Médiation familiale : PROJET DE LOI ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE relatif à la protection des enfants : Article 3 bis H Possibilité pour le juge de proposer une médiation familiale


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Article 3 bis H (nouveau)
Après l’article 375-4 du code civil, il est inséré un article 375-4-1 ainsi
rédigé :
« Art. 375-4-1. – Lorsque le juge des enfants ordonne une mesure
d’assistance éducative en application des articles 375-2 à 375-4, il peut
proposer aux parents une mesure de médiation familiale, sauf si des
violences sur l’autre parent ou sur l’enfant sont alléguées par l’un des parents
ou sauf emprise manifeste de l’un des parents sur l’autre parent, et, après
avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial pour y procéder,
dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. »

Emploi : Médiateur/trice à l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève (Suisse)


« Le Département des Ressources Humaines publie un appel à expression d’intérêt pour la position de Médiateur/trice.

Les personnes suivantes peuvent postuler :

– Les candidats/tes externes.

La sélection et la nomination du/de la médiateur/trice font l’objet d’un accord entre la direction du BIT et le Syndicat du personnel et ne relèvent donc pas des procédures de recrutement types du Bureau.

Les membres du personnel du Bureau et les personnes dont un membre de la famille immédiate fait partie du personnel du Bureau ne peuvent être candidats.

Le/La Médiateur/trice est nommée pour un mandat de cinq ans (dont deux ans de probation). Il n’est pas possible de travailler au BIT pendant cinq ans à l’issue du mandat du médiateur/trice.

Ce poste peut être occupé à temps plein ou à temps partiel (soit 100%, 80% ou 50% du temps de travail), en fonction de la disponibilité du/de la candidat/e sélectionné/e et des besoins du Bureau. Le temps de travail sera déterminé au moment de la nomination initiale et pourra être modifié par la suite.

Introduction

Le BIT dispose d’un poste permanent de Médiateur/trice établi par l’Accord collectif sur la prévention et le règlement des différends du 24 février 2004

(http://www.ilo.org/public/english/staffun/info/bargaining/download/prevention.pdf)


Le/La Médiateur/trice joue un rôle central au BIT dans le processus de règlement informel des conflits. Ses fonctions consistent essentiellement à assurer une médiation et faciliter la résolution des problèmes et conflits survenus sur le lieu de travail, avec l’assistance d’un nombre limité de conciliateurs, à surveiller les tendances en vue de détecter à un stade précoce des problèmes liés au lieu de travail et à favoriser l’action préventive et autres activités connexes.

Dans l’exercice de ces fonctions, le/la Médiateur/trice vise à faciliter la résolution de conflits à l’aide des processus de règlement informels : le/la Médiateur/trice ne possède aucun pouvoir décisionnel et ne mène pas d’enquêtes. Le/La Médiateur/trice aide les parties à trouver leur propre solution, c’est-à-dire une solution acceptable pour les deux parties. Le/La Médiateur/trice est indépendant/e et autonome tant de l’Administration que du Syndicat du personnel.

Dans le processus de règlement du conflit ou de médiation, le/la Médiateur/trice fournit une aide impartiale; il/elle est entièrement neutre, ou libre de tout préjugé à l’encontre des parties et ne se fait l’avocat/e ni de l’une ni de l’autre, ni d’une question ou un intérêt.

Le/La Médiateur/trice respecte la confidentialité pour tout ce qui concerne les personnes qui se présentent à son bureau, y compris pendant et après toute consultation et/ou session de médiation.

Le poste fait rapport au Comité de négociation paritaire et le titulaire publie chaque année un rapport sur les activités entreprises par le Bureau du Médiateur, sur l’évaluation du personnel concernant les mécanismes de médiation et de facilitation, sur les problèmes systémiques liés au travail et sur les dépenses du budget alloué au Bureau du Médiateur.

Fonctions et responsabilités

1. Assiste les membres du personnel à régler les désaccords à l’origine du conflit liés à une variété de questions relatives au personnel, et intervient le plus tôt possible en utilisant des techniques reconnues de médiation et de facilitation, afin d’explorer les possibilités de résolution qui conviennent à leurs intérêts;.

2. Soutient l’action préventive en fournissant une aide à des personnes, directifs, équipes et départements afin d’éviter les situations conflictuelles, sur demande et en informant toutes les personnes concernées.

3. Promu une meilleure compréhension des fonctions du Médiateur dans tout le Bureau et contribue à se rendre plus accessible au personnel.

4. Contribue à développer et à renforcer une culture au lieu du travail dans laquelle les membres du personnel apprécient et respectent les intérêts, les valeurs, la dignité, la diversité et les droits de chacun, et qui défend les valeurs de l’OIT, son intégrité éthique et fonctionnelle, le respect du personnel, conformément aux règles et règlements du Bureau et aux normes de conduite pour les fonctionnaires internationaux.

5. Observe les tendances en matière de différends afin de détecter les problèmes institutionnels susceptibles de provoquer des futurs différends, et faire des recommandations au Comité de négociation paritaire sur les mesures correctives et préventives appropriées.

6. Soumet un rapport annuel d’activités au Comité de négociation paritaire.

7. Coordonne et soutient le réseau de facilitateurs.

8. Maintient une compréhension active des développements professionnels dans le domaine du travail en continuant son adhésion professionnelle à des associations reconnues au niveau international et en participant aux réunions annuelles du réseau d’ombudsmans et de médiateurs du système des Nations Unies et des organisations internationales connexes (UNARIO).

9. Effectue toute autres tâches pertinente demandée par le Comité de négociation paritaire.

Qualifications requises

Formation

Diplôme universitaire en relations professionnelles, gestion des ressources humaines, sciences sociales, psychologie, droit, règlement alternatif des litiges (« ADR »), prévention et résolution des conflits ou autre domaine pertinent, ou une qualification professionnelle ou une expérience professionnelle équivalente. Être titulaire d’un certificat de médiateur délivré par une organisation de résolution des conflits reconnue au niveau national ou international.

Expérience

Plus de dix ans d’expérience professionnelle dans le domaine concerné, dont cinq dans les relations professionnelles.  Plus de cinq ans d’expérience professionnelle avérée en tant que médiateur/trice.
Aptitude avérée à régler les différends selon diverses modalités, notamment de façon informelle. L’expérience d’un milieu international ou multiculturel et/ou dans le service public national ou international constituerait un avantage.
Une expérience professionnelle dans des organisations qui appliquent des mécanismes de dialogue social et de négociation collective sera considérée comme un atout.

Langues

Excellente maîtrise à l’orale et à l’écrit de deux langues officielles (anglais, français, espagnol) de l’Organisation. La connaissance pratique de la troisième langue constituerait un avantage.

Compétences

En plus des compétences de base de l’OIT, ce poste requiert :
Une connaissance pratique des principes des relations profesionelles, notamment des ressources humaines, des règlements de la fonction publique internationale, des négociations collectives et des négociations. Aptitude à écouter activement et analyser les problèmes de manière critique, à proposer des solutions innovantes tout en restant impartial ; à encourager les parties à résoudre les différends avec patience, persévérance et persuasion ; et à appliquer ses connaissances à des structures de travail diverses et changeantes dans la fonction publique internationale. Aptitude démontrée à résoudre les problèmes et à négocier. Aptitude démontrée en matière de communication et à travailler en réseau. Sensibilité à la diversité culturelle et ethnique et aux principes de l’égalité sur le lieu de travail. Passé professionnel irréprochable sur le plan éthique. Objectivité, intégrité et neutralité démontrées. Maintien d’une stricte confidentialité et capacité à inspirer la confiance. Grande sensibilité à une approche globale des relations de travail et à l’impact des conflits dans le lieu de travail. Respect pour l’Organisation internationale du travail, sa mission et ses objectifs, y compris le rôle et les objectifs du Syndicat du personnel. Capacité d’écoute, compréhension et empathie. Bon jugement et un sens de la justice et de l’équité sont essentiels, de même que la volonté de résoudre et de désamorcer les conflits et de contribuer à de bonnes relations humaines et professionnelles au sein du Bureau. Aptitude à travailler dans un environnement multiculturel et à adopter un comportement non discriminatoire et sensible aux considérations de genre est également requise.


Conditions d’emploi

  • Tout engagement et/ou prolongation de contrat est soumise au Statut du personnel et autres règles internes en vigueur. Toute offre d’emploi du BIT est subordonnée à la certification par le/la Conseiller/ère médical(e) du BIT selon laquelle l’intéressé est médicalement apte à remplir les exigences inhérentes et spécifiques du poste offert. Afin de confirmer une offre du BIT, le/a candidat(e) retenu(e) devra subir un examen médical.
  • Le contrat initial sera émis pour une période de vingt-quatre mois.
  • Le/la candidat(e) externe retenu(e) sera en période probation pour les deux premières années de son affectation.
  • Toute extension de contrat au-delà de la période probatoire est sujet à une conduite et performance satisfaisantes.

Pour plus d’informations sur les conditions d’emploi, veuillez consulter: https://jobs.ilo.org/content/International-FR/?locale=fr_FR.

Processus de recrutement

Veuillez noter que tous les candidats doivent remplir un formulaire de demande en ligne. Pour se faire, veuillez vous rendre sur le site e-Recruitment du BIT, ILO Jobs, à l’adresse suivante https://jobs.ilo.org/?locale=fr_FR. Le système fournit les instructions nécessaires afin de faciliter la procédure de demande en ligne.

L’évaluation (qui peut inclure une ou plusieurs épreuves écrites et d’un entretien préalable basé sur les compétences) et les entretiens auront lieu, en principe, pendant les 3 à 4 mois suivant la date de clôture. Les candidat(e)s sont prié(e)s d’assurer leur disponibilité en cas de pré-sélection.

En fonction de la localisation et de la disponibilité des candidats, des assesseurs et des membres des jurys d’entretien, le BIT se réserve le droit d’utiliser des technologies de communication comme Skype, la vidéo ou la téléconférence, l’email, etc afin de procéder à l’évaluation des candidats au cours des différentes étapes du processus de recrutement, y compris le centre d’évaluation, les tests techniques ou les entretiens.

En savoir plus sur https://jobs.ilo.org/job/Gen%C3%A8ve-M%C3%A9diateurtrice-1200/750774601/

Décès de Jean-Marie Muller, écrivain, militant et philosophe de la non-violence


« Jean-Marie Muller est né à Vesoul en 1939. Dès 1967, date à laquelle il est encore professeur de philosophie en lycée, il se fait connaître en renvoyant son livret militaire au ministère des Armées qui lui refuse le statut d’objecteur de conscience. Traduit en justice à Orléans avec deux autres officiers de réserve également renvoyeurs de leur livret militaire, Jean-Marie Muller écope en 1969 de 3 mois de prison avec sursis. Ce procès a un écho retentissant dans la presse nationale. Il quitte l’enseignement pour se consacrer entièrement à la non-violence, dans le sillage de Gandhi et de Martin Luther King.

En 1973, Jean-Marie Muller participe au « Bataillon de la Paix » pour protester contre les essais nucléaires français dans le Pacifique, avec le général Jacques de Bollardière, le prêtre Jean Toulat et l’écologiste Brice Lalonde. En 1974, il est la cheville ouvrière de la création du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN https://nonviolence.fr/) avec Jacques de Bollardière et d’autres amis. Il sera porte-parole du MAN pendant de nombreuses années. En 1984, il s’investit dans la création de l’Institut de Recherche sur la Résolution Non-violente des Conflits (IRNC http://irnc.org/) où il sera directeur des études.

Avec d’autres chercheurs en non-violence, il participe en 1985 et pendant plusieurs années à un groupe d’étude sur la Défense civile non-violente dans le cadre du ministère de la Défense.

À la fois écrivain et militant, passionné par la philosophie de la non-violence, Jean-Marie Muller a enchainé, depuis les années 1970 et jusqu’à un passé récent, d’innombrables interventions (conférences, émissions radio et audiovisuelles) en France où il voyagera toujours en train, mais aussi en Europe, sur le continent américain et dans le monde arabe où plusieurs de ses ouvrages sont traduits.
Quand la Pologne cherche à se libérer du communisme sous l’impulsion du syndicat Solidarnosc initié par Lech Walesa en1980, le livre de Jean-Marie Muller, Stratégie de l’action non-violente, est traduit en polonais sans que l’auteur le sache, puis imprimé dans la clandestinité à plus de 15 000 exemplaires. C’est cet ouvrage qui a convaincu les militants de Solidarnosc d’employer les méthodes de l’action non-violente qui ont fini par entraîner la chute du régime communiste polonais en 1988.

En 2013, Jean-Marie Muller reçoit le Prix international de la fondation indienne Jamnalal Bajaj pour la promotion des valeurs gandhiennes. Cette juste reconnaissance manifeste combien l’œuvre de Jean-Marie Muller plonge ses racines dans la pensée morale et politique de Gandhi. Jean-Marie Muller a écrit 36 livres sur la non-violence, dont plusieurs ont été traduits à l’étranger. Cette œuvre monumentale fait de lui un auteur incontournable pour qui désire s’opposer aux violences de façon constructive. « La violence n’est jamais la solution, aimait-il dire, elle est le problème. »

Jean-Marie Muller a écrit dans de nombreux journaux (Le Monde, Libération, La Croix, etc.) comme dans plusieurs revues, dont Alternatives Non-Violentes (http://alternativesnon-violentes.org/), dès le n°1 publié en 1973 et régulièrement jusqu’à 2018. Son dernier article dans cette revue critique la doctrine de la guerre juste qui légitime la dissuasion nucléaire française. Le désarmement nucléaire a été dans la vie de Jean-Marie Muller une préoccupation majeure, sans qu’il puisse voir de son vivant l’abandon par la France de la dissuasion nucléaire qu’il jugeait à la fois immorale, inefficace et dangereuse.  » (Extrait de nonviolence.fr du 20/12/2021)

En savoir plus sur https://nonviolence.fr/Deces-de-Jean-Marie-Muller

A lire aussi : Médiation par les pairs et Non-Violence. Interview de Jean-Marie Muller par Brigitte LIATARD et Babeth DIAZ sur http://www.mediacteurs.com/uploads/2/6/6/2/26625792/non_violence_et_mediation_par_les_pairs.pdf

« La médiation permet aux jeunes de s’initier à la non-violence comme règle de vie. » (Jean-Marie Muller)


Article : « LA MÉDIATION EN SANTÉ : UNE INNOVATION SOCIALE ? OBSTACLES, FORMATIONS ET BESOINS », Nadine Haschar-Noé, Florent Bérault, Santé publique volume 31 / N°1 – janvier-février 2019


Résumé
Notre étude se focalise sur la médiation en santé comme réponse au défi que pose la réduction des inégalités sociales de santé, objectif phare de la loi de modernisation du système de santé de 2016. Faire de la médiation en santé nécessite que se rencontrent et collaborent deux « mondes sociaux », celui des professions de santé et celui de l’action sociale, parfois éloignés l’un de l’autre.
En faisant l’hypothèse que la formation constituerait un levier facilitant leur collaboration, l’objectif de la recherche vise à caractériser l’offre actuelle des formations dans le domaine de la médiation sociale et en santé, à dégager les besoins non satisfaits et à formuler des propositions relevant de l’innovation
sociale permettant d’y répondre. Nos méthodes d’investigation reposent sur un triple recueil de données quantitatives et qualitatives : une revue de la littérature de première main, la réalisation d’un état des lieux des formations sur le territoire national, des focus groups et entretiens avec des médiateurs et des institutions œuvrant dans ce domaine. Nos résultats montrent qu’un certain nombre d’obstacles tendent à maintenir des cloisonnements entre les « mondes » de la santé et du social parmi lesquels une forte asymétrie de l’offre de formation au profit du secteur social, une répartition territoriale inégalitaire et une hétérogénéité de ses contenus. Les besoins exprimés permettent d’avancer un certain nombre de principes consensuels et relevant de l’innovation sociale pour consolider la coopération
entre professionnels du social et de la santé » (Extrait de cairn.info )

Article à consulter sur https://www.cairn.info/revue-sante-publique-2019-1-page-31.htm

Villeurbanne : La médiation par les pairs pour améliorer la sécurité ?


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Les Villeurbannais étaient conviés ce lundi 13 décembre à une soirée débat autour de la stratégie locale de sécurité. Parmi les 10 propositions d’action émises par des habitants, il a été question de la médiation citoyenne pour apaiser les tensions et éviter l’intervention policière lors de conflits. (Extrait de leprogres.fr du 15/12/2021)

En savoir plus sur https://www.leprogres.fr/amp/faits-divers-justice/2021/12/15/la-mediation-par-les-pairs-pour-ameliorer-la-securite

DÉCLARATION DES MINISTRES DE LA JUSTICE DES ÉTATS MEMBRES DU CONSEIL DE L’EUROPE SUR LE RÔLE DE LA JUSTICE RESTAURATIVE EN MATIÈRE PÉNALE  – les 13 et 14 décembre 2021, Venise, Italie


DÉCLARATION DES MINISTRES DE LA JUSTICE DES ÉTATS MEMBRES DU CONSEIL DE L’EUROPE SUR LE RÔLE DE LA JUSTICE RESTAURATIVE EN MATIÈRE PÉNALE  

à l’occasion de la Conférence des Ministres de la Justice du Conseil de l’Europe

 “Crime et justice pénale – le rôle de la justice restaurative en Europe”

(les 13 et 14 décembre 2021, Venise, Italie)

Déclaration de Venise sur le rôle de la justice restaurative en matière pénale

Les Ministres de la Justice des États membres du Conseil de l’Europe,

1.      Soulignant l’importance des travaux déjà réalisés par le Conseil de l’Europe dans le domaine de la justice restaurative et constatant avec une grande satisfaction que les Ministres participant à la Conférence de Venise soutiennent pleinement les objectifs de la Recommandation CM/Rec(2018)8 du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe relative à la justice restaurative en matière pénale et réaffirment les normes et les principes qui y sont énoncés; 

2.      Soulignant que, conformément à la recommandation susmentionnée, la justice restaurative est un processus permettant aux personnes qui ont subi un préjudice résultant d’une infraction et aux responsables de ce préjudice de participer activement, s’ils y consentent librement, au règlement des problèmes résultant de l’infraction, avec l’aide d’un tiers qualifié et impartial (généralement appelé médiateur ou facilitateur);

3.      Soulignant que ce processus prend souvent la forme d’un dialogue (direct ou indirect) entre la victime et l’auteur de l’infraction, ce qui suppose la reconnaissance préalable des facteurs criminels par l’auteur, et peut également impliquer, le cas échéant, d’autres personnes touchées par l’infraction, notamment la famille et, le cas échéant, la communauté à laquelle elles appartiennent;

4.      Soulignant les avantages relatifs des processus de justice restaurative, eu égard en particulier au caractère volontaire de ces processus et à la possibilité de les interrompre ou de les arrêter à tout moment, en soulignant l’égale préoccupation pour les besoins et les intérêts de toutes les parties impliquées, et réitérant que le processus est axé sur la réparation des dommages matériels et immatériels, le caractère volontaire, la participation, la confidentialité, la réinsertion des délinquants, l’impartialité du tiers, et donc la réduction du risque de stigmatisation ;  

5.      Reconnaissant que la justice restaurative a suscité un intérêt croissant dans un certain nombre d’États membres du Conseil de l’Europe, et que son développement et son utilisation efficace peuvent être considérés à la fois comme une opportunité et un défi positif pour améliorer les systèmes de justice pénale européens, tout en observant qu’en général, le développement de la justice restaurative devrait être considéré comme un élément important du processus global de développement durable, car il contribue également à l’Objectif de développement durable 16 des Nations Unies: promouvoir l’avènement de sociétés justes, pacifiques et inclusives;

6.      Observant que la Conférence de Venise, qui a réuni les Ministres de la Justice des États membres du Conseil de l’Europe, les hauts fonctionnaires des gouvernements et les professionnels, s’est avérée être une plateforme instrumentale et opportune pour l’échange de connaissances, d’informations et de bonnes pratiques, et pour discuter les défis dans ce domaine;

7.       Soulignant le devoir des institutions publiques de favoriser des interventions constructives à l’égard de la délinquance juvénile et de donner de nouvelles chances aux jeunes délinquants, compte tenu de leur jeune âge et de la nécessité de les réintégrer dans la société, et accordant une attention particulière à la manière dont les processus de justice restaurative devraient être utilisés dans les affaires impliquant des enfants (victimes ou auteurs d’infractions) et réitérant à cet égard la pertinence des normes et des principes contenus dans les Lignes directrices du Comité des Ministres sur une justice adaptée aux enfants (2010) et sa Recommandation CM/Rec(2008) 11 sur les Règles européennes pour les délinquants mineurs faisant l’objet de sanctions ou de mesures;

8.      Soulignant que la nécessité de fournir une formation adéquate pour la mise en œuvre de la justice restaurative a été largement discutée et soutenue lors de la Conférence de Venise;

9.      Considérant que, dans un contexte de contraste croissant entre les différents niveaux de la société, la justice restaurative peut représenter un outil important pour traiter les conflits résultant d’actes criminels et pour favoriser la cohésion sociale en résolvant ces conflits et pour considérer les conflits non pas comme une occasion de nouvelles divisions sociales;

10.  Considérant la justice restaurative non seulement comme un simple outil dans le cadre de l’approche traditionnelle à la justice pénale, mais comme une culture plus ample qui devrait imprégner le système de justice pénale, fondé sur la participation de la victime et du délinquant sur une base volontaire, ainsi que d’autres parties concernées et de la communauté au sens large, pour traiter et réparer le préjudice causé par le crime;

11.  Affirmant l’impact positif de la justice restaurative sur la réduction de la récidive et notant les nombreuses preuves empiriques qui prouvent que la justice restaurative est efficace et produit des résultats satisfaisants pour les parties aux conflits concernées et, au-delà de cela, pour une communauté dans son ensemble;

12.  Constatant l’éventuel impact positif des parcours de justice restaurative également sur la lutte contre la radicalisation des individus;

13.  Soulignant que, l’utilisation appropriée de la justice restaurative peut contribuer à utiliser plus efficacement et de manière personnelle et socialement inclusive les processus de justice pénale, et contribue de cette façon également à améliorer la manière dont nos sociétés traitent les délinquants et les victimes, et nécessite donc de ressources financières et humaines adéquates, qui devraient être considérés comme un investissement dans l’avenir et propices à la sécurité et au bien-être de nos sociétés;

14.   Considérant que le Conseil de l’Europe est particulièrement bien placé pour prendre la tête des travaux futurs dans ce domaine, et que le suivi de la présente Déclaration pourrait prendre différentes formes, sur la base de l’approche à trois volets de l’organisation, à savoir des activités normatives, de suivi et de coopération/sensibilisation visant à réaliser une plus grande unité et harmonisation entre les Etats membres du Conseil de l’Europe ;

15.  Invitent le Conseil de l’Europe à encourager et à aider ses États membres à :

i.  élaborer des plans d’action ou des politiques au niveau national, le cas échéant, pour la mise en œuvre de la recommandation CM/Rec (2018)8 sur la justice restaurative en matière pénale, en assurant une coopération interinstitutionnelle à l’échelle nationale, une législation et un financement nationaux appropriés, tout en réfléchissant à l’idée qu’un droit d’accès à des services adéquates de justice restaurative pour toutes les parties intéressées, si elles y consentent librement, devrait être un objectif des autorités nationales;

ii. promouvoir l’application la plus large possible de la justice restaurative pour les mineurs en conflit avec la loi, comme l’une des composantes les plus précieuses de la justice adaptée aux enfants, conformément aux Lignes directrices du Comité des Ministres sur la justice adaptée aux enfants (2010);

iii.  stimuler, dans chaque État membre, une mise en œuvre à grande échelle, de la justice restaurative, de ses principes et de ses méthodes, en tant que complément ou, le cas échéant, en tant qu’alternative aux procédures pénales, ou dans le cadre de celles-ci, visant à la désistance de la criminalité, à la réinsertion des délinquants et au rétablissement des victimes;

iv. considérer la justice restaurative comme un élément essentiel des programmes de formation des professionnels du droit, y compris les magistrats, les avocats, les procureurs, les travailleurs sociaux, la police ainsi que le personnel pénitentiaire et de probation, et réfléchir à la manière d’inclure les principes, les méthodes, les pratiques et les garanties de la justice restaurative dans les programmes universitaires et d’autres programmes d’enseignement supérieur destinés aux juristes, tout en accordant une attention particulière à la participation de la société civile et des autorités locales et régionales aux processus de justice restaurative et s’adressant au Conseil de l’Europe lorsque des programmes de coopération et de formation de ses fonctionnaires chargés de la mise en œuvre de la justice restaurative sont nécessaires;

v. sensibiliser aux processus de justice restaurative à l’échelle nationale et mettre en œuvre des projets visant à une communication plus étendue du rôle et des avantages de la justice restaurative en matière pénale, en apportant une réponse au-delà des sanctions pénales;

16. Invitent le Conseil de l’Europe à:

a) réaliser une étude complète des modèles de justice restaurative actuellement couverts par les législations nationales et mis en œuvre par les gouvernements des États membres, afin de faciliter l’échange de connaissances, de bonnes pratiques, d’expériences et de véritables travaux de recherche scientifique sur ce sujet, tout en reconnaissant les spécificités nationales;

b) élaborer des ˝Principes de haut niveau du Conseil de l’Europe sur la justice restaurative », proposant un ensemble de mesures par lesquelles les Etats membres s’efforceront d’appliquer ces principes;

c) continuer, par l’intermédiaire du Comité européen pour les problèmes criminels (CDPC), à évaluer régulièrement la mise en œuvre de la recommandation (2018)8 et des principes qui y sont annexés, à la lumière de toute évolution significative du recours à la justice restaurative dans les États membres et, si nécessaire, la réviser, conformément à l’article 67 de la recommandation.

                                                                                                                      Venise, 14 décembre 2021

« La médiation dans le secteur sanitaire et médico-social, tour d’horizon des pratiques en 2021 » par Eric Basso, Soins Cadres, Vol 30 – N° 130 – octobre 2021, pp 11-13


Résumé

La médiation pour les conflits entre professionnels devrait se développer dans les établissements de santé et médico-sociaux. Cette pratique répond à certaines exigences en termes de compétences du médiateur et de modalités d’intervention.

Plan

Définition

Profil du médiateur

Cadre réglementaire

Médiation, pourquoi pas, mais quand ?

OrganisationTypologies de médiation dans le secteur de la santé

Conclusion

Déclaration de liens d’intérêts

Article à consulter sur https://www.em-consulte.com/revue/SCAD/30/130/table-des-matieres/

Conflit familial et handicap : un médiateur peut vous aider


Handicap.fr

« Mésentente entre deux parents sur l’accueil de leur enfant handicapé dans un établissement spécialisé, brouille d’une fratrie autour d’un parent dépendant… Parfois, lorsque des décisions importantes doivent être prises pour un proche en situation de handicap, certaines familles entrent en conflit, se déchirent… Comment sortir de l’impasse ? En faisant appel à un « médiateur familial ». Nouvellement sollicité dans le champ du handicap, ce tiers neutre permet pourtant de débloquer des situations difficiles et d’apporter l’apaisement. Tout savoir en douze points via l’expertise d’Aude Chapron et Audrey Villatte, qui achèvent leur formation de médiatrice familiale.

(…)

H.fr : Des situations dans le champ spécifique du handicap pour lesquelles il peut être conseillé de faire appel à un médiateur ?
• Choix de vie à faire pour la personne en situation de handicap (institution, opération ou traitements médicaux, mesures d’incapacité…),
• Choix de vie pour les proches (suspension de son activité professionnelle pour s’occuper de son enfant, gestion de la famille, organisation, prise en compte des efforts réalisés pour la personne en situation de handicap…),
• Réflexion sur la prise en charge financière par la famille (quand l’un des deux cesse son activité pour s’occuper de son enfant, quand il faut payer certains biens comme un fauteuil roulant onéreux ou des travaux dans la maison pour permettre d’accueillir une personne invalide),
• Renouement du dialogue entre des personnes que l’existence du handicap a pu éloigner. Parfois l’un des parents n’accepte pas la situation et préfère fuir. Revenir devient alors très compliqué. Le recours à la médiation familiale peut favoriser la reprise du dialogue au sein de la famille et permettre à chaque membre de parler de ses ressentis. » (Extrait de informations.handicap.fr du 14/12/2021)

En savoir plus sur https://informations.handicap.fr/a-conflit-familial-et-handicap-mediateur-peut-vous-aider-32029.php

Visioconférences : « Médiations et régulation des conflits et différends » « Une perspective québécoise » (1ère partie) le 27/01/2022 et « La médiation relationnelle : principes et applications » (2ème partie ) le 24/02/2022 par Catherine Rossi, Université Laval, organisées par EPG Formation



Inscription sur contact@epg.fr

Belgique : Catherine De Bruecker est la première médiatrice de la Région bruxelloise


Catherine De Bruecker.

« Catherine De Bruecker, ex-médiatrice fédérale, a été élue vendredi par le parlement bruxellois et l’assemblée de la CoCof pour diriger le nouveau service de médiation de la Région bruxelloise et des Commissions communautaire commune et française.

Catherine De Bruecker a été élue à la quasi-unanimité (deux votes négatifs). Le parlement avait approuvé en janvier de l’année dernière les modalités de recrutement de ce service qui n’existe pas encore formellement en Région bruxelloise. Comme dans les autres Régions et certaines communes bruxelloises, ce service agira en tant qu’interface entre le citoyen et les administrations. Il pourra aussi traiter les plaintes au niveau des communes lorsque celles-ci ne disposent pas de leur propre service de médiation. Il sera aussi compétent pour les services dépendant de la Commission communautaire française (la Cocof) et les services bicommunautaires.

(…)

Licenciée en droit, spécialisée en médiation institutionnelle et droit administratif, quadrilingue, Mme De Bruecker connaît la mission attendue d’un ombudsman parlementaire. Elle a une large connaissance du fonctionnement des administrations publiques, puisqu’elle a exercé deux mandats de médiatrice fédérale, de 2005 à 2019. » (Extrait de lacapitale.sudinfo.be du 12/12/2021)

En savoir plus sur https://lacapitale.sudinfo.be/881916/article/2021-12-10/catherine-de-bruecker-est-la-premiere-mediatrice-de-la-region-bruxelloise

Visioconférence :  » Deux expériences en Médiation Territoriale » organisée par l’INSTITUT RÉGIONAL DE MÉDIATION OCCITANIE (IRMOC), le mercredi 15 décembre 2021 à 18 heures


Thème : Deux expériences en Médiation Territoriale.

Mr Yves Bailleux-Moreau Pdt du Groupe Mediation.net, Médiateur DU Médiateur Béziers, Conseiller Prud’homme.
Mr Moussa Cherifi Responsable du Service Médiation Insertion,Pôle des solidarités Mairie de PONT ST ESPRIT, DU Médiateur Béziers
30 minutes pour les deux intervenants,1h de débat.
L’Atelier sera animé par Antonio Fulleda et Isabelle Daniel.

Pour participer à l’atelier insciption par courriel : institutdemediation@gmail.com

Lien pour participer à la réunion Zoom https://lnkd.in/e9cZGeij