
Archives de Catégorie: carnet médiation
Mulhouse : trente ans de médiation au service des habitants du quartier des Coteaux (alsace.fr)

« Réparti en six secteurs, dont celui installé dans le quartier des Coteaux qui intervient aussi dans le vieux Dornach et le quartier Fénelon, le service de médiation de la Ville de Mulhouse assure, depuis sa création en 1993, des missions multiples et indispensables au mieux-vivre ensemble.
Dans leurs locaux situés au 30, rue Henri-Matisse dans le quartier de Coteaux, les médiateurs de la Ville de Mulhouse sont présents du lundi au vendredi, de 17 h à 20 h. Josiane Tracilowski, Nadir Guelhouli et Kamel El Ashouri expliquent leurs missions, alors que le service fête cette année le 30e anniversaire de sa création. » -Sabine Hartmann- (Extrait de alsace.fr du 17/11/2023)
En savoir plus sur https://www.lalsace.fr/social/2023/11/17/mulhouse-trente-ans-de-mediation-au-service-des-habitants-du-quartier-des-coteaux
Martti Ahtisaari, ancien président finlandais et Prix Nobel de la paix, est mort (lemonde.fr)

« Président de 1994 à 2000, Martti Ahtisaari a joué le rôle de médiateur dans plusieurs conflits, de l’Indonésie au Kosovo en passant par la Namibie. Il s’est éteint lundi à l’âge de 86 ans.
Il avait joué le rôle de médiateur dans un grand nombre de conflits, de l’Indonésie au Kosovo en passant par la Namibie, obtenant de nombreuses distinctions, jusqu’au prix Nobel de la paix en 2008. Martti Ahtisaari, président finlandais de 1994 à 2000, est mort lundi 16 octobre à l’âge de 86 ans après avoir souffert de la maladie d’Alzheimer. « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la mort du président Martti Ahtisaari », a dit l’actuel président, Sauli Niinistö dans un communiqué. » (Extrait de .lemonde.fr du 16/10/2023)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2023/10/16/martti-ahtisaari-l-ancien-president-finlandais-et-prix-nobel-de-la-paix-est-mort_6194741_3382.html
Création de l’association des médiateurs administratifs – AMA

« Objet : contribuer au développement de la médiation administrative en participant aux réflexions et aux travaux des institutions françaises et européennes en la matière, en œuvrant en faveur de l’enseignement de la médiation administrative, en la faisant connaître aux professionnels du droit, aux administrations et aux citoyens ; encourager la publication d’articles et de documents sur le sujet ; offrir à ses adhérents un lieu d’échanges, de formation, de perfectionnement et d’analyse de la pratique professionnelle ; œuvrer à la reconnaissance et à la visibilité de l’activité de médiateur administratif ; accompagner les adhérents dans leur activité libérale de médiation en leur fournissant, dans les conditions définies dans le Règlement intérieur, les moyens matériels nécessaires à l’exercice de leur activité de médiateur administratif, tel qu’une assurance RCP, l’adhésion à un organisme de médiation de la consommation ou la mise à dispositions de salles de médiation » (Extrait net1901.org)
En savoir plus sur https://www.net1901.org/association/ASSOCIATION-DES-MEDIATEURS-ADMINISTRATIFS-AMA,1001770564.html
Belgique : conférence anniversaire des 20 ans de l’Union Belge des Médiateurs Professionnels (UBMP)
Alain Touraine, grand intellectuel universaliste et engagé, est mort (Lemonde.fr)
(Je tenais à mentionner le décès d’Alain Touraine, car ses travaux ont inspiré de nombreux médiateurs dans leurs écrits ou pratiques. J’ai eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises dans le cadre de séminaires de recherche, notamment lors d’une journée en 1996 organisée par la Bibliothèque municipale de Lyon sur le thème « Biblothèques et médiation ». Dans son intervention, il a exposé sa vision de la médiation et de ce que nous appelons aujourd’hui le « bien-vivre-ensemble ». Des thèses qui ont été reprises dans son ouvrage paru chez Fayard, en 1997 « Pourrons-nous vivre ensemble ? égaux et différents » et qui ont inspiré mes propres travaux sur la médiation. J-P Bonafé-Schmitt – Lettre des Médiations)

« Figure majeure de la scène intellectuelle française et internationale, le sociologue Alain Touraine est mort à Paris, vendredi matin 9 juin, a appris Le Monde auprès de sa famille. Il avait 97 ans. Depuis ses premières enquêtes de terrain dans les usines Renault jusqu’à ses derniers textes sur les métamorphoses du capitalisme « spéculatif », ce voyageur enthousiaste n’aura jamais cessé d’observer le monde social, ses mutations profondes, ses nouvelles lignes de fracture, ses ressources d’indignation et de liberté, aussi. «Moi, ce qui m’intéresse, ce que je tente de mettre au jour partout, c’est le conflit », résumait-il en 2017 lors d’une rencontre informelle. Raconter la société, mettre en récit ses conflits, telle aura été la vocation de cet intellectuel flamboyant, aux curiosités sans frontières, formé à la double école de la littérature et de la Libération. » (Extrait de lemonde.fr du 9/06/2023)
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Belgique : nouveau service de médiation entre citoyens et les administrations bruxelloises : « nous avons enregistré 328 plaintes en quatre mois »(rtbf.be)

« Ombuds. Brussels a vu le jour le 1er septembre 2022. Cette institution indépendante traite les plaintes des personnes, entreprises ou organisations envers les administrations et communes bruxelloises. Elle traite aussi les signalements d’abus ou de fraude par des membres du personnel.
En quatre mois, 328 plaintes enregistrées
Même s’il est un peu prématuré pour tirer des conclusions, selon l’institution, dans les premières plaintes reçues, il ressort que les motifs sont divers. Le plaignant peut être déçu par la qualité d’un service public, trouver que l’information fournie n’est pas suffisamment claire ou la procédure trop complexe. La plainte peut aussi concerner l’accessibilité d’un service, ou bien le délai de réponse d’une administration.
« L’une de mes priorités est de collaborer avec les administrations pour faciliter le parcours de la personne qui rencontre une difficulté avec une administration« , explique Catherine De Bruecker, la première médiatrice bruxelloise. « Nous sommes là pour soutenir les administrations qui n’ont pas encore de système de gestion de plaintes, dans la mise en place d’un tel service ». Le citoyen mécontent doit donc s’adresser en premier lieu à l’institution qui lui pose souci et ensuite, si la réponse ne lui convient pas, il peut s’adresser en second lieu à Ombuds. Bruxelles. Ensuite, « sur base des signaux identifiés dans les plaintes, l’institution peut mener des enquêtes et formuler des recommandations pour améliorer la situation de manière plus générale« . » -T. Denis -(Extrait de rtbf.be du 31/03/2023)
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Médiation sociale : inauguration d’une antenne Pimms Médiation à Bordeaux (rue89bordeaux.com)

« L’antenne Pimms Médiation des Aubiers est la 100e en France, et la deuxième à Bordeaux après celle du quartier de la gare Saint-Jean, cours de la Marne. Outre les guichets où les habitants des Aubiers peuvent se rendre gratuitement, un triporteur équipé de tablettes numériques assure un service mobile.
L’effectif total de l’association est de 20 personnes dont 3 conseillers numériques et 15 médiateurs sociaux (1 et 3 pour les Aubiers), en plus du directeur et de la directrice adjointe. Créé en 2013 à l’initiative de la mairie de Bordeaux et de grandes entreprises de service public, Pimms Médiation bénéficie du soutien de la Ville à hauteur de 60 000 € par an (une convention sur 3 ans). Une enveloppe de 10 400 € a été ajoutée en 2022 pour préparer cette ouverture.
De son côté, outre les contrats aidés, l’État apporte 30 000 € par an via le label France services, piloté lui par le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. » (Extrait rue89bordeaux.com du 21/02/2023)
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« Regard sur la médiation : Claude Evin, avocat et médiateur » Entretien avec Claude Evin par Hermes-Mediation.fr

« Claude Évin est connu pour sa carrière politique et reconnu pour ses engagements. Il a été député de Loire-Atlantique pendant plus d’une vingtaine d’années. Ministre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection sociale de 1988 à 1991, il est aussi l’instigateur de la loi du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme, dite loi Évin. Il a présidé la Fédération hospitalière de France de 2004 à 2009, puis a été nommé préfigurateur de l’Agence régionale de santé Ile-de-France dont il a ensuite été le directeur général de 2010 à 2015. Claude Évin est aujourd’hui avocat et médiateur.
Claude Évin, comment êtes-vous venu à la médiation ?
Après avoir assumé les diverses responsabilités que vous connaissez et pour préparer ma sortie de l’Assemblée nationale, je suis devenu avocat. Quand j’ai eu quitté l’Agence régionale de santé Ile-de-France, en 2015, j’ai exercé en qualité d’avocat, au sein d’un cabinet et, là, j’ai été sollicité par des établissements pour conduire des médiations entre professionnels. J’avais eu une sollicitation aussi pour intervenir dans un contexte un peu particulier, en Nouvelle-Calédonie, entre une clinique, le propriétaire de l’immeuble dans lequel devait entrer la clinique et le gouvernement territoriale de Nouvelle-Calédonie, sur les conditions de financement de l’entrée de la clinique dans ces nouveaux bâtiments. J’avais été amené à faire de la médiation sans être formé. Début 2020, j’ai préparé un diplôme universitaire de médiateur à l’IFOMENE, l’Institut de formation à la médiation et à la négociation. Voilà comment j’y suis venu. J’ai trouvé réellement que la démarche, aussi bien dans les relations avec les usagers dans les établissements de santé ou les établissements médico-sociaux, que dans le traitement des conflits entre les professionnels du secteur de la santé et du médico-social, justifiait qu’il y ait cette recherche de solution amiable plutôt que d’aller au contentieux. Aujourd’hui, il s’avère que je suis sollicité par des établissements de santé, mais aussi par des juridictions administratives ou judiciaires car je suis inscrit auprès de cours d’appel. Pour le moment, j’ai moins de sollicitations du côté des juridictions judiciaires que du côté des juridictions administratives pour conduire des médiations, et pas uniquement dans le secteur de la santé.
Les personnes qui ont suivi une formation de médiateur disent qu’elles en sont sorties transformées. Cet enseignement a pour réputation de remettre en question des comportements, des approches relationnelles et managériales. Est-ce que cela a été votre cas et, si oui, sur quels traits de votre personnalité ?
Pour vous répondre franchement, ça m’a beaucoup ouvert à l’écoute, parce que l’une des premières qualités que doit avoir le médiateur est l’attention portée aux parties et à ce qu’elles expriment. Cela m’a beaucoup remué d’une certaine manière, et cela m’a amené à être vraisemblablement plus attentif, y compris dans ma vie personnelle, dans ma vie privée, dans mes différentes activités, à écouter, à essayer de bien mesurer comment l’expression que je reçois est empreinte d’émotion, de complexité, etc. Cela m’a d’ailleurs amené à compléter mon parcours car je suis en train de me former à l’analyse systémique pour pouvoir être plus ouvert, plus sensible encore à la complexité des situations. La qualité du médiateur est de percevoir la complexité de ce qui s’exprime.
Avec le parcours politique et professionnel que vous avez eu, vous arrive-t-il de regretter de ne pas l’avoir fait plus tôt, en vous disant que les bénéfices de cette formation vous auraient été utiles dans bien des circonstances ?
Oui, certainement. Je ne regrette jamais ce que je n’ai pas fait. J’ai saisi l’opportunité, là, et j’essaie d’en tirer le maximum d’intérêt, d’intérêt pour les causes pour lesquelles je peux être amené à intervenir. Mais c’est vrai, vous avez raison, je pense que la formation à la médiation impacte notre mode de fonctionnement personnel.
Est-ce facile de faire de la médiation quand on a été ministre de la Santé ?
Pour moi, ce n’est pas compliqué. C’est parfois plutôt les interlocuteurs qui projettent une image liée à mes anciennes fonctions et qui ne m’identifient peut-être pas comme médiateur. Ils pourraient avoir une appréhension éventuellement, je ne sais pas. Ceci étant, lors des médiations que j’ai eu l’occasion de conduire, je n’ai pas eu le sentiment que cela posait un problème.
Y a-t-il eu des situations qui vous ont conduit à décliner votre intervention compte tenu des fonctions politiques que vous avez occupées ou par conflit d’intérêt ?
Je n’ai pas été confronté à cette situation. La situation qui pourrait se présenter, comme j’ai une activité d’avocat et une activité de médiateur, serait celle qui m’inviterait à conduire une médiation avec une partie dont j’aurais été l’avocat. Dans ce cas, évidemment, je déclinerais.
Combien avez-vous fait de médiation depuis que vous êtes diplômé ?
J’en ai fait une petite dizaine. » (Extrait de hermes-mediation.fr du 11/01/2023)
En savoir plus sur http://hermes-mediation.fr/2023/01/11/regard-sur-la-mediation-claude-evin-avocat-et-mediateur/
Liban : Le prix Gandhi pour la paix 2022 à Ougarit Younane et Walid Slaiby co-fondateurs de l’Académie universitaire pour la non-violence et les droits humains (AUNHOR) à Beyrouth (lorientlejour.com)

Je connais depuis de nombreuses années Ougarit Younane et Walid Slaiby et j’ai eu l’occasion de pouvoir les rencontrer et d’avoir des échanges avec eux au cours de mon séjour à Beyrouth pour donner des cours à AUNHOR. Je suis heureux pour eux de l’obtention de ce prix Gandhi qui est une juste reconnaissance de leur action en faveur de la médiation au Liban et plus largement au Moyen-Orient – JP Bonafé-Schmitt
« Deux militants de longue date pour la philosophie de non-violence, Ougarit Younane et Walid Slaibi, sont les lauréats 2022 du prix Gandhi pour la paix, décerné par la Fondation Jamnalal Bajaj du nom d’un proche du Mahatma Gandhi. Ougarit Younane, sociologue, écrivaine et formatrice, a fait le voyage jusqu’à Mumbai en Inde (Walid Slaibi, écrivain et penseur, n’a pas pu s’y rendre pour des raisons de santé), afin de recevoir, le 8 décembre, ce prix dans le bâtiment historique de l’Opéra de la ville. Les deux militants, dont le parcours exceptionnel en une région troublée comme le Moyen-Orient s’étend sur quarante ans, ont fondé ensemble l’Académie universitaire pour la non-violence et les droits humains (AUNHOR), une institution éducative unique consacrée à la non-violence.
Le prix Gandhi pour la paix est décerné depuis de nombreuses années à des penseurs et des pionniers dans leur domaine, par cette fondation qui porte le nom d’un proche du grand homme politique indien, Jamnalal Bajaj. Celui-ci a été l’un des principaux soutiens de Gandhi, consacrant des propriétés à sa cause, menant des activités sociales et pédagogiques à l’intention des plus démunis, protégeant les manifestants contre la force coloniale de l’époque… Il a lui-même été emprisonné plusieurs fois, et il est mort à 53 ans, quatre ans seulement avant l’indépendance de l’Inde. Sa famille perpétue cette tradition après lui. La fondation décerne quatre prix chaque année, dont trois à des Indiens, et un prix international au nom de Gandhi réservé à ceux qui propagent les valeurs gandhiennes à l’extérieur de l’Inde. » (Extrait de lorientlejour.com du 5/01/20203)
En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1323515/le-prix-gandhi-pour-la-paix-2022-a-ougarit-younane-et-walid-slaiby.html
ANNIVERSAIRE : « Il y a 50 ans, le 3 janvier 1973, le Président Pompidou promulguait la loi créant le Médiateur de la République »

« Notez qu’à l’époque, on savait faire des lois de 15 articles, qui tenaient sur une seule page du JO…
Indépendant, il avait pour mission de résoudre à l’amiable les litiges entre les administrations et les administrés.
Dès cette première loi, le cadre d’intervention du médiateur est posé : un mandat ni renouvelable ni révocable, le principe des démarches préalables avant de le saisir, la possibilité de formuler des recommandations et de les rendre publiques si elles ne sont pas suivies…
Les autorités publiques doivent faciliter la tâche du médiateur… en participant à la médiation et en répondant à ses questions !
Et le rapport annuel est, déjà alors, le principal outil de communication du médiateur.
Au fil des décennies, le paysage a évolué : il y a maintenant des médiateurs « sectoriels » (Éducation nationale, Bercy, Pôle Emploi), d’autres dans les caisses de sécurité sociale et dans certaines collectivités locales. » Daniel Agacinski, Délégué général à la médiation, Défenseur des droit (Extrait de linkedin.com du 3/01/2023)
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