« Divorce, adultère, garde des enfants, jalousie… Quatre médiatrices familiales tentent de désamorcer ces guerres intimes pour qu’elles ne finissent pas devant les tribunaux. Marie Pascale tente d’aider un couple divorcé à s’entendre sur le montant de la pension alimentaire. Laure veut permettre à un père d’évaluer la capacité de son ex-épouse à élever leurs deux fils. En Bretagne, Bénédicte et Bernard ont fait appel à Claire pour passer les fêtes de Noël en toute tranquillité avec leurs trois enfants. » (Extrait)
« À rebours de la peine carcérale et du « tout sécuritaire », la justice restaurative tente une reconstruction des victimes au travers d’une médiation entre elles et leurs agresseurs. Immersion poignante dans des expériences menées en Belgique et en Suisse.
Braquage, agression, abus sexuels ou encore accident de la route : autant d’infractions qui engendrent des blessures profondes, physiques et morales, chez les victimes, souvent privées de voix dans des procédures judiciaires axées sur la peine. Pour leur restituer une place, la justice restaurative organise des confrontations entre elles et les auteurs de ces actes, afin que s’instaure un dialogue cathartique entre les deux parties. Des médiations chargées émotionnellement, qui permettent cependant aux unes et aux autres de dépasser la violence subie et commise pour se reconstruire. Pionnière en matière de médiations pénales pour mineurs, la Belgique expérimente ces méthodes avec succès depuis des années. « C’est bien de se voir et de se parler, confie lors d’une séance un adolescent en larmes, sinon, on garderait tout cela en nous. » En Suisse, à Lausanne, une jeune mineure, victime d’abus sexuels, a osé affronter le regard de son agresseur : « J’ai pu en face à face lui donner le pardon, c’est-à-dire me pardonner à moi-même de n’avoir pas su lui échapper. » En incitant les auteurs à prendre conscience des souffrances infligées, la justice restaurative, qui ouvre sur des réductions de peine carcérale, peut aussi contribuer à prévenir la récidive. Mais son développement amorcé à travers le monde est aujourd’hui entravé par la dérive du tout sécuritaire.
Libérer les victimes En filmant, de la Belgique à la Suisse, ces rencontres d’une poignante intensité, dont celles d’un programme pilote mené en prison avec des auteurs et des victimes d’actes similaires, François Kohler explore ces pratiques qui exigent du temps, un accompagnement et la pleine adhésion des parties prenantes. En remettant les victimes au centre du processus judiciaire, la justice restaurative les libère paradoxalement de ce statut qui les enferme – « J’ai maintenant envie d’enlever cette étiquette de victime« , lance un jeune homme à son agresseur à l’écoute, presque déçu d’être amendé −, en même temps qu’elle autorise les auteurs d’agressions à se raconter et à s’expliquer sans faux-semblants. Au-delà des dommages et des ineffaçables cicatrices, une humanisation qui répare et favorise la réinsertion.
Réalisation : François Kohler (Extrait de arte.tv 29/01/2025)
« La justice réparatrice est au cœur de la nouvelle fiction Mea culpa de Chantal Cadieux. Elle met en vedette Mélissa Désormeaux-Poulin dans le rôle d’une femme qui en a fait sa mission mais se trouve plongée dans un conflit qui pourrait l’opposer à ses plus fidèles amis. »
« Cette collection de justice filmée propose des captations d’audiences pénales ou civiles inédites, décryptées par Dominique Verdeilhan et ses invités, qu’ils soient magistrats ou avocats.
« Justice en France » permet de « donner à voir le fonctionnement de la justice pour mieux la comprendre». (Extrait de coulisses-tv.fr du 29/10/2024)
« Vous vous posez la question de comment faire pour mettre en confiance et à l’aise les parties dans l’espace de médiation? Comment disposer matériellement la salle et créer une ambiance sereine et propice aux échanges? Quelle préparation? Dans quel espace et ambiance?
« Même l’été, les médiateurs sociaux arpentent les rues du Vieux-Lyon et de la Croix-Rousse pour aider les riverains et veiller à la tranquillité de ces quartiers touristiques.
Avec leurs polo couleur pomme, les méditeurs sociaux de l’agence Lyon tranquillité médiation (ALTM) ne passent pas inaperçus dans les rues du centre historique. Travaillant avec la ville de Lyon, ils effectuent des tournées au contact de la population.
« On échange, on va comme ça, au hasard, rencontrer les gens, échanger avec eux, les orienter, les informer, les accompagner », explique Youssouf. Dans certains cas, les médiateurs doivent aussi gérer des situations plus difficiles.
« Si nous rencontrons par exemple des personnes qui occupent d’une façon inappropriée l’espace public, en général relativement alcoolisées, nous échangeons avec eux et nous allons essayer de les raisonner », poursuit-il. » -Lauriane Pelao et Jade Theerlynck avec Florent Bascoul) Extrait de msn.com/fr du 21/072024)