Chinon : une médiation difficile avec les Gens du voyage


Initialement prévu jusqu’à dimanche, le séjour des gens du voyage installés illégalement derrière le Super U de Chinon pourrait bien durer une semaine supplémentaire.

« Les années se suivent et se ressemblent pour Stéphane Archambault. Comme l’an dernier, cet agriculteur de Chinon a vu débarquer entre 80 et 90 caravanes sur un de ses terrains, au niveau du pont de l’Annonin, derrière le Super U. « Pour eux, ce n’est que de l’herbe, mais pour moi c’est une récolte qu’ils sont en train de détruire pour les années à venir. Je fais du foin sur ce terrain, soupire l’agriculteur. L’an dernier, ça m’a coûté 4.200 € de remettre la prairie en état. Cette année, ce sera le même tarif… »
Mercredi, en présence d’un médiateur de la préfecture et de son huissier, Stéphane Archambault dit avoir refusé de signer une convention avec les gens du voyage. « Ils me proposaient 850 € la semaine », souffle l’intéressé. Un des responsables de la mission évangélique dit être prêt à monter à 2.000 €… pour deux semaines.

Une somme loin des 3.000 € réclamés par Stéphane Archambault qui demande à la préfecture de faire valoir la loi pour la sécurité intérieure (ou loi Sarkozy) (1). Problème : « Les deux communautés de communes sur le Chinonais ne sont pas conformes au schéma départemental (2) et la préfète ne peut ainsi pas prendre d’arrêté de mise en demeure pour les expulser », explique Pascale Sassano, médiatrice en charge du dossier.
8.400 € de frais pour l’agriculteur« Avec son huissier, M. Archambault peut faire le constat de l’occupation illégale, faire un référé auprès du tribunal de grande instance pour que le juge, dans les quarante-huit heures, ordonne aux occupants de partir. Sur cette base, l’huissier peut demander à la préfète le concours des forces de l’ordre. »
Une démarche qui a un certain coût. Coût que Stéphane Archambault n’est pas en mesure de payer : « Je ne vais pas porter plainte parce que je n’en ai pas les moyens. Je n’ai plus d’argent. J’ai 8.400 € de frais, je suis en perte sèche. Je n’ai plus les moyens de me défendre… »

Si cette impasse venait à se confirmer, Pascale Sassano annonce néanmoins des mesures prochaines : « Ce groupe de gens du voyage avait annoncé son arrivée mais ne souhaitait pas aller sur l’aire de grand passage de Tours, pourtant mise à sa disposition. S’ils ne partent pas dimanche, on demandera à la gendarmerie d’aller verbaliser les caravanes. »

(1) Lorsqu’il y a délit d’installation illicite sur une propriété privée au moyen d’un véhicule automobile, les forces de l’ordre peuvent confisquer le véhicule en cause, suspendre le permis de conduire pour un maximum de trois ans. L’auteur encourt jusqu’à six mois de prison et 3.750 € d’amende. (2) Il leur faudrait une quatrième aire d’accueil supplémentaire et créer des terrains locatifs. » (Extrait de lanouvellerepublique.fr/ du 10/08/2018)

En savoir plus sur https://www.lanouvellerepublique.fr/chinon/gens-du-voyage-a-chinon-la-situation-s-enlise

Sahara Occidental : Un cinquième round de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc avant la fin de l’année selon l’émissaire de l’ONU


« Selon une source proche du dossier, le médiateur onusien qui s’active pour lancer ces négociations, a informé mercredi le Conseil de sécurité, lors d’un briefing tenu à New York, de sa démarche d’envoyer dans les prochaines semaines des invitations au Front Polisario et au Maroc pour reprendre les négociations directes, à l’arrêt depuis 2012. Dans ce contexte, Horst Köhler compte organiser ce nouveau round de négociations avant la fin de l’année, probablement vers la fin d’octobre ou début novembre. Aussi, l’ancien Président allemand a-t-il annoncé les prochaines démarches qu’il compte entreprendre pour la reprise du processus onusien, et ce, en dépit des pressions du Maroc pour limiter ce briefing à un simple rapport factuel afin d’éviter des recommandations sur un retour à la table des négociations.

Rabat, fidèle à sa pratique de blocage, a proposé lundi le report de ce briefing pour empêcher qu’une proposition d’agenda pour la reprise du processus politique ne soit formulée lors de cette réunion. Pour sa part, le Front Polisario a réaffirmé dans un communiqué diffusé mercredi soir, à l’issue de ce briefing, sa volonté de coopérer avec l’envoyé personnel du secrétaire général pour la reprise des négociations, tout en exprimant son soutien aux efforts déployés dans ce sens par l’émissaire onusien. Par ailleurs, rappelons qu’au cours de son premier briefing au Conseil de sécurité, tenu en mars dernier, l’ancien président allemand a défini avec clarté son mandat en tant qu’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU consistant à «trouver une voie pour l’avenir» sur la base d’une solution garantissant l’autodétermination du peuple sahraoui.
En d’autres termes, pour le représentant onusien, l’objectif étant de tenir des négociations directes et sans pré-conditions entre le Front Polisario et le Maroc dans le courant de l’année 2018 même s’il a reconnu que ces pourparlers «ne sont pas une fin en soi» car ils exigent «la bonne volonté» des parties au conflit et leur engagement à y prendre part «sans pré-conditions». «C’est ainsi que la résolution 2351 le précise, et nous n’avons pas besoin d’une nouvelle terminologie, mais d’une volonté de remplir ce langage de sens et de le suivre par l’action», a-t-il déclaré, rejetant à l’occasion les conditions du Maroc qui refuse de revenir à la table des négociations que si son plan d’autonomie est mis comme seule option pour le règlement du conflit.
Rappelons également que la dernière fois où le Front Polisario et le Maroc se sont installés à la même table de négociations remonte à mars 2012 à Manhasset aux Etats-Unis. Depuis ce temps le processus de paix lancé par l’ONU se trouve dans l’impasse en raison des entraves dressées par le Maroc pour empêcher le règlement du conflit sur la base des principes de la légitimité internationale qui garantissent le droit du peuple sahraoui l’autodétermination.

Acculé, le Maroc demeure dans l’obligation de reprendre sans tarder les négociations.
Pour sa part, le Conseil de sécurité s’est fixé, en avril, rendez-vous en octobre prochain pour évaluer l’avancée du processus, mettant le cap sur une nouvelle démarche visant à ramener les partis au conflit à la table des négociations dans un délai de six mois. Enfin, pour leur part, les Etats-Unis, porte-plume des résolutions sur le Sahara Occidental, ont déclaré juste après l’adoption de la résolution prorogeant le mandat de la Minurso qu’ils s’attendaient à une reprise des pourparlers d’ici à octobre. Le médiateur allemand compte aller de l’avant dans sa mission de médiation malgré les tentatives du Maroc de perturber ses efforts, avançant que le règlement de ce conflit est du ressort exclusif du Conseil de sécurité, où il jouit du soutien inconditionnel de la France. » – Chérif Abdedaïm – (Extrait de lnr-dz.com du

En savoir plus sur http://lnr-dz.com/index.php?page=details&id=79514

Saint-Quentin : Les médiateurs doivent faire face à tous les coups de chaud


Les médiateurs interviennent de 8 h 30 à minuit (et 1 heure, les vendredis et samedis), tous les jours de la semaine, avec un système d’astreinte le dimanche.

« En ce moment, les interventions du service de médiation de la Ville de Saint-Quentin sont en hausse.

Martine réside au quartier Europe. La semaine dernière, alors que ses voisins faisaient la fête à tout rompre, elle appelle au secours… les médiateurs.

Un conflit de voisinage supplémentaire qui vient grossir le nombre des interventions des médiateurs de la Ville de Saint-Quentin, actuellement en plein boom.

Les vacances, les journées à rallonge, la chaleur… Tout cela fait le cocktail gagnant pour des troubles, tant nocturnes que diurnes. «  Les journées sont longues et il y a la chaleur… Alors les gens sont moins tolérants avec les nuisances sonores. Avec l’alcool et la musique, cela devient compliqué.  »

Les huit médiateurs en ont bien conscience et sont «  au front  ».

Ils sont autant sollicités en journée qu’à la nuit tombée, lors de leur maraude jusqu’à minuit, ou une heure du matin en fin de semaine.

«  Allô, faut que vous veniez à Neuville. Les gens, ils sont chauds, là.  »

Au bout du fil, le responsable de la mairie mobile qui fait parvenir les remontrances d’habitants du quartier verbalisés plusieurs fois par la police municipale pour s’être garés sur la place de taxi devant l’école Henri-Arnoult, car elle est à l’ombre.

« Chaque médiateur est référent d’un quartier »

«  Il n’y a pas école, ils pourraient être indulgents. Là, ils sont chauds. Ça va dégénérer, ils sont furax.  »

Jimmy Fakourou, le responsable du service médiation, raccroche.

«  Voilà, ici, ce sera de la médiation en interne.  »

Voilà dix ans que ce service à la population a été créé. Aujourd’hui, il a pris de l’ampleur avec le recrutement de nouveaux médiateurs.

Et ses plages horaires ont été étendues, avec un service en soirée.

«  Chaque médiateur est référent d’un quartier  », poursuit-il.

Toutes les semaines, des permanences sont organisées dans les centres sociaux de la ville. Mais pas question de les présenter comme des grands frères. «  C’est un vrai métier, avec des compétences.  » L’an dernier, 1 352 interventions ont été réalisées, dont 215 pour des conflits de voisinage et 90 pour des médiations réglées sur la voie publique lors de leur tournée.

« Les animaux (chiens, chats) sont la cause première des conflits »

«  Souvent, on a cette image de personnes en blouson qui ne font que marcher toute la journée  », sourit le responsable du service.

Pas de blouson en cette période de chaleur, mais un polo sérigraphié « Médiateur ».

Avec son collègue, ils partent rencontrer une mamie en conflit avec sa voisine à cause de nombreux chats qui se rendent chez elle.

«  Les animaux (chiens, chats) sont la cause première des conflits  », assure Jimmy.

La médiation consistera à trouver une entente, à faire comprendre que cela peut créer des nuisances chez l’autre.

«  C’est tout un contexte que nous prenons en compte.  »

Les Saint-Quentinois qui les contactent ont besoin d’une oreille attentive et ont tous envie que le problème se règle à l’amiable.

«  Je ne veux pas de la police, je ne veux pas d’embrouille  », déclare ce Saint-Quentinois ayant fait appel aux médiateurs.

Les habitants passent par ce service pour éteindre plus rapidement le feu avant de le laisser s’embraser.

«  Oui, parfois c’est difficile  » si, lors d’un conflit, l’alcool entre en compte. « Mais on reste, on essaie de discuter, de piquer la personne là où cela touche, pour arriver à la raisonner. »

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Quelques chiffres clés

> 8. C’est le nombre de médiateurs qui composent ce service, à savoir le chef de service, Jimmy Fakourou, et quatre agents affectés au service en journée et trois autres aux soirées.

> 2008. C’est l’année de création du service de médiation par la Ville de Saint-Quentin. Aujourd’hui, il a pris de l’ampleur avec plus de médiateurs et des tournées allongées.

> 1.352. C’est le nombre d’interventions enregistrées l’an dernier, dont 215 pour des conflits de voisinage et 990 pour de l’accompagnement administratif (dont 70 concernant du logement).

> 03 23 05 21 75 C’est le numéro de service, et le 06 73 33 99 71, celui de l’astreinte de nuit.

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Ils rendent aussi visite aux personnes âgées

Parmi leurs nombreuses missions (des services entièrement gratuits pour les Saint-Quentinois), les médiateurs ont aussi une liste qui recense les personnes âgées isolées, «  des papys et des mamies  » de tous les quartiers de la ville.

Entre deux interventions, ils se rendent donc chez elles pour s’enquérir de leur bien-être.

Une visite et une attention d’autant plus importantes en cette période de chaleurs caniculaires. «  C’est aussi le cas en période de grand froid  », confirme Jimmy Fakourou, le responsable du service de médiation.

Cette liste de personnes vulnérables a été créée il y a un an. Elle compte un peu plus de 330 noms, répertoriés par le Centre communal d’action sociale (CCAS). »- Nadia Nejda | (Extrait de courrier-picard.fr

En savoir plus sur www.courrier-picard.fr/127936/article/2018-08-04/les-mediateurs-de-saint-quentin-doivent-faire-face-tous-les-coups-de-chaud

La Réunion : 15 agents de médiation sociale du GET 974 apprennent qu’ils sont licenciés


15 agents de médiation du GET 974 apprennent qu'ils sont débarqués

« Les salariés du GET 974 sont inquiets. L’association est l’interface des collectivités dans la mise à disposition de personnels qualifiés dans le domaine de l’accompagnement et de la sécurité des transports en commun, qu’ils soient gérés par la Région (grandes lignes car Jaune) ou des intercommunalités (réseau inter-urbains).

Réunis ce mercredi devant le Parc 20 décembre à Saint-Leu, les représentants syndicaux et les salariés concernés mettent sur la place publique leurs tourments.

15 salariés qui étaient agents de médiation sont sur le point d’être remerciés. En fin d’année dernière, le GET 974 perdait le marché public de « l’embarqué », en décembre 2017. 10 salariés étaient concernés. En clair, il s’agissait de salariés dont la mission était d’être le relais du conducteur à bord des bus. A ce moment-là, ces dix agents avaient été basculés en activité partielle.

Si le marché de l’embarqué a été perdu, celui de la médiation a lui par contre été remporté. Problème : les syndicats de l’association GET 974 viennent d’apprendre que ces dix salariés vont tout simplement remplacer les 15 médiateurs qui étaient promis à l’ouverture de ce nouveau marché de la médiation.

« On a demandé des explications en réunion de comité d’entreprise à nos dirigeants. À ce jour, leur seule explication c’est : il y a une perte de marché, voilà pourquoi les agents demeurent impactés dans le plan social. Mais pour nous c’est faux, ces agents (les 15, ndlr) sont en médiation », réagit Jean Willy Soni, agent transport sur Saint-Leu – délégué du personnel (CGTR) membre du CHSCT, dénonçant du favoritisme.

« Il y a eu plusieurs rencontres informelles avec la Région, et même une rencontre officielle avec la vice-présidente de la Région en charge des transports. Elle nous a même dit qu’elle ne comprenait pas la gestion de cette entreprise », livre Max Banon (CGTR sud). Le syndicaliste préconise l’application des recommandations du Bureau SECAFI, expert en audit d’entreprise, qui avait été sollicitée à la demande des délégués de personnels.

« Nous, on demande l’annulation du plan social et on demande à ce que la société reprenne les recommandations de l’audit », conclut Max Banon.

Les syndicats ont obtenu, « après un forcing » une entrevue avec le président du conseil d’administration du GET 974 ce jeudi. » (Extrait de zinfos974.com du 1/08/2018)

En savoir plus sur https://www.zinfos974.com/15-agents-de-mediation-du-GET-974-apprennent-qu-ils-sont-debarques_a130118.html

Compte-rendu des Etats Généraux de la Médiation du 15 juin 2018 à l’Assemblée nationale (Paris)


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« Présentation de la journée.

Philippe Latombe, Membre de la Commission des Lois : La commission des lois se prépare à effectuer un travail important dans les mois qui viennent. Il souligne l’importance de la contribution des médiateur par rapport à cette journée. La réforme de la justice tend à la prise en compte des remarques/préconisations qui seront contenues dans le Livre blanc issu des EGM.

Bertrand Delcourt : remercie Frédéric Petit, député formé à la médiation, qui a permis à
cette journée de se tenir dans ce lieu, mais également salue son engagement à promouvoir la médiation lors de son mandat.

Frédéric Petit : après avoir résumé sa carrière, souligne l’importance du conflit/du différend dans sa vie. Pour lui, La formation à la médiation coulait de source. Député du MoDem depuis 3 ans, il est également membre de la commission des affaires étrangères, ce qui lui permet de discerner les voies d’espoir et d’appliquer les outils de la médiation dans les situations de conflit internationales, mais aussi les conflits rencontrés dans l’hémicycle, que l’on peut assimiler à de l’ « anti-médiation », la « mise en scène du conflit ».
Député des français établis hors de France (Europe centrale, Allemagne, Balkans), il constate une lueur d’espoir : la Communauté européenne.
On pourrait comparer le trait de génie de la CECA avec la recherche des intérêts communs, au-delà du conflit.
En effet, quelques années après la Seconde guerre mondiale, les fondateurs de la CECA ont réussi à mettre leurs intérêts vitaux en commun, en faisant abstraction de leurs différences..
La culture de la médiation a ainsi émergé au début, inspirée par les pères fondateurs de la CECA. Il s’agit donc de définir des intérêts communs malgré les différences, c’est cela qui prédomine depuis quelques années. ( Extrait du Compte-rendu des Etats Généraux de la Médiation transmis par F. Malbosc)

Document à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-110_No-01.pdf

RÉFÉRENTIEL POUR UNE MÉDIATION DE QUALITÉ DE LA Plateforme de la médiation française (octobre 2017)


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« Ce référentiel a été élaboré par les associations et fédérations de médiateurs membres

de la Plateforme de la médiation française. Fortes de près de 4 000 médiateurs
adhérents et de plus de 100 000 médiations réalisées chaque année, elles sont
répresentatives de l’ensemble des formes de médiation conventionnelle ou judiciaire :
institutionnelle, familiale, sociale, administrative, de consommation ou d’entreprise.
Ses auteurs se sont fixé pour objectif de recenser les indicateurs de qualité qui
aujourd’hui reflètent les bonnes pratiques d’une médiation professionnelle. Pour les
membres de la Plateforme, il constitue une « norme d’adhésion » au service de la qualité
de la médiation.
Il constitue également un guide d’information au libre usage de l’ensemble des acteurs
de la médiation.
La médiation est désormais dotée d’un cadre juridique complet et elle se développe
rapidement.
Dans certains domaines, comme celui de la consommation, les Pouvoirs publics en font
même un axe majeur de l’apaisement des relations entre les parties. C’est aussi le cas de
longue date dans le domaine des différends familiaux.
Il est donc important pour nous de participer de manière concrète et pratique à ce
mouvement de promotion, de professionnalisation et de structuration de la médiation
en nous adressant à l’ensemble des acteurs concernés : personnes souhaitant régler un
différend, chefs d’entreprise et professionnels, médiateurs, magistrats, avocats, autorités
et institutions, au travers d’un document pouvant être utile à tous, soit pour s’informer
soi-même directement soit pour faciliter la communication en disposant d’un support
pour relayer cette information.
Ce référentiel présente donc en termes simples les principales caractéristiques d’une
médiation qui constituent une garantie pour ceux qui y ont recours ou ceux qui la
promeuvent.
Il formalise les assurances données par les associations et fédérations quant au suivi de
leurs adhérents, vérification de leurs compétences, examen régulier de leurs pratiques
de médiation, observation effective des règles déontologiques.
Le présent document les expose de manière transparente afin que tous puissent en
vérifier le respect scrupuleux et permanent.
Ce référentiel aspire ainsi à être la base d’un véritable contrat entre tous les acteurs de
la médiation. Nous sommes en effet convaincus que cet engagement, partagé et reconnu,
sera source d’une confiance pérenne dans ce mode de règlement des différends et de la
poursuite de son développement. » (Extrait de Plateforme de la médiation française, octobre 2017)

Référentiel à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-109_No-01.pdf

Médiation familiale : Liste de vérification du plan parental


Jurisource.ca

Plan parental – liste de vérification en médiation familiale élaborée par l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario (AJEFO) (2013)

Liste à consulter sur https://www.jurisource.ca/consulter?id=512e82d48a4f4e8e22000000

Plan parental – Liste de vérification    

Questions de santé :

–          Visites régulières chez les médecins et spécialistes (dentistes, orthodontistes, oculistes, psychiatres, etc)

–          Choix des médecins

–          Choix des types de soins (homéopathie, traditionnel, etc.)

–          Urgences médicales

–          Décisions importantes et ponctuelles (chirurgies, spécialistes)

–          Médicaments (choix et administration)

–          Frais de soins non-couverts par l’assurance et non remboursables

–          Garde et renouvellement des cartes-santé

–          Accès de chaque parent aux renseignements médicaux

–          Alimentation/nutrition

–          Autres décisions en matière de santé

Questions d’éducation :

–          Choix de l’école

–          Choix de programmes spéciaux (classes spéciales pour enfants avec troubles d’apprentissage, programmes sportifs, programmes pour enfants doués, etc.)

–          Choix de la langue d’éducation (français, anglais, immersion, etc.)

–          Choix de programmes culturels/langues (programmes parascolaires pour apprendre autres langues et cultures, etc.)

–          Appui des enfants (devoirs et leçons, besoin de tutorat, etc.)

–          Communications des parents avec l’école (communications de rendez-vous, absences et retards, communications avec enseignants pour discuter de difficultés des enfants)

–          Communication de l’école aux parents (bulletins, difficultés avec enfants)

–          Rencontres avec enseignants

–          Participation aux événements scolaires (spectacles, sorties pédagogiques, etc.)

–          Accès à l’information

 

Questions de religion :

–          Choix de l’enseignement religieux

–          Célébrations religieuses

–          Pratiques religieuses

–          Assiduité aux célébrations nonobstant l’horaire de garde (enfants doivent participer aux célébrations même lorsqu’ils sont sous les soins du parent non-pratiquant)

Accès aux renseignements concernant les enfants :

–          En matière de santé

–          En matière d’éducation

Résidence des enfants/horaire :

–          Horaire régulier pendant l’année scolaire (partage du temps entre les parents)

–          Horaire de vacances et de journées spéciales (Noël, Veille de Noël, Jour de l’An, Veille du jour de l’An, vacances de Noel, congé d’hiver, Pâques et congé de Pâques, vacances d’été, jours fériés, fête des mères, fête des pères, anniversaire de naissance des enfants et de chacun des parents, fêtes familiales, etc.)

–          Droit de premier refus

Communications entre enfants et parent/maintien de la communication entre les visites :

–          Types et fréquence des communications avec le parent qui n’est pas avec les enfants

Cohérence/uniformité :

–          Entente sur l’importance d’être cohérent et uniforme dans les méthodes utilisées pour élever les enfants et assurer leur croissance saine

–          Styles parentaux et valeurs intrinsèques des parents

–          Types de punitions

Interdiction de faire des commentaires/remarques négatifs à l’égard de l’autre parent :

–          Entente sur ce point

Les nouveaux conjoints des parents :

–          Niveau de communication/relation avec les enfants

–          Pouvoir décisionnel

–          Introduction

Soins de garde des enfants :

–          Choix de la personne ou de l’organisme de garde

–          Garde des enfants durant les heures de travail /durant programme de formation des parents

–          Garde des enfants à l’extérieur des heures de travail/formation – droit de premier refus de l’autre parent

–          Communication par les parents avec la personne ou organisme choisi

–          Présence des parents à la garderie

–          Méthode de paiement (directe ou à un parent, reçus pour fins d’impôts)

Communication entre parents :

–          Méthodes

–          Fréquences

–          Raisons

–          Urgences

Transport des enfants pour l’aller-retour chez les parents :

–          La personne qui assure le transport

–          Horaire de transport

–          Lieu de rencontre

Transport des enfants pour l’aller-retour (autres situations) :

–          Activités parascolaires

–          Activités avec amis

–          Lieu de rencontre

Activités parascolaires :

–          Choix des activités

–          Choix de l’horaire des activités

Voyager avec les enfants à l’extérieur de la province/pays :

–          Passeport des enfants (partage des frais et obtention, échange entre les parties et garde du passeport)

–          Lettre d’autorisation permettant le voyage à l’extérieur du pays

–          Carte médicale (échange entre les parties, retour et garde)

–          Communications pendant le voyage

Résolution de différends entre parents :

–          Méthodes de résolutions de différends

–          Paiements des frais reliés à la résolution de différends

Déménagement d’un des parents :

–          Conséquences sur l’horaire

–          Choix d’une méthode de résolution de ce conflit

–          Avis (longueur), consentement de l’autre parent ou ordonnance du tribunal

Décès d’un parent :

–          Régime de garde suivant le décès

–          Nécessité d’incorporer dans le testament de chaque parent une clause prévoyant la garde au parent survivant ou autre personne et une clause dans le plan parental indiquant le régime de garde suivant le décès et le fait que cette clause prime au-delà du testament

Modification du plan parental :

–          Procédure (méthode) incluant le partage des frais

–          Avis lorsqu’une modification est recherchée