« Quelques jours après la rencontre avec l’intersyndicale (8 novembre 2021), la mission de médiation s’est clôturée le vendredi 12 novembre 2021. Les médiateurs ont dressé le contenu du rapport de préconisation qui sera remis au gouvernement, au cours d’une conférence de presse ce samedi 13 novembre 2021.
Prévue entre le 3 et le 12 novembre 2021, l’heure est au bilan pour la mission de médiation composée de la médiatrice nationale Danielle Toupillier, du Docteur Emmanuel Gordien, virologue à l’Hôpital Avicenne, et de Léandre Beauroy, directeur du travail à la Préfecture de Martinique.
Les membres de la mission constatent que la médiation n’a pas pu se tenir dans des conditions idéales. Il n’y a pas eu de débats ni de rencontres avec l’ensemble des organisations syndicales.
À l’issue de ces deux semaines sur place, un rapport de préconisation a été dressé. Il sera remis aux ministres en demandant la poursuite de la mission.
Des propositions…
Dans ce document, les médiateurs préconisent un assouplissement des mesures, sans déroger au respect des règles sanitaires. Ainsi, ils proposent de repousser l’obligation vaccinale avec un étalement de la mise en place au 6 décembre pour la première dose et fin décembre pour la 2e. Des tests PCR sont proposés pour contrôler entre les deux injections. Ils suggèrent aussi de prolonger la gratuité des tests antigéniques et PCR jusqu’au 31 décembre 2021.
Concernant l’aspect humain, ils encouragent un accompagnement social des personnels qui ne veulent pas se faire vacciner et un assouplissement des mesures contre les non-vaccinés jusqu’au 31 décembre 2021. Ils proposent également des mesures de reclassement pour les professionnels de santé, un accompagnement et un soutien psychologique et social pour les personnels soignants.
Les médiateurs ont relevé une baisse de l’attractivité professionnelle du milieu de la santé en Martinique et proposent d’aménager des « faveurs », même salariales, pour les médecins afin de diminuer les rotations. » – P. Pinel-Féréol – F. Théodose- (Extrait de la1ere.francetvinfo.fr du 13/11/2021=
« L’acteur afro-américain de 60 ans, qui a grandi dans un quartier pauvre de Los Angeles, veut investir dans la Seine-Saint-Denis avec son ONG « Whitaker Peace and Development Initiative » qui propose des projets éducatifs dans les régions touchées par la violence.
L’acteur américain Forest Whitaker va investir en Seine-Saint-Denis pour aider les jeunes à se former « aux techniques de médiation et de résolution de conflit et à l’entrepreneuriat », a-t-on appris jeudi auprès de son ONG, en marge du Forum de Paris sur la Paix.
Envoyé spécial de l’Unesco pour la paix et la réconciliation depuis 2014, Forest Whitaker est également le fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative (WPDI), une ONG créée en 2012 qui s’investit dans des projets éducatifs pour des jeunes vivant dans des régions touchées par la violence ou les conflits (Soudan du Sud, Ouganda, Mexique, Etats-Unis, Afrique du Sud) et désormais en France.
L’acteur marqué par la pauvreté lors d’une visite à Clichy-sous-Bois
C’est lors d’un voyage à Paris, où l’ONG est basée, au printemps dernier, que l’acteur oscarisé pour « Le Dernier roi d’Ecosse », a décidé d’investir en Seine-Saint-Denis. Le comédien afro-américain de 60 ans a été « marqué » par la pauvreté lors de sa visite dans le quartier du Chêne Pointu à Clichy-sous-Bois, décor des « Misérables » de Ladj Ly, a expliqué un porte-parole de la WPDI.
L’ONG en partenariat avec BNP Paribas va s’engager sur deux axes d’action: former des jeunes à la médiation pour résoudre les conflits et réduire la violence avec les acteurs institutionnels et offrir des formations à des métiers d’avenir, donner des clés pour monter un business. » (Extrait de bfmtv.com du 11/11/2021)
« La justice est souvent associée à la religion, à l’apparition de l’économie ou, bien sûr, à l’État. Voici que ce présupposé est remis en cause dans la justice aborigène. Nous en parlons avec Christophe Darmangeat et Jean-Paul Demoule.
Dans l’Australie précoloniale, en effet, les études anthropologiques prouvent l’existence de véritables procédures de justice chez les chasseurs-cueilleurs qui ne s’apparentent ni à l’ordalie, ni à des formes archaïques de délibération mais qui sont associées à la guerre. Voici un constat riche d’enseignements qui remet en cause beaucoup d’idées reçues sur le prétendu pacifisme de notre préhistoire, et qui pourrait bien montrer le caractère primaire de la justice comme catégorie autonome du social.
Ce que nous apprend les formes de justice les plus anciennes des Aborigènes sera donc le sujet d’une discussion entre Christophe Darmangeat, anthropologue, maître de conférence à l’université de Paris, qui tient le blogLa hutte des classes, et qui vient de signer Justice et guerre en Australie aborigène (Éditions Smolny, Toulouse, 2021) et Jean-Paul Demoule, archéologue et préhistorien, auteurs de nombreux ouvrages parmi lesquels Les dix millénaires oubliés qui ont fait l’histoire : quand on inventa l’agriculture, la guerre et les chefs (Fayard, 2017). Jean-Paul Demoule, qui sera avec nous depuis Arles, a rédigé la préface du livre dont il sera question aujourd’hui. » (Extrait de franceculture.fr du 10/11/2021)
« L’apport de la coutume à la médiation contemporaine », tel est l’objet de la sessions euro-africaine de la médiation et du changement du 19 novembre.
Les participants auront la chance de recueillir l’expérience de Catherine Ginisty et Murielle Vannier auteurs du mémoire « En quoi les procédés de résolution de conflits des sociétés traditionnelles peuvent-ils bénéficier aux pratiques actuelles de la médiation ? »
Avec un exercice original effectué en binôme, chacun sera invité personnellement à replonger dans le monde de ses ancêtres et d’apprendre ce qu’ils ont à nous dire pour la médiation aujourd’hui.
Une mise en commun permettra de recueillir les plus beaux fruits » (Extrait)
« Après de nombreuses discussions avec l’Université de Strasbourg, les parties se sont accordées pour la signature d’une convention cadre avec l’Université en matière de médiation administrative qui s’est concrétisée le 8 septembre 2021.
Forte de 60 000 étudiants environ, l’Université de Strasbourg présidée par M. Michel DENEKEN compte déjà en son sein un médiateur en la personne de M. Hugues DREYSSE. Celui-ci est à l’écoute constante des étudiants qui peuvent le saisir pour les problèmes rencontrés au cours de leur parcours universitaire en vue de résoudre le différend ou le conflit dont ils sont à l’origine ou qu’ils subissent. Totalement indépendant dans l’exercice de sa mission, le médiateur de l’UNISTRA, à l’image de « l’ombudsman » est en quelque sorte un monsieur « bons offices » qui sert de vecteur entre l’étudiant et l’administration universitaire au sein de chacune des composantes de l’université. Son champ d’action qui recoupe celui du médiateur académique fait cependant l’objet d’un partage le médiateur de l’UNISTRA n’étant compétent que pour les affaires de l’UNISTRA »
Pour autant, tous les conflits ne sont pas forcément résolus par l’intermédiaire du médiateur de l‘université. En cas d’échec de la médiation universitaire ou lorsque l’étudiant préfère saisir directement le juge administratif sans recourir au médiateur ad hoc, le président de la formation de jugement a la faculté, en application de l’article L213-7 du code de justice administrative, lorsqu’il a obtenu l’accord des parties, ordonner une médiation pour tenter de parvenir à un accord entre celles-ci grâce à l’aide d’un tiers désigné comme médiateur, neutre ,impartial , indépendant et extérieur aux parties.
La convention cadre signée entre les parties a permis de sensibiliser la communauté universitaire après des échanges nourris entre les partenaires de la nécessité pour les parties de rechercher des solutions pour leur permettre de « sortir par le haut » lorsque cela est possible pour aplanir le conflit et faire « du gagnant gagnant » et éviter au juge de trancher le litige.
Une présentation des axes de collaboration des dispositifs de médiation de l’Université de Strasbourg et du tribunal administratif de Strasbourg a été effectuée par le médiateur de l’Université et par le référent médiation du tribunal administratif de Strasbourg lors du conseil académique de l’Université qui s’est tenu le 12 octobre 2014 à l ’UNISTRA . » (Extrait de strasbourg.tribunal-administratif.fr du 28/10/2021)