« La médiation par les pairs, c’est reparti ! 1ère réunion, cet après-midi, avec une dizaine d’élèves volontaires pour jouer les médiateurs et régler les petits conflits au sein de l’établissement. » (Extrait de twitter.com/JRacineCollege/ du 6/10/2020
« Souvent qualifiée de notion polymorphe, la médiation l’est-elle vraiment ? Ne constitue-t-elle pas, en vérité, une notion qui se trouve en attente de définition de sa finalité et qui nécessite de déterminer l’état dans lequel elle peut être mise en oeuvre ? Singulièrement en matière bancaire et financière ?
La médiation a-t-elle un état ou des états ? Est-elle dotée d’une finalité unique ? Ou bien, au contraire, n’est-elle rien d’autre qu’un moyen en vue de parvenir à un résultat donné ? Toutes les contributions qui précèdent les présentes observations conclusives offrent à voir dans quels états se trouve la médiation bancaire et financière et ce que l’on peut en attendre. Toutes, peu ou prou, font également référence à la législation originelle ayant institué la médiation bancaire, à savoir la loi MURCEF du 11 décembre 2001[1]. Pourtant, c’est peut-être l’intitulé d’une autre loi adoptée la même année qui peut aider à comprendre la médiation bancaire et financière, soit la loi relative aux nouvelles régulations économiques[2]. Dans l’intitulé de cette loi figure la notion de régulation qui demeure mal définie et incertaine en droit français[3].
Questions. Peut-être cette notion permet-elle d’éclairer la nature profonde de la médiation dans le domaine bancaire et financier. À cet égard, elle offre la faculté de concilier des centres d’intérêt qui sont similaires (p. ex. médiateur de la consommation et médiateur bancaire), divergents (p. ex. médiateur du crédit, médiateur des entreprises) ou sans relation l’un avec l’autre (p. ex. médiateur du crédit des partis politiques et médiateur de l’AMF).
Propositions. Trois points méritent d’être relevés. En premier lieu, à propos de l’évolution des fonctions de la médiation, elle devient limpide : de mécanisme cherchant à résoudre les conflits en matière bancaire et financière, la médiation a progressivement acquis la nature d’instrument de régulation. En second lieu, la notion de régulation permet de préciser de quelles manières la médiation bancaire et financière est, elle-même, régulée. En troisième lieu, enfin, elle invite à s’interroger sur ce qui reste à remanier pour que les procédés de médiation bancaire et financière deviennent efficaces et efficients. Dès lors, la médiation bancaire et financière est un ins-trument de régulation (I.) lui-même régulé par différents fondements (II.) et qui reste à réguler (III.) ». (Extrait de revue-banque.fr 3/06/2020)
« Le jeudi 1er octobre 2020, les parties prenantes du Comité de suivi de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger se sont concertées à Bamako pour faire le point sur les avancées des travaux et envisager les perspectives de la reprise des activités après la mise en place d’un gouvernement de transition.
Cette rencontre de prise de contact a eu lieu au quartier général de la MINUSMA à Sénou. À noter que les activités du comité se sont arrêtées suite à la crise sociopolitique qui a occasionné la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita. (Extrait de maliactu.net/mali du 5/10/2020)
« A la veille de la semaine internationale de la médiation, du 10 au 17 octobre, c’est un plaisir de partager un article et une vidéo sur une formation réalisée par des amis burkinabè sur les droits et devoirs en milieu scolaire.
Les différentes formes de médiation font réfléchir sur de nombreuses questions, notamment sur comment rendre la citoyenneté plus active, plus responsable par la connaissance des règles de droit, le dialogue et les reconnaissances mutuelles ?
Cette vidéo pose le cadre sur des sujets fondamentaux des droits de l’homme, des enfants en particulier, et des devoirs en découlant. Comment se fait-il que des enfants n’aillent pas à l’école ou ont des difficultés d’apprentissage ? Quelles réponses apporter en rendant acteurs les enseignants, les parents et les enfants eux-mêmes ?
Cette vidéo montre quelques éléments de réponse, en tout cas des propositions d’apprentissage de pédagogies intégratives, innovantes et collectives, dans des milieux vulnérables, comme cela est le cas dans de nombreuses écoles au Burkina Faso (et aussi ici et ailleurs ?). (Extrait de linkedin.com 10/2020)
Depuis des années, nous sommes témoins de l’évolution très rapide de phénomènes économiques, sociaux et environnementaux qui amplifient les inégalités dans des territoires déjà fragiles. Ce contexte nous impose de repenser notre manière de faire société. La médiation sociale apparaît à cet égard comme un outil incontournable. Dans cette phase de profonde recomposition des relations interpersonnelles et des modes de cohabitation, cette profession peut devenir un maillon essentiel, tant dans la régulation du quotidien que dans l’accès aux droits et aux services. La fracture numérique a, par exemple, accentué les inégalités : manque d’équipements numériques, méconnaissance de leur fonctionnement, manque d’intérêt ou défiance vis à vis des démarches en ligne, absence d’expérience, préférence pour les démarches physiques et le « papier »… La dématérialisation croissante des services publics constitue un facteur aggravant pour des situations de précarité et de pauvreté, d’isolement ainsi que de non-recours aux droits. Nous devons ainsi pouvoir accompagner chaque habitant, chaque acteur et chaque décideur dans la compréhension des règles et des modalités nouvelles du vivre et agir ensemble. Face aux transformations sociétales en cours, et au-delà d’une logique de régulation de situations potentiellement conflictuelles, la médiation sociale doit adopter une logique d’accompagnement et de facilitation. Et ne laisser personne au bord du chemin. L’action de France Médiation s’inscrit plus que jamais dans cet objectif, comme en témoigne ce rapport d’activité 2019. Bonne lecture ! Laurent Giraud Directeur de France Médiation