Vidéo : Gilets Jaunes : Dialogue Réunionnais souhaite la création d’un groupe de médiateurs ( zinfos974.com)


De gauche à droite: Jean-Régis Ramsamy, Thérèse Baillif, Stéphane Nicaise, Lubin Budel & Willy Técher

« Donner des éléments de méthodologie pour retrouver « un dialogue, une parole libre et respectueuse des uns et des autres sans exclusion de personne ». C’est l’objectif que se sont fixées les personnes du groupe Dialogue Réunionnais, qui, au même titre que les différentes personnes qui s’expriment ces derniers jours, proposent la création d’un groupe de médiateurs. En espérant que cette idée « fédère le plus grand nombre de personnes », pour un dialogue « apaisé et constructif ».

« Nous ne nous prétendons pas médiateurs: nous demandons la constitution d’un groupe de médiateurs, avec ou sans nous », lance Willy Técher, de Dialogue Réunionnais. Pour lui, « tant qu’il n’y aura pas une équipe composée de personnes neutres pour gérer cette médiation entre la population et l’Etat, il n’y aura pas de dialogue ». Car selon lui, plus le conflit s’enlisera, moins ce dialogue se fera « dans des conditions de sécurité ».

Un avis partagé par le Père Stéphane Nicaise. « Il faut trouver un moyen de retrouver notre fondement commun pour décider ensemble de demain », explique-t-il. « Bien sûr, nous ressentons tous à La Réunion une colère profonde, qui va bien au-delà du prix des carburants. Cette colère, qui s’est engrangée depuis des décennies, n’a été traitée qu’en surface et à un moment donné ça craque. Ce n’est pas en 48h que tous nos problèmes seront résolus. Il faut une méthodologie propre sur le moyen et le long terme. Le médiateur n’est là que pour faciliter les choses », ajoute-t-il.  » (Extrait de zinfos974.com

Vidéo à consulter sur https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8F-Dialogue-Reunionnais-souhaite-la-creation-d-un-groupe-de-mediateurs_a134432.html

SUISSE : LA CONFÉDÉRATION S’EN TIENT À LA MÉDIATION DANS LE DOSSIER DE MOUTIER


«La Confédération reste impliquée» dans la gestion du dossier de Moutier selon la ministre de la justice Simonetta Sommaruga.

« Le Conseil fédéral entend s’en tenir à son rôle de médiateur dans le dossier complexe de l’avenir de Moutier (BE). La ministre de la justice Simonetta Sommaruga a rappelé dimanche la position de la Confédération.

«La Confédération reste impliquée», a indiqué la conseillère fédérale sur les ondes de la RTS. «Nous jouons ce rôle de concert avec les deux cantons concernés (ndlr: Berne et Jura)», a-t-elle précisé, ajoutant l’apport de la Charte prévôtoise, un document qui vise à détendre le climat entre les parties prenantes au dossier du transfert de Moutier dans le canton du Jura.

Suite à l’invalidation il y a trois semaines du vote du 18 juin 2017, favorable à un passage de Moutier dans le Jura, la tension est montée de plusieurs crans dans la région. Dimanche, à l’occasion des élections communales dans la cité prévôtoise, le maire autonomiste réélu Marcel Winistoerfer a appelé la Confédération à s’impliquer davantage dans la résolution de la question. (ats/nxp) (Extrait de lematin.ch du 25/11/2018)

Maroc : journée d’étude sur la médiation en tant qu’instrument de consolidation de la démocratie


Les participants ont insisté sur l'importance de l'institutionnalisation de la médiation

La Chambre des conseillers a organisé, hier à Rabat, en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme et le soutien de la Fondation Westminster pour la démocratie, une journée d’étude sur le thème «La démocratie et les questions de la médiation au Maroc». Cette rencontre a constitué une occasion idoine pour évaluer l’état des lieux de la médiation au Maroc et examiner les moyens de renforcer cet outil et le promouvoir dans tous les domaines de la société.

Comment intégrer les instruments de la médiation pour contribuer à édifier une démocratie participative ? Cette question était l’une des thématiques posées avec acuité lors de la journée d’étude organisée, mercredi à Rabat, par la Chambre des conseillers en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et avec le soutien de la Fondation Westminster pour la démocratie. Organisée en commémoration de la Journée internationale de la démocratie, cette journée d’étude s’inscrit dans la droite ligne de la recommandation de l’Union interparlementaire préconisant de s’inspirer de la Déclaration universelle sur la démocratie en vue de promouvoir le dialogue public et le débat communautaire pluraliste concernant des questions liées à la mise en œuvre des dispositions de la Constitution et à la réalisation des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux. Intervenant à cette occasion, Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, a souligné l’importance d’édifier un nouveau système national de médiation efficient, efficace et multisectoriel qui prend en compte les volets politique, économique et social. En effet, face aux changements sociétaux qui s’opèrent dans la Royaume et la montée de plusieurs mouvements de protestation, la démocratie marocaine est plus que jamais appelée, note M. Benchamach, à recourir à de nouveaux instruments pour répondre aux nouvelles attentes sociales. Dans ce contexte, la médiation institutionnelle semble être l’une des solutions pour promouvoir la bonne gouvernance et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.

C’est dans ce sens que cet instrument a été consacré par la Constitution de 2011. Évoquant l’état des lieux de la médiation au Maroc, le même responsable a indiqué qu’il n’existe jusqu’à présent aucune étude à ce sujet, hormis celle réalisée entre 2009 et 2012 et publiée en 2015 par l’Institut Royal des études stratégiques et qui a porté sur l’entraide sociale. Les conclusions de cette étude avaient en effet tiré la sonnette d’alarme sur le manque de confiance du citoyen dans les institutions. D’après cette étude, 2% seulement de la population fait confiance au gouvernement, alors que moins de 4% fait confiance au Parlement. En outre, l’étude relève un constat très inquiétant portant sur l’affaiblissement du schéma classique de la société basé sur la confiance des citoyens dans leurs familles, sans que ce dernier soit remplacé par un nouveau modèle marqué par le développement de la confiance des citoyens dans les institutions civiles et sociales, d’où l’urgence de surmonter cette situation qui met en péril la sécurité de la société. Mustapha Ramid, ministre d’État chargé des Droits de l’Homme, a rappelé pour sa part, dans son intervention à cette occasion, le rôle important de la médiation comme instrument innovant pour consolider les principes de la démocratie participative et de la démocratie de proximité. Le même responsable a souligné par ailleurs l’importance, pour la réussite de ce processus, de réunir un certain nombre de conditions, notamment l’institutionnalisation des instruments de la médiation, l’enracinement de la culture de la médiation politique et l’accompagnement de cet instrument pour qu’il puisse évoluer et répondre aux attentes sociétales, notamment en matière d’entraide sociale.

Pour sa part, Mohamed Sebbar, secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme, a mis en évidence le rôle des institutions dans la consécration de l’État de droit et le rétablissement de la confiance entre la société et les institutions, à la lumière des dispositions de la Constitution de 2011. Le même responsable a également insisté sur l’importance du rôle que doivent jouer les partis politiques, les syndicats et la société civile en tant qu’institutions de médiation sociale et de défense des libertés des citoyens et de leurs droits sociaux, économiques, culturels et politiques. Il convient de souligner que les travaux de cette rencontre se sont articulés autour de deux axes principaux, à savoir les mécanismes de médiation et les défis de la démocratie représentative et les enjeux du rétablissement de la confiance dans les institutions de médiation politique, sociale et civique. » -Y. Amarni- (Extrait de lematin.ma du 7/11/2018)

En savoir plus sur https://lematin.ma/journal/2018/journee-detude-mediation-quinstrument-consolidation-democratie/304304.html

Togo : les médiateurs appellent pouvoir et opposition à faire des concessions


Les présidents de la Guinée et du Ghana, Alpha Condé et Nana Akufo-Addo, sont dans la capitale du Togo en tant que médiateurs de la Cédéao. Ils ont rencontré ce mercredi 27 juin les représentants du pouvoir et de l’opposition, pour discuter de la crise que traverse le pays depuis près d’un an.

L’enjeu est d’ouvrir la voie à un climat socio-politique décrispé et apaisé, entre pouvoir et opposition. Et pour y arriver, il est donc demandé à chaque camp de faire des concessions.

Trois à choses sont à retenir à la fin de cette journée marathon de la reprise du  dialogue inter-togolais : le gouvernement devra poursuivre les mesures d’apaisement notamment la libération des personnes arrêtées pendant les manifestations. Toutes les villes – Bafilo, Sokodé, Mango – jusque-là interdites de manifestations pourront en faire ; l’actuel Parlement dont le mandat arrive à terme le 19 août prochain selon la Cour constitutionnelle, pourra également poursuivre ces travaux.

Les préparatifs des élections prévues à cette échéance restent suspendus selon le communiqué final tout sachant que ces élections devront se tenir avant la fin novembre 2018.

C’est une étape importante confie, sceptique, un membre de la coalition de l’opposition qui ajoute qu’il faut attendre la mise en oeuvre pour aboutir à un environnement apaisé qui permette d’aborder les questions de fond.

De toutes les manières le processus du dialogue est sur les rails, il se poursuivra par le biais des ministres et ambassadeurs des deux facilitateurs en attendant que les autres points de discorde fassent l’objet de recommandations des chefs d’Etat lors du prochain sommet de la Cédéao.

Les discussions ont commencé après une cérémonie inaugurale très brève à l’hôtel 2 Février. Une cérémonie au cours de laquelle les facilitateurs ont appelé les deux parties à faire des concessions pour aboutir à un résultat consensuel.

Au cours de la cérémonie, le président de la commission de la Cédéao a déclaré que « les facilitateurs soutiendront les acteurs politiques togolais dans la réalisation des réformes constitutionnelles, dans le respect des délais légaux des réformes de la démocratie et des principes de l’Etat de droit ». (Extrait de rfi.fr du

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20180627-dialogue-togo-pouvoir-opposition-mediation-cedeao

Vidéo : « MÉDIATEURS DU PACIFIQUE » : le film de Charles Belmont est en accès libre !


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« De la part de Stéphane Bliek, auteur du livre « Nouvelle-Calédonie- Négocier pour la paix »

Une bonne nouvelle annoncée par la veuve de Charles Belmont, auteur du film !

LES MÉDIATEURS DU PACIFIQUE : le film en accès libre ! 

« Le film de Charles Médiateurs du Pacifique invisible depuis des lustres sera visible désormais, pendant sept ans, dans le monde entier, en libre accès !  Nous remercions chaleureusement pour ce droit acquis l’association MichelRocard.org.

http://michelrocard.org/app/photopro.sk/ROCARD/detail?docid=380676#sessionhistory-ready

(Extrait de linkedin.com -Catherine GUY )

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Dîner-débat : « Nouvelle-Calédonie – Négocier pour la paix » avec Stéphane Bliek, le 23/10 à 19h à Paris


« En 1988, la Nouvelle-Calédonie était au bord de la guerre civile, lorsque Michel Rocard y envoie une Mission du dialogue. 39 jours plus tard, une poignée de main historique entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou scelle la paix.

Si l’histoire inspirante des Accords de Matignon est avant tout une aventure humaine, elle est aussi un mystère. Comment expliquer la réussite des médiateurs ? Quels ont été les points de bascule de ces négociations ?A l’occasion de la parution de son livre, RV pour un dîner-débat avec Stéphane Bliek mardi 23 octobre 2018 à 19h à Paris .

A l’invitation de Patricia Malbosc, présidente de Planet Médiation. « (Extrait )

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Ouvrage à paraître : « Nouvelle-Calédonie Négocier pour la Paix Des Accords de Matignon au référendum de 2018 », Stéphane Bliek, Médias§Médiations, 2018


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A paraître

Nouvelle Calédonie

Négocier pour la paix

De la Mission du dialogue aux Accords de Matignon

En Nouvelle-Calédonie, la guerre civile avait commencé… Elle a été arrêtée in extremis en 1988.

Cette histoire inspirante a commencé à Nouméa avec la Mission du dialogue, pour se conclure sur la poignée de main scellant l’Accord de Matignon en juin 1988 à Paris.

Une aventure humaine encore jamais écrite, ou de façon parcellaire.

A l’approche du référendum du 4 novembre 2018 sur  l’accession à l’indépendance de la Calédonie, cet ouvrage propose :

– d’entrer dans les coulisses de la négociation de l’accord de Matignon, l’année de son 30ème anniversaire,

– de faire le point sur les négociations qui ont suivi, depuis l’Accord de Nouméa en 1998 jusqu’à aujourd’hui,

– d’analyser les phases critiques des accords à l’aide de plusieurs théories de communication, négociation et médiation, pour en extraire des principes méthodologiques essentiels dans la résolution de conflits et la négociation.

Souscription ouverte jusqu’au 15 septembre 2018

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Politique: Jean-Raphaël Alventosa est nommé « médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques » pour une durée de six ans


Financement politique : nomination du médiateur du crédit

« Jean-Raphaël Alventosa est nommé « médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques » par un décret du président de la République publié samedi au Journal officiel. Jean-Raphaël Alventosa, haut fonctionnaire, est nommé pour une durée de six ans.

Concourir « au financement légal et transparent de la vie politique ».

Le « médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques » a été institué par la loi « pour la confiance dans la vie politique » de septembre 2017. Il est chargé de concourir « au financement légal et transparent de la vie politique », en facilitant le dialogue entre les candidats à un mandat électif et les partis politiques, d’une part, et les établissements de crédit et sociétés de financement, d’autre part. La loi sur la confiance dans la vie publique avait également rendue possible par ordonnances la création d’une « banque de la démocratie », pour un financement public des campagnes électorales, mais ce projet, initialement porté par le président du MoDem, François Bayrou, a été abandonné par le gouvernement.

Abandon de la « banque de la démocratie ».

La Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, avait expliqué à la mi-juillet que, selon une « analyse » de l’inspection générale de l’administration et de l’inspection générale des finances, « les questions notamment d’accès au crédit relèvent moins d’une absence d’offre bancaire (…) que de questions d’information ou de délai qui pourraient être réglées par le médiateur du crédit ». L’abandon du projet de « banque de la démocratie » avait été dénoncé par le Rassemblement national de Marine Le Pen comme un « mépris » du « parlement et de la démocratie ».

L’ex-Front national est en difficulté après la saisie par la justice d’une aide publique de deux millions d’euros, dans le cadre de l’enquête sur de présumés emplois fictifs d’assistants parlementaires d’eurodéputés. Le recours du RN contre cette saisie doit être examiné lundi par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. » (Extrait de msn.com du 04/08/2018)

En savoir plus sur ttps://www.msn.com/fr-fr/actualite/politique/financement-politique-nomination-du-médiateur-du-crédit/ar-BBLtRaE

Centrafrique: La Russie tente une médiation entre pouvoir et groupes armés


« Prévue le 12 juillet à Khartoum, la rencontre organisée par Moscou entre le gouvernement centrafricain et les représentants des milices opérant sur le territoire du pays n’a pu avoir lieu, a-t-on appris de source gouvernementale.

« Le chef de l’Etat estime qu’il n’y a pas lieu d’engager d’autres processus tant que celui de l’Union africaine est toujours en cours », a indiqué Albert Yaloké-Mokpème, porte-parole de la présidence, qui démentait une présence officielle des autorités dans la capitale soudanaise. La tentative de médiation russe intervient alors que le panel de l’Union africaine (UA) a rencontré le même jour, pour la première fois, l’ex-président François Bozizé, en Ouganda.

Selon des sources concordantes, deux groupes armés issus de l’ex-Seleka (coalition à dominante musulmane qui avait attaqué et pris Bangui en 2013) avaient préalablement annoncé qu’ils n’allaient pas prendre part à ces discussions organisées en parallèle de la médiation officielle menée par l’UA depuis juillet 2017. Il s’agit notamment du Mouvement patriotique pour la Centrafrique et l’Union pour la paix en Centrafrique.

La Russie joue un rôle majeur en Centrafrique, facilité par sa présence au Soudan voisin. En effet, Moscou forme des militaires centrafricains depuis plusieurs mois. Les autorités russes ont, par ailleurs, depuis début 2018, déployé des formateurs militaires à Bangui, livré des armes à l’armée nationale et assurent la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.

Notons qu’outre la médiation de l’organisation panafricaine, plusieurs autres ont tenté sans succès par le passé de ramener la paix en Centrafrique, un pays rongé par un conflit meurtrier depuis 2013. » (Extrait de allafrica.com du 12/07/2018)

En savoir plus sur https://fr.allafrica.com/stories/201807130083.html

Cameroun : la commission Musongue invitée à s’imprégner de l’expérience française de la médiation


« L’ambassadeur de France a invité la Commission de promotion du bilinguisme et du multiculturalisme à aller s’imprégner de l’expérience française de la médiation.

La commission nationale de promotion de bilinguisme et du multiculturalisme est invitée en France pour découvrir le système de médiation de ce pays.

La proposition faite le 4 juillet par le chancelier de la France au Cameroun survient près de  deux semaines après une mission de cette Commision en Suisse. Elle y apprenait les pratiques suisses en matière de bilinguisme.

Ce pays avec ses neuf langues que sont l’allemand, le français, l’italien, le romanche, le bavarois, le walser, le franco-provençal, le yiddish et le yeniche, s’était porté volontaire pour accompagner le Cameroun dans ce défi que vient mettre en exergue la crise anglophone.

La mission de la commission Musonge en Suisse figurait au menu des échanges avec le diplomate français.

Celui-ci a fait valoir le fait que la France recourait aux services de médiateurs indépendant à l’échelle nationale. Mais que d’autres médiateurs intervenaient au niveau des régions, départements et communes, pour résoudre les problèmes.

Pour le Cameroun, il s’agit de sortir de l’impasse dans laquelle le pays est tombé en novembre 2016, après une manifestation des avocats anglophones qui réclamaient la prise en compte des deux systèmes juridiques existants au Cameroun. Ces manifestations, violemment réprimées, ont débouché sur une récupération des enseignants anglophones, puis des activistes séparatistes. Depuis, les positions se sont durcies. Le gouvernement arguant que le Cameroun est un et indivisible tarde à ouvrir un dialogue inclusif tel que demandé. Pour lui, pas question de négocier avec des « terroristes ». De l’autre côté, les actions de certains sympathisants de la cause sécessionniste se sont muées en attentats. Populations civiles, militaires et autorités administratives sont leurs cibles au quotidien. » (Extrait de journalducameroun.com du 8/07/2018)

En savoir plus sur https://www.journalducameroun.com/256702-2/

« Nouvelle-Calédonie : d’Ouvéa à Matignon, du 22 avril au 26 juin 1988 » par Odile Paul (Archives d’Outre-mer)


d'Ouvéa à Matignon
Il y a trente ans, jour pour jour, débutait les « événements d’Ouvéa ». Les archives d’Outre-mer vous propose un rappel chronologique de ces jours sanglants qui ont conduit à la signature des Accords de Matignon, qui permirent de rétablir la paix civile en Nouvelle-Calédonie.

22 avril : l’attaque de la gendarmerie de Fayaoué

Un groupe de Kanak, indépendantistes et membres du FLNKS, décide de faire un action symbolique et pacifique, comme cela s’était déjà fait en novembre 1984 à Thio, pour marquer leur désaccord avec la politique gouvernementale et le statut Pons en vigueur sur le territoire. L’opération se déroule le 22 avril 1988, deux jours avant le premier tour des élections présidentielles françaises. L’attaque tourne mal, quatre gendarmes sont tués par balles, 27 sont pris en otage. A partir de ce jour, l’île d’Ouvéa est coupée du monde et investie par les militaires.

La prise d’otages

En métropole, l’atmosphère politique est tendue. C’est la fin de la première cohabitation, Jacques Chirac est Premier ministre, François Mitterrand est président de la République. Les deux hommes s’affronteront au second tour de la présidentielle.

Bernard Pons, ministre des DOM-TOM, arrive en Nouvelle-Calédonie, le 25 avril 1988. Le 26 avril, onze otages sont libérés dans le sud d’Ouvéa. Le même jour, la grotte de Gossanah, où est retenu l’autre groupe d’otages, est repérée dans le nord de l’île. Le capitaine Legorjus du GIGN, Jean Bianconi, le substitut du procureur de Nouméa, et des gendarmes venus négocier sont à leur tour faits prisonniers. Legorjus et Bianconi sont libérés le lendemain afin de servir de médiateurs. L’espoir d’une sortie de crise pacifique semble alors possible.

L’opération Victor​

Le 5 mai 1988 l’assaut militaire est lancé sur la grotte de Gossanah. L’opération Victor permet la libération de tous les otages mais le bilan humain est dramatique : vingt-et-un morts, dix-neuf Kanak et deux militaires . C’est une tragédie. Dès le lendemain, une polémique naît autour de la mort suspecte d’au moins trois Kanak, notamment celle d’Alphonse Dianou, le chef des preneurs d’otages, blessé après l’assaut.

La mission du dialogue

François Mitterrand est réélu le 8 mai 1988. Il confie à Michel Rocard, Premier ministre, la mission de renouer le dialogue en Nouvelle-Calédonie afin de pacifier le territoire. Rocard fait appel à trois personnalités chrétiennes et spirituelles : le pasteur Jacques Stewart, protestant, le Chanoine Paul Guiberteau, catholique et Roger Leray, franc-maçon et ancien Grand Maître du Grand Orient de France. Christian Blanc et Pierre Steinmetz, deux anciens préfets connaissant la Nouvelle-Calédonie, complètent la mission. A la demande de François Mitterrand s’ajoute un spécialiste du droit, Jean-Claude Périer. La mission du dialogue arrive à Nouméa le 16 mai. Ils parcourent le pays à la rencontre des différentes communautés vivant en Nouvelle-Calédonie et renouent les fils du dialogue.

Les accords de Matignon

A partir du 15 juin 1988, des négociations secrètes débutent à Paris entre Jean-Marie Tjibaou, président du FLNKS, Jacques Lafleur, président du RPCR et Michel Rocard, Premier ministre. Moins de deux mois après Ouvéa, Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou signent, le 26 juin 1988 à l’hôtel Matignon, les accords du même nom. Une poignée de main entre les deux hommes concrétise ces accords historiques.

Nous avons réussi à comprendre, tous autant que nous sommes, que nous devions savoir donner, savoir pardonner

– Jacques Lafleur, Paris, juin 1988

 

L’avenir saura reconnaître, que ces accords ont constitué un pas… important.

– Jean-Marie Tjibaou, Paris, juin 1988

« Il y a 30 ans »

Trente ans après ces événements, La1ere.fr est allée à la rencontre des différents protagonistes qui ont vécus ces jours dramatiques afin de recueillir leurs témoignages. Certains n’avaient jamais accepté de parler, jusqu’à aujourd’hui.

Nos journalistes Laura Philippon et Steeven Gnipate ont recueilli ces témoignages, souvent très émouvants. Ils sont diffusés quotidiennement sur France Ô, sur notre site, ainsi que sur notre chaîne Youtube La1ere.fr.  » (Extrait de la1ere.francetvinfo.fr du 22/04/2018)