« Il faut tout d’abord ici saluer la création du Conseil national de la médiation (CNM), indispensable au développement de la médiation. Il faut surtout remercier et féliciter ses membres pour le travail considérable et de qualité qu’ils ont produit, donnant lieu à ce rapport d’étape 2023/2024.
Le propos ici se limite à trois observations constructives en rapport avec la définition de la médiation que le CNM a, en l’état, retenu : « La médiation est un processus volontaire et coopératif dans le cadre duquel des personnes entreprennent au moyen d’échanges confidentiels et avec l’aide d’un [ou plusieurs] tiers, le médiateur [ou les médiateurs] d’établir ou de rétablir des liens, de prévenir ou de régler à l’amiable un conflit. Le médiateur, tiers indépendant, impartial, formé à la médiation, sans pouvoir de décision, favorise l’écoute mutuelle et le dialogue entre les participants. »
Pour une définition de la médiation au service du justiciable
Il semble, en premier lieu, que le CNM envisage de donner de la médiation une définition générale. Pour autant le recours à la médiation concerne des situations extrêmement différentes. Parmi celles-ci on peut notamment identifier la médiation au service du justiciable. Il s’agit du traitement de litiges (plus que de conflits), c’est-à-dire des situations qui pourraient trouver une solution, en droit, par la décision d’un juge (dont la saisine ne serait pas une condition préalable). Dans ce contexte, les compétences utiles pour les avocats et le médiateur ressortent plus particulièrement de l’art de la conciliation, de la négociation et de la médiation pour le rapport de force (c’est-à-dire la relation) qui s’y loge. » (Extrait de dalloz-actualite.fr du 4/02/2025)
Présentation : « On le sait bien : il n’est pas de vie sans conflit. Toutes les entités sociales, des couples jusqu’aux nations, connaissent des tensions relationnelles. Et tout individu peut lui-même éprouver ses propres dissensions conflictuelles. Mais qu’en est-il précisément du conflit ? Du simple désaccord à l’hostilité violente, ses acceptions et leur gradation nécessitent d’être spécifiées. Par ailleurs, l’ambivalence du concept est souvent ignorée. Or, le conflit n’est pas nécessairement négatif ou destructeur. Il peut aussi être fécond.C’est généralement dans l’art de la médiation que se se révèlent les effets positifs du conflit. Il serait même aujourd’hui la panacée à toute situation de blocage relationnel ou d’injustice avérée. Mais tout est-il médiation? L’usage banalisé de ce vocable interroge. Là encore, il est nécessaire de préciser ce qui caractérise une procédure de médiation, afin de mieux la distinguer de la conciliation, du recadrage, de l’arbitrage, ou du jugement. Il est cependant un autre dispositif, tout à la fois préventif et curatif, à l’endroit du conflit : il s’agit de l’alliance. Plus qu’un contrat, l’alliance est un pacte de confiance, qui repose sur des promesses mutuelles. C’est donc dire ici la fécondité potentielle tout autant que la vulnérabilité de l’alliance, car celle-ci est souvent sujette à la pure incantation utopique, comme à l’instrumentalisation idéologique.Conflit, médiation, alliance : ces trois vocables constituent une véritable triade dialectique dont les connexions internes manifestent autant d’asymétries que de synergies. Cet ouvrage en fait l’analyse par plusieurs approches disciplinaires ou par diverses convictions subjectives et intersubjectives. Elles permettent d’explorer, à travers les débats les plus contemporains, les nouvelles modalités de notre « être ensemble ». (Extrait)
L’objet de ce premier webinaire organisé par la Revue des Médiations (RDM) est d’organiser un débat entre les auteurs d’articles de la RDM et les participants au webinaire à partir des numéros :
Le but de ce webinaire est d’engager une réflexion et un débat sur l’évolution contemporaine de la médiation (1970-2023) principalement dans l’espace francophone et européen mais aussi en lien avec ce qui passe en Amérique du nord et du sud.
Le webinaire se déroulera sur 1h30 avec deux séquences de 45 mn reprenant les thèmes des numéros 3 et 4 de la RDM :
« Le Stade Toulousain et la Ligue nationale de rugby ont nommé chacun un médiateur. Ils ont 45 jours pour régler le dossier Melvyn Jaminet, sans quoi le club sera renvoyé en commission de discipline.
« La condamnation du Français Laurent Vinatier à 3 ans de prison a été maintenue en appel. Incarcéré depuis juin 2024, ce chercheur travaillait en Russie pour une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels »
« Que faire quand on est en conflit avec ses voisins, sa famille ou son bailleur et qu’on ne veut pas avoir recours à la justice ? Les médiations citoyennes organisées par l’association Amely proposent de rétablir le dialogue et de trouver des solutions à l’amiable.
(…)
Créée il y a 30 ans, l’association Amely propose gratuitement des médiations pour aider à la résolution de conflits. L’idée est de recevoir des personnes qui n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente, d’écouter leurs histoires individuellement puis de les faire se rencontrer. « L’objectif est de trouver une solution ensemble. Les accords, écrits ou oraux, témoignent du rétablissement du dialogue ». Preuve en est : lorsque les deux parties acceptent la médiation, une issue est trouvée dans la quasi-totalité des cas. » (Extrait viva.villeurbanne.fr du 27/02/2025)
« L’entrée en vigueur du référentiel de financement de la médiation familiale au 1er janvier 2025 suscite de nombreuses réactions et interrogations quant à l’évolution de l’activité et des pratiques professionnelles.
Afin d’échanger sur cette thématique et de répondre à vos questions, la FENAMEF vous propose un webinaire dédié :
« La médiation, décidée par le Président du Tribunal des activités économiques de Paris et annoncée jeudi, est une nouvelle étape dans le litige qui oppose la LFP et le diffuseur DAZN.
Se dirige-t-on vers un réchauffement des relations entre la Ligue de football professionnel (LFP) et DAZN ? À la veille de la date de la décision prévue par le Tribunal des activités économiques de Paris, saisi en référé par la LFP le 12 février, la Ligue a annoncé, par voie de communiqué jeudi 27 février, avoir trouvé un accord avec le diffuseur britannique détenteur des droits TV de la Ligue 1.
« À l »initiative du Président du Tribunal des activités économiques de Paris, la Ligue de football professionnel et DAZN poursuivent leur dialogue dans le cadre d’une médiation afin de trouver une solution aux enjeux partagés par les deux parties », écrit la LFP dans un communiqué(Nouvelle fenêtre). Que signifie cette médiation ? Maître Franck Nicolleau, avocat en droit du sport, détaille pour franceinfo: sport cette procédure.
Qu’est-ce qu’une médiation ?
La médiation est une phase de dialogue entre deux parties en conflit. « Depuis une dizaine d’années en France, la justice essaie d’avoir un cheminement juridictionnel proche de celui des Etats-Unis ou de l’Allemagne, voire de la Suisse, et qui consiste à penser qu’une méditation vaut mieux qu’un procès », analyse l’avocat en droit du sport, Franck Nicolleau. La médiation peut être ordonnée par un tribunal, comme c’est le cas ici, ou décidée à l’amiable. » (Extrait de francetvinfo.fr du 7/02/2025)
« Dans le monde dynamique et complexe de la résolution des conflits, la médiation narrative offre une approche rafraîchissante et transformatrice, mettant en évidence le pouvoir des histoires dans la manière dont nous comprenons les conflits et les résolvons. Cette approche se distingue des méthodes traditionnelles de médiation, qui privilégient souvent la résolution de problèmes par la négociation des intérêts. La médiation narrative, quant à elle, plonge profondément dans les histoires et le langage que les individus utilisent pour décrire leurs conflits, reconnaissant que ces récits jouent un rôle central dans la manière dont les gens abordent le conflit et comment ils le résolvent. En se concentrant sur ces histoires, la médiation narrative offre un chemin vers une résolution de conflit plus durable et plus compatissante.
Qu’est-ce que la médiation narrative ?
La médiation narrative repose sur la croyance que les histoires que nous racontons sur nous-mêmes, nos relations et nos conflits façonnent notre compréhension de ceux-ci. Ces histoires ne sont pas simplement des reflets de la réalité ; elles construisent activement le monde dans lequel nous vivons, influençant la manière dont nous interprétons les événements, prenons des décisions et interagissons avec les autres. Dans une situation de conflit, ces histoires deviennent souvent rigides et enracinées, limitant la capacité des parties impliquées à trouver un terrain d’entente ou à développer des solutions créatives.
Dans la médiation narrative, la première étape consiste à externaliser le conflit. Plutôt que de considérer les parties comme le problème, le conflit est vu comme quelque chose de distinct des individus. Cela permet aux parties de prendre du recul par rapport au conflit et de le voir sous un angle différent. Cela réduit également la tendance à se rejeter mutuellement la faute, ce qui peut envenimer le conflit et rendre la résolution plus difficile. En séparant les individus du problème, la médiation narrative ouvre un espace pour des discussions plus objectives et permet d’explorer de nouvelles perspectives.
En pratique, la médiation narrative déplace l’accent de la résolution d’un problème spécifique vers la transformation de la manière dont les parties interagissent entre elles et avec le conflit. Elle encourage les individus à engager un dialogue qui réinvente leur relation avec le conflit, ouvrant ainsi la voie à une manière plus coopérative et empathique de résoudre les différends. » (Extrait linkedin.com du 26/02/2025)