Médiation par les pairs : L’école de Servel de Lannion (22) tente l’expérience


Lili-Rose et Justine jouent les « médiées » face aux médiateurs Héloïse, Nathan, Maëlan et Edvin. Sous les regards attentifs des adultes référents.

 

« Ils n’ont qu’entre 9 et 11 ans et ils ont déjà envie de s’impliquer dans la vie de leur école. Les élèves de CM1 et CM2 de l’école de Servel apprennent la médiation. Régler les petits tracas et conflits de la cour de récré, ils en font leur affaire !

Les douze élèves de CM1 et 2 de l’école de Servel sont très attentifs dans la salle de classe. Ils apprennent l’art de la médiation. Aujourd’hui c’est un entraînement. Tour à tour ils se mettent dans la peau de « médiateurs » et de « médiés ». Ici on tente de régler les vols de billes, les « t’es plus ma copine » et autres petits conflits. La médiation par les pairs a déjà été adoptée au collège Charles Le Goffic il y a un an et demi. Séduites par le dispositif, Florence Antognazza directrice du groupe scolaire de Servel et Blandine Menguy, coordinatrice des temps périscolaires ont décidé de le mettre en place à l’école élémentaire de Servel.

Une formation préalable


Le dispositif est composé de douze élèves médiateurs et six adultes référents. Parmi lesquels on trouve des enseignants et des animateurs périscolaires. Ces derniers ont reçu une formation de l’Aroéven (association régionale des oeuvres éducatives et de vacances de l’Éducation nationale). « C’est un projet sur trois ans », explique Peggy Dufour, coordinatrice du secteur de l’éducation de Aroéven. « L’idée c’est de donner les outils pour que l’équipe encadrante puisse diffuser la médiation sur le long terme ». L’objectif est de rendre les enfants plus responsables et autonomes. De promouvoir la parole comme mode de résolution des conflits et d’apaiser le climat scolaire et ainsi d’éviter les cas de harcèlement ou de violence à l’école. La mairie de Lannion cofinance le dispositif avec l’Éducation nationale qui remplace les enseignants le temps de leur formation. « Le projet repose sur la motivation du personnel enseignant et animateurs périscolaires » déclare Patrice Kervaon adjoint en charge de l’éducation à la mairie. « Et renforce le lien entre eux ». Toujours selon Patrice Kervaon, « cela permet de travailler avec l’enfant dans sa globalité, pas seulement sur son temps à l’école ».

« Régler les embrouilles ratatouilles »

Il y avait au départ 38 candidats pour devenir médiateurs. Après avoir répondu à un questionnaire et à un entretien de motivation, douze médiateurs ont été sélectionnés. Maëlan 9 ans par exemple « n’aime pas les conflits » car il « trouve que c’est n’importe quoi » et entend donc les apaiser. Josselin, 10 ans, lui, avait « envie de tenter ». Ces petits médiateurs commenceront leur mission dès janvier. « En attendant ils s’entraînent, se font la main au cours d’ateliers » indique Peggy Dufour. En cas de conflit les enfants pourront alors faire appel à un adulte qui fera le tri entre petits et gros conflits et proposera de passer ou non en médiation. Ainsi deux fois par semaine, les petits médiateurs tiendront une permanence dans la salle des professeurs pour régler les disputes de la cour de récré. Un professeur restera à proximité en cas de besoin. « Ils apprennent surtout à mettre des mots sur leurs émotions. On n’est pas ici pour émettre un jugement », explique Julie Astorgue enseignante en CE1 et référente sur le projet de médiation par les pairs. « Bien souvent, le simple fait d’exprimer ses émotions et comprendre ce que l’autre a ressenti suffit à apaiser les  » embrouilles ratatouilles  » » comme elle aime les appeler. « Les médiateurs doivent rester neutres et à l’écoute et c’est aux médiés de trouver une solution ». (Extrait de letelegramme.fr du 6/12/2017)

En savoir plus sur http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/mediation-par-les-pairs-l-ecole-de-servel-tente-l-experience-06-12-2017-11768683.php

Médiation scolaire : des élèves médiateurs au collège Debussy d’Angers


 

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« Le collège Debussy est un établissement d’une grande mixité géographique et sociale11 situé à Angers Nord. Il compte environ 400 élèves de la sixième à la troisième avec des sections ULIS et des classes de SEGPA. Les équipes éducatives ont la volonté d’améliorer le climat scolaire en mettant en place la médiation par les pairs. Comment et pourquoi mettre en place ce dispositif qui permet aux élèves de devenir des acteurs à part entière dans la prévention et la gestion des conflits ?

 

Dans les établissements où les incivilités et les violences sont nombreuses et en augmentation, le recours à la médiation par les pairs est devenu fréquent. C’est le cas au collège Debussy où la direction estime que le climat scolaire est fragile voire dégradé. En effet, il y a beaucoup de petits conflits et disputes entre élèves car il y a des soucis d’incompréhension, de langage, de culture. Ces micro-violences2 (vol de petit matériel, bousculade, insulte…) dégénèrent souvent en disputes et bagarres plus conséquentes, ce qui détériore très nettement le climat scolaire au quotidien et engendre très souvent des problèmes plus graves. La médiation par les pairs trouve ainsi sa place dès qu’une situation conflictuelle de ce type naît entre deux élèves. Elle est menée par des collégiens comme Anna et Romain, formés à la médiation par l’AOREVEN (Association régionale des œuvres éducatives et des vacances de l’Éducation nationale) qui vont chercher à trouver une solution « gagnant-gagnant », c’est-à-dire favorable aux participants. L’écoute, la parole et le dialogue sont les maîtres mots pour la résolution du conflit. Elle apparaît comme une alternative pour éviter des mesures disciplinaires plus lourdes. Elle constitue donc un véritable outil de prévention contribuant à l’apaisement du climat scolaire. Aussi, elle permet de développer la culture de la médiation sociale. Le collège devient alors un espace privilégié de l’apprentissage du « vivre ensemble » et, donc, un lieu de socialisation où l’on tente de faire comprendre aux élèves qu’en cas de conflit, on doit réagir autrement que par la violence physique et verbale. » (Extrait de pedagogie.ac-nantes.fr 24/11/2017 )

 

En savoir plus sur http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/innovation-pedagogique/echanger/des-eleves-mediateurs-1078994.kjsp?RH=PEDA

ICF Habitat met en place un nouveau dispositif à destination des locataires : le médiateur HLM


icf-habitat-e1504791121933.png« À compter du 5 décembre 2017, ICF Habitat met en place d’un nouveau dispositif à destination des locataires : le médiateur HLM, pour régler les litiges à l’amiable.

Qu’est-ce que la médiation ?
La médiation permet de régler à l’amiable des litiges en faisant intervenir un tiers, le médiateur. Son rôle est de restaurer la relation entre deux ou plusieurs parties, le locataire et le bailleur par exemple, et de faciliter la recherche d’une solution négociée.

Quelles sont les conditions préalables à remplir pour soumettre votre litige au médiateur ?

  • Être titulaire d’un bail d’habitation ou être locataire accédant à la propriété dans le cadre de l’acquisition d’un logement appartenant à ICF Habitat ;
  • Avoir déjà soumis votre litige à ICF Habitat par le biais d’une réclamation écrite, datée de moins d’un an,  mais n’avoir pas reçu de réponse ou une réponse insatisfaisante et pouvoir le justifier par des écrits ;
  • Aucune procédure judiciaire ni une autre médiation ne doit être en cours pour ce litige.

Pour quels litiges pouvez-vous saisir le médiateur ?

Les litiges acceptés par le médiateur :

  • Tous les litiges liés au respect des clauses de votre contrat de bail d’habitation (calcul de surface, charges, taux de loyers, entretien du logement, travaux, congés, trouble de jouissance….) ;
  • Les litiges liés à l’acquisition de votre logement ;
  • Les litiges relatifs aux baux mixtes (professionnel+ habitation).
  • Les litiges refusés par le médiateur :
  • Les litiges ayant trait aux attributions de logements, demande de logement ou mutation ;
  • Les litiges liés à un contrat de bail commercial ou professionnel ;
  • Les litiges qui concernent les élections des locataires, la gouvernance et la participation aux instances organisées par le bailleur (conseil d’administration du bailleur, conseil de concertation locative…).

Comment saisir le médiateur ?

ICF Habitat a décidé de recourir au médiateur du secteur HLM : Médicys.

Vous pouvez déposer votre demande :

En ligne sur le site internet de Médicys : http://www.medicys.fr
ou par courrier postal : Medicys – 73 boulevard de Clichy – 75009 Paris

Votre demande doit impérativement être accompagnée d’un dossier complet : vos coordonnées personnelles, l’objet du litige ainsi que l’ensemble des documents qui y sont liés et notamment les échanges que vous avez eus avec vos interlocuteurs ICF Habitat et qui n’ont pas abouti à trouver une
solution satisfaisante.

La procédure de médiation est gratuite pour les locataires. » (Extrait de icfhabitat.fr)

En savoir plus sur http://www.icfhabitat.fr/groupe/mediateur-hlm

Tourcoing : un médiateur pour résoudre les litiges avec la ville et le CCAS


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« La mairie de Tourcoing vient de se doter d’un médiateur en la personne de Geoffrey Mercier. Son rôle ? Résoudre à l’amiable les litiges opposant des Tourquennois (particuliers, associations, commerces et entreprises) aux services de la ville ou du CCAS.

Pour quoi et pour qui ?

Vous avez contesté sans succès un permis de construire, une facture périscolaire, une inscription dans une école, un réaménagement de voirie, un espace de livraison… Avant de recourir à la justice, il reste une alternative (gratuite) : le médiateur. Portée par Geoffrey Mercier, 41 ans, la fonction a été créée fin octobre. Et elle ne s’adresse par uniquement aux particuliers en litige avec la ville ou le CCAS, «  mais aussi aux associations, entreprises et commerces  ».

Quels litiges sont exclus ?

«  Je peux être saisi pour tout litige relevant de la compétence de la ville  », explique G. Mercier. Et pour ceux qui relèveraient de la MEL ou d’une autre collectivité ? «  On réoriente vers un interlocuteur auprès duquel on s’assure d’un suivi.  » Mais pour éviter toute confusion le médiateur prévient : «  Je ne traite pas les demandes d’emploi, de logement ou de crèche.  » Il n’intervient pas non plus pour les litiges d’ordre privé (traités par le médiateur de la Maison de justice). «  Je n’interviens pas non plus quand une procédure juridictionnelle est en cours ou si la justice s’est déjà prononcée.  »

Comment ça marche ?

Après une contestation infructueuse auprès des services, les personnes souhaitant saisir le médiateur «  doivent formuler une demande écrite en constituant un dossier  ». Si besoin, il conviendra d’un rendez-vous «  pour recueillir le maximum d’éléments concrets  ». Après avoir fait la même démarche du côté de l’administration, «  j’analyse et j’établis les points de convergence : jusqu’où peut-on se mettre d’accord ?  » G. Mercier insiste : « Je n’ai pas de parti pris pour la ville, je travaille en toute indépendance. Je ne juge pas, je n’arbitre pas : je rends mes conclusions.  » Avec l’idée d’arriver à un consensus, un accord.

Les objectifs ?

Ils sont trois : outre la résolution à l’amiable, le médiateur fait de la pédagogie et travaille à l’amélioration du service public via des propositions de réformes. Depuis cette mise en service (fin octobre), neuf demandes ont déjà été reçues. Combien aboutiront à une entente ? «  C’est un métier neuf qui se nourrit d’expériences de terrain : seules une trentaine de collectivités en France adhèrent à l’association des médiateurs  », termine Geoffrey Mercier. »  – F. Moreau- (Extrait de nordeclair.fr du 21/11/2017

En savoir plus sur http://www.nordeclair.fr/113956/article/2017-11-21/un-mediateur-pour-resoudre-les-litiges-avec-la-ville-et-le-ccas

Médiation sociale : la ville de L’Aigle (61) a mis en place deux médiateurs depuis 2 ans


 

« Bien qu’au service de tous les Aiglons, l’action des deux médiateurs se concentre essentiellement sur le quartier de la Madeleine, selon les termes du contrat de Ville 2015-2020 signé avec l’Etat. Leurs missions consistent à écouter les habitants, être le relais et favoriser le lien social, aider, informer et orienter les personnes dans leurs démarches, assurer une présence humaine rassurante et sensibiliser au respect des personnes et de l’environnement, observer et assurer une veille dans les espaces publics.

Etablir la confiance

Mais concrètement, comment ça fonctionne ?

Habillés d’un blouson marqué du logo de la Ville et du mot « médiateur » écrit en majuscules dans le dos, et équipés d’une besace également aux couleurs de L’Aigle, Cindy Rolland et Didier Pieau sillonnent tous les après-midi le quartier de la Madeleine, à la rencontre des habitants. « On est maintenant connus et reconnus », assure Cindy, le dialogue s’établit donc très naturellement. Et même au tout début, le contact n’a pas été difficile à établir, Didier Pieau étant lui-même un habitant du quartier. Surtout, tous deux aiment « le lien avec les gens », savent « établir la confiance » et « creuser quand on aborde un sujet ».

On vient leur raconter les petits soucis quotidiens, les problèmes de voisinage. On les sollicite pour un accompagnement dans les recherches d’emploi ou les démarches administratives. On leur demande conseils pour faire du sport ou occuper le temps. Cindy et Rolland conseillent, orientent, encouragent, recadrent aussi, « sans jamais remplacer les services sociaux », pointe Marie-Pierre Mahé, maire-adjointe aux affaires sociales et au logement. Ils s’occupent des adultes mais aussi des enfants.

Les deux médiateurs travaillent en étroite collaboration avec les structures sociales, sportives ou culturelles de la Ville ou de la Communauté de communes du Pays de L’Aigle comme la médiathèque, le Pôle d’animation, le centre intercommunal d’action sociale, la MJC, mais aussi le Pôle emploi, la Mission locale, le Smirtom (syndicat d’ordures ménagères) ou encore les bailleurs sociaux.

« On a un très bon retour »

Marie-Pierre Mahé souligne d’ailleurs la « très bonne entente entre toutes les institutions », affirmant qu’ « on ne peut pas travailler seul. La cohésion est indispensable pour pouvoir avancer sur le quartier de la Madeleine et sur l’ensemble de la ville ».

Les résultats sont au rendez-vous. « On a un très bon retour », affirme Marie-Pierre Mahé. « On sent que les gens apprécient beaucoup plus leur quartier qu’avant. Les bailleurs sociaux sont aussi très satisfaits. Depuis deux ans, c’est le jour et la nuit », poursuit-elle. « On participe à une certaine harmonie en améliorant la qualité de vie des habitants », ajoute Didier Pieau.

C’est un métier où la routine n’existe pas car « tous les jours, ça change. Ce qui en fait sa richesse », se réjouissent les deux médiateurs qui ont chacun un CDD de trois ans. Seront-ils reconduits ? Au vu des résultats, Marie-Pierre Mahé pense que oui mais rien n’est encore sûr.  » (Extrait de actu.fr/normandie du 21/11/2017)

En savoir plus sur https://actu.fr/normandie/aigle_61214/cindy-rolland-didier-pieau-deux-mediateurs-ville-laigle_13404452.html

Consommation : le médiateur de la consommation des architectes est en place


Contrat illustration

« Afin de résoudre un litige entre un professionnel et un consommateur, le code de la consommation prévoit que ce dernier puisse avoir recourir gratuitement à un médiateur de la consommation, mis en place et pris en charge par le professionnel. Le Conseil National de l’Ordre des Architectes vient de nommer le sien.

En cas de litige avec un professionnel inscrit à l’Ordre des architectes, les consommateurs pourront désormais saisir le médiateur de la consommation de la profession d’architecte. Sur son site architecte.org, le CNOA annonce allouer un budget propre pour ce dernier et avoir créé un site internet dédié. Ce site permet aux consommateurs de faire leur saisine en ligne. (…)
Pour répondre à cette obligation, le CNOA a décidé de mettre en place un service de médiation de la consommation pour l’ensemble de la profession et de confier cette mission à un architecte formé à la médiation. Vincent Borie, architecte inscrit à l’Ordre et expert près la Cour d’Appel d’Amiens, tiendra cette mission pour les trois années à venir.Enfin, l’Ordre rappelle les modalités et le déroulé d’une saisine et ses grands principes qui sont ceux d’un processus gratuit, confidentiel, librement accepté par les parties et d’un règlement rapide du litige.  » (Extrait de batiactu.com du 8/11/2017)

Médiation scolaire : ils règlent les petits conflits sur la cour de récréation à l’école de Cérans-Foulletourte (72)


« L’école Camille Souchu de Cérans-Foulletourte expérimente pour la première année, quasiment en précurseur, la médiation par les pairs. Une initiative qui permet à des élèves volontaires de gérer les petits conflits.

« Aux récréations, quand on veut faire du ping-pong, je vois que ça pose des problèmes car on ne peut pas jouer tous ensemble. Alors certains ne sont pas contents et ça provoque des disputes », indique Mathis, 10 ans, élève de CM2 et médiateur.

C’est pour régler ces petits conflits du quotidien que la municipalité, par l’intermédiaire de sa commission Affaires scolaires et restauration, a décidé l’an passé de se lancer dans ce projet de médiation par les pairs.

Elisabeth Moussay, adjointe en charge de la commission affaires scolaires explique

« Il a impliqué au départ les agents municipaux qui interviennent auprès des enfants, l’équipe enseignante et l’association Génération médiateur. »

Munis d’un brassard jaune, les petits « gendarmes » sont facilement identifiables sur la cour. Et ils prennent, malgré leur jeune âge, leur rôle très au sérieux. « On essaie de régler les problèmes d’insultes ou de bagarres », précise Carla, élève de CM2. « Quand il y a un problème, je demande aux enfants qui s’opposent, s’ils veulent entamer une médiation », ajoute-t-elle.

Lire aussi : l’action humanitaire d’Ezco récompensée

Et si tous sont disposés à discuter, ils se rendent à la bibliothèque (après avoir demandé l’autorisation à un adulte) pour entamer une discussion « de sortie de crise », arbitrée par le médiateur. « Les deux partis s’expliquent mais le médiateur ne donne pas de solution. Il est là pour encadrer les échanges. Dans certains cas, les enfants peuvent régler leurs différends seuls », rappelle Elisabeth Moussay. » (Extrait de

En savoir plus sur https://actu.fr/pays-de-la-loire/cerans-foulletourte_72051/ils-reglent-petits-conflits-sur-cour-recreation-cerans-foulletourte_13057331.html

Liste des médiateurs : Décret n° 2017-1457 du 9 octobre 2017 relatif à la liste des médiateurs auprès de la cour d’appel


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Décret n° 2017-1457 du 9 octobre 2017
relatif à la liste des médiateurs auprès de la cour d’appel

NOR: JUST1724187D

Publics concernés : membres des juridictions judiciaires et des professions juridiques et judiciaires réglementées, médiateurs.
Objet : modalités d’établissement de la liste des médiateurs en matière civile, commerciale et sociale dans chaque cour d’appel.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le décret fixe les conditions de recevabilité de la candidature des personnes physiques et des personnes morales à l’inscription sur la liste des médiateurs établie pour l’information des juges, prévue à l’article 22-1 A de la loi n° 95-125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative.
Il précise les conditions d’établissement de cette liste. Il prévoit également le serment que devront prêter les médiateurs inscrits sur ladite liste, à l’exception des membres des professions juridiques et judiciaires réglementées.
Références : le décret est pris pour l’application de l’article 8 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle. Il peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).

Le Premier ministre,
Sur le rapport de la garde des sceaux, ministre de la justice,
Vu le code de l’organisation judiciaire, notamment ses articles R. 312-13-1 et R. 312-43 ;
Vu le code de procédure civile, notamment ses articles 131-1 et suivants ;
Vu la loi n° 95-125 du 8 février 1995 modifiée relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative, notamment son article 22-1 A ;
Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :

Les médiateurs en matière civile, commerciale et sociale sont inscrits sur la liste des médiateurs prévue à l’article 22-1 A de la loi du 8 février 1995 susvisée, établie pour l’information des juges.
La liste comporte une rubrique spéciale pour les médiateurs familiaux.
Elle est dressée tous les trois ans et peut être modifiée à tout moment, si nécessaire, par ajout, retrait ou radiation.
Elle est mise à la disposition du public par tous moyens, notamment dans les locaux appropriés des cours d’appel, des tribunaux de grande instance et d’instance, des conseils de prud’hommes et des tribunaux de commerce.

Une personne physique ne peut être inscrite sur la liste des médiateurs près la cour d’appel que si elle réunit, indépendamment de celles requises par des dispositions propres à certains domaines particuliers et de celles spécialement prévues à l’article 131-5 du code de procédure civile pour l’exécution d’une mesure de médiation, les conditions suivantes :
1° Ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation, d’une incapacité ou d’une déchéance mentionnées sur le bulletin n° 2 du casier judiciaire ;
2° Ne pas avoir été l’auteur de faits contraires à l’honneur, à la probité et aux bonnes mœurs ayant donné lieu à une sanction disciplinaire ou administrative de destitution, radiation, révocation, de retrait d’agrément ou d’autorisation ;
3° Justifier d’une formation ou d’une expérience attestant l’aptitude à la pratique de la médiation.

Une personne morale exerçant l’activité de médiateur ne peut être inscrite sur la liste des médiateurs de la cour d’appel que si elle réunit les conditions suivantes :
1° Ses dirigeants remplissent les conditions prévues aux 1° et 2° de l’article 2 ;
2° Chaque personne physique qui assure l’exécution des mesures de médiation doit satisfaire aux conditions prévues à l’article 2.

Les demandes d’inscription sont adressées par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au premier président de la cour d’appel.
Le conseiller de la cour d’appel chargé de suivre l’activité des conciliateurs de justice et des médiateurs et de coordonner leur action dans le ressort de la cour d’appel, instruit la demande et vérifie que le candidat remplit les conditions requises. Il peut recevoir le candidat et recueillir tout renseignement sur les mérites de celui-ci ainsi que tous les avis qui lui paraissent nécessaires.

L’assemblée générale des magistrats du siège de la cour d’appel dresse la liste des médiateurs en matière civile, commerciale et sociale au cours du mois de novembre.
Elle peut déléguer l’établissement de cette liste à la commission restreinte.
L’assemblée générale ou, le cas échéant, la commission restreinte se prononce après avoir entendu le conseiller chargé de suivre l’activité des conciliateurs de justice et des médiateurs.

L’article R. 312-43 du code de l’organisation judiciaire est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« 3° La liste des médiateurs en matière civile, commerciale et sociale près la cour d’appel dans les conditions fixées par l’article 5 du décret n° 2017-1457 du 9 octobre 2017. »

A l’expiration du délai de trois ans, la liste est intégralement renouvelée. Les personnes désirant être inscrites à nouveau déposent une demande au moins six mois avant l’expiration de leur inscription. Celle-ci est instruite conformément aux dispositions des articles 4 et 5.

La radiation d’un médiateur est prononcée par l’assemblée générale des magistrats du siège ou, le cas échéant, par la commission restreinte, sur le rapport du conseiller chargé de suivre l’activité des conciliateurs de justice et des médiateurs, après avis du procureur général, dès lors que l’une des conditions prévues aux articles 2 et 3 cesse d’être remplie ou que le médiateur a méconnu de manière caractérisée les obligations qui s’appliquent à l’exercice de la médiation. Le médiateur concerné est invité à faire valoir ses observations.
L’intéressé peut solliciter sa radiation ou son retrait à titre temporaire. La décision de radiation ou de retrait temporaire est prise par le premier président après avis du procureur général.

La décision de refus d’inscription, de retrait ou de radiation prise sur le fondement des articles 2, 3 et 8 est motivée. La décision est notifiée à l’intéressé par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. La personne morale à laquelle appartient l’intéressé en est informée.
La décision de refus d’inscription ou de radiation ne peut donner lieu qu’à un recours devant la Cour de cassation. Ce recours est motivé à peine d’irrecevabilité. Il est formé dans un délai d’un mois, par déclaration au greffe de la Cour de cassation ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception adressée à ce greffe. Le délai court, à l’égard du procureur général, du jour de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale ou, le cas échéant, de la commission restreinte établissant la liste des médiateurs civils et commerciaux et des médiateurs familiaux et à l’égard du médiateur, du jour de la notification de la décision.

Lors de leur première inscription sur la liste ou de leur réinscription après radiation, les médiateurs prêtent serment devant la cour d’appel sur la liste de laquelle ils sont inscrits. La formule du serment est la suivante :
« Je jure d’exercer ma mission de médiateur en mon honneur et conscience et de ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance à cette occasion. »
Pour une personne morale, le serment est prêté par son président ou son représentant légal. Chacun des médiateurs pouvant être désigné par cette personne morale doit prêter serment.
Les membres, y compris à titre honoraire, des professions juridiques et judiciaires réglementées sont dispensés de serment.

Pour l’application du présent décret à Saint-Pierre-et-Miquelon, les mots suivants sont remplacés comme suit :
1° « tribunal de grande instance » par : « tribunal de première instance » ;
2° « cour » ou « cour d’appel » par : « tribunal supérieur d’appel » ;
3° « premier président de la cour d’appel » par : « président du tribunal supérieur d’appel » ;
4° « procureur général » par : « procureur de la République près le tribunal supérieur d’appel ».

La garde des sceaux, ministre de la justice, et la ministre des outre-mer sont chargées, chacune en ce qui la concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 9 octobre 2017.

Edouard Philippe

Par le Premier ministre :

La garde des sceaux, ministre de la justice,

Nicole Belloubet

La ministre des outre-mer,

Annick Girardin (Extrait de legifrance.gouv.fr )

Texte à télécharger sur https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/10/9/JUST1724187D/jo

Organisations de médiateurs : Le Syndicat professionnel des médiateur(e)s (SYME)


SYME

Historique

L’idée de ce syndicat est née lors d’un événement de réflexion collective, Le Forum Ouvert de Médiation 21, qui s’est tenu le 15 septembre 2016, à l’initiative de l’AME (Association des Médiateurs Européens), l’ANM (Association Nationale des Médiateurs), l’APMF (Association Pour la Médiation Familiale), le CIMAE (Centre Indépendant de Médiation, d’Arbitrage et d’Expertise), le CMAP (Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris), le CMNP (Centre de Médiation des Notaires de Paris), la CNPM (Chambre Nationale des Praticiens de la Médiation), la FNCM (Fédération Nationale des Centres de Médiation), la FENAMEF (Fédération Nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux), l’IEAM (Institut d’Expertise, d’Arbitrage et de Médiation), l’IFCM (Institut Français de Certification des Médiateurs), Planet’Médiation, et le RME (Réseau des Médiateurs en Entreprise) .

Cet événement avait identifié certaines des actions nécessaires au développement de la médiation et de la profession de médiateur pour les années à venir.

Lors de cet événement, la création d’un syndicat professionnel est apparu comme indispensable au processus de professionnalisation des différentes catégories de médiateurs, et à une bonne représentativité de cette profession vis-à-vis des institutions comme du public.  » (Extrait de syme.eu )

En savoir plus sur https://www.syme.eu/page/156328-historique

Burkina Faso: nomination de Saran Sérémé – Médiateur du Faso


Nomination de Saran Séré Sérémé comme Médiateur du Faso au conseil des ministres du 17 septembre 2017. La présidente du Parti pour le développement et le changement (PDC), remplace ainsi Alima Déborah Traoré/Diallo, dont le mandat est arrivé à expiration.

– Sérémé Saran Sérémé naît à Ouagadougou. Son père, Tombo Sérémé, est gendarme. Elle est aussi la cousine de Mariam Sankara Sérémé, la femme de Thomas Sankara.
– Titulaire d’un BAC série D, elle commence des études de médecine, abandonnées à cause de ses activités militantes.
– En 1983, elle manifeste pour la libération du premier ministre Thomas Sankara qui a été mis aux arrêts. Sankara accède à la présidence après la première révolution burkinabè et est assassiné durant le coup d’État organisé en octobre 1987 par Blaise Compaoré. – Sérémé fait partie des manifestants demandant à ce qu’il soit élevé au rang de héros et reçoive une sépulture digne, ce qui lui coûte arrestation et torture. Elle s’exile ensuite au Mali, où elle effectue des études de sciences économiques à l’école nationale d’administration.
– De retour au Burkina, Sérémé fonde une entreprise de travaux publics

– Saran Sérémé est élue députée de la Boucle du Mouhoun en 2002. Elle siège au bureau politique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le principal parti burkinabè fondé en 1996.
– Depuis le début des années 2000, elle fait la promotion du Festival international de lutte africaine, danse et chants au Sourou (FESTILADC).
– En 2012, le parti lui refuse son soutien en vue des prochaines élections législatives.
Confrontée à un système qu’elle estime corrompu, elle démissionne et fonde le Parti pour le développement et le changement (PDC). – – — Opposée au projet de Blaise Compaoré, qui souhaite amender l’article 37 de la Constitution limitant le nombre de mandats présidentiels, elle organise spatule à la main le 29 octobre 2014 une marche de femmes dans la capitale du pays, Ouagadougou. La marche est suivie d’autres manifestations, qui aboutissent à la chute du président burkinabè.
– En juillet 2015, à l’issue du congrès du PDC, elle obtient l’investiture de son parti pour l’élection présidentielle de 2015. Elle arrive 6eme sur 14 candidats en lice avec 1,73% des voix. » – A. Azonhandé – (Extrait de fasozine.com du 27/09/2017)

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La Métropole européenne de Lille se dote d’un médiateur


« La Métropole européenne de Lille (Nord) vient de créer un poste de médiateur. Objectif : « aller encore plus loin dans l’écoute des usagers pour améliorer la qualité des services ». (..)

C’est Jean-Pierre Guffroy qui a été nommé à ce poste. Diplômé de l’Université Lille 1 et de l’IAE de Lille, il est administrateur général de la fonction publique territoriale. Ancien administrateur des musées de Lille, il a occupé les postes de Directeur général administratif à la ville de Lille (pôle relations avec le public), au Conseil Départemental du Nord (pôle Action Sociale), à la MEL (pôle Développement Territorial et Social) et a exercé les fonctions de directeur Général de Institut Régional du Travail Social. » (Extrait de actu.fr du 2/10/2017)

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