Justice.cool parie sur la médiation en ligne


Capture.PNG124.PNG« Après l’arbitrage, c’est au tour de la médiation d’attirer l’attention des legaltechs. Justice.cool compte rendre la justice plus accessible en facilitant l’accès à ce règlement alternatif des conflits pour les litiges de moins de 5.000 euros.

Petit nouveau sur  le marché français des legaltechs , la plate-forme Justice.cool propose, comme d’autres avant lui, de simplifier l’accès du justiciable à la médiation. La start-up s’engage ainsi dans la brèche ouverte depuis le 1er janvier par la loi de programmation de la justice 2018-2022. Le  texte législatif du 23 mars 2019 rend obligatoire le recours à la médiation ou à la conciliation pour les litiges inférieurs à 5.000 euros avant de pouvoir saisir un juge. L’idée de la jeune pousse est donc d’aider ses clients à trouver un accord amiable en soixante jours pour un forfait de 36 euros. Pour le moment, seuls les litiges en droit du travail et en  droit aérien – deux domaines prisés par les legaltechs car très réglementés – sont concernés.

Concrètement, l’utilisateur décrit d’abord sa situation, guidé par un formulaire en ligne. A son issue, le moteur de recherche, couplé à une technologie de « machine learning », lui indique gratuitement le taux potentiel de réussite d’une médiation dans le domaine. Si le demandeur accepte le principe d’un accord amiable, la plate-forme se charge alors de prendre contact avec l’autre partie. « Le fait de se poser comme un intermédiaire permet de garantir la confidentialité des échanges et de filtrer les propos trop agressifs », développe Romain Drosne, cofondateur du site. L’opposant peut ensuite exposer sa propre version des faits par le biais d’un questionnaire similaire.

Les émotions filtrées au profit des faits

Une fois les faits définis, la phase de négociation s’engage avec des « formulaires ping-pong ». « L’un des éléments les plus importants d’une médiation est d’enlever le côté émotionnel. Il est indispensable de se concentrer uniquement sur les éléments factuels », continue le serial entrepreneur, ancien cofondateur de la start-up française RefundMyTicket. Si les échanges sont considérés comme trop émotionnels par le système d’analyse des sentiments de la plate-forme, ils sont renvoyés à leurs auteurs afin d’être modifiés. Aucun médiateur n’intervient donc durant ce processus, mais des juristes le surveillent. « L’idée est d’aider les parties à échanger en les guidant dans la façon dont il faut dialoguer grâce à un cadre préétabli par la machine », insiste Romain Drosne, lui-même médiateur agréé.

En cas d’accord, un contrat est envoyé aux deux parties qui le  signent électroniquement . Si aucune solution n’est trouvée, la legaltech établit une preuve de tentative de médiation. Les parties peuvent-elles opposer cette tentative à un juge si le litige est porté devant lui ? Le cofondateur de Justice.cool rappelle que pour le moment, la loi n’exige aucune certification de médiation. Le juge est donc libre d’accepter ou non cette preuve. « – D. Iwens-(Extrait de business.lesechos.fr du 20/01/2020)

En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/actu/0602548210833-justice-cool-parie-sur-la-mediation-en-ligne-334419.php

« Conflit, règles, médiation » entretien avec Mark Hunyadi par Vanessa El-Matribi-Trüb, Autres Temps. Cahiers d’éthique sociale et politique, n°53, 1997 pp. 43-48


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« Mark Hunyadi* se penche sur les pratiques humaines pour établir un point de vue moral à la fois universel et respectueux de la diversité de celles-ci. En analysant les règles suivies par les acteurs sociaux, il montre que c’est le conflit qui met en évidence leur normativité spécifique, en révélant un désaccord à leur sujet. Mark Hunyadi nous invite alors à entrer dans une morale de la médiation où toutes les conditions sont requises pour la prise en commun de justes décisions2. » (Extrait de persee.fr)

Article à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=138

ou sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-138_No-01.pdf

Vidéo : P R O M E V I L à 2 5 A N S en 2 0 2 0


« Nous agissons tel un fluide dans les rouages de notre société pour créer du lien. Cette année, notre association Promevil à un quart de siècle » (25 mots pour 25 ans !)

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Vidéo à consulter sur https://vimeo.com/384735702

« Non, les médiateurs institutionnels ne sont pas indépendants » par Eric Guérin, président de la CMJ


Mercredi 8 janvier 2020, le Canard Enchaîné révélait au grand public la démission de Philippe Baillot de son poste de médiateur de l’assurance, sur fond de soupçons de conflit d’intérêt. Mais les médiateurs institutionnels sont-ils réellement indépendants ? La réponse est non.

L’annonce de la démission du médiateur de l’assurance, monsieur Philippe Baillot, faite par le Canard Enchaîné mercredi 8 janvier 2020, place la question de l’indépendance des médiateurs institutionnels sur le devant de la scène médiatique. Pourtant, le problème ne date pas d’hier…

Lorsque la directive européenne du 21 mai 2008 portant sur le sujet a été transcrite par ordonnance le 16 novembre 2011 (et mise en application en janvier 2016), la notion d’indépendance n’a malheureusement pas été retenue. Nous avions constaté à l’époque, non sans étonnement, que la médiation amiable et conventionnelle n’était pas soumise à la notion d’indépendance du médiateur (article 21-2 de la loi modifiée du 8 février 1995).

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L’indépendance, un des principes fondamentaux de la médiation

Il faut dire que bien avant cette transcription, plus de 80 médiateurs institutionnels intervenaient tout en étant rémunérés par les institutions pour lesquelles ils étaient censés apporter les solutions à leurs clients… ce qui d’ailleurs ne correspond pas à l’esprit de la médiation, dont l’indépendance est un des principes fondamentaux. L’affaire actuelle du médiateur de l’assurance révèle que la médiation institutionnelle doit subir une réforme permettant de garantir l’autonomie et l’indépendance des médiateurs institutionnels.

Par ailleurs, sont-ils vraiment des médiateurs ? En effet, ils doivent apporter une réponse, une solution, un avis, alors qu’un médiateur n’a pas à donner d’avis ni de recommandation ; il doit seulement faire en sorte que les parties échangent des points de vue afin qu’elles trouvent elles-mêmes des solutions – à la différence du conciliateur qui, lui, de par sa technicité, peut suggérer des solutions mais sans rien imposer aux parties.

Les médiateurs institutionnels ne devraient pas s’appeler « médiateurs »

En fait, les médiateurs institutionnels, comme celui de l’assurance, n’auraient jamais dû s’appeler « médiateurs », mais plutôt « régulateurs », car ce sont plutôt des représentants de l’institution que des intermédiaires neutres, indépendants et impartiaux.

Cette situation révèle que les institutions souhaitent garder une certaine autorité. Ces grandes institutions sont-elles prêtes, comme le prévoit la loi de la consommation de 2016, à confier la totalité des demandes de médiation à des médiateurs (ou organismes) indépendants, qui organiseraient des médiations dignes de ce nom ? Ce n’est que grâce à cela que nous obtiendrons une vraie médiation.

Les institutions devront déléguer et une nouvelle fonction devra apparaître : ces personnes représentant l’institution lors de la médiation devront avoir une autonomie de décision déléguée par l’institution. N’oublions pas que les demandes de médiation des clients révèlent un certain dysfonctionnement qui doit être corrigé. Tout ceci devra sans doute se faire par la mise en œuvre d’actions groupées pour trouver une solution.

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De la confusion chez le justiciable voire de la défiance envers la médiation

Utiliser les termes « médiateur institutionnel » crée la confusion chez le justiciable et peut même entraîner de la défiance envers la médiation, d’où l’importance du choix des mots. C’est également un point que nous pouvons nous-mêmes constater en médiation : un même mot n’est pas perçu de la même manière pour chacune des parties. Comment différentes personnes peuvent avoir le même « titre » de médiateur sans avoir la même façon de procéder, les mêmes principes ?

Autre paradoxe, les derniers textes de loi parus qui rendent obligatoire la médiation dans notre système n’ont pas précisé les conditions d’aptitude pour exercer cette fonction qui va devenir une profession. Au lieu de cela, une masse de personnes portent le même « titre » alors qu’ils n’ont pas la même fonction.

En conclusion, il est impératif que le législateur définisse ce qu’est la médiation, le rôle du médiateur afin de sortir de cette confusion et que nous ayons une définition unifiée. Trois mots-clés doivent être retenus dans la définition de la médiation : indépendance, neutralité et impartialité. Le médiateur doit s’abstenir de proposer et donner des solutions, et surtout d’en imposer. »-Eric Guérin, président de la CMJ- (Extrait de cmjfrance.org )

En savoir plus sur https://www.cmjfrance.org/articles/48986-non-les-mediateurs-institutionnels-ne-sont-pas-independants

Séminaire de formation sur la médiation dans l’Espace OHADA, le 23 janvier 2020 à Aix-en-Provence


La médiation dans l'Espace OHADA

« Le Club OHADA Provence vous invite à un séminaire de formation sur la médiation en droit de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique.

Ce séminaire se tient le jeudi 23 janvier 2020, de 15h30 à 18h00, salle 105 du Bâtiment POUILLON, de la Faculté de Droit et Science Politique de l’Université d’Aix-en-Provence, 3 avenue Robert SCHUMAN, 13626 Aix-en-Provence Cedex 1.

Le 23 novembre 2017, le droit OHADA s’est doté d’un nouvel Acte uniforme sur la médiation. Cet Acte uniforme OHADA consacra officiellement une pratique coutumière ancrée dans la tradition africaine.

La consécration d’un tel mode de règlement des différends par le législateur OHADA interroge non seulement sur ses aspects théoriques, mais aussi pratiques. Par ailleurs, quel regard croisé pouvons-nous porter sur la médiation dans l’espace OHADA et celle en droit français ?

En voilà des interrogations qui méritent d’être au centre d’échanges.

C’est dans cette optique que le Club OHADA Provence organise un séminaire de formation portant sur le thème : « La médiation, regard croisé du droit OHADA et le droit Français : aspects théorique et pratique ».

Ce séminaire sera animé par Monsieur Septime Dah, Directeur de l’Institut Africain de la Médiation et Négociation (IAMN).

Lien d’inscription : Inscription Séminaire OHADA 23-01-2020

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

Tidiane BALDE
Président du Club OHADA Provence
Doctorant Contractuel à Aix- Marseille Université
Tél. : +33 (0)7 69 44 49 67
Email : ohadaprovence@gmail.com

Adama ZOROME
Secrétaire Général du Club OHADA Provence
Etudiant en Master 2, Droit économique à Aix-Marseille Université
Tél. : +33 (0)7 53 97 52 62
Email : ohadaprovence@gmail.com

(Extrait de ohada.com/actualite du 23/01/2020)

En savoir plus sur : http://www.ohada.com/actualite/5284/seminaire-de-formation-sur-la-mediation-dans-l-espace-ohada-le-23-janvier-2020-a-aix-en-provence.html

Côte d’Ivoire – Médiation et gestion de conflit : des cadres des entreprises publiques et privées en formation à Abidjan


Médiation

« Maîtriser les attributions et l’organisation de l’Institution « Le Médiateur de la République » ; les procédures de gestion des requêtes ; les techniques de gestion pacifique des conflits, tels sont les objectifs spécifiques de la formation d’un atelier qui s’est ouvert ce vendredi 17 janvier 2020 au siège de l’Institution « Le Médiateur de la République », Abidjan Cocody.

Ouvert autour du thème « médiation et gestion de conflit » cet atelier qui réunit 23 participants entend selon Jean-Calvin Ethien, directeur exécutif d’un Institut de formation spécialisé dans le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des cadres dirigeants, permettre aux participants de maîtriser les fondamentaux de la gestion des conflits et de la médiation. Jean-Calvin Ethien a expliqué que cet atelier constitue la phase présentielle des apprenants qui ont eu accès à un dispositif d’apprentissage en ligne. Issus des entreprises publiques et privées de Côte d’Ivoire, les participants devraient aux sorties de cet atelier être en mesure de régler et gérer les conflits sociaux qui minent la société ivoirienne. « Les participants devraient pouvoir apporter leur pierre à l’édifice dans la construction d’une nation avec moins de conflits. Mieux, amener les parties belligérantes à privilégier la médiation quel qu’en soit l’ampleur du conflit » a-t-il expliqué.
Cette formation qui dure 3 mois, sera sanctionnée d’un certificat d’aptitude aux fonctions de médiateur professionnel à l’endroit de l’apprenant.

Solliciter pour apporter son appui à cette formation, le Médiateur de la République à travers sa secrétaire générale, madame Haddad Suzanne épouse N’Guessan-Zekre, a dit son engagement apporter son expertise pour le bon déroulement de cette formation.

Faut-il le noter, ETHSUN INSTITUTE, est un Institut de formation spécialisé dans le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des cadres dirigeants. Il offre aux professionnels et aux entreprises, des solutions capables d’accélérer leurs performances à l’échelle mondiale. Pour la réalisation de ses objectifs, ETHSUN INSTITUTE déploie un ensemble de formation en Blended Learning, c’est-à-dire des formations multimodales qui combinent des cours en ligne et des sessions présentielles. » -Cyprien K.- (Extrait de news.abidjan.net du 17/01/2020)

En savoir plus sur https://news.abidjan.net/h/668312.html?RelatedContentIds=Video-BBYVXpG,Article-BBYTsqQ,Article-BBZ1v96,Article-BBZ3AHH,Article-BBZ37Fo,Article-BBZ0VMs,Article-BBZ0BzV,Article-BBYZBjQ,Article-BBZ0X0y,Article-BBYYskR,Article-BBYWhp2,Article-BBYXlcP,Article-BBYUrf5,Article-BBYQLSF,Article-BBYQHGq,Article-BBYQpHc,Article-BBYGYO6,Article-BBYwqIr,Article-BBYQI7W,Video-BBYEmp8,Video-BBYEGQP,Article-BBZ10wq,Article-BBY9Ur6,Article-BBY6UIX

« Cinq bonnes raisons d’envisager la médiation en milieu scolaire » – Le dossier – Newsletter enseignants MAIF – janvier 2020


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« Régler une situation conflictuelle par la parole échangée : ce n’est pas une idée nouvelle. Mais elle a retrouvé toute sa vitalité en se fixant des règles, celles de la médiation entre pairs. Une simple alternative à la punition ? Ou une approche plus profonde, éthique, des relations entre individus ?

Médiation: processus coopératif qui facilite la résolution non violente d’un conflit durant lequel un médiateur, neutre, aide les deux parties en conflit à communiquer pour trouver, elles-mêmes, une issue constructive. (Extrait de maif.fr jenvier 2020)

Dossier à consulter sur https://www.maif.fr/files/live/sites/maif-fr/files/pdf/enseignants/votre-metier-en-pratique/systeme-educatif/mediation-milieu-scolaire.pdf

« MÉDIATION ET CONFIDENTIALITÉ » par Miss Utopie -Médiation


 

« Je suis médiatrice en entreprise et en justice. Mes missions sont hautement confidentielles.

Ma plus jeune fille grandit avec la conviction que je suis un agent secret.

Les pièces du puzzle assemblées par son cerveau créatif pourraient, sans difficulté, prouver cette théorie.

 Je n’ai pas de patron.

Je n’ai pas d’agenda régulier ou des contraintes horaires fixes.

Je télécharge des codes-barres en guise de billets de train ou d’avion, envoyés par les clients.

Je reçois des notifications numériques avec des dates et des points de rendez-vous.

Je rejoins, dans des lieux secrets et variés, des « clients mystère » dans des hôtels ou des espaces de co-working.

Je pars en « mission ».

Ce mot « mission » est, à lui seul, selon elle, une preuve irréfutable de ma double vie, inavouée et inavouable.

Il m’arrive même de partir deux ou trois jours, et de revenir à la maison sans rien pouvoir raconter, ce qui laisse libre cours à son imagination.

Les dossiers, posés sur mon bureau avant d’être classés par date, sont annotés d’initiales et contiennent des schémas avec des mots clés, des flèches, des symboles, de toutes les couleurs. Probablement les plans d’une banque ou d’une ambassade, se dit-elle ?

À moins que ce soit le processus de médiation…

Quand je pars en médiation, j’ai un sac, avec toujours les mêmes accessoires : bouteille d’eau, bougie, allumettes, feutres et une boite de mouchoirs.

Ces mouchoirs servent-ils à essuyer mes empreintes ou même, l’arme d’un crime, se demande-elle ?

Non, ma fille, ces mouchoirs viennent accueillir les larmes de salariés rongés par le conflit ou avec un fort besoin d’être écoutés, pour se libérer et trouver des solutions d’apaisement.

Les DRH et les DG qui, aujourd’hui, font appel à la médiation ne sont plus à convaincre : réduction des procédures prud’homales, réduction du turn-over et des arrêts de travail, augmentation de la performance, apaisement social… Nous travaillons main dans la main et en toute discrétion, avec comme priorité, le mieux-être des collaborateurs.

Cette obligation de confidentialité amène la question de la communication. Comment démocratiser la médiation si elle reste secrète ? Comment rassurer les DRH et les inciter à faire la promotion de la médiation comme outil de facilitation relationnelle et non comme preuve d’un dysfonctionnement interne ?

Comment, de mon côté, rassurer les nouveaux clients, alors que j’ai fait le choix de taire mes références ?

Reste à savoir si je dois convaincre ma fille que je ne suis pas un agent secret.

Boris Cyrulnik pense que la réalité de chacun, même éloignée de la vérité, nous aide à construire notre monde et à développer notre « MOI ». Alors sois toi ma fille et je serais ton 007.

Cécile Lapierre alias Miss utopie » (Extrait de missutopie.wordpress.com janvier 2020)

En savoir plus sur https://missutopie.wordpress.com/2020/01/16/mediation-et-confidentialite-par-cecile-lapierre/

« LE PIRE RÈGLEMENT VAUT MIEUX QUE LE MEILLEUR JUGEMENT » : UNE ETHNOGRAPHIE DES PRATIQUES DE MÉDIATION À LA DIVISION DES PETITES CRÉANCES DE LA COUR DU QUÉBEC, PAR RICHARD-ALEXANDRE LANIEL , MEMOIRE ,UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL 2018, 217p.


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Résumé : La Division des petites créances de la Cour du Québec est un tribunal civil qui a
juridiction pour les litiges de moins de 15 000$ et dotée d’une procédure simplifiée
plus accessible~ Depuis 2002, il y est possible d’avoir accès aux services gratuits d’un
médiateur, qui est avocat ou notaire, afin de permettre aux parties de régler leur litige.
La médiation y est présentée comme un moyen pour favoriser l’accès à la justice.
Le présent mémoire documente les pratiques de médiation dans ce contexte. Une
ethnographie judiciaire a été effectuée par le biais de l’observation de près de 50
séances de médiation, ce qui a permis de dévoiler les stratégies des médiateurs pour
amener les parties à régler leur litige. En nous inspirant des travaux du sociologue
Erving Goffinan, nous avons pu construire quatre catégories conceptualisantes.
Premièrement, nous avons constaté l’existence d’une mise en scène et d’un rituel qui
ont lieu avant, pendant et après la séance de médiation. Deuxièmement, les
médiateurs effectuent une présentation d’eux-mêmes qui insiste notamment sur leur
statut professionnel et leur compétence spécialisée en résolution de conflit.
Troisièmement, ils tentent d’imposer une définition de la médiation, de réguler le
comportement des parties lors de la séance et de les amener à changer leur
interprétation des événements passés. Quatrièmement, à l’aide du droit et du discours
juridique, ils mystifient les positions des parties afin de les faire douter de leur chance
d’obtenir gain de cause.
À la lumière de ces résultats, nous concluons en constatant que le cumul de ces
stratégies a ultimement pour de effet procéder à la mystification des parties. Ainsi,
nous nous questionnons sur la validité de leur consentement à la participation aux
séances de médiation et à l’acceptation d’un règlement. Nous terminons avec une
réflexion sur la portée sociale de la médiation dans un contexte de néolibéralisation
de la justice. (Extrait du mémoire)

Mémoire à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-137_No-01.pdf

ou  https://archipel.uqam.ca/12496/

 

BNP Paribas s’apprête à externaliser son service de médiation


Une agence BNP Paribas, à Bordeaux, en octobre 2019.

 

« Alors que la défiance de l’opinion publique vis-à-vis des banques reste forte, BNP Paribas vient de prendre la décision de se passer de son service de médiation, dévolu au traitement des litiges avec ses clients. Selon nos informations, la banque va en effet externaliser ce service, pour le transférer à la Fédération bancaire française (FBF), déjà chargée d’assurer la médiation de petits établissements.

« En 2019, la médiatrice d’entreprise de BNP Paribas a mis un terme à son mandat pour des raisons personnelles. Cela a été l’occasion pour la banque de repenser l’organisation de son service de médiation », confirme l’établissement. Depuis 2002, le secteur bancaire propose à ses clients de saisir gratuitement un médiateur pour éviter qu’un conflit (par exemple sur l’utilisation frauduleuse de la carte bancaire ou sur les frais engendrés par la clôture d’un compte) prenne une tournure judiciaire.

Cela ne s’est pas fait tout seul : « Il a fallu passer par la loi, en 2001, pour imposer la médiation bancaire, car le législateur considérait que les banquiers avaient trop de pouvoir par rapport aux consommateurs, rappelle Dominique Chevaillier Boisseau, qui fut la médiatrice de BNP Paribas (et d’Hello bank !) pendant près de neuf ans, avant de démissionner, en juin 2019. L’objectif est de rétablir un lien de confiance entre un professionnel et son client. »

Toutes les grandes banques françaises désignent alors leur médiateur, BNP Paribas en tête, qui disposait encore en 2019 d’un service spécifique de onze personnes. La transposition, en 2015, d’une directive européenne sur le règlement extrajudiciaire des litiges, qui généralise la médiation à tous les secteurs marchands, vient changer la donne. La médiation bancaire passe sous la tutelle d’un nouvel organisme, la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC).  -Valéris Chocron -« (Extrait de lemonde.fr du 14/01/2019)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/14/bnp-paribas-s-apprete-a-externaliser-son-service-de-mediation_6025796_3234.html

Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation a été mis en place


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« Un mois après sa création le 2 décembre 2019, le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) a tenu sa première réunion de travail le 14 janvier 2020.

Le conseil d’administration a procédé à l’élection du bureau, dont les membres sont :

  • Président (collège public), Patrick Eveno
  • Vice-présidente (collège éditeurs), Kathleen Grosset
  • Vice-président (collège journalistes), Jérôme Bouvier
  • Secrétaire (public), Manola Gardez
  • Secrétaire adjoint (éditeurs), Boris Bizic
  • Secrétaire adjointe (journalistes), Dominique Pradalié
  • Trésorier (éditeurs), Thierry Borde
  • Trésorier adjoint (public), Bernard Angaud
  • Trésorier adjoint (journalistes), Jennifer Deschamps

Le CDJM dispose d’un site internet sur lequel le public peut d’ores et déjà le saisir sur toutes les questions de déontologie journalistique qu’il souhaite voir examiner.

Le CDJM est une association totalement indépendante, tripartite (trois collèges, public, journalistes et éditeurs).

Le CDJM n’est ni un conseil de l’ordre, ni un « tribunal de la pensée », il se prononce sur les seules questions de respect de la déontologie journalistique, mais en aucun cas sur les questions qui relèvent de la liberté éditoriale de chaque média.

La France est ainsi le 18e pays de l’Union Européenne à se doter d’un tel outil de médiation entre les journalistes, les éditeurs et leurs publics au service de la qualité de l’information. » (Extrait de cdjm.org du 15/01/2020)

En savoir plus sur https://cdjm.org/2020/01/15/le-conseil-de-deontologie-journalistique-et-de-mediation-est-en-place/