« La Clinique de la Médiation est née de l’initiative d’étudiants désireux non seulement de pratiquer la médiation mais aussi de la promouvoir. Cette volonté vient d’un constat simple : la médiation est trop peu répandue en France et traîne avec elle de nombreuses idées reçues.Sur le modèle des cliniques canadiennes, ils se sont réunis et ont donné naissance à ce projet.
Bénévolat
C’est sur la base du bénévolat qu’ils feront la promotion de la médiation, en sensibilisant les personnes aussi bien au niveau de l’Université Aix-Marseille, que dans les écoles publiques et les entreprises publiques ou privées. En plus de leur permettre d’assister à des médiations réalisées par des médiateurs, la chance leur est laissée de conduire des médiations, aussi bien auprès d’étudiants que de particuliers ou professionnels. Il s’agit pour eux d’une véritable opportunité de se mettre dans la peau d’un médiateur avec un cas bien réel et concret.
Bien que la Médiation soit un processus oral, les médiateurs sont régulièrement confrontés à différents écrits, depuis la signature de la Convention d’engagement à la Médiation jusqu’à la signature de l’accord de Médiation.
C’est dire que tous les médiateurs se sont un jour posé la question de la valeur juridique des écrits en médiation, et ont été peu ou prou confrontés aux problèmatiques déontologiques qu’ils soulèvent, notamment au regard du principe de confidentialité.
Le CEMA souhaite participer à cette réflexion en conviant Madame la Professeure Natalie FRICERO pour un Webinaire dans lequel elle tentera de répondre à ces différentes questions et à celles que vous pourrez lui poser directement.
Pour l’accompagner, un magistrat, un avocat et un médiateur participeront à la réflexion en questionnant notre invitée. (Extrait de us02web.)
Les personnes accompagnant les médiés en médiation du travail peuvent être des représentants du personnels, ou des experts techniques ou juridiques. La question de leur rôle et de leur place se pose pour le médiateur dans le déroulement du processus.
Le médiateur se met à l’écoute à chaque situation du besoin des personnes et de l’opportunité de cet accompagnement dans le but d’améliorer la relation. Il se doit aussi d’y poser un cadre et des règles de façon à sécuriser les médiés, et permettre une expression claire, libre, et engagée.
Libérer la parole :
Le processus de médiation permet au médié de s’exprimer par lui-même avec ses mots, et de favoriser son écoute sans interférence ni interprétation.
Il peut ainsi se sentir entendu dans ce qu’il ressent, et dans ses besoins. Il s’agit aussi de lui donner un pouvoir d’action dans la recherche de solutions. Aussi il ne peut être représenté dans cette démarche, il ne peut demander à une tierce personne de s’exprimer en son nom.
La communication directe est un mode d’expression sans détour, sans artifice, et sans représentation. L’objectif est de clarifier les intentions, en utilisant des modes d’expressions directs, et non détournés. On évitera donc l’usage de l’humour, du cynisme, ou de l’ironie, mais aussi l’usage de l’idéologie, ou encore des jugements.
Le message doit être le plus clair possible et libéré de toute interprétation. L’interprétation est en effet la dimension subjective de la sensibilité de chaque personne qui donne une compréhension d’un mot ou d’une phrase différente de celle qui était donnée au départ.
Ainsi une personne peut évoquer un sentiment ou un besoin avec des mots qu’elle pense juste, et ces mots entendus par la personne à qui elle s’adresse prendront un sens différent. Cette dernière aura une compréhension de ces mots distincte de l’intention première du fait de l’état d’esprit dans lequel elle se trouvera à ce moment.
Cette discordance entre une intention exprimée et celle qui est entendue fait naitre des confusions, et de fait des tensions qui pourraient être évitées.
Ainsi le médiateur à l’aide des outils et techniques de questionnement, reformulation et synthèse aidera à lever ces confusions en permettant la clarification des intentions ainsi que leurs interprétations.
Eviter les interprétations :
Cependant si une tierce personne est présente lors de cet entretien, et de cette clarification, son interprétation peut être encore différente de celle des médiés, et si elle s’en exprime, apporter plus de confusion encore, ajoutant une autre dimension de compréhension à déchiffrer.
La représentation a vocation à soutenir, ou renforcer la position d’une personne. Or le cadre de la médiation s’il est bien posé, garantit la sécurité, le soutien, de la personne. De façon à ce qu’elle soit en mesure de s’exprimer sans représentation ni délégation.
Poser le cadre sécurisant pour tous
C’est pourquoi le médiateur dans le cadre du processus définit bien la présence et le rôle de ces personnes accompagnantes : il ne peut accepter la présence d’une posture de représentant, Il acceptera seulement celle d’accompagnant, qui si il s’exprime le fera en son nom propre, et non au nom de la personne qu’il accompagne.
Le médiateur engage alors avec le représentant du personnel, le syndicat, ou encore l’avocat un travail de définition des rôles et des places de chacun très important pour poser ce cadre d’autodétermination du médié, tout en étant à l’écoute des positions de ces accompagnants.
Les expériences vécues m’ont permis de comprendre la difficulté pour ces acteurs non pas d’accepter les règles que je pose avec eux, mais d’adopter concrètement une posture différente : se mettre en retrait par rapport à la fonction de soutien, et de représentation qu’ils doivent prendre en dehors du cadre. Cette position doit être acceptable pour eux, sans les défaire de leur rôle initial.
Carole CHATELAIN, Médiateure, Auteure, Directrice adjointe de la Rédaction Sciences et Avenir – La Recherche
&
Bertrand ROBERT, Président du Cabinet Argillos, Management de crise et Techniques d’anticipation, Auteur
Séance animée par Hirbod DEHGHANI-AZAR, Avocat, MCO Paris, médiateur, Ancien Pdt de l’AME, Directeur de l’ifomene, formateur en négociation et en droit public, responsable des formations Ifomene en Régions Outremer et à l’International
Avec le concours de Stephen Bensimon et Isabelle Aoustin Hercé, Directeurs de l’IFOMENE
UNE STATISTIQUE QUI EN DIT LONG :
A l’AG de la Fédération Française des Centres de Médiation, Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises, indiquait que son service public de médiation est passé progressivement de 100 médiations par an à près de 100 par mois, mais que ce nombre s’est multiplié par 4 à 5 en huit mois, depuis le début de la nouvelle crise sanitaire.
Ce qui est vrai entre les entreprises l’est tout autant en intra entreprise et pour les relations personnelles : le confinement a ainsi favorisé des huis-clos familiaux propices aux tensions, frictions, violences intra familiales, à des situations de harcèlement, de souffrances psychiques… et de ruptures
LA PEUR
Risques, imprévisibilité de l’avenir, réactions psychologiques face à la menace insidieuse de mort : Carole Chatelain, directrice adjointe de la rédaction de Sciences et Avenir- La Recherche nous fera réfléchir à nos armes intimes de défense pour affronter cette crise intérieure. Auteure de « Médiation : comment développer son empathie ? Les ressources du cerveau » chez Archétype82, elle forme en Médiation santé et en formation continue du médiateur.
LE DANGER
Bertrand Robert nous fera réfléchir aux effets des crises sur les « modes doux » de résolutions des conflits. Il le fera en professionnel de la prévention et de la gestion de crise, des phénomènes de surprise et des dimensions cachées… mais aussi avec un style subtil puisé dans son parcours d’Aïkidoka… Co-auteur de l’ouvrage « La communication de crise » (Mac Graw Hill), il intervient à l’Ifomene en DU2 et en Master de Médiation et management d’entreprise
(Comme toujours dans nos cafés ½ heure de présentations initiales et 1 heure d’échanges interactifs avec vous) (Extrait de
« Comment se passe concrètement une médiation ? La question nous est souvent posée. Il semble improbable et étrange que deux personnes ou groupes de personnes en opposition radicale de prime abord arrivent à renouer le dialogue et trouver des solutions pour travailler de nouveau ensemble. Il parait complexe de pouvoir séparer dans des conditions qui satisfont chacun et sont comprises par l’ensemble des protagonistes.
La semaine de la médiation qui vient de se conclure avait pour objectif de sensibiliser le grand public aux spécificités de la médiation. Plus de 230 évènements ont eu lieu partout en France, soit deux fois plus que l’an dernier alors même que les restrictions sanitaires empêchent la tenue de nombreux évènements.
Faire découvrir la médiation : un challenge
La médiation, c’est d’abord et avant tout une expérience, une rencontre. Pour l’évoquer, plusieurs protagonistes peuvent prendre la parole : les commanditaires bien sûr (DRH, managers, juges, chefs d’établissement, avocats, etc.), les personnes directement impliquées dans la médiation aussi (que nous appelons “médiés”), comme les formateurs à la médiation, ou bien encore les médiateurs.
Mais le partage de cette expérience est malaisé. La confidentialité, condition sine qua non pour libérer la parole et espérer rétablir la confiance entre médiés, entrave le partage de témoignages ou le retour d’expériences à grande échelle. Les médiateurs, tenus aussi par cet engagement, témoignent par conséquent rarement de leurs prouesses.
Des récits vidéos
Nous nous sommes donc pleinement associés à l’initiative de l’association Médiations Plurielles qui organisait un webinaire le 14 octobre dernier et proposait six récits de médiations réelles.
Des médiateurs, tous formés à la médiation au CNAM (comme nous !), relatent une médiation qui les a marquées. Ce que voulait chaque protagoniste au départ, le moment de bascule où chacun fait un pas vers l’autre. Natacha Waksman, à l’origine de ce projet, facilitait le débat entre Jacques Salzer, universitaire, auteur et médiateur, et Catherine Garreta, médiatrice, en charge d’une des formations à la médiation au CNAM aux côtés de Laure Veirier. » (Extrait de undeuxtiers.com du 20/10/2020)
« A l’initiative de l’APMF, un collectif, composé de médiateurs familiaux DE de médiateurs généralistes et du CIDFF s’est mobilisé pour promouvoir la médiation familiale dans le secteur quimpérois .
La semaine de la médiation s’est vite imposée comme le moment le plus adéquat pour aller au devant d’un public le plus large possible .
La Maison Pour Tous de Kerfeunteun, bien identifiée des habitants comme lieu d’échanges divers, mais aussi porteuse de réflexions et d’actions autour du développement social et culturel, a accepté d’accueillir un temps fort sur cette thématique .
L’évènement se déroulera samedi 10 octobre de 10h à 13h, sous forme d’une conférence gesticulée, intitulée « Famille à la masse », animée par Isabelle PENIN , médiatrice familiale DE à LORIENT . Il s’agira d’ateliers ludiques , entrecoupés d’échanges organisés sur un mode dynamique et interactif, afin d’illustrer combien chaque situation est singulière au regard de notre histoire- familiale, personnelle, professionnelle- , de nos croyances, de nos valeurs.
Ces ateliers seront l’occasion d’interroger le conflit, ses enjeux, ses effets sur chaque personne concernée dans la sphère familiale.
« Forte de sa plateforme internet collaborative, d’une centrale téléphonique et d’un plan de promotion diversifié, la Fédération Genevoise MédiationS – FGeM relance le service de Permanence Info MédiationS – PIM pour mettre les médiateurs/médiatrices assermenté(e)s et/ou accrédité(e)s FSM en contact direct avec la population et les magistrats.
Les membres du comité de la FGeM présenteront les outils proposés et répondront à toutes vos questions lors d’une rencontre organisée dans le cadre du prochain P’tit Déjeuner de la Médiation*:
mercredi 7 octobre 2020 de 08h15 à 09h30
de manière présentielle à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Genève (4 bd du Théâtre, 2e étage)
ainsi que par visioconférence: lien d’accès Zoom / Meeting ID: 861 1137 5765 / Passcode: 077517
La séance est ouverte à tous les médiateurs/médiatrices assermenté(e)s et/ou accrédité(e)s FSM ou en passe de le devenir. » (Extrait de FGeM_Mediation)