Audio : RSA, APL : une médiation obligatoire en cas de litige testée en Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique


Jacques Toubon, le Défenseur des droits, était à Angers, le 15 octobre 2019, pour faire le point sur un dispositif testé depuis avril 2018 en Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique. Il s’agit d’une médiation obligatoire, avant de saisir le juge administratif, pour des litiges concernant le RSA, les APL ou la prime de fin d’année. Jean-Paul Guilloteau, délégué du Défenseur des droits à Angers et animateur pour les Pays de la Loire, fait le point sur cette expérimentation. 254 demandes de médiation ont été déposées en 18 mois. (Extrait de rcf.fr/

A écouter sur https://rcf.fr/la-matinale/rsa-apl-une-mediation-obligatoire-en-cas-de-litige-testee-dans-la-region

 

Béziers : à la Maison René-Cassin, l’accès au droit et à la médiation à la portée de tous


Sabrina Cabanes, coordinatrice de la Maison, Philippe Barrère, vice-président et médiateur, Brigitte Séguier, présidente et médiatrice.
En cette Semaine de la médiation, gros plan sur la Maison René-Cassin. Située à La Devèze depuis 1995, et labellisée par le ministère de la Justice en 2002, ses salariés, ses bénévoles et les professionnels partenaires sont, gratuitement, à l’écoute du public.

La structure est idéalement placée dans le quartier de La Devèze. En pied de bâtiment, à l’angle de l’avenue Louis-Lachenal et de la rue Serge-Gousseault, au début du marché, la Maison René-Cassin est desservie par la ligne B des transports urbains communautaires. Ce point d’accès au droit et de médiation propose gratuitement, à tous les publics, ses services. Et ils sont bien définis.

L’accueil est primordial. « La personne qui occupe ce poste, soit physiquement, soit au téléphone, analyse la demande pour une orientation adéquate, détaille Brigitte Séguier, présidente de l’association Maison René-Cassin. Cela permet d’éviter le nomadisme, de service en service, et l’abandon de ses droits. »

Le rôle du médiateur 

« Une autre patte de la médiation, complémentaire avec la médiation sociale, est celle dite conventionnelle. C’est une démarche personnelle. Elle intervient avant toutes démarches juridiques pour des problèmes avec un voisin, un commerçant, entre un parent et un enfant, développe Brigitte Séguier. Souvent, il n’y a pas d’infraction caractérisée. C’est un manque de communication. »

Entre dix et quinze professionnels bénévoles sont formés, avec des périodes d’apprentissage et de formation continue. « Nous remettons du lien entre les protagonistes. Il faut qu’ils soient satisfaits tous les deux. Ils participent et construisent leur solution. C’est de leur responsabilité. » (Extrait de midilibre.fr 15/10/2019)

En savoir plus sur https://www.midilibre.fr/2019/10/15/beziers-a-la-maison-rene-cassin-lacces-au-droit-et-a-la-mediation-a-la-portee-de-tous,8479852.php

Québec : 3ème Journée nationale de la justice participative


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Québec, le 17 octobre 2019 – La ministre de la Justice et procureure générale du Québec, Mme Sonia LeBel, est heureuse de souligner la troisième Journée nationale de la justice participative.

Cette journée, instaurée par le gouvernement du Québec en 2016, vise à inciter les Québécoises et les Québécois à coopérer activement pour résoudre leurs conflits par l’utilisation d’un mode de prévention et de règlement des différends (PRD), comme la médiation, avant de s’adresser aux tribunaux. Elle a également pour objectif de faire connaître les ressources et les services qui sont offerts à la population pour la soutenir dans l’amorce d’une démarche en la matière.

Rappelons que le ministère de la Justice favorise de plusieurs façons le développement et la promotion des actions de justice participative au Québec. Il s’est à cette fin doté d’une Stratégie ministérielle de promotion et de développement des modes de prévention et de règlement des différends en matière civile et commerciale pour la période 2018- 2021.

Par ailleurs, grâce au Fonds Accès Justice, le Ministère soutient financièrement les centres de justice de proximité, partenaires-clés dans la promotion des modes de PRD et acteurs de première ligne auprès des citoyens. Le Fonds finance également le Programme d’aide financière pour favoriser l’accès à la justice, qui appuie notamment des initiatives visant les modes de PRD et les services innovants pour les citoyens. À cet effet, les organismes sans but lucratif et les personnes morales de droit public qui le souhaitent peuvent déposer un projet d’ici le 24 octobre 2019 à 23 h 59. (Extrait de.justice.gouv.qc.ca

En savoir plus sur https://www.justice.gouv.qc.ca/communiques/la-ministre-sonia-lebel-souligne-la-3e-journee-nationale-de-la-justice-participative/

CPMN : Symposium de la Médiation à Rennes- 17-18/10/2019


Premiers instants du symposium de la à , décennie du droit à la médiation, le 17 octobre 9:00 et derniers instants le 18 octobre à 17:00 promotion Nelson Mandela

Remise du Livre Blanc de la médiation à la Garde des Sceaux N. Belloubet par Mediation_21


En savoir plus sur https://twitter.com/ANMmediation

Lyon : « Au-delà des murs », le musée des Confluences explore la prison


"Au-delà des murs", le musée des Confluences explore la prison

Lyon (AFP) – « C’est nous qui punissons. » La nouvelle exposition du Musée des Confluences, à Lyon, place volontairement le visiteur face à ses responsabilités avant de l’immerger dans l’univers carcéral.

C’est la première fois que l’institution, ouverte fin 2014 à l’extrémité de la presqu’île lyonnaise, « aborde de front pareil sujet de société », souligne Marianne Rigaud-Roy, responsable du projet.

Inspiré par la proximité géographique des anciennes geôles de Perrache, l’exposition a été coproduite avec le Musée international de la Croix-Rouge de Genève et le Deutsches Hygiene-Museum de Dresde.

Pourquoi enferme-t-on ? Comment (sur)vivre entre quatre murs ? Isoler pour réinsérer, un paradoxe ? Autant de questions auxquelles l’exposition, prévue jusqu’au 26 juillet, tente de répondre avec la rigueur scientifique et l’approche transversale qui font l’ADN du musée.

Une vingtaine d’experts ont été consultés et 160 objets, issus de collections pénitentiaires en France et en Europe, se mêlent à des peintures, dessins, photos, vidéos et installations.

La scénographie, signée du Suisse Tristan Kobler, s’articule autour de trois grandes cellules aux barreaux oranges mais aux portes sans serrure.

On entre dans la première par un sas où résonnent les bruits de la prison: un enregistrement de voix qui se perdent au milieu des claquements, des cliquetis, des cris, des sifflets, des huées.

Des photos du Français Grégoire Korganow, de l’Italien Valerio Bispuri ou une peinture de Chamizo (lui-même ancien « taulard ») montrent ensuite des fragments de vie de détenus, entre promiscuité et solitude, selon que l’on partage une cellule ou que l’on est à l’isolement.

Le quotidien carcéral est fait aussi d’angoisses, d’addictions, de violences. Dans une vitrine, des armes de fortune – une fourchette détournée en griffe, une poignée de placard transformée en poing américain, un poignard dissimulé dans un crucifix – entourent le trousseau de clés du surveillant et l’œilleton du cachot.

Plus loin, ce sont des pipes à eau bricolées dans un bidon en plastique ou une canette de soda. Dans le « carcéroscope » de l’artiste Marion Lachaise, des femmes racontent leurs existences claquemurées. « Il faut vivre, même enfermé », dit l’une d’elles.

– Dire « non! » – (Extrait de nouvelobs.com du 19/10/2019)

En savoir plus sur https://www.nouvelobs.com/societe/20191019.AFP6933/au-dela-des-murs-le-musee-des-confluences-explore-la-prison.amp?__twitter_impression=true

La Lettre n°10 Octobre 2019 de l’ANM


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Lettre à consulter sur https://www.anm-mediation.com/newsletter.php?fullid=103877&menu=7

Luxembourg : Un nouveau service de médiation au maintien, à l’inclusion et à l’intégration scolaires.


Capture.PNG123.PNGEn savoir plus sur https://portal.education.lu/mediationscolaire/A-propos

Décret n° 2019-1064 du 17 octobre 2019 portant diverses dispositions relatives à l’aide juridique


Article 7
L’article 118-10 est ainsi modifié :
1° Au second alinéa, les mots : « exposant les termes de l’accord et » sont supprimés ;
2° Cet article est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque le juge est saisi aux fins d’homologation d’un accord intervenu à l’issue d’une médiation conventionnelle, ce rapport de présentation expose également les termes de cet accord. »

En savoir plus sur https://jo.toutelaloi.fr/eli//decret/2019/10/17/JUST1922806D/jo/texte

Besançon : Partenariat de l’ANM avec la faculté de Droit en vue d’instituer la clinique du droit et de la médiation de l’Université de Franche-Comté.


Le président de l’ANM (Association nationale des médiateurs) était à Besançon pour signer un partenariat avec la faculté de Droit en vue d’instituer la clinique du droit et de la médiation de l’Université de Franche-Comté. L’occasion pour des étudiants de partager le quotidien des médiateurs. Interview.

Didier Morfoisse, président de l’ANM (Association nationale des médiateurs), Catherine Thirvaudey, doyen de la faculté de droit et Cyrille Franck, délégué régional ANM pour la Franche-Comté.  Photo ER /Pierre LAURENT
Photo HD Didier Morfoisse, président de l’ANM (Association nationale des médiateurs), Catherine Thirvaudey, doyen de la faculté de droit et Cyrille Franck, délégué régional ANM pour la Franche-Comté.  Photo ER /Pierre LAURENT

Didier Morfoisse, vous présidez l’ANM qui compte plus de 900 médiateurs en France dont 37 en Franche-Comté et vous êtes venus à Besançon pour présenter et promouvoir la médiation au sein de la faculté de droit. La médiation se développe de plus en plus dans les discours, qu’en est-il dans les faits ?

Cela progresse mais ce n’est pas facile à vendre. Si je vous disais  »On va faire une médiation mais je n’ai pas une obligation de résultat, ce qui va se passer entre les parties restera totalement confidentiel, mon boulot est avant tout de restaurer la parole », vous me feriez confiance d’emblée pour résoudre un conflit ? Et pourtant, la médiation est un mode de règlement amiable des conflits, rapide, pas cher et qui peut rapporter gros.

Sachant que dans la médiation il n’y a pas un gagnant et un perdant, il s’agit de parvenir à un accord ?

Encore faut-il réussir à asseoir les gens autour de la table ! C’est la vraie difficulté. Car quand on y parvient, dans 70 % des cas, la médiation aboutit.

À quoi ?

Pas forcément à un accord. L’essentiel est de réinstaurer la parole entre les parties. Et même si cela repart ensuite au contentieux, ce n’est pas grave, il y a eu une évolution.

Quels sont les types de conflits les plus difficiles à débloquer ?

Le voisinage et pire, le voisinage familial ! Mais la médiation embrasse des champs très divers : familial, pénal, commercial, consommation, administratif et même transfrontalier… Ce qui est extraordinaire en médiation c’est la capacité tout d’un coup que les gens ont de parler. Vous avez des situations de tension absolue, avec des générations de silence et soudain les gens se mettent à parler.

Quels leviers voyez-vous pour que la médiation se développe ?

Déjà développer la formation et l’information, sachant que le champ d’intervention est de plus en plus large pour le mode amiable. Ensuite, nous pensons qu’il faut instaurer une obligation d’information sur ce type de possibilité de règlement. Car vous ne pouvez pas obliger quelqu’un à entrer dans un processus amiable s’il n’en a pas envie. En revanche qu’il y ait une obligation d’information, oui. Il faut aussi que la médiation n’ait pas peur de sortir de son champ. C’est ainsi que nous avons animé 200 débats d’initiative locale. Ce qui a fait de l’ANM le premier contributeur au grand débat. Et nous a permis d’informer le grand public qu’il existe des modes amiables, avec des gens formés qui peuvent intervenir dans tous les champs de conflits. –Pierre LAURENT ‘- (Extrait de .estrepublicain.fr u 19/10/2019)

En savoir plus sur https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2019/10/19/un-mode-de-reglement-amiable-des-conflits

Sénat : « Frais et honoraires de médiation » – Question écrite n° 09541 de M. Jean Louis Masson (Moselle – NI) publiée dans le JO Sénat du 21/03/2019 – page 1508


Sénat - Un site au service des citoyens

« M. Jean Louis Masson expose à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, le fait que les juridictions administratives qui désignent des médiateurs mentionnent, dans les ordonnances de désignation, la part forfaitaire des frais et honoraires de médiation soit en valeur toutes taxes comprises (TTC) soit sans aucune mention. Il lui demande si les frais et honoraires de médiation sont assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et si ces frais et honoraires constituent des recettes de société civile professionnelle lorsque le médiateur désigné est associé au sein d’une société civile professionnelle.

Transmise au Ministère de l’économie et des finances

Réponse du Ministère de l’économie et des finances

publiée dans le JO Sénat du 17/10/2019 – page 5267

Conformément à l’article 256 du code général des impôts (CGI), sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. Par ailleurs, l’article 256 A du CGI prévoit que sont assujetties à la TVA les personnes qui effectuent de manière indépendante une activité économique, quels que soient le statut juridique de ces personnes, leur situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leur intervention. Ne sont pas considérés comme agissant de manière indépendante, les salariés et les autres personnes qui sont liés par un contrat de travail ou par tout autre rapport juridique créant des liens de subordination. Le Conseil d’État, dans un arrêt du 6 mars 2015, requête n° 377093, Union des Traducteurs Interprètes et autres, a déterminé, pour caractériser un éventuel lien de subordination, un faisceau d’indices tels que l’existence d’obligations précises quant au lieu et aux horaires de travail, la liberté réduite quant à l’organisation et à l’exécution du travail ou encore la soumission au pouvoir disciplinaire de l’employeur qui doit être apprécié au regard des sujétions inhérentes à l’activité exercée. Aussi, la détermination du régime applicable aux sommes perçues à l’occasion d’une activité professionnelle nécessite un examen des conditions effectives d’exercice de l’activité. Le code de justice administrative (CJA) prévoit que dans le cadre de la médiation administrative, le médiateur peut être désigné soit par les parties (article L. 213-5 à L. 213-6 du CJA), soit par la juridiction avec l’accord des parties (articles L. 231-7 et suivants du CJA). Dans ce dernier cas, le juge décide notamment s’il est nécessaire d’octroyer une rémunération au médiateur et, le cas échéant, en fixe le montant. À cet égard, il apparaît que les conditions dans lesquelles interviennent les médiateurs caractérisent leur indépendance dans l’exercice de leur mission ainsi que l’absence de pouvoir disciplinaire de la part du juge au sens de l’article 256 A du CGI. Dès lors, sauf à réaliser un chiffre d’affaires inférieur au seuil annuel de la franchise en base prévue à l’article 293 B du CGI, soit 33 200 €, les prestations que ces personnes réalisent dans le cadre de leur mission de médiateur doivent être soumises à la TVA. Par ailleurs, en vertu de l’article R. 213-2 du CJA, la médiation peut être également confiée à une personne morale telle qu’une société civile professionnelle. En pareille situation, la personne morale a la qualité d’assujetti au sens de l’article 256 A du CGI au titre de son activité économique de prestataire de services et elle doit soumettre à la TVA les frais et honoraires perçus à ce titre, sous réserve, le cas échéant, du bénéfice de la franchise en base déjà citée. » (Extrait de senat.fr)

En savoir plus sur www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ190309541