurielles du 14/10/2020: « Des récits de médiation en replay »


Un Deux Tiers

« Comment se passe concrètement une médiation ? La question nous est souvent posée. Il semble improbable et étrange que deux personnes ou groupes de personnes en opposition radicale de prime abord arrivent à renouer le dialogue et trouver des solutions pour travailler de nouveau ensemble. Il parait complexe de pouvoir séparer dans des conditions qui satisfont chacun et sont comprises par l’ensemble des protagonistes. 

La semaine de la médiation qui vient de se conclure avait pour objectif de sensibiliser le grand public aux spécificités de la médiation. Plus de 230 évènements ont eu lieu partout en France, soit deux fois plus que l’an dernier alors même que les restrictions sanitaires empêchent la tenue de nombreux évènements.  

Faire découvrir la médiation : un challenge 

La médiation, c’est d’abord et avant tout une expérience, une rencontre. Pour l’évoquer, plusieurs protagonistes peuvent prendre la parole : les commanditaires bien sûr (DRH, managers, juges, chefs d’établissement, avocats, etc.), les personnes directement impliquées dans la médiation aussi (que nous appelons “médiés”), comme les formateurs à la médiation, ou bien encore les médiateurs. 

Mais le partage de cette expérience est malaisé. La confidentialité, condition sine qua non pour libérer la parole et espérer rétablir la confiance entre médiés, entrave le partage de témoignages ou le retour d’expériences à grande échelle. Les médiateurs, tenus aussi par cet engagement, témoignent par conséquent rarement de leurs prouesses. 

Des récits vidéos

Nous nous sommes donc pleinement associés à l’initiative de l’association Médiations Plurielles qui organisait un webinaire le 14 octobre dernier et proposait six récits de médiations réelles. 

Des médiateurs, tous formés à la médiation au CNAM (comme nous !), relatent une médiation qui les a marquées. Ce que voulait chaque protagoniste au départ, le moment de bascule où chacun fait un pas vers l’autre. Natacha Waksman, à l’origine de ce projet, facilitait le débat entre Jacques Salzer, universitaire, auteur et médiateur, et Catherine Garreta, médiatrice, en charge d’une des formations à la médiation au CNAM aux côtés de Laure Veirier.  » (Extrait de undeuxtiers.com du 20/10/2020)

Vidéo à consulter sur https://undeuxtiers.com/2020/10/21/des-recits-de-mediation-en-replay/

Vidéo : extraits de cas de médiation d’entreprise revisités avec Jacques SALZER (YouTube – 2013)


Vidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=kW-UyWdvGp8&feature=share

Médiation du crédit: plus de 5.000 entreprises aidées depuis le début de la crise sanitaire


Lire Économie en PDF en ligne

« La médiation du crédit, dispositif pour venir en aide aux PME, a aidé 5.119 entreprises entre début avril et fin septembre, soit plus de huit fois plus que sur toute l’année 2019, a annoncé mardi la Banque de France.À LIRE AUSSI : Les PME françaises toujours pénalisées par les retards de paiement des factures

Au total, 10.539 entreprises ont été éligibles à la médiation du crédit, «essentiellement à la suite d’un refus initial d’octroi d’un prêt garanti par l’État (PGE)», et une solution a été apportée dans 51,4% des cas, préservant ainsi 61.157 emplois, a détaillé la banque centrale française dans un communiqué.

À titre de comparaison, en 2019, la médiation du crédit avait aidé plus de 600 entreprises pour environ 1.000 dossiers éligibles.

Forte demande des TPE

Plus des trois quarts des demandes en 2020 ont eu lieu au deuxième trimestre, au plus fort de la crise du Covid-19 et lorsqu’un confinement strict a été mis en place dans le pays. Parmi les saisines effectuées depuis avril, une forte majorité de très petites entreprises de moins de dix salariés (83,8%), dont une part importante dans les secteurs des services (54%) et du commerce (23,3%).

La médiation du crédit est un processus par lequel la Banque de France intervient pour les PME auprès des banques commerciales ou des assureurs crédit.

Le montant des crédits demandés s’est élevé à 2,3 milliards d’euros, un montant relativement faible par rapport aux 120 milliards accordés par les PGE, «en raison du faible taux de refus des banques», estimé à 2,7%, explique la Banque de France. » (Extrait de lefigaro.fr du 20/10/2020)

En savoir plus sur https://www.lefigaro.fr/flash-eco/mediation-du-credit-plus-de-5-000-entreprises-aidees-depuis-le-debut-de-la-crise-sanitaire-20201020?RelatedContentIds=Article-BB1a8SK3,Article-BB1a9ey5,Article-BB1a8TSS

Vidéo : Pour les litiges du quotidien inférieurs à 5 000 euros, le recours à un conciliateur de justice est devenu obligatoire. (« Envoyé spécial »)


Voisins bruyants, haie mal taillée, conflit avec un entrepreneur, une compagnie aérienne ou un fournisseur internet : depuis le 1er janvier 2020, pour les litiges du quotidien inférieurs à 5 000 euros, il n’est plus possible d’aller directement au tribunal, le recours à un conciliateur de justice est devenu obligatoire. Objectif : désengorger les tribunaux, où le traitement de ces affaires peut parfois prendre des années.     

L’indemnité de 400 euros par an ne couvre pas tous les frais des conciliateurs

A Moulins, François, retraité, tente au quotidien de renouer les fils du dialogue, avant que les situations ne dégénèrent. Près de Bordeaux, Marie-Claire, traite 120 dossiers par an et se déplace deux jours par mois dans les mairies et sur le terrain. A Perpignan, Jean-Marc souhaite lui aussi aider les gens à régler leurs problèmes sans aller au tribunal. Seulement, il souffre d’un certain manque de reconnaissance : l’Etat ne lui verse qu’une indemnité forfaitaire d’environ 400 euros par an, bien loin de couvrir tous ses frais…

Un reportage d’Olivier Sibille, Guillaume Marque et Benoit Sauvage diffusé dans « Envoyé spécial » le 8 octobre 2020. (Extrait de rancetvinfo.fr du 8/10/2020)

Video à consulter sur https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-querelles-de-voisinage_4131801.html#xtor=CS2-765-[twitter]-

UNAF et la CNSA : Développer la médiation familiale lors de conflits liés au handicap ou à la perte d’autonomie


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« L’Unaf et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) engagent un partenariat afin de proposer aux proches aidants et aux familles de personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie une offre de médiation familiale, qui peut s’avérer particulièrement utile après le confinement. Ce service est d’ores et déjà expérimenté dans 14 départements.

Être aidant d’un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie expose à des risques de conflits familiaux : entre personne aidée et personne aidante, entre aidants, par exemple au sein des fratries. Ces conflits peuvent concerner l’organisation du maintien à domicile d’un proche en difficulté pour gérer son quotidien, l’entrée en établissement d’un parent, la répartition de l’obligation alimentaire, la succession, la cohabitation avec un proche en situation de handicap, la prise de décision d’une mesure de protection…

Une expérimentation de médiation familiale au service des aidants

La médiation permet d’évoquer les tensions en toute confidentialité avec un tiers, professionnel diplômé d’Etat, afin d’apaiser les conflits et de travailler, avec l’ensemble des personnes concernées, sur des solutions durables.
La médiation au service de la résolution de conflits liés au handicap ou la perte d’autonomie sera expérimentée dans 22 départements, pendant 2 ans et demi. Cette expérimentation sera mise en œuvre par les services de médiation familiale gérés ou soutenus par le réseau Unaf-Udaf de ces territoires.

Une expérimentation soutenue par la CNAF et les CAF

La branche famille est partenaire de cette démarche via sa prestation de service médiation familiale. Ainsi, ce financement pourra être mobilisé pour financer des postes de médiateurs familiaux dans les 22 départements engagés dans l’expérimentation. Ces médiations visent à intervenir en cas de conflit familial ou de tensions intergénérationnelles, notamment en permettant le maintien des relations intra-familiales. Cette expérimentation s’inscrit dans l’objectif de la Cog Cnaf-Etat de financer 150 Etp supplémentaires de médiateurs familiaux d’ici à 2022.

Une urgence quand le confinement peut exacerber les conflits

Le confinement a pu modifier profondément les habitudes des aidants ; il a pu générer de nouvelles tensions et exacerber les conflits, par exemple en raison de l’impossibilité de contacts directs, ou, au contraire, en raison d’une promiscuité plus grande, par exemple lorsque des parents hébergent à nouveau leur enfant en situation de handicap à domicile ou lorsque des enfants cohabitent avec leur parent en perte d’autonomie. Actuellement, les actions de médiation familiale peuvent être menées à distance, par téléphone ou par visioconférence, et offrir un véritable appui pour les aidants et les familles.

Une offre déjà effective dans 14 départements

Dans le contexte épidémique actuel, cette approche innovante est particulièrement pertinente, elle est d’ores et déjà opérationnelle dans les départements des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de Charente, de Charente-Maritime, d’Eure-et-Loir, d’Ille-et-Vilaine, du Maine-et-Loire, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Mayenne, du Pas-de-Calais, du Haut-Rhin, de la Savoie et du Tarn-et-Garonne. D’ici la fin de l’année, le dispositif sera proposé dans les 8 autres territoires expérimentaux. A terme, cette expérimentation permettra de dégager les conditions de réussite d’un déploiement national pour l’ensemble des proches aidants [1]. « (Extrait de unaf.fr du 12/05/2020)

En savoir plus sur https://www.unaf.fr/spip.php?article26374&fbclid=IwAR1ziEUuQH1jBHB10QVOgEWzzTPIseUE00rZ7_6Xg9aHikzaDBIe_drx8MM

Vidéo : (Re)Voir le webinaire « Médiation en temps de crise : quelle est sa place ? » par Éric Guérin du CMJ du 16/10/ 2030


Éric Guérin, directeur de l’Institut Armédis (formation de médiateurs) et président de la CMJ (Compagnie des Médiateurs de Justice) de France, organise un webinaire autour de la place de la médiation en temps de crise. (Extrait de youtube.com )

Vidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=uj5TRQlQylE

Vidéo : (Re)voir le Webinaire du CEMA « Profession Médiateur : faut-il (re)définir ou institutionnaliser la Médiation ? » entre Michèle GUILLAUME-HOFNUNG et Bertrand DELCOURT du 26/9/2020


« Le CEMA a la joie de vous offrir la possibilité de (re)voir le Webinaire débat « Profession Médiateur : faut-il (re)définir ou institutionnaliser la Médiation ? » entre Madame la Professeure Michèle GUILLAUME-HOFNUNG et Maître Bertrand DELCOURT. Ce Webinaire a été animé par Madame Catherine EMMANUEL, Directrice pédagogique du CEMA, le 26 septembre 2020 à 18h.Profession Médiateur : faut-il (re)définir ou institutionnaliser la Médiation ? » (Extrait de linkedin.com du 18/10/2020

Vidéo à consulter sur https://www.linkedin.com/posts/cema_profession-m%C3%A9diateur-faut-il-red%C3%A9finir-activity-6723648618307366912-dT3a/

Semaine Mondiale de la Médiation au Luxembourg : Conférence publique – EN LIGNE via ZOOM : « L’HABIT NE FAIT PAS LE MOINE – Le professionnel et les différents styles d’interventions » par Marianne SOUQUET


« Dans le cadre de la Semaine Mondiale de la Médiation, le Centre de Médiation asbl propose, en collaboration avec
l’Association Internationale Francophone des Intervenants auprès des familles séparées – AIFI –, l’Association Luxembourgeoise de la Médiation et des Médiateurs Agréés – ALMA asbl – et le Ministère de l’Education nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse

UNE CONFÉRENCE PUBLIQUE EN LIGNE via ZOOM –

Tous les professionnels en relation avec le public, appartiennent à un corps de métier ou une profession, que ce soient les avocats, les psychologues, les médiateurs, les travailleurs sociaux, les magistrats, les médecins, etc… Ils pratiquent selon des fondamentaux communs et en même temps chacun pratique à sa façon et a un style d’intervention qui lui est propre.

Dans cette conférence, seront explorées les différentes façons de pratiquer son métier, notamment quant aux aspects relationnels. Les courants de la médiation seront utilisés comme base de départ dans la mesure où ils ont été décrits et conceptualisés. Certains paramètres seront mis en évidence, notamment le degré de directivité.

Ainsi chaque professionnel pourra repérer son propre style et envisager le type de médiateur, d’avocat, de travailleur social, etc… qu’il souhaiterait devenir.

Marianne SOUQUET

Marianne SOUQUET : médiatrice familiale, DE, formatrice, a une longue expérience de médiation, notamment en matière familiale. Elle est certifiée médiateur transformatif par l’Institute for the Study of Conflict Transformation (ISCT). » (Extrait de

Inscription sur https://www.mediation.lu/