Suisse : publication du vade-mecum sur la médiation de la Commission ADR du barreau de Genève (odage.ch)


« Commission ADR a le plaisir d’annoncer la publication de son vade-mecum sur la médiation sur le site Internet de l’Ordre.Ce guide a pour objectif de présenter aux avocates et avocats :• le processus de médiation et ses avantages ;• les situations où la médiation est particulièrement pertinente pour leurs mandants ;• la manière dont les avocats peuvent accompagner et conseiller efficacement leurs mandants dans ce contexte. La Commission ADR espère que ce vade-mecum sera utile pour la pratique des avocats et se tient à disposition pour toute question à son sujet. » (Extrait de odage.ch du 28/02/2026)

Vade-mecum a consulter surhttps://odage.ch/api/documents/11259/vade-mecum-mediation-022026.pdf

« Médiation de quartier, soutien scolaire… comment mieux vivre ensemble ? La sécurité, principale préoccupation pour les municipales 2026 » (france3-regions.franceinfo.fr)


« La sécurité et les incivilités sont des thèmes prépondérants pour les élections municipales à venir, 59% des Français estiment que le « vivre-ensemble » fonctionne bien dans leur commune, en Paca, c’est moins, 51%. Quels sont les thèmes de mécontentement et quelles solutions trouver pour améliorer la qualité de vie ? Voici quelques exemples.

« N’hésitez pas, s’il y a un problème, on est là » explique Jean-Yves Yao, responsable du dispositif les bataillon de la prévention à l’Ariane à un exposant. Ce lundi 23 février, le quartier était en fête avec le carnaval.

À Nice, la sécurité passe par la médiation, l’association Adam a mis en place ce dispositif appelé dans deux quartiers prioritaires, les Moulins et l’Ariane depuis 2022. Neuf médiateurs sillonnent le quartier à l’est de Nice plusieurs soirs par semaine. » (Extrait defrance3-regions.franceinfo.fr du 25/02/2026)

En savoir plus sur https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/mediation-de-quartier-soutien-scolaire-comment-mieux-vivre-ensemble-la-securite-principale-preoccupation-pour-les-municipales-2026-3304620.html

/)

Togo : « Quand le dialogue devient un outil de gestion foncière » (omcatogo.tg)


« Un conflit foncier naît souvent d’un malentendu : une limite de champ, un héritage mal expliqué, un accord oublié. LRAP renforce la médiation pour favoriser des solutions apaisées.

Quand on préfère parler avant de se fâcher

Dans un hameau de la région des plateaux, deux voisins se croisent chaque matin depuis vingt ans. Leurs champs se touchent, leurs familles se connaissent, leurs enfants jouent ensemble. Un jour, après les pluies, une petite rigole change légèrement de trajectoire. Rien de spectaculaire, mais assez pour que chacun se demande si la limite du champ est toujours au même endroit. On en parle d’abord à la maison puis chez un oncle, puis chez le chef. Les voix montent un peu, les souvenirs deviennent soudain très précis, et chacun est convaincu d’avoir raison. Rien de dramatique, mais le genre de situation qui, mal gérée, peut laisser des traces bien plus profondes que la rigole elle-même.

C’est exactement ce type de situation que la Méthodologie 4 du Projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole, le projet LRAP, cherche à prévenir et à mieux gérer. Son objectif n’est pas de multiplier les tribunaux ni d’encourager les procédures longues et coûteuses mais de renforcer les mécanismes locaux de prévention et de résolution des malentendus fonciers en s’appuyant à la fois sur les autorités coutumières, les dispositifs administratifs de proximité et les passerelles vers la justice formelle quand cela devient nécessaire. » (Extrait de omcatogo.tg du 14/02/2026)

En savoir plus sur https://omcatogo.tg/quand-le-dialogue-devient-un-outil-de-gestion-fonciere/

Décret n° 2026-74 du 12 février 2026 relatif aux magistrats coordonnateurs de l’amiable et aux conciliateurs de justice


Point de Bascule (audio) : Épisode 6 – Carine DENOIT-BENTEUX : Le médiateur doit savoir travailler en équipe avec les avocats.


« Aujourd’hui sort le dernier épisode de la saison 1 du Point de Bascule. Cette première saison avait notamment pour objectif de rencontrer des médiateurs aguerris afin d’entendre leur vision et leur expérience de la médiation.

Cette étape du Point de Bascule s’achève aujourd’hui. Pas parce que le sujet est clos — bien au contraire — mais parce qu’il appelle désormais un regard plus large.

🚀 Le Point de Bascule va évoluer. Et cette nouvelle aventure se fera, face caméra, aux côtés de Diane de Catuélan.

Pour conclure cette saison, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Madame la Vice-Bâtonnière élue du Barreau de Paris, Carine Denoit-Benteux.

Avocate associée fondatrice de DBO Avocats, médiatrice, praticienne du droit collaboratif et ambassadrice de l’amiable pour le Ministère de la Justice, Carine est une figure engagée du droit de la famille, du patrimoine et des modes amiables de résolution des différends.

Carine est notamment Vice-présidente de l’Institut de droit de la famille et du patrimoine et régulièrement reçue par la Direction des Affaires Civiles et du Sceau dans le cadre des projets de réformes menés par le Ministère de la Justice, en particulier en droit de la famille.

Son parcours est également marqué par son engagement sans faille notamment comme ancienne membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Paris, du Conseil national des Barreaux et de l’Union des jeunes avocats. Carine œuvre depuis plus de 20 ans au développement d’une justice plus humaine, tournée vers le dialogue et la recherche d’accords durables.

À travers cet échange, elle partage avec passion sa vision de l’amiable et son expertise dans ce domaine. » (Extrait de ausha.co du 9/02/2026)

A écouter sur https://smartlink.ausha.co/le-point-de-bascule/episode-6-carine-denoit-benteux-le-mediateur-doit-s-avoir-travailler-en-equipe-avec-les-avocats

Livre : « La justice amiable : guide des bonnes pratiques » par Fabrice Vert, Lgdj, Droit et Pratique Professionnelle, 2025, 500p.




« Résumé

La justice amiable, longtemps considérée comme un oxymore en France, commence à devenir une réalité dans les juridictions.
Alors que la justice traverse une crise systémique, le recours aux modes amiables de résolution des différends (recodifiés par le décret du 18 juillet 2025) s’impose comme un instrument efficace de pacification sociale et répond aux attentes de nos concitoyens qui appellent au développement de la médiation et de la conciliation pour résoudre rapidement et efficacement leurs litiges.
Les acteurs judiciaires doivent s’approprier les outils de l’amiable pour déterminer avec les justiciables le mode de résolution du litige le plus adapté aux besoins, aux intérêts et aux moyens de ces derniers.
C’est un changement radical de culture juridique dans l’approche de l’accès à la justice.
L’ambition de cet ouvrage, dans une optique pragmatique, est de dresser une typologie de tous les modes amiables de résolution des différends et de présenter les outils pour aider les acteurs judiciaires à jouer pleinement leur nouveau rôle.
Il répond à des questions pratiques : pourquoi choisir un mode amiable ? lequel ? à quel moment ? comment se déroule le processus amiable ? quelle posture adopter pour les différents acteurs ?
Il propose des trames (décisions de médiation et de conciliation, transaction, procès-verbal d’accord, injonction de rencontrer un conciliateur de justice ou un médiateur) et est illustré de situations concrètes.

À propos de l’auteur

Fabrice Vert est magistrat en matière civile et commerciale depuis 35 ans. Membre du Conseil national de la médiation et ambassadeur de l’amiable au ministère de la Justice en 2023-2024, il pratique depuis son premier poste les modes amiables. Il enseigne également cette thématique dans plusieurs universités. » (Extrait Editeur LGDJ)

En savoir plus et commande https://www.lgdj-editions.fr/livres/la-justice-amiable-guide-des-bonnes-pratiques/9782275157719sur

Tribune : « Et si la médiation pouvait sortir la France de l’impasse ? » par un collectif de professionnels de la médiation publié le 21/10/2025 dans Libération


Au cœur de l’impasse politique française actuelle, ce qui frappe les médiateurs que nous sommes, c’est la difficulté à reconnaître que nous faisons face à un conflit majeur. Chaque jour, des positions antagonistes se cristallisent. Dans les médias comme à l’Assemblée nationale, le désaccord n’est plus un espace de débat, mais un champ de confrontation où chacun cherche à disqualifier l’autre autant qu’à défendre ses convictions.

Ce que beaucoup nomment «crise» – comme s’il s’agissait d’un état passager – a pourtant toutes les caractéristiques d’un conflit : affaiblissement de la reconnaissance mutuelle, manque de confiance et enfermement dans des logiques de camp.

Et la situation présente tous les marqueurs d’un conflit collectif dur : désaccord sur le pouvoir et la légitimité, émotions collectives fortes (méfiance, colère), tentatives de dialogue souvent plus stratégiques que sincères, et refus partagé d’assumer sa part de responsabilité.

Parler de «crise», de «blocage» ou de «fracture», c’est éluder cette responsabilité commune .Nous comprenons que étant pris entre tensions internes, affrontements interpartis et attentes de leurs électeurs, les élus et les responsables politiques peinent à maintenir un dialogue constructif. Pourtant, nos expériences montrent que la médiation, en offrant un espace sécurisé et la présence d’un tiers neutre et impartial, permet d’échanger sans perdre la face et d’ouvrir des issues possibles. (Extrait liberation.fr du 21/10/2025)

Tribune à consulter sur https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/et-si-la-mediation-pouvait-sortir-la-france-de-limpasse-20251021_PFF3LPZ5SFCJFCTHIFODM3RUEY/

Texte de la tribune transmis par Jacques Salzer, un des signataires

Au cœur de l’impasse politique française actuelle, ce qui frappe les médiateurs que nous sommes, c’est la difficulté à reconnaître que nous faisons face à un conflit majeur. Chaque jour, des positions antagonistes se cristallisent. Dans les médias comme à l’Assemblée nationale, le désaccord n’est plus un espace de débat, mais un champ de confrontation où chacun cherche à disqualifier l’autre autant qu’à défendre ses convictions.

Ce que beaucoup nomment «crise» – comme s’il s’agissait d’un état passager – a pourtant toutes les caractéristiques d’un conflit : affaiblissement de la reconnaissance mutuelle, manque de confiance et enfermement dans des logiques de camp.

Et la situation présente tous les marqueurs d’un conflit collectif dur : désaccord sur le pouvoir et la légitimité, émotions collectives fortes (méfiance, colère), tentatives de dialogue souvent plus stratégiques que sincères, et refus partagé d’assumer sa part de responsabilité.

Parler de «crise», de «blocage» ou de «fracture», c’est éluder cette responsabilité commune.

Nous comprenons que étant pris entre tensions internes, affrontements interpartis et attentes de leurs électeurs, les élus et les responsables politiques peinent à maintenir un dialogue constructif. Pourtant, nos expériences montrent que la médiation, en offrant un espace sécurisé et la présence d’un tiers neutre et impartial, permet d’échanger sans perdre la face et d’ouvrir des issues possibles.

Reconnaître sa part de responsabilité et écouter l’autre

Ses principes sont simples : reconnaître sa part de responsabilité, écouter l’autre et rechercher une sortie mutuellement acceptable. Trois conditions suffisent pour initier le processus : accord sur les médiateurs (ou sur un comité impartial chargé de les mobiliser), objectifs clairs et méthode acceptée par tous, et engagement sincère de chaque partie.

Nous pratiquons cette méthode chaque jour dans des conflits sociaux, familiaux, de voisinage, et même internationaux. En France, législateur et magistrats encouragent son utilisation dès lors qu’une solution commune est possible et souhaitable. Et la médiation collective contribue déjà à résoudre des différends et à relancer les processus décisionnels au sein des collectivités locales. 

Pourtant, elle reste largement absente de la sphère politique nationale, alors même que la violence verbale et symbolique s’y banalise et que de nombreux débats à venir s’annoncent particulièrement tendus.

Le projet de loi de finances 2026 promet des affrontements, notamment autour de la fiscalité des plus riches, de la transition écologique et du pouvoir d’achat, des sujets à la fois chargés de valeurs et fortement liés à l’identité politique des différents groupes. 

Dans ce contexte, la médiation pourrait intervenir par des manières complémentaires : en amont, au sein des commissions parlementaires pour clarifier les objectifs de chaque groupe et anticiper les points de friction ; ou en cas de blocage avéré en cours de discussion, à la demande des parties, pour désamorcer les tensions et rétablir un cadre propice à des échanges constructifs.

La relation, enjeu central

En tant que médiateurs, notre sujet, c’est la relation. La médiation ne vise pas seulement une solution à un problème, mais la reconstruction d’un lien, d’une capacité à interagir sans s’abîmer, voire à collaborer de nouveau malgré les désaccords.

Or, en observant l’extrême difficulté des acteurs politiques à s’écouter, à se parler autrement qu’à travers le prisme de la confrontation, une inquiétude plus profonde s’impose : la relation qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est celle entre les citoyens et le monde politique.

Les postures de rejet et la perte de respect mutuel menacent la cohésion sociale et l’engagement démocratique. Quand la parole politique ne parvient plus à relier, elle fragilise le socle même de notre vivre-ensemble.

Aucune sortie durable de ce conflit ne viendra de la défaite de l’un ou de l’usure de l’autre. Elle exige un retour à la responsabilité partagée et à l’écoute dans le dialogue.

La médiation offre un cadre propice : elle ne gomme pas les oppositions ni n’impose de compromis artificiel, mais recrée un désaccord fructueux, où chacun garde ses convictions tout en ouvrant un espace pour de nouvelles voies de passage.

Si une rupture sur le fond des problèmes reste l’affaire des décideurs, nous proposons une rupture sur la méthode et restons collectivement à leur disposition.

Signataires : Eric Blanchot Directeur général de Promédiation ; France Charlet Médiatrice ; Gabrielle Planès ; Présidente d’honneur de l’Association nationale des médiateurs et présidente de Promédiation ; Jacques Salzer Spécialiste de la communication interpersonnelle et entre organisations, des conflits et de la médiation, en France et à l’international et Dominique Weber Présidente de l’Association nationale des médiateurs. 

Médiateur du livre : dix ans d’évolution vers un rôle de « médiation de filière » (livreshebdo.fr)


« Le médiateur du livre Jean-Philippe Mochon publie ce 24 septembre son rapport d’activité 2024-2025*, marquant les dix ans de la création de cette fonction qui « a pris sa place dans l’écosystème éditorial français ». Il estime par ailleurs que l’institution s’est progressivement imposée comme une instance de concertation sectorielle au-delà même de ses missions initiales de règlement des litiges individuels.

Une médiation collective plutôt qu’individuelle

« Le médiateur est devenu une instance de médiation de filière pour travailler sur des sujets collectifs avec les organisations professionnelles », explique à Livres Hebdo Jean-Philippe Mochon. Cette fonction n’était  » pas prévue au départ  » (Extrait de livreshebdo.fr du 24/09/2025)

En savoir plus sur https://www.livreshebdo.fr/article/mediateur-du-livre-dix-ans-devolution-vers-un-role-de-mediation-de-filiere

Rapport d’activité 2024-2025 du médiateur du livre à télécharger

Genève : « Un nouveau médiateur cantonal pour «renouer le dialogue» » (tdg.ch)


« Les portes du Bureau de médiation administrative sont à nouveau ouvertes; le service est à disposition de tous dans le cadre d’un différend avec l’administration genevoise. C’est avec ce message que Pierre-Emmanuel Fehr embrasse sa nouvelle fonction.

Avocat formé à la médiation, le quadragénaire a été élu à la fin mai pour occuper un poste laissé vacant durant plus de six mois. Après les reproches adressés par les politiques à son prédécesseurune consultation de la Cour des comptes et le blocage en justice du recrutement par une candidate recalée, sa nomination a fait la quasi-unanimité devant le Grand Conseil. » – Luca Di Stefano -(Extrait de tdg.ch du 27/06/2025)

En savoir plus sur https://www.tdg.ch/geneve-un-nouveau-mediateur-cantonal-pour-renouer-le-dialogue-559885714347

Vidéo : « Irreconciliables ? L’enfer des conflits de famille », diffusée sur TF1 -Sept à Huit et présentée Harry Roselmack le 20/04/2025


« Divorce, adultère, garde des enfants, jalousie… Quatre médiatrices familiales tentent de désamorcer ces guerres intimes pour qu’elles ne finissent pas devant les tribunaux. Marie Pascale tente d’aider un couple divorcé à s’entendre sur le montant de la pension alimentaire. Laure veut permettre à un père d’évaluer la capacité de son ex-épouse à élever leurs deux fils. En Bretagne, Bénédicte et Bernard ont fait appel à Claire pour passer les fêtes de Noël en toute tranquillité avec leurs trois enfants. » (Extrait)

Vidéo à consulter sur https://www.tf1.fr/tf1/sept-a-huit/videos/irreconciliables-lenfer-des-conflits-de-famille-34980019.html

« MÉDIATION ET PÉREMPTION D’INSTANCE : UN NOUVEL ÉCLAIRAGE DE LA COUR DE CASSATION EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DE L’AMIABLE » par Fabrice Vert, magistrat, vice-président de GEMME (linkedin.com)


« Dans une série d’arrêts du 27 mars 2025 la deuxième chambre civile de la Cour de cassation apporte d’importants éclairages en matière de péremption d’instance

👨‍🎓Dans ce nouvel arrêt du 27 mars 2025 , une jurisprudence très favorable à la médiation
La Cour de cassation considère que la lettre informant le juge de l’échec de la médiation est une diligence interruptive de la péremption d’instance au sens de l’article 386 du code de procédure civile et permet le rétablissement de l’affaire radiée. voir aussi Civile 2e, 27 mars 2025, numéro 22-20. » (Extrait de https://www.linkedin.com/posts/fabrice-vert-8705b8212_27-mars-2025-cour-de-cassation-pourvoi-n-activity-7312058395618865153-0I7B/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

En savoir plus Cour de cassation Pourvoi n° 22-15.464