Depuis le début de l’été, six travailleurs sociaux missionnés par la mairie arpentent les rues et les parcs, pour apaiser le quotidien des habitants.
Dans les jardins de la ville, leur tenue vert fluo n’est pas longtemps passée inaperçue. En voyant Mohamed et Mehdi approcher, un promeneur qui s’apprêtait à détacher son chien se résout soudainement à le conduire, en laisse, vers le parc canin. Ici, un homme interpellé il y a quelques jours pour des nuisances les salue chaleureusement d’un geste de la main » -E. Guyot – (Extrait la-croix.com du 25/08/2023)
« Depuis trois ans, des médiateurs sociaux arpentent la ville de Malakoff, dans la banlieue d’Île-de-France. Leur mission : prévenir les conflits et les troubles à l’ordre public par le dialogue, en recréant du lien avec la population. Un rôle primordial pour rassurer les habitants alors que les festivités du 14-Juillet ont pu raviver le spectre de tensions après les émeutes des dernières semaines.
(…)
La ville de Malakoff a pourtant plutôt été épargnée par les émeutes qui ont fait suite à la mort de Nahel, tué par un policier. « Quelques voitures et poubelles ont brûlé et une boutique a été vandalisée », détaille Samba. Un « bon bilan » qui est en partie, estime-t-il, dû au travail des médiateurs sur le terrain. Pour la soirée du 14-Juillet, il se contentera donc de conseiller de ranger ses poubelles.
« Nous avons parlé à ces jeunes pendant les émeutes. Ils ont pu exprimer leur sentiment d’injustice et leur colère, témoigne-t-il. De nôtre côté, nous avons pu les sensibiliser et leur expliquer que non seulement répondre par la violence n’était pas la solution mais qu’en plus, ils risquaient gros s’ils prenaient part aux dégradations. Plusieurs jeunes nous ont répondu qu’ils avaient compris et qu’ils allaient essayer d’en parler avec leurs copains. »
« Nous sommes un vrai dispositif de proximité, nous sommes les personnes vers qui se tourner pour les soucis du quotidien, résume encore Samba. Ici, les services publics manquent le soir. La mairie ferme à 17 h et après, il n’y a plus rien. Les médiateurs permettent de maintenir le lien social tout le temps. » (Extrait de france24.com du 17/07/2023)
J’ai eu l’occasion dans ma vie d’élu de pratiquer la médiation, c’est pour ça que j’avais demandé à @JeanCASTEX de me confier une mission sur la médiation sociale !
J’ai ensuite été interpellé par @FranceMediation et je leur ai proposé de travailler avec moi :
"Les médiateurs assurent au quotidien la tranquillité publique et l'apaisement des situations les plus conflictuelles". Retrouvez l'intervention, à l'Assemblée nationale, d'@EmmanuelPeller1, député des Hauts-de-Seine, en faveur de la reconnaissance de la médiation sociale. ⬇️ pic.twitter.com/vtz3u0HjoO
merci mille fois à Inès médiatrice de Dunes à Marseille . Face à @EmmanuelMacron , elle a mis le doigt sur la problématique qui justifie la PPL que je porte : Oui la médiation c'est un vrai métier ! Oui la médiation sociale est boulot d'ensemblier Mairie/CD/Prefet @Renaissancepic.twitter.com/tpToE0KadA
« ONG UNIE-AFRICA et la mairie de Koumassi ont procédé jeudi 22 juin 2023 à Abidjan, à la signature d’une convention portant sur le déploiement de jeunes médiateurs urbains sur le territoire communal, qui devront faire de la veille technique et sociale en vue de la prévention des conflits et la création de liens sociaux.
« Cette convention est un nouveau pas dans notre marche pour la promotion de la paix par la prévention et la médiation urbaine. Elle fait suite à la remise symbolique du rapport pédagogique de formation des médiateurs urbains en 2022 et à l’atelier de restitution, en début d’année », a expliqué le président fondateur de l’ONG UNIE-AFRICA, Aboubacar Sako.
M. Sako a fait remarquer que depuis le lancement du projet médiation urbaine, Koumassi a fait office de zone pilote. » La signature de ce partenariat est un soulagement, les jeunes pourront exercer encore plus librement. Nous nous espérons des subventions pour mener au mieux le projet et l’étendre à d’autres communes, notamment Abobo, Marcory, Yopougon », a indiqué le président de l’ONG qui a traduit sa reconnaissance au maire Cissé Bacongo.
Il a rappelé que sa structure propose la mise en œuvre d’un programme de prévention des conflits sociaux sous le sceau de planting d’arbres pour semer la graine de la paix, à travers la mise en terre de plants de l’Olivier. « L’olivier scelle à nos yeux le pacte de la paix, une paix obtenue parce que, en amont, la médiation est entrée en action », a-t-il indiqué.
Selon M. Sako, la médiation, telle que pratiquée en Afrique, doit-être améliorée pour faciliter l’imposition de la paix. C’est pourquoi, par cette initiative des médiateurs bénévoles, il souhaite capitaliser ses années d’expérience dans la médiation sociale en France. » G. Konan – (Extrait de aip.ci du 23/03/2023)
« Plusieurs équipes du Groupement local d’employeurs d’agents de médiation (Gleam) sillonnaient les rues de Laval (Mayenne), mercredi 21 juin 2023, pour faire part de leurs missions. Ils entendent s’adresser à tous les publics selon les problématiques qu’ils rencontrent en ligne.
(…)
La semaine passée, des équipes s’étaient rendues dans les quartiers des Fourches, du Pavement et Saint-Nicolas, pour se faire connaître et proposer leurs services, directement au pied des immeubles, selon les mots de Jérémy Chazeau, directeur du Gleam.Nous touchons des publics très divers.
Chez les adultes, ce sont souvent des problématiques liées à l’énergie, avance Laetitia Delalande, coordinatrice de l’association. Cela peut être plus simplement des questions sur les mots de passe, les coffres-forts numériques et les microtransactions. » – L. Humbert – (Extrait de ouest-france.fr du 22/06/2023)
« M. Michel Dagbert attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le dispositif « médiateur à l’école ».
Celui-ci, mis en place en 2012, vise à développer la présence de médiateurs sociaux en milieu scolaire, pour écouter, dialoguer, prévenir et gérer les situations conflictuelles et accompagner des projets.
Les médiateurs sociaux, présents sur le terrain dans une démarche « d’aller vers » et de « faire avec », jouent un rôle majeur et ont obtenu de réels résultats en matière de prévention et gestion des violences et du harcèlement, lutte contre l’absentéisme et la création d’une culture du dialogue et de la tolérance.
Coordonné par France Médiation, le dispositif « médiateur à l’école » a connu un réel succès : l’objectif initial fixé de 55 projets développés a été largement dépassé, avec 117 projets au total. Ces projets se déploient sur des territoires cibles, au sein des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), des réseaux d’éducation prioritaire REP et REP+, dans les cités éducatives ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer (DROM).
Par ailleurs, deux évaluations (l’une par le laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques de Sciences Po Paris en 2014, la seconde par le cabinet TransFormation en 2023) ont confirmé l’intérêt de ce type d’approche et souligné ses résultats dans la lutte contre le harcèlement et les violences ainsi que sur le développement des compétences psychosociales des enfants.
Alors que l’engagement de l’État à financer le projet durant trois ans arrive à son terme, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend le prolonger et les mesures qu’il entend mettre en oeuvre afin que cette mission de médiation sociale à l’école perdure.
Publiée dans le JO Sénat du 22/06/2023 – page 3865
En attente de réponse du Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse. (Extrait de senat.fr du 24/06/2023)