Médiation familiale : L’Association Médiation Part’Âge accompagne, par la médiation, les personnes vulnérables et leur entourage


L’Association Médiation Part’Âge a pour objet :

  • d’accompagner, par la médiation, les personnes vulnérables et leur entourage (familles, aidants, professionnels, institutions…) et de les soutenir dans l’évolution de leur vie relationnelle, sociale et ce dans le respect de la liberté de chacun.
  • de permettre à la famille et ses aidants (familiaux et professionnels) de trouver des médiateurs qualifiés et sensibilisés au contexte de vulnérabilité. La médiation est ici définie comme un processus de prévention ou de gestion des conflits fondé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes et des institutions.

Dans le cadre de son objet, l’association :

  • organise des campagnes d’information et de sensibilisation à la médiation,
  • développe des actions de promotion auprès des institutions et structures dans le domaine médico-social et socio-judiciaire,
  • anime des réseaux de médiateurs désirant travailler avec les personnes vulnérables : échanges et réfléxion, analyse des pratiques,
  • fonctionne comme une plateforme d’orientation, en centralisant les compétences de professionnels,
  • oriente sur des médiateurs diplômés et qualifiés et des formateurs et analyseurs des pratiques formés sur la vulnérabilité… (Extrait de mediationpartage.fr)

En savoir plus sur http://www.mediationpartage.fr/equipe.html

Guinée: le bilan officiel des violences s’alourdit, la médiation piétine


Des policiers guinéens face à des manifestants, le 21 octobre à Conakry

« Le bilan des violences qui ont éclaté en Guinée au lendemain de la présidentielle du 18 octobre s’est officiellement alourdi lundi à 21 morts, alors que l’opposition, qui conteste plus que jamais la réélection du président sortant Alpha Condé, dit « ne pas attendre grand chose » d’une médiation internationale en cours.

(…)

Les émissaires de l’ONU, de l’Union africaine (UA) et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) arrivés dimanche ont poursuivi leurs efforts de médiation en rencontrant plusieurs ministres, la commission électorale et le corps diplomatique.

Ils se sont également rendus en fin de journée au domicile du chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, qui s’est autoproclamé victorieux dès le lendemain du scrutin.

Une conférence de presse de la délégation prévue lundi soir a été reportée à mardi matin « (Extrait de msn.com du 27/10/2020)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/guin%c3%a9e-le-bilan-officiel-des-violences-salourdit-la-m%c3%a9diation-pi%c3%a9tine/ar-BB1apOLx

LE MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, UN SERVICE PUBLIC POUR TRAVAILLER SUR LA CONFIANCE ENTRE LES ACTEURS ÉCONOMIQUES.


retour accueil village

« Le Médiateur des entreprises est une institution publique, placée auprès du ministre de l’Économie et dont le représentant est nommé par décret du Président de la République. À la disposition des chefs d’entreprises, il a vocation à répondre à leurs questions concernant le comportement à adopter avec les partenaires commerciaux ou à orienter leurs demandes vers les services compétents. Au-delà de cet accompagnement, il les aide à trouver des solutions aux différends rencontrés avec leurs partenaires, entreprise ou administration, notamment en proposant un service de médiation gratuit et confidentiel. Pierre Pelouzet, qui occupe ce poste depuis 2012 [1], nous livre un état des lieux et perspectives du mécanisme. » (Extrait de village-justice.com du 29/10/2020)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/mediateur-des-entreprises-service-public-pour-travailler-sur-confiance-entre,36973.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter&utm_campaign=RSS

82ème Café de la Médiation et de la Négociation : Covid 19 : Le boom des modes amiables


Covid 19 : Le boom des modes amiables

Avec

Carole CHATELAIN, Médiateure, Auteure, Directrice adjointe de la Rédaction Sciences et Avenir – La Recherche

&

Bertrand ROBERT, Président du Cabinet Argillos, Management de crise et Techniques d’anticipation, Auteur

Séance animée par Hirbod DEHGHANI-AZAR, Avocat, MCO Paris, médiateur, Ancien Pdt de l’AME, Directeur de l’ifomene, formateur en négociation et en droit public, responsable des formations Ifomene en Régions Outremer et à l’International

Avec le concours de Stephen Bensimon et Isabelle Aoustin Hercé, Directeurs de l’IFOMENE

UNE STATISTIQUE QUI EN DIT LONG :

A l’AG de la Fédération Française des Centres de Médiation, Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises, indiquait que son service public de médiation est passé progressivement de 100 médiations par an à près de 100 par mois, mais que ce nombre s’est multiplié par 4 à 5 en huit mois, depuis le début de la nouvelle crise sanitaire.

Ce qui est vrai entre les entreprises l’est tout autant en intra entreprise et pour les relations personnelles : le confinement a ainsi favorisé des huis-clos familiaux propices aux tensions, frictions, violences intra familiales, à des situations de harcèlement, de souffrances psychiques… et de ruptures

LA PEUR

Risques, imprévisibilité de l’avenir, réactions psychologiques face à la menace insidieuse de mort : Carole Chatelain, directrice adjointe de la rédaction de Sciences et Avenir- La Recherche nous fera réfléchir à nos armes intimes de défense pour affronter cette crise intérieure. Auteure de « Médiation : comment développer son empathie ? Les ressources du cerveau » chez Archétype82, elle forme en Médiation santé et en formation continue du médiateur.

LE DANGER

Bertrand Robert nous fera réfléchir aux effets des crises sur les « modes doux » de résolutions des conflits. Il le fera en professionnel de la prévention et de la gestion de crise, des phénomènes de surprise et des dimensions cachées… mais aussi avec un style subtil puisé dans son parcours d’Aïkidoka… Co-auteur de l’ouvrage « La communication de crise » (Mac Graw Hill), il intervient à l’Ifomene en DU2 et en Master de Médiation et management d’entreprise

(Comme toujours dans nos cafés ½ heure de présentations initiales et 1 heure d’échanges interactifs avec vous) (Extrait de

Inscription https://www.eventbrite.fr/e/billets-82eme-cafe-de-la-mediation-et-de-la-negociation-webinaire-126782013415?aff=ebdssbonlinesearch&utm-medium=discovery&utm-campaign=social&utm-content=attendeeshare&utm-source=cp&utm-term=destsearchsur

COVID 19 : L’activité des services de médiation familiale est pris en compte par le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire


Article 28

Les établissements relevant des types d’établissements définis par le règlement pris en application de l’article R. 123-12 du code de la construction et de l’habitation peuvent accueillir du public, dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l’article 1er, pour :
(…)
– L’activité des services de rencontre prévus à l’article D. 216-1 du code de l’action sociale et des familles ainsi que des services de médiation familiale ;
– L’organisation d’activités de soutien à la parentalité relevant notamment des dispositifs suivants : lieux d’accueil enfants parents, contrats locaux d’accompagnement scolaire et réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents ;
– L’activité des établissements d’information, de consultation et de conseil conjugal mentionnés à l’article R. 2311-1 du code de la santé publique.

Décret à consulter sur https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042475143

Médiation administrative : Décret n° 2020-1303 du 27 octobre 2020 modifiant le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 portant expérimentation d’une procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litiges de la fonction publique et de litiges sociaux


Notice : le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 a mis en place l’expérimentation d’une médiation préalable obligatoire dans certains litiges de la fonction publique et litiges sociaux prévue par le IV de l’article 5 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du xxie siècle. L’article 34 de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice a reporté au 31 décembre 2021 la date limite à laquelle cette expérimentation peut prendre fin, qui était initialement fixée au 18 novembre 2020.
Références : les dispositions du code de justice administrative modifiées par le décret peuvent être consultées, dans leur rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr).


Le Premier ministre,
Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice,
Vu la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du xxie siècle, notamment son article 5 modifié par l’article 34 de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice ;
Vu le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 modifié portant expérimentation d’une procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litiges de la fonction publique et de litiges sociaux ;
Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :

  • Article 1
    Le décret du 16 février 2018 susvisé est modifié comme suit :
    1° A l’article 8, les mots : « six mois avant l’expiration du délai de quatre ans prévu par le IV de l’article 5 de la loi du 18 novembre 2016 susvisée » sont remplacés par les mots : « le 30 juin 2021 » ;
    2° Au premier et au second alinéa de l’article 9, la date : « 18 novembre 2020 » est remplacée par la date : « 31 décembre 2021 ».Liens relatifs
  • Article 2
    Le garde des sceaux, ministre de la justice, est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 27 octobre 2020.


Jean Castex
Par le Premier ministre :


Le garde des sceaux, ministre de la justice,
Éric Dupond-Moretti

Décret à consulter sur https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042469067

Algérie : L’Instance du Médiateur de la République a traité plus de 800 plaintes depuis sa création


 

APS

« Plus de 800 plaintes et préoccupations soulevées par des citoyens ont été traitées par les délégations du Médiateur de la République dans les quatre coins du pays depuis la création de son Instance début 2020, a indiqué mardi depuis Tipasa le Conseiller auprès du Médiateur de la République.

Dans une déclaration à l’APS, en marge de la visite du Médiateur de la République, Karim Younes dans la wilaya, M. Rabah Hanifi a souligné que « les délégations réparties à travers les différentes wilayas ont été destinataires de plus de 4.100 dossiers, objets de plaintes ou préoccupations soulevées par des citoyens, dont 800 ayant reçu une suite favorable ».

La plupart des dossiers traités concerne des problèmes restés longtemps en suspens dans les wilayas intérieures, liés aux secteurs de l’Habitat, de l’Investissement et de la Justice dans son volet inhérent à l’application des décisions, le Médiateur de la République ne devant en aucun cas intervenir dans les affaires objets de contentieux ou les enquêtes au niveau de la Justice.

Créée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune le 17 février dernier avec désignation de M. Karim Younes à sa tête, l’Instance qui se veut «un trait d’union entre le Pouvoir et la société civile » a traité les questions liées au secteur de l’emploi dans son volet inhérent au règlement des conflits professionnels, des dossiers de réinsertion des travailleurs licenciés, des licenciements abusifs et des problèmes des retraités. » (Extrait de aps.dz/algerie du 28/10/2020)

En savoir plus sur http://www.aps.dz/algerie/111936-l-instance-du-mediateur-de-la-republique-a-traite-plus-de-800-plaintes-depuis-sa-creation

Audio : « Médiation à l’école : on arrête les coups, on se parle !  » par Manuel Balmer Aroéven-Poitiers (francebleu.fr)


Les élèves ont parfois des conflits entre eux. Le verbe n’est pas toujours suffisant pour se faire comprendre et cela peut aller plus loin. Comment gérer autrement les conflits à l’école ? La médiation par les pairs est une solution qui a fait ses preuves.

La violence n'est pas rare à l'école.
La violence n’est pas rare à l’école. © Getty – wakila

Manuel Balmer est le directeur et Responsable Pédagogique de l’Aroéven-Poitiers (Association régionale des œuvres éducatives et de vacances de l’Éducation nationale), il encadre l’accompagnement de la médiation à l’école.

Quelles sont les sources de conflit à l’école ? 

Les élèves sont en conflit sur des sujets tels que des désaccords, des disputes banales, des insultes, des rumeurs, des jalousies, des querelles amoureuses… La médication est un système parallèle et complémentaire au fonctionnement habituel de l’éducation.

Le conflit est nécessaire dans la vie en société, il créé des interactions.

Il n’en reste pas moins qu’il faut trouver des solutions pour apaiser les conflits.

Comment se déroule la médiation par les pairs ?

La médiation par les pairs ne s’improvise pas, c’est une démarche qui s’anticipe, qui s’organise au sein de l’établissement scolaire. Parmi les élèves, certains se proposent sur la base du volontariat comme médiateur. Ils suivent une formation. Les élèves en conflit proposent d’aller ensemble en médiation dans une pièce de l’établissement dédiée. Deux médiateurs accueillent les élèves en conflit, écoutent le ressenti de chaque élève et prennent note de la décision prise.

Dans l’académie de Poitiers, 42 établissements scolaires pratiquent la médiation par les pairs.

Quels sont les résultats de la médiation ? 

La parents des élèvent donnent leur accord pour que leur enfant soit médiateur. La médiation permet permet d’axer la relation entre les élèves sur la communication. Les élèves dialoguent beaucoup plus ensemble, cela créé d’autres relations. Cela permet d’avoir un projet d’établissement commun. Les bienfaits de la médiation sont palpables : les élèves sont responsabilisés et gagnent en autonomie. (Extrait de francebleu.fr/du 28/10/2020)

Reportage à écouter sur https://www.francebleu.fr/emissions/la-vie-en-bleu-le-dossier-en-poitou/poitou/mediation-a-l-ecole-arrete-les-coups-se-parle?RelatedContentIds=Article-BB1ar292,Article-BB1aqcZt,Article-BB1apOLx,Article-BB1ape38,Article-BB1andLm,Video-BB1as1Qf,Video-BB1asG0u,Article-BB1alYn2,Article-BB1afPIB,Article-BB1ak76S,Article-BB1acod3,Article-BB1aaq7y,Article-BB1ak81I,Article-BB1a5BFn,Article-BB1a9JCu,Article-BB19ZpYZ,Article-BB1arxtE,Article-BB1arQM9,Article-BB1arudZ,Article-BB1aruUt,Article-BB1arhVI,Article-BB19Z2lh

Sénégal : Un nouvel organe de médiation va réunir les consommateurs et les acteurs télécoms du Sénégal


AITN

« L’Association des victimes du net, des réseaux sociaux et des télécoms a mis en place Médiation Net Télécoms. Il s’agit d’un organe d’Assistance, de Concertation, de Facilitation et d’Entente. Il s’agit d’un cadre consultatif dont le but est de rassembler les consommateurs, les opérateurs téléphoniques , le service Universel, les fournisseurs d’accès Internet (FAI) et de services, le réseau mobile virtuel (MVNO) , les abonnés, utilisateurs et usagers d’Internet, la société civile, et toutes les autres organisations impliquées dans le développement du secteur des TIC.

Médiation Net Télécoms a pour vocation d’accompagner l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) dans son action. Elle le fera tout en respectant le périmètre légalement bien défini de ses attributions et agira pour le compte et au nom de l’Etat du Sénégal. Pour atteindre ses objectifs, elle mettra sur pied des conditions favorables à la médiation, au dialogue, et à la concertation. » (Extrait de afriqueitnews.com du 26/10/2020)

En savoir plus sur https://afriqueitnews.com/tech-media/nouvel-organe-mediation-va-reunir-les-consommateurs-acteurs-telecoms-senegal/?RelatedContentIds=Article-BB1ar292,Article-BB1aqcZt,Article-BB1apOLx,Article-BB1ape38,Article-BB1andLm,Video-BB1as1Qf,Video-BB1asG0u,Article-BB1alYn2,Article-BB1afPIB,Article-BB1ak76S,Article-BB1acod3,Article-BB1aaq7y,Article-BB1ak81I,Article-BB1a5BFn,Article-BB1a9JCu,Article-BB19ZpYZ,Article-BB1arxtE,Article-BB1arQM9,Article-BB1arudZ,Article-BB1aruUt,Article-BB1arhVI,Article-BB19Z2lh

« Le renouveau de la médiation » par Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, Les Cahiers de la Justice, n°3/2020, 10p.


« Nous avons besoin d’un langage plus clair de règlement des différends » par John Lande, Center for the Study of Dispute Resolution, University of Missouri School of Law, Kluwer Mediation Blog (Traduction Google)


Kluwer Mediation Blog

« En 2015, j’ai pris ma retraite en tant que professeur de droit américain. Pendant la majeure partie de ma carrière, j’ai utilisé certains des concepts de base de notre domaine tels que la négociation, BATNA, la négociation axée sur les positions par rapport à l’intérêt, et la médiation facilitative vs évaluation. Je n’étais pas toujours à l’aise avec ces termes, mais je les ai utilisés parce que je ne pouvais pas imaginer passer à des alternatives.

Grâce à mes propres recherches et à celle d’autres, je peux maintenant imaginer des solutions de rechange et un processus de développement.

Ce poste appuie une proposition visant à élaborer un langage plus clair de règlement des différends. Cela pourrait offrir de nombreux avantages pour la recherche, la pratique, l’enseignement, la formation et la collaboration dans notre domaine.

Imaginez un monde où nous utilisons généralement le même langage, en particulier les mots que les profanes utilisent couramment. Cela pourrait améliorer la communication entre les praticiens, les partis, les enseignants et les formateurs, les chercheurs et les étudiants du monde entier. Bien que les gens soient libres d’utiliser n’importe quelle langue qu’ils veulent, un accord sur le sens de certains termes importants, et l’utilisation généralisée de ces termes aiderait à améliorer notre communication et notre compréhension.

Considérons les problèmes avec certains de nos termes de base qui causent la confusion, puis un processus pour développer un langage plus clair.

Négociation

La négociation est un processus de base dans notre domaine, mais nous ne pouvons pas nous mettre d’accord sur ses caractéristiques essentielles. J’ai passé en revue treize livres de négociation générale dans une variété de domaines et a constaté que les définitions étaient partout sur la carte. Diverses définitions indiquaient que la négociation est interpersonnelle, implique la communication, les parties interdépendantes, les parties ayant des intérêts différents et les questions d’intérêt commun. Les définitions indiquaient que les parties à la négociation avaient pour objectif d’élaborer des ententes communes, de coordonner les comportements, d’allouer des ressources limitées ou de modifier les relations des gens. Les processus de négociation sont définis comme impliquant des efforts visant à parvenir à un accord et à utiliser la discussion raisonnée et la résolution de problèmes. Dans la vraie vie, certains processus que nous considérons comme des négociations impliquent certaines de ces caractéristiques, mais pas toutes.

Une autre illustration du problème est la discussion entre Andrea Kupfer Schneider, Noam Ebner, David Matz, et moi résultant en quatre définitions différentes de la négociation. Nous ne pouvions pas convenir si la « égiotio » exige que plus d’une personne a un certain pouvoir, il ya des efforts pour persuader les autres, il ya un certain « ésa » entre les parties, les gens discutent de leurs intérêts, ils perçoivent qu’ils négocient, ils sont interdépendants, ils cherchent à parvenir à un accord, leur comportement apparaît aux observateurs comme la négociation, ou il ya un accord ou un changement de comportement.

En 2016, le Centre d’étude sur le règlement des différends de l’Université du Missouri a organisé un symposium intituléDéplacer la théorie de la négociation de la Tour de Babel vers un monde de compréhension mutuelle. Un aperçu du symposium est que nous pouvons aider à améliorer la théorie de la négociation en clarifiant notre vocabulaire. La théorie n’est utile que dans la mesure où elle est significative au sein d’une communauté particulière. Si les théoriciens utilisent une terminologie différente se référant à des concepts similaires ou utilisent les mêmes termes pour signifier des choses différentes, il est difficile de développer une théorie cohérente et utile.

Batna

BATNA (la meilleure alternative à un accord négocié) est un concept fondamental dans la théorie du règlement des différends, mais beaucoup d’experts dans notre domaine mal comprendre. Par exemple, bon nombre d’entre nous ne savent pas que batna se réfère à un plan d’action (comme l’essai ou l’auto-assistance), pas la valeur prévue d’un plan d’action. Après avoir identifié les pistes d’action, les gens estiment la valeur probable des plans d’action. Par exemple, le procès est un plan d’action et le montant d’un jugement est la valeur de ce plan d’action. Dans ce contexte, le procès lui-même est le BATNA et le montant prévu du jugement est la valeur BATNA.

Si vous pensez que WATNA (la pire alternative à un accord négocié) est un concept utile, vous comprenez mal ce concept aussi. Bien que l’on puisse considérer le pire plan d’action possible (par exemple, assassiner un adversaire), il n’est généralement pas utile de le faire. Au lieu de cela, les négociateurs devraient considérer les valeurs possibles de différentes voies de conduite et choisir la ligne d’action qui semble la meilleure. Étant donné que l’avenir est incertain, les négociateurs devraient tenir compte de l’éventail des résultats possibles de cette ligne de conduite. Par exemple, compte tenu de la ligne de conduite de l’essai, on devrait tenir compte des meilleurs, des pires et des résultats les plus probables de l’essai. Le procès lui-même est le cours de l’action et ces résultats sont des valeurs possibles qui pourraient résulter de l’essai.

Nous pourrions mieux nous comprendre si nous utilisions des termes tels que les options et les résultats attendus au lieu de BATNA, par exemple.

Modèles de négociation

Pour encadrer une étude de la pratique de négociation réelle, j’ai passé en revue neuf textes de négociation de faculté de droit américaine, ce qui a illustré une grande confusion au sujet des modèles de négociation de base. Les textes identifiaient deux modèles généraux de négociation, bien qu’ils aient utilisé des termes différents pour les décrire. Les textes de négociation désignent un modèle comme « distributif », « concurrentiel », « contradictoire » ou « négociation positionnelle » et l’autre modèle comme « intégratif », « résolution de problèmes » ou « résolution de problèmes coopératifs ». Bien qu’aucun des textes n’utilise le terme « négociation fondée sur les intérêts », il est largement utilisé dans la pratique.

Les textes décrivent différentes caractéristiques de la « négociation positionnelle », y compris les objectifs, les hypothèses, les relations, la structure des processus et les tactiques. Par exemple, divers textes identifient l’objectif de maximiser les résultats des négociateurs, d’avoir des hypothèses à somme nulle, de traiter l’autre partie comme des opposants, d’utiliser un processus de contre-offre pour commencer par des offres extrêmes et d’utiliser diverses tactiques de négociation dure.

En décrivant la « négociation de résolution de problèmes », les textes font généralement référence aux efforts visant à satisfaire les intérêts des deux parties, à créer des résultats positifs, à avoir un processus amical et efficace. Les textes énumèrent de nombreuses techniques spécifiques avec très peu de chevauchement entre eux.

Dans mon étude, j’ai interviewé 32 avocats au sujet de cas qu’ils ont récemment réglés. J’ai constaté que certains cas s’inscrivaient parfaitement dans les modèles théoriques, mais que de nombreux cas ne présentaient pas toutes les caractéristiques d’un modèle donné. Par exemple, certains négociateurs ont utilisé différents modèles pour aborder différentes questions ou ils ont utilisé un modèle à un moment donné et ont utilisé un autre modèle plus tard dans le processus.

Modèles de médiation

De nombreux universitaires et praticiens font la distinction entre la médiation « facilitative » et la médiation « évaluative ». Dans La formulation originale de Len Riskin de la « grille Riskin », la médiation « évaluative » désigne une combinaison de choses très différentes. Il a plus tard critiqué les concepts de médiation facilitative et évaluative, suggérant des solutions de rechange, mais les universitaires et les praticiens de la médiation utilisent encore les anciens concepts et utilisent rarement les nouveaux.

Les différences entre les éléments de la médiation « évaluative » sont illustrées par les résultats d’une enquête auprès des médiateurs civils menée par l’American Bar Association Section of Dispute Resolution Task Force on Improving Mediation Quality. Des pourcentages variables de médiateurs ont dit qu’ils croient que les techniques suivantes seraient utiles dans la plupart des cas :

  1. faire l’analyse des cas, y compris les forces et les faiblesses: 66%
  2. recommander un règlement spécifique : 38 %
  3. faire des prédictions sur les résultats probables des tribunaux : 36 %
  4. exercer une certaine pression pour accepter une solution spécifique : 30 %

Plus récemment, le Groupe de travail sur les techniques de médiation de la Section de l’ABA sur le règlement des différends a analysé 47 études empiriques des quatre dernières décennies qui ont produit des données sur les effets de mesures particulières prises par les médiateurs. Le Groupe de travail a constaté que les chercheurs utilisaient divers termes faisant référence à des concepts connexes mais distincts. Par exemple, diverses études ont défini des actions « urgentes » ou « directives » qui :

  1. Press parties, pousser les parties dur pour changer de position ou d’attentes;
  2. Exhorter les parties à faire des compromis, à concéder ou à parvenir à un accord;
  3. Plaider pour / d’accord avec les positions / idées d’un côté; argumenter la cause d’une partie;
  4. Pousser avec biais pour / contre un côté;
  5. Dites aux parties ce que devrait être le règlement; les presser vers cette solution; essayer de faire voir les choses aux parties à leur façon;
  6. Contrôlez, dominez, dirigez la session.

Voir Roselle Wissler, Met méthodologies et terminologie pour la recherche avec un focus réel, dans Theories of Change for the Dispute Resolution Movement: Actionable Ideas to Revitalize Our Movement 263 (2020), which can be downloaded for free.

Moving Forward

A major problem with the terms described above is that they are so general that they don’t fit the complexities of reality very well.

Rather than trying to develop consensus about such general terms, I think it would be helpful if our community could identify more specific, concrete terms that can be readily mapped onto specific behaviors or concepts. For example, instead of focusing on overbroad models of negotiation and mediation, we could communicate more clearly if we focus on component elements of the models using commonly understood words. We would understand each other better if we refer to elements of negotiation models, such as the extent parties are concerned about each other’s interests, use a friendly tone, use a particular procedure (such as exchanging offers), rely on particular types of norms, or exert power.

The Mediation Techniques Task Force recommended that we seek consensus about preferred language. This initiative might engage the range of stakeholders who might begin by reviewing academic and practice literature. It might involve discussion by experts; focus groups with academics, practitioners, and disputants; public forums; and/or public comments. It should not be limited to mediation.

Clearer communication could help in many contexts. For example, using clear language could be particularly valuable in dealing with disputants and other dispute resolution stakeholders. Professional jargon can promote communication between professionals but it confuses laypeople and thus excludes them from conversations. Jargon is helpful in some technical fields but it isn’t helpful for dispute resolution, which benefits from active participation of a wide range of stakeholders.

Clearer language could help students in clinical and externship courses navigate the different worlds of practitioners, clients, and faculty. These courses could become more useful laboratories of knowledge at the intersection of academia and practice.

L’utilisation de définitions plus uniformes pourrait favoriser des collaborations entre les chercheurs et les praticiens afin de produire une théorie et une recherche plus utiles.

Cette initiative pourrait produire une liste standard de mots clés pour la recherche bibliographique, qui pourrait aider les auteurs à atteindre les lecteurs intéressés et aider les chercheurs à trouver ce qu’ils recherchent.

L’élaboration d’une terminologie commune en matière de règlement des différends pourrait être une tâche difficile parce qu’une grande partie de notre langue a des connotations qui reflètent des sentiments forts à l’égard de ce que certains croient être les approches de règlement des différends « bonnes » ou « mauvaises ». Idéalement, nous pourrions développer une terminologie moins ambiguë et chargée d’émotions. Nous aurions encore de fortes différences philosophiques, mais j’espère que nous serions en mesure de nous concentrer plus directement sur les questions en utilisant un vocabulaire partagé, moins distrait par les réactions à la langue elle-même. En effet, l’utilisation d’un langage plus clair et communément accepté améliorerait vraisemblablement ces discussions.1)

Références

1.Pour plus de description de cette idée, voir mon article, Understanding Actual Dispute Resolution Practice and Communication Clearly About It, dans le Theory of Change book, aux pages 254-56.

(Extrait de mediationblog.kluwerarbitration.com du 20/10/2020)

Article original à consulter sur http://mediationblog.kluwerarbitration.com/2020/10/28/we-need-clearer-dispute-resolution-language/