Sénégal : la tension éclate à la médiation des Imams relative à la démolition des mosquées


DÉMOLITION DES MOSQUÉES : la tension éclate à la médiation des Imams.

« Une médiation organisée par l’Association des Imams et Ulémas de Saint-Louis en compagnie de l’Imam ratib Cheikh Tidjane DIALLO n’a pu aboutir, lundi.

Des adjoints au maire, délégués de quartiers de Guet-Ndar et d’autres notables de la ville avaient répondu à l’appel de cette rencontre, convoquée par le Prefet Marima TRAORE pour trouver un terrain d’entente sur l’affaire.

Les gestionnaires de deux moquées sont restées campées sur leurs propositions rejetant catégoriquement une quelconque possibilité de démolir les lieux, et ce, malgré la promesse de la commune de Saint-Louis d’ériger d’autres, dans le cadre de son plan d’aménagement.

Donnant l’exemple de la moquée initiale du Prophète (Paix et Salut  Lui) et du sanctuaire de Bakhia, l’Imam Idrissa MBENGUE qui modérait la rencontre a signalé que la démolition est permise, compte tenu de l’ampleur du projet et du fait que deux nouveaux lieux de prière seront installés, en échanges.

Il a invité les deux comités à accepter la proposition de la Commune de déménager vers un espace aménagé près des cimetières de Thième. «  C’est un bon endroit qui n’est pas loi », a-t-il dit, joint par NdarInfo.

Mais, l’Imam Abdourahmane TRAORE et la direction de l’autre moquée rejettent la proposition et marquent leur indignation. «  Je  m’étonne de la nouvelle volonté de démolir la moquée alors que de fermes assurances nous ont été données par la Commune », a-t-il dit.

Il a rappelé la dimension de ce lieu de culte qui en son sein garde un important institut islamique. Ce centre forme des jeunes venus de divers horizons.

Des empoignades et virulences verbales ont mis fin, de manière précoce, à la rencontre lorsque l’éventualité d’une démolition a été soulevée. » (Extrait de ndarinfo.com du 27/09/2016)

En savoir plus sur http://www.ndarinfo.com/DEMOLITION-DES-MOSQUEES-la-tension-eclate-a-la-mediation-des-Imams_a17054.html

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : Médiation de l’église avec les acteurs de la crise congolaise afin de favoriser un dialogue.


« L’Eglise catholique poursuit ses consultations avec les acteurs de la crise congolaise. Après le facilitateur de l’union africaine et le G7 mercredi, les évêques de la conférence épiscopale ont reçu majorité, opposition républicaine, dynamique de l’opposition et l’Udps et ses alliés. Objectif : obtenir la tenue effective d’un dialogue inclusif et là, tous les autres ont échoué : le facilitateur de l’Union africaine et le groupe de soutien de la communauté internationale ou même le président Sassou Nguesso qui a tenté lui aussi de rapprocher les points de vue.

Deux points d’achoppement : le facilitateur récusé par l’opposition, soutenu par la majorité et les mesures de décrispation dont la libération des prisonniers politiques et la fin des poursuites contre des opposants comme Moïse Katumbi.

Et parmi ces figures dont l’opposition demande la libération, il y a Eugène Diomi Ndongala, leader de la démocratie chrétienne et de la Majorité présidentielle populaire (MPP), une plateforme née de la contestation des résultats de l’élection présidentielle de 2011. Il a été condamné pour viol, une accusation que sa famille politique dénonce. » (Extrait de rfi.fr du 12/08/2016)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20160812-mediation-eglise-rdc-prisonniers-enjeu-decrispation-diomi-ndongala-katumbi

Belgique : l’ex-patron du Boerenbond médiateur pour interdire l’abattage sans étourdissement


Flandre: l'ex-patron du Boerenbond médiateur pour interdire l'abattage sans étourdissement

Piet Vanthemsche, l’ancien patron du plus grand groupement agricole flamand, le Boerenbond, a été désigné mercredi par le ministre flamand du Bien-être animal Ben Weyts (N-VA) comme médiateur indépendant pour entamer une concertation avec les représentants des cultes en vue d’une interdiction généralisée de l’abattage rituel sans étourdissement.

Le Conseil d’État avait souligné dans un avis récent qu’une telle interdiction généralisée allait à l’encontre de la liberté de culte, mais le ministre Weyts, faisant primer le bien-être animal, avait dit refuser de laisser tomber son ambition. Il dit avoir ressenti des « signaux positifs » à travers les récents contacts qu’il a eus avec des représentants des cultes. Un rapport de M. Vanthemsche est attendu pour le premier semestre 2017. (Extrait de rtl.be/info du 13/07/2016)

En savoir plus sur http://www.rtl.be/info/magazine/science-nature/flandre-l-ex-patron-du-boerenbond-mediateur-pour-interdire-l-abattage-sans-etourdissement-834562.aspx

Religion : La cour d’appel de Douai ordonne une médiation à la mosquée d’Armentières



Les deux parties ont rendez-vous le 14 septembre au palais de justice de Douai. PHOTO THOMAS LO PRESTI

VDN

« L’idée avait été évoquée il y a un an par le juge des référés. « La seule issue », dans le conflit opposant le bureau de l’Association des Marocains d’Armentières et des environs qui gère la mosquée d’Armentières et un groupe de dissidents, se trouvait dans la médiation. Sauf que depuis, rien ne s’était passé.

Mais les choses vont changer. Alors que le juge des référés n’avait validé l’annulation que d’une assemblée générale sur les trois demandées par Me Ismi et ses clients en juin 2015, la cour d’appel de Douai saisie par M. Benabid et consorts vient d’annuler la validité de deux autres assemblées générales. Celles du 18 janvier 2011 et celle du 16 mars 2014. Et c’est là le bât blesse.

« Ces annulations auraient des effets dévastateurs pour l’association qui n’aurait plus d’organe dirigeant dans la mesure où ceux désignés après adoption des statuts de 2010 l’étaient pour quatre ans et que leur renouvellement en 2014 serait inopérant pour avoir eu lieu en cours d’assemblée annulée », indique l’arrêt rendu le 30 juin.

Pour éviter que cela arrive, la cour a convoqué en septembre les deux parties pour « solliciter leur avis sur une médiation susceptible de permettre, par l’organisation d’élections offrant toutes garanties à chacun, de trouver une issue au litige ». (Extrait de lavoixdunord.fr du 5/07/2016)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/region/la-cour-d-appel-de-douai-ordonne-une-mediation-a-la-ia11b49726n3614177

Suisse : Le Conseil synodal accepte l’offre de la conseillère d’Etat, Béatrice Métraux, pour une médiation avec Daniel Fatzer et les autres pasteurs licenciés.


« La semaine dernière, la conseillère d’Etat se disait «à disposition pour reprendre une médiation» . Le Conseil synodal, sur proposition de sa cellule de crise, a décidé lundi de saisir cette perche. La conseillère d’Etat avait déjà tenté une conciliation il y a quinze jours, juste avant le licenciement de Daniel Fatzer, qui a entraîné la grève de la faim de ce dernier à l’église Saint-Laurent.

«Nous allons nous mettre au­tour de la table pour chercher des solutions»

«Nous allons nous mettre au­tour de la table pour chercher des solutions», déclare Xavier Paillard, président du Conseil synodal. Et de préciser que ces discussions ne visent pas à réintégrer le pasteur Daniel Fatzer en tant que ministre de l’EERV. Et pour les autres pasteurs? «En principe, le but n’est pas de les réengager, indique Xavier Paillard. Mais, si l’on veut donner une chance à cette médiation, évitons de poser des conditions publiques. Un minimum de confidentialité est indispensable.»

L’heure semble être à la conciliation, comme le confirme l’association R & R (Résistance & Réconciliation au sein de l’EERV). S’exprimant au nom des ministres licenciés Daniel Fatzer, Daniel Nagy (2014), Natasha de Félice (2014) et Bertrand de Félice (2015), R & R salue les efforts entrepris par le Synode pour améliorer sa gestion des ressources humaines. Les ministres licenciés en appellent à «l’apaisement des conflits» et proposent au Conseil synodal des «solutions amiables à l’interne». Ils voudraient «éviter que ces conflits soient réglés par les tribunaux, et ainsi contribuer activement à mettre fin à la crise». (Extrait de mobile2.24heures.ch du 29/06/2016)

En savoir plus sur http://mobile2.24heures.ch/articles/5772aa3aab5c37368d000001

Sénégal : une tradition de médiation par les marabouts


« Le rôle de médiateur ou pacificateur social s’est manifesté à plusieurs occasions de la vie politique et sociale du Sénégal. A chaque fois qu’une crise commençait à atteindre des proportions inquiétantes, les chefs religieux se sont impliqués pour un dénouement heureux.

Année blanche en 1988, année invalidée en 1994, année presque blanche en 2015…, la crise scolaire est ce que les différents gouvernements sénégalais ont en commun depuis presque 30 ans. La détente amorcée avant-hier par les deux porte-parole, de Touba et de Tivaouane, a permis d’éviter le pire. Les bons offices de Serigne Bass Abdou Khadre et Serigne Abdou Aziz Al amine ne sont pas une première. Selon le professeur Mamadou Fall, historien et enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) le statut des marabouts dans l’histoire du Sénégal a toujours été déterminant.

Actualités Sénégalaises Politique, Monde, Economie , Culture et People - SEN360

« Leur intervention dans l’espace politique date de longtemps en temps qu’arbitres du jeu politique. «  »Nous avons une aristocratie qui a une tradition belliqueuse. Les marabouts sont la seule classe sociale capable d’arbitrer ou de servir de bouclier à la majorité de la population par rapport à la répression ou dérive de l’aristocratie. C’est un phénomène qui n’est pas nouveau. Ils ont été le fer de lance d’une culture de paix. Historiquement ils ont eu un héritage de ce rôle de bouclier depuis le 16ème siècle », explique l’enseignant-chercheur. Pourquoi ces hommes de Dieu sont toujours écoutés par les deux parties en conflit ? «  »Les marabouts ont une légitimité sociale. En l’absence de légitimité traditionnelle des élites, la légitimité politique et sociale a toujours été réservée aux marabouts car ils ont été des champions de la paix, de l’éducation et même de la production », estime l’historien.

Les deux figures de proue dans le domaine de la médiation sociale sont Serigne Fallou Mbacké et Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh. «  »Dans l’histoire récente du Sénégal, nous nous souvenons tous de mai 1968. Au fort de la crise entre le mouvement estudiantin et le président d’alors Léopold Sedar Senghor, les marabouts ont joué un rôle crucial de facilitateur et d’intermédiation. C’était le cas de Serigne Fallou. On se rappelle aussi de la figure de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh qui faisait des sorties récurrentes pour hausser le ton et amener les sénégalais à la paix et à la concorde », rappelle Mamadou Fall. » (Extrait de sen360.fr du 13/06/2016)

En savoir plus sur http://www.sen360.fr/actualite/touba-et-tivaouane-dans-la-crise-scolaire-dans-la-lignee-d-039-une-tradition-de-mediation-511578.html

Médiation et religion : « Institut de Médiation : la convergence du droit français et de l’esprit du Judaïsme » par Charles Meyer


« Dans les communautés juives, la poursuite inlassable de la paix sociale n’est pas une innovation. Dans toutes les générations, avec passion, nos Rabbins, nos Batei-Din et de simples fidèles se sont efforcés, de façon obsessionnelle , à extirper la haine dans les rapports humains, à l’image de Aaron, le frère de Moïse, « aimant la Paix et la poursuivant sans relâche » .
Ce comportement est tellement consubstantiel aux exigences du Judaïsme, que la prière quotidienne rappelle un enseignement de la Mishnah (compilation du 2e siècle), selon lequel instaurer la paix, l’apaisement, entre un homme et son prochain, ou entre conjoints, constitue une action tellement méritoire qu’elle est bénéfique et récompensée dans ce monde et dans « le Monde qui vient ».
L’institut, nouvellement créé, perpétue la tradition ancestrale dans le respect du droit français. (…)
 Ainsi, l’Institut, dont la création a été approuvée par le Grand Rabbin de France, cultive l’ambition d’apporter une contribution significative à la Justice et à la paix sociale » (Extrait de crif.org du 26/04/2016 )

Conférence de l’archevêque Jacques, Métropolite d’Europe, à la Cour Internationale de Médiation et d’Arbitrage, le 24/11/2015


                      Président Stefan Delekian                  et                    Archevêque Jacques

Dans le cadre du Conseil pour la Paix,le 24 novembre au siège de la Cour à Paris, monseigneur Jacques s’est adressé aux juges internationaux afin de présenter le développement et le mode d’action du Conseil pour la Paix.

« CHARTE DE LA PAIX »

 CONSEIL POUR LA PAIX DES NATIONS

Sous l’Égide de l’Organisation de l’Economie Sociale des Nations (OEN) et de la Cour Internationale de Médiation et d’Arbitrage (CIMEDA), avec l’appui de l’Association Mondiale de Médiarbitrage de Genève (AMM).

Préambule

Les personnes signataires à la présente Charte reconnaissent,

Que la situation sociale, politique, et économique du monde actuel conduit à un détournement du fondement des religions dans les relations internationales contemporaines, ainsi qu’à sa déformation et son instrumentalisation,

Que le Conseil pour la Paix des Nations prend pour base commune la paix comme message résultant de la vie spirituelle inhérente aux religions, ce message étant universel et compréhensible par tous et pour tous (Extrait du site eglises-orthodoxes-canoniques.eu)

Pour en savoir plus : http://www.eglises-orthodoxes-canoniques.eu/2015/12/conference-de-l-archeveque-jacques-a-la-cour-internationale-de-mediation-et-d-arbitrage.html

 

 

Médiation et religion : les évèques prennent en compte l’importance de la médiation pour accompagner les familles déchirées (Rapport final du Synode ordinaire des évèques sur la famille en 2015)


Description de l'image

« L’expérience de l’échec du mariage est toujours douloureuse pour tous. Ce même échec peut d’un autre côté être une occasion de réflexion, de conversion, une occasion de se confier à Dieu : en prenant conscience de ses propres responsabilités, chacun peut retrouver en Dieu confiance et espérance. « Du cœur de la Trinité, du plus profond du mystère de Dieu, jaillit et coule sans cesse le grand fleuve de la miséricorde. Cette source ne sera jamais épuisée pour tous ceux qui s’en approcheront. Chaque fois qu’on en aura besoin, on pourra y accéder, parce que la miséricorde de Dieu est sans fin » (MV, 25) (45). Le pardon face à l’injustice subie n’est pas facile, mais c’est un chemin que la grâce rend possible. D’où la nécessité d’une pastorale de la conversion et de la réconciliation au travers de centres d’écoute et de médiation dédiés à mettre en place dans les diocèses. Il faut quoi qu’il en soit promouvoir la justice envers toutes les parties touchées par l’échec du mariage (époux et enfants). La communauté chrétienne et ses pasteurs ont le devoir de demander aux époux séparés et divorcés de se traiter avec respect et miséricorde, en particulier pour le bien des enfants à qui il ne faut pas causer davantage de souffrances. Les enfants ne sauraient être objets de disputes et il faut rechercher les meilleurs moyens pour leur permettre de dépasser le traumatisme de la scission familiale et grandir de la façon la plus sereine possible. L’Église devra en tout cas toujours mettre en évidence l’injustice qui dérive si souvent des situations de divorce » (Extrait du site mediation-familiale-chretienne.org)

Pour en savoir plus : http://www.mediation-familiale-chretienne.org/actualit%C3%A9—revue-de-presse

Médiation internationale : l’action de la communauté Sant’Egidio


« La communauté, organisation séculière créée à Rome en 1968 par un fils de banquier, Andrea Riccardi, et un groupe d’étudiants désireux de reconnecter l’Eglise avec les plus démunis, y siège depuis le milieu des années 1970. Ces fils de Vatican II et de Mai 68, un temps imprégnés de marxisme, ont fait leurs classes dans les bidonvilles romains, mais aussi auprès des handicapés, des réfugiés et des personnes àgées esseulées. Ils sont surtout devenus des acteurs discrets et réputés de la scène politique internationale. L’institution compte aujourd’hui plus de 75 000 membres dans 74 pays. Mais ils ne sont qu’une dizaine à composer le « bureau international » qui se consacre, depuis Rome, à résoudre des conflits parfois inextricables pour la diplomatie traditionnelle. «Nous ne sommes pas des professionnels de la paix, fuste des artisans pour qui le dialogue est un pain quotidien », glisse Mauro Garofalo. (…) Mais les membres de Sant’Egidio ne sont pas des amateurs. Cela fait plus de trente ans que la communauté mène des missions de médiation. En 1983, les fondateurs de l’organisation ont participé au sauvetage de réfugiés chaldéens prisonniers en Turquie et en Irak. Quelques mois plus tard, ils intervenaient au Liban, alertés sur le sort réservé au village chrétien de Deir-el-Qamar, assiégé depuis cent deux jours par les druzes du parti de Walid Joumblatt. Gràce à ses réseaux politico-religieux, Sant’Egidio parvint à organiser une rencontre entre M. Joumblatt et le patriarche émérite des grecs-melkites d’Antioche. Et le blocus finit par etre levé. Mauro Garofalo, autrefois familier des chantiers de fouilles en Libye, a mené nombre de missions sensibles en Afrique, négociant notamment en novembre 2014, à la demande du Vatican, la libération d’un prétre polonais, Mateusz Dziedzic, et de vingt-trois autres otages retenus par des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain. Sant’Egidio a secrètement obtenu que le prélat soit relàché en échange du chef des insurgés, alors emprisonné au Cameroun voisin. Depuis, la communauté du Trastevere, reconnue par le Saint-Siège comme une « asso- ciation internationale de laiques », est inter- venne en Albanie, au Kosovo, au Mozambique, au Liberia, en C6te d’Ivoire, au Burundi, ou encore au Soudan du Sud, pour essayer de convaincre le sanguinaire chef de guerre ougandais Joseph Kony de négocier. «C’est une belle diplomatie, constate l’ancien ministre des affaires étrangères franpis Hubert Védrine. Depuis le début du XXe siècle, l’Occident a renoué avec sa vision prosélyte en tentant, à travers la diplomatie, d’imposer ses valeurs politiques et religieuses. Sant’Egidio est à contre-courant, s’abstient de donner des lecons et cruvre dans une discrétion remarqua» Une diplomatie feutrée, pénétrée de l’atmosphère paisible qu’entretient, dans le jardin de la communauté, le Père Angelo Romano. Le patio verdoyant où s’épanouissent bananiera et oliviers donne sur une porte dérobée. Une entrée discrète où guérilleros, chefs de guerre, putschistes et simples hommes politiques peuvent s’engouffrer sans crainte de croiser l’ennemi avec qui ils devront négocier. «Pour éteindre un conflit, il faut que ceux qui font la guerre veuillent la paix. Et nous, on est libres d’essayer, d’échouer, de prendre le temps de comprendre, sans les juger, ceux qui ont fa it le choix de se battre », explique le prètre, médiateur de paix et professeur d’histoire de l’Eglise à l’université pontificale urbanienne. «Nous vivons des dons. La paix au Mozambique, c’est près de 2 millions d’euros pour deux ans et demi de négociations. La paix coate moins cher que la guerre. » Encore faut-il en convaincre les intéressés. L’échec le plus marquant de Sant’Egidio remonte à janvier 1995. Les médiateurs romains tentent alors d’organiser un dialogue pour trouver une issue pacifique à la guerre civile qui ravage l’Algérie. Abbas Aroua avait 24 ans à l’époque et se trouvait à la table des négociations. « Toutes les conditions étaient réunies pour parvenir à un accord. Mais le régime militaire n’est pas venu et a fait pression tous azimuts, y compris sur la France, et la communauté internationale a fini par lacher Sant’Egidio », se souvient-il, depuis Genève, où il dirige la Fondation Cordoue. « On peut dire que c’est un échec. Certains échecs deviennent des réussites, et certaines médiations de paix réussies deviennent, une décennie plus tard, un échec, dit Andrea Riccardi, qui fut ministre de la coopération. Mais nous voulions aussi dénoncer les crimes et les centaines de milliers de morts. Comme en Syrie aujourd’hui, où Sant’Egidio tente d’ceuvrer. » Le raté algérien n’a pas terni l’aura de la communauté. Nombreux sont les chefs d’Etat à y faire un crochet lors de leurs visites à Rome. Et des émissaires de chefs de guerre et de politiques s’y rendent sans cesse, dans l’espoir d’ un miracle ». (Extrait de lemonde.fr du 28/11/2015)

Pour en savoir plus : http://www.santegidio.org/pageID/64/langID/fr/itemID/20596/Artisans-de-la-paix.html

 

Congo-Brazzaville : échec de la médiation tentée par l’archevêque de Brazzaville pour renouer le dialogue entre les partisans et les opposants au référendum sur la Constitution


media

« Dernier jour de campagne au Congo-Brazzaville, mais pas de meeting, pas de manifestation. Tous les rassemblements sont interdits aujourd’hui avant le référendum de dimanche sur la Constitution. C’est le bras de fer depuis plusieurs semaines entre les partisans et les opposants à ce projet qui permettrait au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un troisième mandat. Pour tenter de renouer le dialogue, l’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou, a tenté ces dernières 48 heures de lancer une médiation. » (Extrait de rfi.fr du 23/10/2015)

Pour en savoir plus : http://www.rfi.fr/afrique/