Publication : Actualités choisies de la médiation – n. 115 – 2019


Capture.PNG325.PNGEn savoir plus sur https://elink.io/p/actualites-choisies-de-la-mediation-n-115

« QUEL FÉMININ POUR LA PROFESSION DE “MÉDIATEUR” ? par Jean-Louis Lascoux (Officiel de la médiation.fr)


« MÉDIATEURE », UN USAGE QUI REMONTE AU MOINS AU XVIÈME SIÈCLE

Le sens du substantif « médiation » n’est plus le même qu’aux siècles précédents et il continue d’évoluer. La médiation s’est professionnalisée. Malgré les retenues dans son évolution, son expansion l’amène à avoir plusieurs significations et la plus originale est néosémique : la “médiation professionnelle”. Ce développement s’accompagne de pratiques nouvelles, avec des acteurs maîtrisant une nouvelle technicité, l’ingénierie relationnelle.

Comme il existe des journalistes professionnels, des photographes professionnels, des sportifs professionnels, il existe désormais des « médiateurs professionnels ».

Conserver le féminin « médiatrice » pour les tiers féminins exerçant dans le champ de la médiation professionnelle, c’est maintenir une terminologie inadaptée dans un champ nouveau. L’expression « médiateure professionnelle » a été retenue par les femmes en exercice membres de la 1èreorganisation syndicale professionnelle, la CPMN, depuis 2007. Elles ont alors considéré que c’est l’une des manières de se distinguer de l’usage de « médiatrice », relié aux pratiques traditionnelles de la médiation, assimilée à la pratique de la conciliation et souvent à celle de l’arbitrage, ne serait-ce qu’avec les Modes Alternatifs de Règlement des Conflits (MARC/ADR).

De plus, la « médiatrice » en géométrie a une proximité phonétique de laquelle « médiateure » permet de se dégager. Son utilisation métaphorique a de quoi semer des confusions posturales avec l’activité moderne des médiateurs professionnels.

Grammaticalement, les règles de féminisation ne suivent pas une rigueur suffisante pour être opposées. A celui qui prétexte d’un précédent avec « formateur et formatrice », il est judicieux de signaler « amateur et amateure », et d’indiquer que c’est aussi précisément de ce dilettantisme que la profession de médiateur veut se distinguer.

Il convient aussi de souligner que l’usage du féminin « médiateure » n’est pas nouveau. Il est déjà signalé dans un texte du XV ou XVI° siècle, cité dans le dictionnaire de F. Godefroy.

MEDIATEURE,S.F., intermédiaire :

Pleure, dolente femme, pleure.

Et de pleurs tout ton corps espleure

D’avoir esté mediateure

Du serpent et intercesseure

Envers moy, pour moy décevoir,

Mist. Du Viel test.,1605.A.T.

Ce texte est mentionné plus récemment par le linguiste Bernard Cerquiglini, dans son ouvrage « Le/La ministre est enceinte ou la grande querelle de la féminisation des mots » (édition Seuil. 2018). L’auteur le date des environs 1450 produit une liste importante de masculins en « -eur » et des explications, en accordant l’incertitude et le droit à l’usage, mais « médiateure » est bien dans la liste incontestable.

En ce sens, l’Académie Française indique sur son site internet que les choix terminologiques correspondent « aux nouvelles réalités d’un domaine déterminé d’une profession » et relève des choix des professionnels eux-mêmes.

LA MÉDIATION PROFESSIONNELLE : DES COMPÉTENCES PERFORMANTES POUR LA VIE EN SOCIÉTÉ

Quel mot, autre que « médiateure », peut mieux désigner une personne féminine qui intervient en tant que professionnelle de la médiation ?

La « médiation professionnelle » n’est pas la « médiation » pratiquée par les promoteurs de la pratique dite interdisciplinaire, composée de droit, de morale et de psycho-sociologie. Cette forme de médiation, que l’on retrouve dans l’ensemble du réseau chapeauté par l’Institut Catholique de Paris (ICP-IFOMENE), est dans la lignée des interventions traditionnelles. Elle est de type ponctuel et associée aux bonnes œuvres d’un bienfaiteur, à la bienveillance diplomatique, aux bons offices d’un samaritain, au bon sens arbitral… Ici, l’intermédiaire aurait des qualités intimes, voire innées, soit un don à cultiver ; c’est une affaire de main de fer et de gant de velours. La technicité de la Médiation Professionnelle est sur un tout autre registre. D’abord, elle n’est pas gestionnaire de l’adversité, elle est promotrice de l’altérité ; elle n’est pas explicative, elle est implicative ; elle n’est pas fondée sur des fictions intellectuelles, elle est rationnelle… Bref, la « médiation professionnelle » est néosémique ; c’est un apprentissage, celui de l’ingénierie relationnelle, centré sur un paradigme, celui de l’Entente et de l’Entente Sociale. Elle a un champ lexical et terminologique.

Ainsi, le féminin « médiateure », outre qu’il est fondé historiquement et grammaticalement, doit aujourd’hui permettre de marquer la spécificité professionnelle. En effet, il ne s’agit pas d’un barbarisme, ni néologisme fantaisiste, mais bien d’un mot du vocabulaire dont le sens était plus précis que « médiatrice », puisqu’il était déjà utilisé comme synonyme d’intercesseure.

UN GROUPE D’EXPERTS POUR LA TERMINOLOGIE ET LA NÉOLOGIE EN MÉDIATION

Pour poursuivre ce travail amorcé ici, il apparait nécessaire qu’une commission spécialisée de terminologie et de néologie pour la médiation soit mise en place, dans le cadre des travaux d’enrichissement de la langue française.

Dans tous les cas, avec la « médiation professionnelle », il s’agit d’une nouvelle posture, de nouvelles pratiques, de nouvelles compétences, d’un nouveau paradigme. Donc, il convient de déconfusionner.

Certains vont pouvoir dire que nous sommes en médiation, alors l’usage de plusieurs mots peut être tout à fait acceptable. Et c’est bien de cela qu’il s’agit :

  • Les médiateurs professionnels sont formés à l’EPMN, ils ont acquis des compétences en ingénierie relationnelle. Ils sont titulaires du CAP’M et exercent dans le cadre du Code d’éthique et de déontologie de la médiation et sont donc membres de la CPMN. Le féminin est ainsi médiateures professionnelles.
  • Les médiateurs sont issus de tous les autres centres de formation. Le féminin est ainsi médiatrice.

« MÉDIATEURE PROFESSIONNELLE », PRATICIENNE D’UNE DISCIPLINE NOUVELLE

L’héritage culturel a fait passer la médiation d’une conception d’intercession, de diplomatie, d’arrangement, de conciliateur et d’arbitre, à une élaboration méthodologique, dotée d’une ingénierie.

Au 21ème siècle, la « médiation professionnelle » est de plus en plus présente dans notre société. Elle concurrence les pratiques autoritaires de « gestion des différends ». Elle favorise leur résolution de manière pérenne. Elle offre une alternative au modèle du Contrat Social associé à la servitude volontaire, celui de l’Entente Sociale, associé à la qualité relationnelle. Après avoir conquis de nombreux champs d’application, la médiation professionnelle avec ses préalables et dispositifs obligatoires, en viendra à la proposition soutenue par les médiateur.es professionnel.les, celui du « droit à la médiation ».

C’est cette originalité professionnelle, cette novation sociétale, cette impulsion culturelle qui filtrent au travers de l’usage du féminin « médiateure professionnelle » ; c’est pourquoi il a été adopté par l’ensemble de ceux qui ont fondé la profession de médiateur, en proposant aux citoyens d’appeler « médiateure professionnelle », les personnes féminines de la CPMN auxquelles ils auront recours pour les aider dans la conduite de leur projet relationnel. » (Extrait de officieldelamediation.fr du 7/01/2019)

En savoir plus sur https://www.officieldelamediation.fr/2019/01/07/quel-feminin-pour-la-profession-de-mediateur/

Inauguration de la Clinique de la Médiation de l’Université Lyon 2 le 24 janvier à 18 heures.


 

Capture.PNG2139.PNG

Nos objectifs

Ce projet est inspiré des Law Clinics ou autres Legal Advice Center développés au sein des universités américaines et, depuis une quinzaine d’années au Royaume-Uni.

Le principe est le même qu’avec l’enseignement clinique instauré pour les études de médecine. Il est de compléter la formation théorique des étudiants par une expérience pratique, en les confrontant à des situations réelles où le recours à la médiation présente un intérêt. Cette formation pratique présente de nombreux avantages pédagogiques et sociaux.

D’une part elle permet aux étudiants de travailler sur des cas concrets où une résolution à l’amiable du litige parait adapté ; d’autre part, grâce à son activité d’information et d’accompagnement à la médiation,  elle répond à des besoins de la population.

 Dans toutes ses interventions, la Clinique de la Médiation a un double objectif

  • Pédagogique car elle permet à des étudiants de l’université de mettre en application leurs connaissances théoriques, en développant notamment les techniques de médiation enseignées, comme l’écoute active, la communication non violente, ….

  • Social car elle répond à une demande de la société de résoudre de manière amiable certains litiges. (Extrait de cliniquedelamediation.com )

En savoir plus sur https://www.cliniquedelamediation.com/nos-objectifs

Un projet de clinique de droit et de médiation est lancé par l’université de Bourgogne


Image1

« La Clinique a pour objectif de favoriser l’accès gratuit du plus large public possible au Droit et à la Médiation. Pour cela, la Clinique repose sur l’engagement bénévole des étudiants au service de la population. Ce service est donc offert à tous, gratuitement, à la seule exception des personnes déjà représentées ou conseillées par un avocat pour la même situation qui ne peuvent bénéficier alors de l’accès à la Clinique.

Ce service est fondé sur un entretien en présentiel ; la Clinique n’a pas vocation à répondre aux demandes du public par mail, courrier ou téléphone.

 L’ouverture est prévue la semaine du 14 janvier 2019.

Cette clinique est mise en place à titre expérimental et, pour la partie « médiation » s’inspire ce qui est pratiqué au sein des Cliniques de Sherbrooke et Montréal. (Extrait de ufr-dsep.u-bourgogne.fr

En savoir plus sur http://ufr-dsep.u-bourgogne.fr/clinique-droit-et-mediation.html

 

 

Ouvrage : « Lueur et Semeur » : un conte pour enfants sur la médiation


 

Capture.PNG3259.PNG

En savoir plus sur http://www.lueuretsemeur.com/index.html

Radio : Chronique « MARC » octobre 2018 : La médiation présentée par Jean-Philippe Tricoit (LexRadio)


15 octobre 2018 à 17h14, durée : 5 minutes

[Travail] Chronique « MARC » octobre 2018 : La médiation
L’épisode d’Octobre 2018 concerne la médiation, mode alternatif de réglement des conflits présenté par Jean-Philippe Tricoit, maître de conférences à l’Université de Lille.
Animé par : Jean-Philippe Tricoit

 

Emission à écouter  sur https://lexradio.fr/broadcast/33889-Chronique-MARC-octobre-2018-La-médiation

Dîner-débat : « Nouvelle-Calédonie – Négocier pour la paix » avec Stéphane Bliek, le 23/10 à 19h à Paris


« En 1988, la Nouvelle-Calédonie était au bord de la guerre civile, lorsque Michel Rocard y envoie une Mission du dialogue. 39 jours plus tard, une poignée de main historique entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou scelle la paix.

Si l’histoire inspirante des Accords de Matignon est avant tout une aventure humaine, elle est aussi un mystère. Comment expliquer la réussite des médiateurs ? Quels ont été les points de bascule de ces négociations ?A l’occasion de la parution de son livre, RV pour un dîner-débat avec Stéphane Bliek mardi 23 octobre 2018 à 19h à Paris .

A l’invitation de Patricia Malbosc, présidente de Planet Médiation. « (Extrait )

En savoir plus sur https://www.medias-mediations.fr/

Belgique : LA SEMAINE MONDIALE DE LA MEDIATION 2018


Capture.PNG258.PNG

Capture.PNG1257.PNGEn savoir plus sur ubmp-bupb.org/fr/home-2/

Café Médiation à Lyon : jeudi 4 octobre, à 8h30 -Thème : La semaine de la médiation à Lyon, du 17 au 21 octobre 2018


Le prochain Café Médiation : le 4 octobre 2018 à 8h30. /!\ changement de lieu à la Brasserie Le Moderne 78 av de Saxe à Lyon 3 ; Organisé par Médiation du Rhône.

En savoir plus sur http://mediation-a-lyon.fr/cafe-mediation-a-lyon/

Côte d’Ivoire : « LES ACADEMICIENS IVOIRIENS ONT DECOUVERT LA MEDIATION PROFESSIONNELLE ET L’INGENIERIE RELATIONNELLE » par EPMN (Officiel de la médiation)


 

Source : Abidjan.net : A l’initiative du Domaine des Sciences juridiques politiques économiques et de gestion, de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD), une conférence sur la médiation sociale s’est tenue mercredi 26 septembre 2018, au siège de ladite institution.

Venu de France, Jean Louis Lascoux, président de l’école professionnelle de la médiation et de la négociation a présenté la médiation professionnelle – EPMN – et les techniques de la technologie de l’ingénierie relationnelle qu’il a élaborées, aux professeurs curieux de savoir comment intégrer ce nouveau mode d’intervention dans la pratique culturelle dans l’objectif de favoriser une meilleure entente au sein de la société ivoirienne.

« Il s’agit d’intégrer cela dans leurs réflexions et ils sont très motivés pour faire une démarche de recherche dans leurs académies en partenariat avec le centre de recherche de l’EPMN, le CREISIR qui a ses représentants en Côte d’Ivoire. » s’est réjoui M. Lascoux.

Pour lui, l’Entente Sociale, nouveau paradigme qu’il a identifié et qui fonde la relation, conduit à une démarche qui n’a pas pour but de faire fi des lois : « C’est la relation entre les personnes qui tissent le modèle social dans lequel nous évoluons » a-t-il poursuivi rappelant que « désormais, à notre époque, c’est le médiateur professionnel qui a pour rôle dans la société de développer l’entente sociale. Si des formes de médiation consistent à intervenir au regard des systèmes juridiques issus du modèle du Contrat Social avec toutes les instrumentations de morale, de droit et de normalisation, la médiation professionnelle est une pratique instrumentée de l’ingénierie relationnelle qui accompagne la recherche de l’entente et de l’entente sociale. Dans toutes les sociétés, ce qui fonde une relation, c’est l’entente, l’identification de ce paradigme fondateur relance une réflexion qui s’est figée dans les institutions au XVIII° siècle.»

M. Jean-Louis Lascoux a rappelé que« Le Contrat Social repose sur une fiction (nul n’est censé l’ignorer), tandis que l’Entente repose sur la réalité des relations qui va avec la nécessité d’apprendre à être en relation. Il a ainsi défini les champs de compétences : le monde du droit va avec le Contrat social, celui de la médiation professionnelle est celui de l’Entente sociale. »

Le président de l’ASCAD, Pr. Aïdara Daouda a quant à lui souligné «l’intérêt d’une telle rencontre » durant laquelle le conférencier a présenté « une voie qui n’est pas la seule mais qui permet d’obtenir des résultats

« La médiation est un concept difficile à cerner et c’est une pratique extrêmement difficile. Mais elle est naturelle à la culture africaine. C’est d’un intérêt important, nous avons réagi, nous allons travailler et cela va enrichir nos champs de vision et nos pratiques » a-t-il promis. (Extrait de officieldelamediation.fr du 6/10/2018)

En savoir plus sur https://www.officieldelamediation.fr/2018/10/06/les-academiciens-ivoiriens-ont-decouvert-la-mediation-professionnelle-et-lingenierie-relationnelle/

Luxembourg : SEMAINE MONDIALE DE LA MÉDIATION 2018 du 12 au 20 octobre


Capture.PNG12.PNG

Programme complet sur www.alma-mediation.lu/fileadmin/pdfs/telechargement/SEMAINE_MONDIALE_DE_LA_MEDIATION_2018_2018_09_25.pdf