
Jean-Marc Bret Avocat Médiateur, viens de mettre en ligne sur sa chaîne You Tube consacrée à la médiation une nouvelle vidéo consacrée à la médiation en entreprise.
Vidéo à consulter sur :https://www.youtube.com/channel/UC98A4GXk_6PNnqUv4mHOySQ

Jean-Marc Bret Avocat Médiateur, viens de mettre en ligne sur sa chaîne You Tube consacrée à la médiation une nouvelle vidéo consacrée à la médiation en entreprise.
Vidéo à consulter sur :https://www.youtube.com/channel/UC98A4GXk_6PNnqUv4mHOySQ
Les personnes accompagnant les médiés en médiation du travail peuvent être des représentants du personnels, ou des experts techniques ou juridiques. La question de leur rôle et de leur place se pose pour le médiateur dans le déroulement du processus.
Le médiateur se met à l’écoute à chaque situation du besoin des personnes et de l’opportunité de cet accompagnement dans le but d’améliorer la relation. Il se doit aussi d’y poser un cadre et des règles de façon à sécuriser les médiés, et permettre une expression claire, libre, et engagée.
Le processus de médiation permet au médié de s’exprimer par lui-même avec ses mots, et de favoriser son écoute sans interférence ni interprétation.
Il peut ainsi se sentir entendu dans ce qu’il ressent, et dans ses besoins. Il s’agit aussi de lui donner un pouvoir d’action dans la recherche de solutions. Aussi il ne peut être représenté dans cette démarche, il ne peut demander à une tierce personne de s’exprimer en son nom.
La communication directe est un mode d’expression sans détour, sans artifice, et sans représentation. L’objectif est de clarifier les intentions, en utilisant des modes d’expressions directs, et non détournés. On évitera donc l’usage de l’humour, du cynisme, ou de l’ironie, mais aussi l’usage de l’idéologie, ou encore des jugements.
Le message doit être le plus clair possible et libéré de toute interprétation. L’interprétation est en effet la dimension subjective de la sensibilité de chaque personne qui donne une compréhension d’un mot ou d’une phrase différente de celle qui était donnée au départ.
Ainsi une personne peut évoquer un sentiment ou un besoin avec des mots qu’elle pense juste, et ces mots entendus par la personne à qui elle s’adresse prendront un sens différent. Cette dernière aura une compréhension de ces mots distincte de l’intention première du fait de l’état d’esprit dans lequel elle se trouvera à ce moment.
Cette discordance entre une intention exprimée et celle qui est entendue fait naitre des confusions, et de fait des tensions qui pourraient être évitées.
Ainsi le médiateur à l’aide des outils et techniques de questionnement, reformulation et synthèse aidera à lever ces confusions en permettant la clarification des intentions ainsi que leurs interprétations.

Cependant si une tierce personne est présente lors de cet entretien, et de cette clarification, son interprétation peut être encore différente de celle des médiés, et si elle s’en exprime, apporter plus de confusion encore, ajoutant une autre dimension de compréhension à déchiffrer.
La représentation a vocation à soutenir, ou renforcer la position d’une personne. Or le cadre de la médiation s’il est bien posé, garantit la sécurité, le soutien, de la personne. De façon à ce qu’elle soit en mesure de s’exprimer sans représentation ni délégation.
C’est pourquoi le médiateur dans le cadre du processus définit bien la présence et le rôle de ces personnes accompagnantes : il ne peut accepter la présence d’une posture de représentant, Il acceptera seulement celle d’accompagnant, qui si il s’exprime le fera en son nom propre, et non au nom de la personne qu’il accompagne.
Le médiateur engage alors avec le représentant du personnel, le syndicat, ou encore l’avocat un travail de définition des rôles et des places de chacun très important pour poser ce cadre d’autodétermination du médié, tout en étant à l’écoute des positions de ces accompagnants.
Les expériences vécues m’ont permis de comprendre la difficulté pour ces acteurs non pas d’accepter les règles que je pose avec eux, mais d’adopter concrètement une posture différente : se mettre en retrait par rapport à la fonction de soutien, et de représentation qu’ils doivent prendre en dehors du cadre. Cette position doit être acceptable pour eux, sans les défaire de leur rôle initial.
C’est pourquoi j’engage avec ces tierces personnes une relation basée sur la confiance, et le respect aussi de leur position, sans les exclure. (Extrait de https://www.mediationwalker.com/post/la-place-des-personnes-accompagnantes-en-m%C3%A9diation
Inscription par mail : gaelle-walker@orange.fr.

(…)
Afin d’engager des discussions, le CSE a proposé de faire appel à un médiateur. « Notre avocat, Xavier Van Geit, va prendre contact avec l’avocat de Tui France pour mettre en place un médiateur qui puisse jouer un rôle d’intermédiaire entre la direction et nous pour qu’on puisse avancer », explique Lazare Razkallah.
D’autant que pour l’avocat, « on ne peut pas traiter ça avec mépris et logique financière. » Une solution appuyée par le Ministère du Travail. Pour autant, rien ne devrait bouger avant fin août, alors que « les salariés commencent à s’impatienter. » (Extrait de actu.fr/ile-de-france du 5/08/2020)
En savoir plus sur https://actu.fr/ile-de-france/levallois-perret_92044/plan-social-chez-tui-france-discussions-bloquees-avec-la-direction-une-mediation-mise-en-place_35348776.html

C’est une victoire pour les grévistes. Après trois semaines de mobilisation, les employés genevois de la multinationale XPO Logistics ont réussi à négocier un plan social avec l’entreprise. Celle-ci s’engage notamment à verser des indemnités aux travailleurs licenciés. Les négociations ont eu lieu sous la médiation du conseiller d’État Mauro Poggia, responsable du Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES). » (Extrait de tdg.ch du 20/07/2020)
En savoir plu sur https://www.tdg.ch/fin-de-la-greve-pour-les-livreurs-de-xpo-logistics-723083011108

« La délégation régionale du ministère du Travail dans la région du Littoral essaie d’engager depuis le 29 mai dernier, une médiation dans le cadre du conflit devenu ouvert entre le top management de Nexttel/Viettel Cameroun et des employés membres du Syndicat national autonome des travailleurs des nouvelles technologies de l’information et de la communication (Syntic).
Lors de la première convocation émise par Angeline Sankep, le délégué régional du ministère du Travail, seuls les représentants du Syntic se sont présentés à la médiation. Le directeur général de Nexttel, Haman Oumar, a décliné l’invitation du représentant de l’État.
« Madame le délégué régional, j’ai bonne réception de votre lettre sus-référencée, au travers de laquelle vous nous conviez à une séance de travail tripartite dans vos services le 29 mai 2020 à 10 heures, à l’initiative du Syndicat national autonome des travailleurs des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Y donnant suite, je tiens à vous indiquer que le dialogue social existe bel et bien au sein de notre entreprise, comme en fait foi la communication du directeur général faite aux employés le 27 mai 2020. Toute l’équipe dirigeante est à l’écoute de tous les employés, et de ce fait, point n’est besoin de tenir une réunion tripartite en dehors de l’entreprise », a écrit M. Haman Oumar, le 29 mai dernier. » -S.A.- (Extrait de stopblablacam du 1/06/2020)
En savoir plus sur https://www.stopblablacam.com/societe/0106-4164-conflit-social-l-etat-tente-une-mediation-entre-nexttel-et-son-personnel-syndique

« L’affaire opposant les deux femmes licenciées de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) et le Directeur général de la boîte, est toujours d’actualité. Après l’annulation des plaintes annoncées par les deux parties, une médiation a été enclenchée sur demande du ministre de la Communication, Abdoulaye Diop. Mais deux mois après cette initiation de la tutelle, l’affaire est au point mort, informe Yaye Fatou Mbayam Ndiaye, ex-cheffe de service commerciale, restée trois mois sans travail ni salaire. » Aminata Diouf -(Extrait de pressafrik.com du 8/05/2020)

Régler les conflits à l’amiable entre voisins, au sein d’une entreprise, dans une famille, entre élèves : la médiation permet aux personnes d’avancer ensemble vers des solutions gagnant-gagnant, sur un temps court (quelques semaines à quelques mois), avec 75% à 80% de réussite. Qu’est-ce qui explique ces résultats? comment cela fonctionne? quels liens avec la Justice ?
Des médiateurs de divers horizon, avocats, psychologues du travail, chercheurs, adultes ayant tenté la médiation, enfants médiateurs dans les établissements scolaires, … rencontrent Claire Bouteloup, médiatrice à Fay-sur-Lignon, pour témoigner de leur expérience.
Gaëlle Walker, médiatrice : la médiation au travail et le pouvoir de la reconnaissance mutuelle entre salariés (Extrait de hearthis.at )
Emission à écouter sur https://hearthis.at/radiodesboutieres/2020-03-12-regards-croises-sur-la-mediation-2/

Résumé de l’article
Cet article examine le rôle de la médiation comme outil d’action sur la confiance entre les représentants de salariés et d’employeurs. La notion de confiance est appréhendée à travers les typologies de McAllister (1995) et de Lewicki et Bunker (1995b). Il apparaît que la médiation joue un rôle fort sur la dimension cognitive de la confiance, mais un rôle moindre sur sa dimension affective. Parallèlement, les dimensions basées sur le calcul et sur la connaissance sont fortement influencées, mais la médiation a un impact plus faible sur la dimension identitaire de la confiance. Une approche en termes de « contrat psychologique » peut alors aider à rétablir la confiance identitaire ou affective, bien qu’il puisse subsister une part de méfiance irréductible, liée aux blocages idéologiques. Cette réflexion est illustrée par une étude qualitative du « dispositif d’appui au dialogue social » mis en place par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) en France. (Extrait de erudit.org )
Article à consulter sur https://www.erudit.org/fr/revues/ri/2006-v61-n2-ri1447/014171ar/

« Je suis médiatrice en entreprise et en justice. Mes missions sont hautement confidentielles.
Ma plus jeune fille grandit avec la conviction que je suis un agent secret.
Les pièces du puzzle assemblées par son cerveau créatif pourraient, sans difficulté, prouver cette théorie.
Je n’ai pas de patron.
Je n’ai pas d’agenda régulier ou des contraintes horaires fixes.
Je télécharge des codes-barres en guise de billets de train ou d’avion, envoyés par les clients.
Je reçois des notifications numériques avec des dates et des points de rendez-vous.
Je rejoins, dans des lieux secrets et variés, des « clients mystère » dans des hôtels ou des espaces de co-working.
Je pars en « mission ».
Ce mot « mission » est, à lui seul, selon elle, une preuve irréfutable de ma double vie, inavouée et inavouable.
Il m’arrive même de partir deux ou trois jours, et de revenir à la maison sans rien pouvoir raconter, ce qui laisse libre cours à son imagination.
Les dossiers, posés sur mon bureau avant d’être classés par date, sont annotés d’initiales et contiennent des schémas avec des mots clés, des flèches, des symboles, de toutes les couleurs. Probablement les plans d’une banque ou d’une ambassade, se dit-elle ?
À moins que ce soit le processus de médiation…
Quand je pars en médiation, j’ai un sac, avec toujours les mêmes accessoires : bouteille d’eau, bougie, allumettes, feutres et une boite de mouchoirs.
Ces mouchoirs servent-ils à essuyer mes empreintes ou même, l’arme d’un crime, se demande-elle ?
Non, ma fille, ces mouchoirs viennent accueillir les larmes de salariés rongés par le conflit ou avec un fort besoin d’être écoutés, pour se libérer et trouver des solutions d’apaisement.
Les DRH et les DG qui, aujourd’hui, font appel à la médiation ne sont plus à convaincre : réduction des procédures prud’homales, réduction du turn-over et des arrêts de travail, augmentation de la performance, apaisement social… Nous travaillons main dans la main et en toute discrétion, avec comme priorité, le mieux-être des collaborateurs.
Cette obligation de confidentialité amène la question de la communication. Comment démocratiser la médiation si elle reste secrète ? Comment rassurer les DRH et les inciter à faire la promotion de la médiation comme outil de facilitation relationnelle et non comme preuve d’un dysfonctionnement interne ?
Comment, de mon côté, rassurer les nouveaux clients, alors que j’ai fait le choix de taire mes références ?
Reste à savoir si je dois convaincre ma fille que je ne suis pas un agent secret.
Boris Cyrulnik pense que la réalité de chacun, même éloignée de la vérité, nous aide à construire notre monde et à développer notre « MOI ». Alors sois toi ma fille et je serais ton 007.
Cécile Lapierre alias Miss utopie » (Extrait de missutopie.wordpress.com janvier 2020)
En savoir plus sur https://missutopie.wordpress.com/2020/01/16/mediation-et-confidentialite-par-cecile-lapierre/