« Les dossiers déposés auprès du médiateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sont restés à un niveau élevé en 2022, avec une recrudescence des réclamations concernant les plans d’épargne en actions (PEA) et l’épargne salariale. Cet organe de l’autorité, qui intervient gratuitement pour trouver une solution amiable dans le cadre de litiges en matière financière (hors différends de nature bancaire, d’assurance ou fiscale), a reçu un total de 1.900 dossiers l’an dernier, selon un rapport présenté jeudi. » (Extrait de lefigaro.fr du 1/06/2023)
« Le mouvement social, qui a débuté à La Poste le jeudi 11 mai, se poursuit. De nombreux postiers sont toujours en grève, portant trois revendications majeurs, dans le but d’améliorer leurs conditions de travail?
La médiation, mise en place suite à l’ordonnance du juge des référés, n’a pas abouti à un accord entre les parties, qui paraissait si proche en début de semaine.
(….)
La direction rappelle qu’une négociation nécessite que toutes les parties « acceptent de renoncer à leurs positions initiales, en cherchant une offre équilibrée rapprochant les points de vues. » L’entreprise comptabiliserait à ce jour près de 20 propositions.
De son côté, l’intersyndicale indique que la médiation doit reprendre lundi (12 juin). « On a avancé sur deux points, mais pas sur la compensation financière. » – A. Irrien – (Extrait de franceantilles.fr du 9/06/2023)
(Je tenais à mentionner le décès d’Alain Touraine, car ses travaux ont inspiré de nombreux médiateurs dans leurs écrits ou pratiques. J’ai eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises dans le cadre de séminaires de recherche, notamment lors d’une journée en 1996 organisée par la Bibliothèque municipale de Lyon sur le thème « Biblothèques et médiation ». Dans son intervention, il a exposé sa vision de la médiation et de ce que nous appelons aujourd’hui le « bien-vivre-ensemble ». Des thèses qui ont été reprises dans son ouvrage paru chez Fayard, en 1997 « Pourrons-nous vivre ensemble ? égaux et différents » et qui ont inspiré mes propres travaux sur la médiation. J-P Bonafé-Schmitt – Lettre des Médiations)
« Figure majeure de la scène intellectuelle française et internationale, le sociologue Alain Touraine est mort à Paris, vendredi matin 9 juin, a appris Le Monde auprès de sa famille. Il avait 97 ans. Depuis ses premières enquêtes de terrain dans les usines Renault jusqu’à ses derniers textes sur les métamorphoses du capitalisme « spéculatif », ce voyageur enthousiaste n’aura jamais cessé d’observer le monde social, ses mutations profondes, ses nouvelles lignes de fracture, ses ressources d’indignation et de liberté, aussi. «Moi, ce qui m’intéresse, ce que je tente de mettre au jour partout, c’est le conflit », résumait-il en 2017 lors d’une rencontre informelle. Raconter la société, mettre en récit ses conflits, telle aura été la vocation de cet intellectuel flamboyant, aux curiosités sans frontières, formé à la double école de la littérature et de la Libération. » (Extrait de lemonde.fr du 9/06/2023)
« Ce mercredi 7 juin, douze élèves du collège Maffre Baugé de Paulhan ont reçu leur diplôme de médiateurs scolaires des mains de Claude Valéro, vice-président de la communauté de communes du Clermontais, et en présence des parents d’élèves et de la direction du collège.
Les élèves médiateurs sont volontaires et formés pour cette mission. Celle-ci permet d’enrayer la violence verbale et parfois physique entre élèves par la méthode de la médiation sociale. Elle permet une véritable éducation à la citoyenneté, favorise une communication.
Le dispositif, qui existe depuis dix-huit ans, a permis à plus de 1 600 enfants de devenir médiateurs scolaires.
Mais cette année est sa toute dernière : L’Éducation nationale remplacera ce dispositif par le Projet de lutte contre le harcèlement « Phare ». (Extrait de midilibre.fr du 6/06/2023)
RÉSUMÉ La présente étude avait pour but de déterminer si un programme de prévention de la violence par l’entraînement aux habiletés en résolution de conflits et en médiation pouvait avoir une incidence sur la motivation scolaire et le sentiment d’appartenance à l’école. De par ses trois missions fondamentales (instruire, qualifier et socialiser), l’école québécoise est pour l’élève à la fois un milieu de vie et un milieu d’apprentissage. Toutefois, des problèmes de comportement et de motivation à apprendre peuvent freiner la réussite de certains jeunes. Pour remédier à la situation, des programmes visant à améliorer le comportement des élèves et à prévenir la violence à l’école ont été mis sur pied et évalués, indiquant une amélioration de certains comportements. Quelques études ont aussi noté une corrélation entre ces programmes et la motivation à apprendre. Sachant que l’adoption de buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance à l’école sont des variables qui agissent positivement sur la motivation à apprendre, il est pertinent de se demander si un tel programme peut avoir une incidence sur ces variables. Des analyses secondaires de données issues du Rapport final d’évaluation des impacts du programme Vers le pacifique pour les quatre années de sa mise en œuvre (Bowen, 2006) ont été effectuées afin de vérifier si le programme Vers le Pacifique avait un impact sur les buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance et déterminer quels comportements appris grâce au programme agissaient sur ces deux mêmes variables. De plus, le sexe des participants, ainsi que le niveau d’implantation du programme dans les écoles, ont été considérés dans les analyses. Les résultats aux analyses de variance ont révélé que le programme Vers le pacifique n’avait pas d’incidence sur les buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance. Peu importe le groupe et le sexe, les buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance ont diminué au deuxième temps de mesure. Toutefois, un des comportements appris grâce à Vers le pacifique, la gestion des émotions, agit positivement sur l’adoption de buts de maîtrise. À la lumière de ces résultats, qui cadrent avec certaines théories présentes dans la littérature, il est recommandé aux praticiens d’intégrer de manière plus explicite un volet motivationnel au programme Vers le pacifique, dans le but de contrer la diminution des buts de maîtrise et du sentiment d’appartenance et ainsi favoriser le développement de la motivation à apprendre et la réussite scolaire. Mots clés : Résolution de conflits – Buts de maîtrise – Sentiment d’appartenance
« Vendredi 26 mai s’est tenu la première édition du Concours intercliniques de Médiation et d’Éloquence dans la salle de Colbert de l’Assemblée Nationale, l’occasion de permettre aux cliniciens de la Clinique Juridique des Yvelines, Clinique Juridique de Lille et Clinique Juridique d’Évry de se confronter à la pratique de la médiation.
Procédé apprécié outre-Manche et outre-Atlantique, le recours à la médiation reste résiduel en France. Animés par la volonté de faire découvrir de nouvelles techniques de résolution des litiges à nos étudiants, nos cliniques ont organisé ce concours formateur et ce fut un véritable succès ! L’exercice de médiation était organisé en plusieurs tours, sur plusieurs domaines juridiques : droit public, droit des affaires et droit civil.
Félicitations à Célia Chombart meilleure oratrice, et Imana Chouli meilleure médiatrice, toutes deux cliniciennes à la Clinique Juridique de Lille » (Extrait linkedin.com)
« Deux mois après le début de la grève à Tisséo, le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a déclaré ce jeudi matin sur France Bleu Occitanie qu’il avait saisi l’inspection du travail en réponse à une demande de médiation de l’intersyndicale.
(…)
Engagés dans un véritable bras de fer, direction et salariés n’arrivent toujours pas à trouver une solution de sortie de crise. Face à cette situation bloquée, le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a annoncé ce jeudi matin sur France Bleu Occitanie avoir saisi l’inspection du travail. Une demande de médiation de l’intersyndicale mise sur la table ces derniers jours.
Cette démarche « suppose une acceptation des deux parties, syndicale et employeurs » rappelle le préfet de Haute-Garonne. « Si cela peut aider à renouer un dialogue, continue-t-il, je suis prêt à faire ce geste « . – S. Duchampt – (Extrait de france3-regions du 8/06/2023)
« Le 19 de chaque mois à 19h00, les palabres de la médiation agile offrent aux médiateurs et facilitateurs francophones de tous les continents un espace pour apprendre les uns des autres. Le 19 juin, nous recevrons :
_ Pascal Gelin, médiateur français spécialiste de médiation de projets. Il évoquera son parcours, présentera le concept de médiation de projets et partagera son expérience dans ce domaine autour d cette question : Le médiateur expert en résolution de conflit, a-t-il sa place dans la prévention des conflits ?
Jules Akeze, Camerounais, de 47 ans, ingénieur Facilitateur de Développement spécialisé en « Population et résolution des conflits . Il partagera son expérience d’accompagnement des réfugiés à l’extrême nord Cameroun, en répondant aux questions de Pascal Gelin et Alain Ducass, comme s’il s’agissait d’une médiation de projets. » (Extrait)
« Un peu partout au Québec, plus de 700 jeunes médiateurs sont à l’œuvre dans les classes et dans les cours d’école. Lorsque des conflits éclatent, ils viennent à la rescousse ! Ces médiateurs en herbe sont formés pour accompagner leurs camarades afin de prévenir la violence et de promouvoir les conduites pacifiques.
Un modèle québécois
« La médiation par les pairs, ça crée un modèle positif dans l’école et ça favorise le sentiment de sécurité et d’appartenance, tout en développant l’autonomie et la responsabilisation des jeunes envers eux-mêmes et les autres », explique Isabelle Boissé, directrice générale de l’Institut Pacifique.
Cette initiative n’est que la pointe de l’iceberg, car chaque année, ce sont 80 000 jeunes qui sont formés par l’Institut Pacifique dans le cadre du programme Vers le pacifique. Soutenu par le Fonds d’études notariales de la Chambre des notaires, ce programme est enseigné aux enfants de 4 à 12 ans.
Il leur apprend à :
Des actions qui ont de l’impact
Une étude de l’Université de Montréal a démontré qu’après trois ans de mise en œuvre dans une école, les élèves exposés au programme arrivent à mieux gérer leurs émotions, à identifier les causes des conflits et à proposer des solutions. Ils sont également moins agressifs.
L’équipe de formateurs-consultants de l’Institut Pacifique soutient l’implantation de ses programmes par l’animation d’ateliers, l’accompagnement et la formation du personnel dans les écoles, les centres de la petite enfance et les garderies. De plus, elle offre des ateliers destinés aux parents et aux jeunes. « (Extrait de journaldemontreal.com du 6/06/2023)