Bien que la Médiation soit un processus oral, les médiateurs sont régulièrement confrontés à différents écrits, depuis la signature de la Convention d’engagement à la Médiation jusqu’à la signature de l’accord de Médiation.
C’est dire que tous les médiateurs se sont un jour posé la question de la valeur juridique des écrits en médiation, et ont été peu ou prou confrontés aux problèmatiques déontologiques qu’ils soulèvent, notamment au regard du principe de confidentialité.
Le CEMA souhaite participer à cette réflexion en conviant Madame la Professeure Natalie FRICERO pour un Webinaire dans lequel elle tentera de répondre à ces différentes questions et à celles que vous pourrez lui poser directement.
Pour l’accompagner, un magistrat, un avocat et un médiateur participeront à la réflexion en questionnant notre invitée. (Extrait de us02web.)
Les personnes accompagnant les médiés en médiation du travail peuvent être des représentants du personnels, ou des experts techniques ou juridiques. La question de leur rôle et de leur place se pose pour le médiateur dans le déroulement du processus.
Le médiateur se met à l’écoute à chaque situation du besoin des personnes et de l’opportunité de cet accompagnement dans le but d’améliorer la relation. Il se doit aussi d’y poser un cadre et des règles de façon à sécuriser les médiés, et permettre une expression claire, libre, et engagée.
Libérer la parole :
Le processus de médiation permet au médié de s’exprimer par lui-même avec ses mots, et de favoriser son écoute sans interférence ni interprétation.
Il peut ainsi se sentir entendu dans ce qu’il ressent, et dans ses besoins. Il s’agit aussi de lui donner un pouvoir d’action dans la recherche de solutions. Aussi il ne peut être représenté dans cette démarche, il ne peut demander à une tierce personne de s’exprimer en son nom.
La communication directe est un mode d’expression sans détour, sans artifice, et sans représentation. L’objectif est de clarifier les intentions, en utilisant des modes d’expressions directs, et non détournés. On évitera donc l’usage de l’humour, du cynisme, ou de l’ironie, mais aussi l’usage de l’idéologie, ou encore des jugements.
Le message doit être le plus clair possible et libéré de toute interprétation. L’interprétation est en effet la dimension subjective de la sensibilité de chaque personne qui donne une compréhension d’un mot ou d’une phrase différente de celle qui était donnée au départ.
Ainsi une personne peut évoquer un sentiment ou un besoin avec des mots qu’elle pense juste, et ces mots entendus par la personne à qui elle s’adresse prendront un sens différent. Cette dernière aura une compréhension de ces mots distincte de l’intention première du fait de l’état d’esprit dans lequel elle se trouvera à ce moment.
Cette discordance entre une intention exprimée et celle qui est entendue fait naitre des confusions, et de fait des tensions qui pourraient être évitées.
Ainsi le médiateur à l’aide des outils et techniques de questionnement, reformulation et synthèse aidera à lever ces confusions en permettant la clarification des intentions ainsi que leurs interprétations.
Eviter les interprétations :
Cependant si une tierce personne est présente lors de cet entretien, et de cette clarification, son interprétation peut être encore différente de celle des médiés, et si elle s’en exprime, apporter plus de confusion encore, ajoutant une autre dimension de compréhension à déchiffrer.
La représentation a vocation à soutenir, ou renforcer la position d’une personne. Or le cadre de la médiation s’il est bien posé, garantit la sécurité, le soutien, de la personne. De façon à ce qu’elle soit en mesure de s’exprimer sans représentation ni délégation.
Poser le cadre sécurisant pour tous
C’est pourquoi le médiateur dans le cadre du processus définit bien la présence et le rôle de ces personnes accompagnantes : il ne peut accepter la présence d’une posture de représentant, Il acceptera seulement celle d’accompagnant, qui si il s’exprime le fera en son nom propre, et non au nom de la personne qu’il accompagne.
Le médiateur engage alors avec le représentant du personnel, le syndicat, ou encore l’avocat un travail de définition des rôles et des places de chacun très important pour poser ce cadre d’autodétermination du médié, tout en étant à l’écoute des positions de ces accompagnants.
Les expériences vécues m’ont permis de comprendre la difficulté pour ces acteurs non pas d’accepter les règles que je pose avec eux, mais d’adopter concrètement une posture différente : se mettre en retrait par rapport à la fonction de soutien, et de représentation qu’ils doivent prendre en dehors du cadre. Cette position doit être acceptable pour eux, sans les défaire de leur rôle initial.
d’accompagner, par la médiation, les personnes vulnérables et leur entourage (familles, aidants, professionnels, institutions…) et de les soutenir dans l’évolution de leur vie relationnelle, sociale et ce dans le respect de la liberté de chacun.
de permettre à la famille et ses aidants (familiaux et professionnels) de trouver des médiateurs qualifiés et sensibilisés au contexte de vulnérabilité. La médiation est ici définie comme un processus de prévention ou de gestion des conflits fondé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes et des institutions.
Dans le cadre de son objet, l’association :
organise des campagnes d’information et de sensibilisation à la médiation,
développe des actions de promotion auprès des institutions et structures dans le domaine médico-social et socio-judiciaire,
anime des réseaux de médiateurs désirant travailler avec les personnes vulnérables : échanges et réfléxion, analyse des pratiques,
fonctionne comme une plateforme d’orientation, en centralisant les compétences de professionnels,
oriente sur des médiateurs diplômés et qualifiés et des formateurs et analyseurs des pratiques formés sur la vulnérabilité… (Extrait de mediationpartage.fr)
« Le bilan des violences qui ont éclaté en Guinée au lendemain de la présidentielle du 18 octobre s’est officiellement alourdi lundi à 21 morts, alors que l’opposition, qui conteste plus que jamais la réélection du président sortant Alpha Condé, dit « ne pas attendre grand chose » d’une médiation internationale en cours.
(…)
Les émissaires de l’ONU, de l’Union africaine (UA) et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) arrivés dimanche ont poursuivi leurs efforts de médiation en rencontrant plusieurs ministres, la commission électorale et le corps diplomatique.
Ils se sont également rendus en fin de journée au domicile du chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, qui s’est autoproclamé victorieux dès le lendemain du scrutin.
Une conférence de presse de la délégation prévue lundi soir a été reportée à mardi matin « (Extrait de msn.com du 27/10/2020)
« Le Médiateur des entreprises est une institution publique, placée auprès du ministre de l’Économie et dont le représentant est nommé par décret du Président de la République. À la disposition des chefs d’entreprises, il a vocation à répondre à leurs questions concernant le comportement à adopter avec les partenaires commerciaux ou à orienter leurs demandes vers les services compétents. Au-delà de cet accompagnement, il les aide à trouver des solutions aux différends rencontrés avec leurs partenaires, entreprise ou administration, notamment en proposant un service de médiation gratuit et confidentiel. Pierre Pelouzet, qui occupe ce poste depuis 2012 [1], nous livre un état des lieux et perspectives du mécanisme. » (Extrait de village-justice.com du 29/10/2020)
Carole CHATELAIN, Médiateure, Auteure, Directrice adjointe de la Rédaction Sciences et Avenir – La Recherche
&
Bertrand ROBERT, Président du Cabinet Argillos, Management de crise et Techniques d’anticipation, Auteur
Séance animée par Hirbod DEHGHANI-AZAR, Avocat, MCO Paris, médiateur, Ancien Pdt de l’AME, Directeur de l’ifomene, formateur en négociation et en droit public, responsable des formations Ifomene en Régions Outremer et à l’International
Avec le concours de Stephen Bensimon et Isabelle Aoustin Hercé, Directeurs de l’IFOMENE
UNE STATISTIQUE QUI EN DIT LONG :
A l’AG de la Fédération Française des Centres de Médiation, Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises, indiquait que son service public de médiation est passé progressivement de 100 médiations par an à près de 100 par mois, mais que ce nombre s’est multiplié par 4 à 5 en huit mois, depuis le début de la nouvelle crise sanitaire.
Ce qui est vrai entre les entreprises l’est tout autant en intra entreprise et pour les relations personnelles : le confinement a ainsi favorisé des huis-clos familiaux propices aux tensions, frictions, violences intra familiales, à des situations de harcèlement, de souffrances psychiques… et de ruptures
LA PEUR
Risques, imprévisibilité de l’avenir, réactions psychologiques face à la menace insidieuse de mort : Carole Chatelain, directrice adjointe de la rédaction de Sciences et Avenir- La Recherche nous fera réfléchir à nos armes intimes de défense pour affronter cette crise intérieure. Auteure de « Médiation : comment développer son empathie ? Les ressources du cerveau » chez Archétype82, elle forme en Médiation santé et en formation continue du médiateur.
LE DANGER
Bertrand Robert nous fera réfléchir aux effets des crises sur les « modes doux » de résolutions des conflits. Il le fera en professionnel de la prévention et de la gestion de crise, des phénomènes de surprise et des dimensions cachées… mais aussi avec un style subtil puisé dans son parcours d’Aïkidoka… Co-auteur de l’ouvrage « La communication de crise » (Mac Graw Hill), il intervient à l’Ifomene en DU2 et en Master de Médiation et management d’entreprise
(Comme toujours dans nos cafés ½ heure de présentations initiales et 1 heure d’échanges interactifs avec vous) (Extrait de
Les établissements relevant des types d’établissements définis par le règlement pris en application de l’article R. 123-12 du code de la construction et de l’habitation peuvent accueillir du public, dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l’article 1er, pour : (…) – L’activité des services de rencontre prévus à l’article D. 216-1 du code de l’action sociale et des familles ainsi que desservices de médiation familiale ; – L’organisation d’activités de soutien à la parentalité relevant notamment des dispositifs suivants : lieux d’accueil enfants parents, contrats locaux d’accompagnement scolaire et réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents ; – L’activité des établissements d’information, de consultation et de conseil conjugal mentionnés à l’article R. 2311-1 du code de la santé publique.
Le Premier ministre, Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice, Vu la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du xxie siècle, notamment son article 5 modifié par l’article 34 de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice ; Vu le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 modifié portant expérimentation d’une procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litiges de la fonction publique et de litiges sociaux ; Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu, Décrète :
Article 1 Le décret du 16 février 2018 susvisé est modifié comme suit : 1° A l’article 8, les mots : « six mois avant l’expiration du délai de quatre ans prévu par le IV de l’article 5 de la loi du 18 novembre 2016 susvisée » sont remplacés par les mots : « le 30 juin 2021 » ; 2° Au premier et au second alinéa de l’article 9, la date : « 18 novembre 2020 » est remplacée par la date : « 31 décembre 2021 ».Liens relatifs
Article 2 Le garde des sceaux, ministre de la justice, est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 27 octobre 2020.
Jean Castex Par le Premier ministre :
Le garde des sceaux, ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti
« Plus de 800 plaintes et préoccupations soulevées par des citoyens ont été traitées par les délégations du Médiateur de la République dans les quatre coins du pays depuis la création de son Instance début 2020, a indiqué mardi depuis Tipasa le Conseiller auprès du Médiateur de la République.
Dans une déclaration à l’APS, en marge de la visite du Médiateur de la République, Karim Younes dans la wilaya, M. Rabah Hanifi a souligné que « les délégations réparties à travers les différentes wilayas ont été destinataires de plus de 4.100 dossiers, objets de plaintes ou préoccupations soulevées par des citoyens, dont 800 ayant reçu une suite favorable ».
La plupart des dossiers traités concerne des problèmes restés longtemps en suspens dans les wilayas intérieures, liés aux secteurs de l’Habitat, de l’Investissement et de la Justice dans son volet inhérent à l’application des décisions, le Médiateur de la République ne devant en aucun cas intervenir dans les affaires objets de contentieux ou les enquêtes au niveau de la Justice.
Créée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune le 17 février dernier avec désignation de M. Karim Younes à sa tête, l’Instance qui se veut «un trait d’union entre le Pouvoir et la société civile » a traité les questions liées au secteur de l’emploi dans son volet inhérent au règlement des conflits professionnels, des dossiers de réinsertion des travailleurs licenciés, des licenciements abusifs et des problèmes des retraités. » (Extrait de aps.dz/algerie du 28/10/2020)